CHIENS
Lévriers. Dogue. Boule- Mâtin
dogue. (Danois).
Pointer. Épagneul. Terre-Neuve. Griffon. Chien de Gascogne.
King-Charles. Basset. Caniche.
Cliien. — Mammifère de Tordre des Carnassiers, famille des Digitigrades, genre Canis.
IjO chien est un animal très anciennement domestiqué qui nous rend les plus grands services. Ses sens sont excessivement développés , surtout Todorat ; la vue est excellente, Touïe acquiert une très grande perfection.
On compte un très grand nombre de races de chiens ; on les a groupés suivant la conformation de la tète, de la queue, des oreilles et aussi suivant leurs aptitudes. Les classifications en forment trois groupes :
1® Les Mâtins.
Les Kpagneuls.
3^ Les Dogues.
CHI
CHL
Mâtins. — Ils so distinf^uent par la tête allongée, le museau petit, les oreilles droites ou tombantes seulement à la ])ointc. Les poils sont ras ou longs. On rencontre : 1® le mâtin ordinaire, qui sert â la garde des troupeaux ou des habitations ; 2® le grand danois; 3® le petit danois; 4^ le lévrier; 5® le chien de berger. Ce dernier est de taille moyenne, â museau effilé, à membres trapus et forts. On trouve des variétés à poils ras, d’autres à poils longs, comme les chiens de la Brie. Ces animaux sont excessivement intelligents et on les emploie â la garde des troupeaux. On rattaclie au chien de berger celui du Mont Saint- Bernard et celui des Alpes.
Épagneuls. — Animaux à poils longs, à oreilles larges et pendantes. C’est dans ce groupe que l’on trouve : 1® l’épagneul français et l’épagneul anglais ; 2^ le caniche ; 3® le chien de Terre- Neuve ; 4® le chien griffon ; 5® le chien braque ; 6® les bassets.
Dogues. — Généralement ils sont â tête large, ronde, â museau refoulé, queue recourbée en arc, corps trapu.
Les dogues sont des animaux de garde, ils sont quelquefois féroces.
On distinguo : 1® le grand dogue ; 2® le bouledogue; 3® le chien terrier ou renardier.
Cliienfleiit. — Sous ce nom, on confond un certain nombre de ])lanles vivaces, appartenant à la famille des Graminées , d’une destruction très difficile et par conséquent enva hissantes dans les cultures.
Le véritable chiendent est le Tri t ic}im repens .
Il est vivace par un rhizomerampant qui émet de nombreux rejets souter-
rains , donnant Chiendent,
naissance â
chaque nœud à une tige ascendante portant des fouilles planes, terminée par un épi composé d’épillets peu serrés {FigS). Le chiendent se développé avec une excessive rapidité dans presque tous les sols un peu calcaires; sa destruction est des plus difficiles.
11 résiste assez longtemps exposé au soleil et les fragments de ses tiges munis d’un œil forment de nouvelles plantes. C’est par la culture des plantes sarclées (betteraves, pommes de terre),
f)ar l’emploi do la jachère et des abours do déchaumage (Voy. Jaghkue, Labour) que l’on arrive â détruire le chiendent.
Les autres plantes désignées sous le nom do chiendent sont : le chiendent â {Anrfroj^og on ischæmum) \ le chiendent ou avoine â chaimlet {Arrhp.na’thei'um Onlbosnm); le chiendent marin {Calamagrostis arenaria)^ cm])loyépour fixer les sables.
(Chimie). — Gaz de couleur jaune verdâtre, à odeur désagréable, suffocante. 8a propriété chimique la plus importante consiste dans son afiinité pour l’hydrogène, grâce â laquelle il décomposé les matières colorantes végétales Aussi on l’utilise pour le blanchiment des toiles et do la pâte â papier. 11 est encore employé comme désinfectant â l’état do chlorure do chaux.
C:liloropli> Ile (Physiologie végétale). — On désigne ainsi la matière colorante des feuilles, contenue dans les cellules et s’y produisant sous l’action do la lumière. I^a chlorophylle est indispensable â la nutritrion de la plante ; elle nermet l’assimilation du carbone par la décomposition du gaz carbonicpie de l’air; c’est ce qu’on a appelé la fonction chloro])hyllienne.
CliloreMe (I^athologie végétale’).
— C’est une maladie des végétaux qui so manifeste par le jaunissement des fouilles. Elle s’accuse â divers degrés par la décoloration plus ou moins complète et, sous ce aernier état, les feuilles absolument pâles no tardent pas à se dessécher et â tomber. J^a chlorose atteint quelquefois les arbres forestiers, fréquemment les arbres fruitiers, mais surtout la vigne. Elle amène le rabougrissement de la plante, et si elle persiste longtemps elle entraîne nécessairement la mort.
I.es causes qui produisent la chlorose de la vigne paraissent tenir â un affaiblissement général i:)rovoqué par l’humidité du sol, le manque de fertilité ou la destruction des racines sous l’action du phylloxéra, du pourridié ou du gribouri (Voy. Phylloxéra, I^ouh- HIDIÉ).
La chlorose est très fréquente sur les vignes américaines en terrains crayeux, le calcaire paraissant constituer pour elles un véritable ])oison.
Aussi, lorsque les sols renferment plus do 25 0/0 do calcaire, l’adaptation (Voy. Adaptation) devient très difficile.
La chlorose se combat par dilférents moyens suivant les causes qui l’ont déterminée. I^es terrains humides doivent être assainis, les sols peu fertiles seront enrichis par des engrais appro-
CHOU '
CHOU
priés, les insectes nuisibles détruits.
Los terres très calcaires pourraient recevoir dos amendements argileux et siliceux, mais le prix do ce travail serait tron élevé. ])*uno façon générale, le sulfate do for agit énergiquement vis-à-vis do la chlorose; sur la vigne 5>00 gr. par cep répandus avant riiivor en mélange avec les engrais chimiques amènent très souvent le re verdissement, l^hifm on doit employer le procédé du docteur Kassiguier consistant après la vendange à tailler les sarments un pou plus longs et à }>adigeonner complètement les ceps chlorosés avec une solution do stilfate de fer à f>0 0/0; il faut avoir soin do bien imprégner les sections de taille pour (|ue ral>sor}>tion do la solution do fer se trouve facilitée.
C-liloriire. — Un cliloruro résulte do la combinaison du chlore avec un corps simple. Kn agriculture, deux chlorures sont très imnortants : le c!doru7^e de sodhan ou sel marin (Voy.
Condiment) ; le c/i7o7t/re de potassium^ utilisé comme engrais potassique [Voy.
Potassiques (Kngkais)J.
CJioléru dOH — Maladie
contagieuse susceptible do s’étendre à tous les oiseaux do }>asso-cour. Kilo est de nature microbienne, le microbe ayant été reconnu on 1873 dans le sang des volailles malades. Pasteur l’a étudié et a fuit connaître une méthode do vaccination qui donne l’immunité aux oiseaux qui y sont soumis.
Le choléra des poules débute par do la tristesse, les sujets atteints ne mangent [)ius et demeurent comme stupides; la crôto devient violacée et il se déclare do la diarrhée. Dès que l’on constate ces symptômes, il faut dans la )>asse-cour isoler les malades, enlever les fumiers, laver le poulailler avec do l’eau contenant 5 gr. d’acide sulfurique ])ar litre. Au ]>out do quinze jours, le mal est généralement conjuré, les poules qui meurent doivent être enfouies à une grande profondeur. Quand le choléra fait de fréquentes apparitions dans la basse-cour, la vaccination préventive est toute indiquée.
C;lioletni»ie (Itacc^). — Los Gholotais sont les animaux do l’espèce bovine que Ton rencontre dans le Maine-et-Loire, aux environs de Cholet. Ils appartiennent à la variété jiarthenaise (Voy. Parthenaise) de la race vendéenne.
dioii. — Le chou est une plante de la famille des Crucifères, essentiellement potagère et agricole. J^es caractères généraux sont les suivants :
vivace, tige ramifiée sur laquelle s’insère des feuilles plus ou moins découpées, glabres, recouvertes d’un enduit
cireux. L’inflorescence est une grappe jaune portant des siliques à la maturité
La culture a )>eaucoup fait varier les choux, employés suivant les espèces à l’alimentation de l’homme ou des animaux. I^os modifications ont porté sur différentes parties de la plante.
Ainsi, quand le bourgeon terminal a été accru do façon à former par l’assomblage des fouilles un volumineux bourgeon désigné sous le nom do
Silique.
pojyime^ on a constitué les choux pommés ou cabus.
Dans d’autres cas, ce sont les bourgeons latéraux qui forment des pomriies à l’aisselle des fouilles : on a alors les choux de Bruxelles,
Chez certaines variétés, les ramifications de rinflorescence prennent un très fort développement et se gorgent de substances alimentaires : tels sont les choux-flein's et les brocolis.
A l’inverse de ce que nous avons vu pour le chou cabus, il arrive pour un grand nombre do variétés que les pommes ne se forment jamais ; ces choux sont dits choux verts et on y rattache les choux fourragèrs. Parmi ceux-ci, dans quelques races, la tige s’est très développée et renferme uno moelle abondante, comme dans les choux moelliers ; d’autres fois, la tige so renfle au-dessus do terre pour produire les choux-7*av€S et si au contraire elle s’hypertrophio dans le sol on a affaire aux choiix-7iavets ou rutabagas.
Nous allons étudier les choux d’après ce^te classification.
Choux cabus. — Les variétés principales peuvent être classées suivant leur époque de consommation en choux de p7V7ite77ips, choux d'été et d'auto77ine, choux d'auto77i7ie et d'hiver.
On emploie pour chacun de ces cas les variétés ci-après :
A. Variétés à feuilles lisses.
CHOU
CHOU
\o IjQ chou cVYork, à pomme allongée {Fig.).
2® Le chou cœur^de-bœuf y un peu plus tax’clif et plus gros que le précédent.
3® Le c)iou Joannet nantais^ variété hâtive à pomme plate et ronde.
4? Le chou de èaint-Denis à pomme ronde légèrement teintée de rouge au milieu des feuilles. Variété bonne pour semis d’automne et de printemps.
Le chou de Vaugirard^ ayant beaucoup d’analogie avec le précédent et supportant tacilement les froids de l’hiver, pourvu que sa pomme ne soit pas formée complètement.
6® Le chou quintal^ le i>\ns gros et le plus tardif de tous les choux-pommés {Fig.).
B. Variétés à feuilles cloquées.
Les choux de Alilan petit hâtif d" U Im {Fig.)^ choux de Milan de Paris {Fig.\ choux de Milan des \ertus et choux de Milan de Pontoise.
Culture des choux de printemps. — Les choux d’York et cœur-de-bœuf se sèment du 15 août au 15 septembre en pépinière ; en octobre, ils sont repiqués ou0'”,l5 en tous sons, puis,
en novembre, on les met en place sur terrain bien préparé et bien fumé à O*”, 50 en tous sens. Le chou d’York se consomme en avril et mai, le chou cœur-de-bœuf en juin. En môme temps que les choux ci-dessus, on peut semer le Saint-Denis, qui donnera en juillet, et le chou quintal, qui restera jusqu’en octobre ou novembre de l’année suivante.
Choux eVété et d'automne. — Les choux cœur-de-bœuf, Joannet, do Vaugirard, do Milan do Paris et do Milan des Vertus se sèment de mars à avril en pépinière. Un mois après le semis, on repique le plant immédiatement en place à 0^",50 ou 0*",60 en tous sons suivant la fertilité du sol et la vigueur des variétés. Après la plantation, on donne dos binages pour maintenir le terrain frais et propre. Ces choux peuvent être consommés de juillet jusqu’en automne.
Choux d' automne et d'hiver. — En mai et juin, on sème les choux de Milan à pieds courts, de Milan des Vertus et de Vaugirard. Ils sont, comme les choux d’été, repiqués immédiatement en place sur une planche bien fumée et bien ameublie à 0"^,50 ou 0‘”,60 en tous sens. Il faut arroser pour favoriser la reprise, donner do fréciuents bassinages et maintenir par des binages le sol propre et frais. Cos choux servent à la consommation pendant tout riiivcr jusqu’en mars.
Ainsi qu’on vient de le voir, il est donc facile d’avoir des choux toute Tannée.
Conservation des choux. — Comme les fortes gelées sont préjudiciables aux choux, il faut arracher en novembre tous ceux dont les pommes sont bien formées. Puis on les place dans une jauge très près les uns des autres en inclinant un peu la tete au nord. Par les fortes gelées, on les couvre de litière, de feuilles sèches qui sont retirées quand le temps est doux.
Choux de Bruxelles. — Deux variétés : le chou de Bruxelles ordinaire (Fig.) et le chou de Bruxelles nain^ la première étant la plus réjjandue et la plus estimée, car les pommes en sont mieux constituées. I^e chou do Bruxelles se sème et se repique aux memes époques que les choux d’été et d’automne. Quand la tige atteint O"' ,50 de hauteur, elle doit être [>incéo afin do favoriser le développement des petites pommes. La récolte se fait d’octobre en mars.
Choux-fleurs. — Les variétés les plus répandues sont :
1® Le chou-fleur tendre ou petit Salomo7i^ qui convient surtout pour la culture sous châssis.
2® Le chou- /leu?' de??xl-duv de Paris^ variété de printomjxs, d’été et d’automne {Fig.).
3® Le chou-fleur Lenomxaixd., plus gros et plus hâtif que le précédent.
Pour bien réussir dans la culture des choux-fleurs il faut disposer do sols assez frais et d’engrais azotés facilement assimilables : fumiers bien décomposés, gadoues et boues do villes. Le nitrate de soude jxroduit d'excellents résultats à la dose de 40 à 50 gr. par mètre carré.
Choux-fleurs de piùntenxps. — Les semis se font du 15 au 20 septembre de Tannée précédente sur une vieille couche à Tair libre. Quand les plants sont bons â repiquer, on place les colfres destinés à les recevoir sur un terrain préparé par de bons labours.
Les plants sont repiqués au doigt â O*", 08 en tous sens ; on bassine pour assurer la reprise. Quand il gèle, on pose les châssis sur les coffres, mais on donne de l’air toutes les fois que le temps le permet. Si les froids deviennent très rigoureux, il faut couvrir pondant la nuit les châssis avec dos paillassons.
En fin mars, ce y)lant sera bon à mettre en place, et pour avoir des produits hâtifs on choisit comme lieu do transplantation une ])lanche abritée contre un mur. IjCs choux-fleurs de printemps sont es[)acés do 0‘*^,60 en tous sens ; il faut leur donner des arrosages pendant la végétation. La récolte commence vers la fin de mai,
CHOUX
Chou quintal.
Chou d’York.
Chou Milan petit hâtif d'Ulm.
Chou-fleur demi-dur de Paris.
Chou de Bruxelles ordinaire.
Chou de Milan de Paris.
mais pour avoir des pommes Planches, à g^rains lins et serrés, il est nécessaire de les couvrir quelque temps après leur apparition. On casse à cet usage les Ibuilles inférieures puis ou les double par-dessus les pommes.
(^houx-fleurs iVrté. — J^es graines de cliou-lleur demi-dur sont semées durant la dernière quinzaine d'avril dans le terreau d'une vieille couche. I.,a plantation a lieu dans les premiers jours de juin avec un cs])aceiucnt de (J"*, 80 en tous sens. Comme toutes les plantes cultivées à cette époque do rannéo, les choiix-lîeurs réclament de fré-
quents arrosages, surtout lorsqu'ils commencent à pommer convenablement. Récolte en juillet-août.
('houx-fleurs d'automne. — I^e semis est fait en mai ou piin en employant le chou-lleur demi-clur. Ra ]>lantation a lieu dans la seconde quinzaine de juillet à O"', 80 en tous sens; il faut arroser pour favoriser la rejirise et maintenir toujours le sol frais et meuble. Quand là pomme apparaît, elle est recouverte au moyen aes feuilles inférieures.
La récolte se fait en octobre et se continue jusqu’aux gelées.
Choux brocolis. — On distingue :
1» Le brocoli blanc hâtif précoce, bon pour les semis de printemps.
2® JjO brocoli blanc mammouth,, fournissant une pomme d’excellente qualité ; tardif.
I^es brocolis ressemblent aux chouxfleurs, mais ils s’en ditférencient par des feuilles plus étroites, plus nombreuses et plus ondulées.
J^es premiers brocolis se sèment on mars et on fait des semis successifs jusqu’en mai. Quand le plant est assez fort, il est repiqué en riépinière, puis mis en place un mois plus tard à 0"\G0 en tous sens. I^es brocolis hâtifs commencent à donner leurs produits en novembre et jusqu’au printemps. Plus rustiques que les choux-fleurs, ils peuvent supporter les gelées; cepeniiant, à l’approche des grands froids, il faut les lever en mottes et les placer les uns à côté des autres dans une tranchée sur laquelle on place des i;)aillassons qui sont relevés toutes les fois que la température le j)ermct.
Insectes nuisibles. — Dans le jeune âge, dès l’apparition des cotylédons, les choux et les choux-fleurs sont attaqués par l’altise {Altica bi'assicæ^. Des fréquents bassinages constituent le meilleur préservatif.
De ver gris, qui est la larve do la noctuelle des moissons, s’attaque aux racines.
La piéride du chou {Pierls brassicæ) et la noctuelle du chou {Hadena brassicæ) pondent sur les choux et leurs larves détruisent souvent com])lôtement les i)onimes. Des chenilles peuvent être ramassées à la main ; une émulsion de sulfure de carbone â 10 0/0 avec de l’eau, seriiiguco sur les feuilles, donne d'excellents résultats.
Choux verts et choux fourragers. — Dans les jardins, on cultive le chou â grosses côtes, â feuilles crépues et â nervures très développées ; il résiste aux froids. De chou joue un rôle important dans l’alimentation des animaux des régions Ouest et Nord-Ouest.
Sa culture a pris beaucoup d’extension dans le Poitou, la Vendée, la Bretagne, le Maine et l’Anjou.
Variétés. — De chou fourrager a produit cinq variétés bien distinctes :
l*’ Le chou branchu ou chou du Poitou ou chou niille-iêtes,, très ramifié, formant un buisson [Fiy.). Des feuilles sont larges et très développées. Cette variété est très appréciée parce qu’elle est rustique et résiste aux froids de l’hiver.
2® De chou moellier {Fig.),, qui so distingue par un fort renflement de sa tige contenant une moelle abondante.
Les feuilles sont épaisses, mais pas
très nombreuses. Ce serait le chou le plus recommandable s’il pouvait résister aux froids do l’hiver; â cause do son pou do rusticité, on est obligé do l’arracher et do le faire consommer
Chou nranchu.
dans le courant dos mois de novembre, décemlire et janvier. On a obtenu des sous-variétés constituant des deinimoelliers ; leur tige est i)lus dure et gèle moins facilement; il y a en outre
Chou moellier.
des choux moelliors blancs et des choux mocllicrs rouges.
3® I^e choff cavalier {Fig.) ou chou de Laponie,, très rustique, mais ne donnant pas avitant de feuilles et do ramifications que le chou branchu. Sa tige atteint souvent ]>lus de 2 m. de hauteur; ses fleurs sont blanches.
4® Le chou caulet ou chou des Flandres,, dont la tige et les pétioles sont
violacés. C'ost uno variété très rustique, ropariduo dans la Flandre, l’Artois ot Je liordcdais.
5® Fo c}io\i vert frisé du Nord ou d'Ecosse^ lü plus rustique de tous les
clioux non i)ominés ; les fouilles sont frisées, lobées et renversées on dehors. Dans le Nord do l’Eurono, on cultive le chou frisé vert et le chou frisé rouge.
Terrain. — Dos choux paraissent peu exigeants sous le rapport do la nature du terrain; ce qu’ils redoutent surtout, CO sont les sols peu profonds, imperméaltles, très humides de novembre à février. Pour avoir de bons rendements, il faut des terres bien fumées et bien préparées : les engrais calcaires et phosphatés ont une influence dos plus marquées sur le rendement.
Semis. Epoque. — Les choux doivent être semés en pépinière pendant les mois de mars et d’avril. 11 faut choisir un terrain convenable, bien fumé depuis longtemps, que l’on divise en planches de de largeur séparées
par des sentiers dans lesquels on peut circuler. On trace dos sillons équidistants do 0*”,'20 à O'”,2o dans lesquels la graine est répandue et recouv^erte au rhtoau. On sème à raison do 100 à 150 gr. à l’are et 1®,50 peut suffire à la transplantation d’un nectaro.
On sème le chou cavalier en septembre pour le repiquer en novemlire.
Soins à donner e7i pépùiière. — Il faut chercher à obtenir dos semis qui so développent rapidement, les plants
sont plus vigoureux et mieux conformés. Ki\ outre, le chou craint dans son jeune âge les ravages d’un petit coléoj>tèro, l’altise {Attira hrassic/e)^ qui cause un grand préjudice dans les pépinières tant que les jjremières feuilles ne sont j>as sorties ; tous les moyens ayant pour but d’activer la végétation sont donc d’abord à ' recoiniiiaiider.
hhisuito et sirnultanéuient, il faut essayer d’enrayer les désastres do l’altiso, soit par sa destruction, soit par la mise en vigueur d’opérations protégeant physiquement les cotylédons du chou.
l^our la destruction, on a préconisé l’emploi do la planche goudronnée; l’épandage do cendres, do iioussières do route, do phosphates sur les feuilles séminales les empêchent d’ètro dévorées, mais il faut recommencer dès que la pluie fait son apj>arilion.
Eclaiî^cissage. — Lorsque les jeunes plants sont assez dévelojjpés et qu’ils commencent ù. filer^ à s'étioler^ il faut les éclaircir et repiquer ceux arrachés sur uno planche voisine; par ce procédé, on obtient des sujets trajms, durs, droits, ayant beaucoup de consistance ot beaucoup de résistance au soleil lors do la transplantation. La reprise est alors certaine.
l'ransplantation. Habillage. — Cette opération se fait en mai ou juin, lors-
Sue les semis bien développés donnent es plants ayant six feuilles et la grosseur d’un crayon au collet. Le terrain doit avoir été bien préparé, bien ameubli, bien fumé. On choisit autant que possible un temps brumeux pour opérer rarrachage et on transporte le plant sur le charii]) où il subit Yhabillage et le trempage dans une bouillie semi-liquide faite do bouse do vache additionnée de noir ou do superphosphate. La plantation se fait alors au piquet ou à la houe, ce qui vaut bien mieux.
Espacement des pieds. — Les lignes sont espacées les unes des autres de 0"’,80 ù 0“,90 et sur la ligne on met les j)lants de 0”','70 à 0'”,80 les uns des autres ; la quantité à mettre par hectare est dans ce cas d’environ 15 000.
Une femme distribue le plant à deux planteurs qui doivent prendre la précaution do bien borner le plant j)ar doux coups donnés avec la tête de la houe autour du collet. Après la reprise les feuilles so redressent, reverdissent et le centre du chou émet de nouvelles pousses.
Soins d"e7itretie7i. — En juin et juillet il faut donner des binages ù la houe à cheval et à bras pour nettoyer le sol et l’ameublir; ces opérations sont comi^létéos par un buttage qui
rechausse les plants et facilite pour riiiver l’écoulement des eaux.
L’altise et la piéride du chou causent quelquefois dos dégâts assez importants.
Récolte, — I^a récolte so fait à partir du 15 sei^tembro ; on commence à effeuiller les feuilles du bas qui jauniraient, tomberaient et seraient sans utilisation. Il faut avoir soin toutefois de ne prendre que 3 ou A feuilles à chaque pied et de ne pas déchirer les tiges. Cet efteuillage constitue une opération assez longue et coûteuse.
Elle se continue ainsi jusqu’aux gelées, c’est-à-dire jusque vers novembre; un hectare dans ces conditions peut fournir pendant l’automne de 15 à 20 000 kg. de fourrage vert.
Les choux moelliers qui sont exposés aux gelées sont coupés à cette époque à 0“,10 au-dessus du sol et rapportés à la ferme ; le tronc est divisé et distribué aux animaux. Si on a besoin en octobre de débarrasser le terrain, après effeuillage on arrache les choux et on les range dans la cour de la ferme le long d’un mur ou d’une meule de paille, à l’abri du nord, où ils peuvent se conserver assez longtemps. En lévrier, quand le temps est beau et la température assez douce, les choux branchus émettent de nouvelles feuilles ; on peut alors effeuiller encore ; puis en avril ils atteignent leur maximum de développement. Quand les premiers boutons floraux apparaissent, on commence à les couper par le pied et on distribue au bétail les feuilles, les ramifications et les troncs divisés.
Utilisation. — Les choux non pommés sont regardés comme de bonnes plantes fourragères ; ils peuvent produire de 60 à 80 000 kg. de fourrage vert par hectare. Les feuilles de l’automne sont un peu aq^ueuses et peuvent occasionner des indigestions ou des météorisations; aussi no faut-il pas les donner seules aux animaux de travail ou d’engrais, pas plus qu’aux vaches laitières, car le lait contracterait un nîauvais goût.
Enlèvement des tronçons. — Après la récolte, il reste dans le sol des tronçons qui sont déracinés par le scarificateur ; on les secoue pour faire tomber la terre adhérente, on en forme des petits tas qui sont sortis au tombereau. Après leur dessiccation, ils peuvent être utilisés comme combustible.
Porte-graines. — On choisit les pieds représentant bien le tyi)e de la variété cultivée; on les marque au moment de l’arrachage et après on les met en place à l'abri des vents du nord. Les choux moelliers sont placés
sous dos hangars pour passer l’hiver, mais on pourrait les mettre en place on prenant la précaution de les entourer d’un lien do paille do seigle.
Afin d’éviter l’hybridation, on ne doit récolter chaque année que la même variété do chou. Les graines mûrissent en juillet; à ce moment, on coupe les pieds, la dessiccation s’achève en suspendant les tiges sous des hangars ou dans dos greniers. On bat sur bâche et on nettoie au crible. L’hectolitre pèse 65 kg.
Chou-rave {B. olerarea caulorapà). — Les choux-raves se caractérisent par le ronflement très volumineux que présente la tige au-dessus du sol {Fig.).
Chou-rave.
Cette variété de choux a le mérite do résister aux altises.
Le chou-rave s’accommode do toute nature de terres bien x^réparées et bien fumées. On sème en pépinière et on transplante. L’espacement sur les lignes est d’environ 0*”,30 à 0’",40, de sorte qu’il faut de 35 000 à 40 000 plants j)ar hectare.
Il faut pratiquer des binages et buttages. La récolte s’effectue en novemVjre, mais on i^out sans crainte laisser les choux-raves passer l’hiver en terre.
Les produits s’élèvent à 25 ou 30 000 kg. de boules très denses et très compactes, fort bien acceptées do tous les animaux. I^e yjlus ennuyeux, c’est que souvent la formation de ces boules est irrégulière ; beaucoup restent petites. Cet inconvénient peut s’éviter en partie j)ar un bon choix des porte-graines.
Chou-navet {B. campestris napus). — Le chou-navet, connu sous le nom de rutabaga., diffère du chou-rave en ce que la tige, au lieu do se renfler au-
CHOU