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par la combinaison d’un corps simple avec Toxygènc: tels sont les acides phosphorique, sulfurique, sulfureux, azoti'* que, carbonique, sili('ique; les acides hydrogénés^ où c’est riiydrogène qui, est combiné à un élément ou à un groupe d’éléments, tels sont l’acide chlorhydrique et l'acide sulfhydriquo ; les acides organiques^ qui renferment du carbone et proviennent des substances organiques: ils sont généralement produits par l’oxydation des alcools qui donne des acides homologues.

Ex.: Acides formique, acétique, propionique, etc.

Les acides possèdent les caractères suivants : ils ont une saveur acide, plusieurs détruisent la matière organique et agissent comme corrosifs puissants.

Ils rougissent la teinture Ideue de tournesol ; la teinte rouge ainsi obtenue est d’autant plus prononcée que l’acide est plus énergique.

.%coiiit; • —

JjCs aconits sont des plantes do la famille des Kenonculacées; le type du genre est l’Aconit napel {Aconitum napellus ).

La plante atteint une hauteur de et

la tige se terni i n e par de longs épis, garnis de fleurs bleues ayant la forme d'un casque. Il y a des variëtésà fleurs blanches, d’autres à 11 eurs j aunes {hlg.).

I^es aconits se multiplient Aconit,

par semis ou

par division de pieds. On sème en avril dans des pots garnis do terre do bruyère ; dès que les plants ont cinq feuilles ils sont repiqués, et mis en ])lacc quand ils sont bien développés. Ils peuvent constituer des massifs en sol frais et léger à exposition ombragée. Des aconits on retire raconitine dont l’action toxique est très violente.

lia teinture alcoolique d'aconit agit par l’aconitine qu’elle renferme. On l'utilise contre les rhumatismes, l'angine, les maladies de cœur.

Acotyléclonc. — iSom donné par L. de Jussieu au premier embranchement du règne végétal, comprenant des végétaux dépourvus de cotylédons

(Voy. Cotylédon) et d’embryon. Ce groupe correspond aux Cryptogames; il comprend les Champignons, les Algues, les Lichens, les Mousses, les Cryptogames vasculaires (Fougères, Lycopodes, Proies).

;lL«IaptatîOii. — li’adaptation de la vigne américaine aux sols calcaires est un j)roblème des j)lus imj)ortants pour la viticulture française. Les viticulteurs et les vignerons ont appris, par l’expérience, que la vigne américaine greffée (Voyez Vigne, p. '751), continuant à pousser dans presque toutes les natures de terres, se montrait cependant hostile et capricieuse vis-àvis des sols calcaires. Dans de semblables conditions, la chlorose (Voy.

Chlokose), autrement dit le jaunissement des feuilles, apparaît dès les

f>remières années : on dit alors que es plants ne sont pas adaptés.

I.es vignes américaines, employées dans la reconstitution du vignoble français, doivent donc satisfaire à deux desiderata : P résistance parfaite au phylloxéra ; 2® résistance à la chlorose, ou adaptation au sol.

Dans les sols argileux, argilo-calcaires, en terres légères et "caillouteuses, le problème de l’adaptation j^araît à peu près résolu. C’est par les l'ormes sélectionnées des espèces riparia et 'rupestris (Voyez Vigne, page 761) parfaitement résistantes au phylloxéra, que l'on obtient toute satisfaction. Mais lorsque la quantité de carbonate de chaux (calcaire) atteint ou dépasse 25 à 30 0/0, les difficultés commencent.

Des essais tout à fait récents semblent indiquer la voie dans laquelle il convient d’entrer. Certaines formes de riparia, et surtout le riparia ramond, en terrain jurassique dosant 25 0/0 de calcaire, reste vert et vigoureux à sa troisième année de greffage, tandis que le riparia ordinaire se chlorose; en sols à 43 0/0 de calcaire cependant, le riparia ramond s’est chlorosé.

Lorsque les terres sont caillouteuses et assez calcaires (35 à 40 0/0), le rupestris du Lot adonné

de bons résultats.

Comme anciens porte-gretfes, ces deux espèces sont les seules qui paraissent devoir être employées. Mais, depuis plusieurs années, un issez grand nombre dliyhrides (Voy. Hybride) donnent (quelques espérances. C’est ainsi que des Riparia X Rupestris, le Camay -Couderc, poussent convenablement (âgés de 3 ans) dans des terrains dosant de 40 à 60 0/0 de calcaire.

I/Aramon x Rupestris Ganzin, le Chasselas X Berlandieri 41 et les Berlan-

dieris Rosséguior 1, 2 et 5 sont enfin recommandés pour les sols les plus calcaires. Ces plants ont le défaut d’étro un peu jeunes, aussi ne [)eut-on les juger sûrement; il convient néanmoins de les essayer.

— Le tissu adipeux (lat.

adeps, graisse) est celui (pii renferme la graisse et on en rencontre les dépôts dans le tissu cellulaire ou conjonctif.

Dans réconomie domestitpio, on cherche, par une alimentation appropriée, à faire accumuler la matière grasse dans les ditfércnts organes do Tanimal : on réalise ainsi l opération de Veugraissement (Voy. Engraissement).

— En alimentation rationnelle, certains aliments, ceux qui renferment, sous un petit volume, une grande (quantité d’éléments nutritifs, les tourteaux par exemple, sont désignés sous le nom iVddjttvants ; ils ont le double avantage daidor au relèvement nutritif de la ration, et d’agir comme toniques.

ifLflOdü. — Un ados est une surface de terre relevée en talus, de manière que le sol et les plantes soient exposés d’une façon parfaite à la lumière solaire. C'est dans l’horticulture surtout, que l’on met à protit les avantages ijui jieuvent être retirés de ce procédé. I.es ados s’établissent à rexposition du sud, leur largeur est déterminée par les plantes que Ton y cultive, mais en moyenne elle atteint 1"',30. I^a constitution de fados est des plus simples : suivant le sens de la longueur, on tend un cordeau, à O'”, 12 ou 0^”,15 au-dessus du niveau du sol labouré ; la terre est amassée à hauteur du cordeau et la ligne ainsi formée constitue la crête de fados (/v(/.). De plan incliné qui en résulte est donc obtenu par déblai et remblai, do sorte qu’avec les apports de terreau,

la surélévation à la crete est d’environ 0'",25 à O"’, 30 au-dessus du point le plus ])as.

I/ados peut recevoir toutes les plantes que l’on récolte de bonne heure au printemps ; si elles doivent atteindre une certaine hauteur (les petits pois, par excm2:>le), les semis doivent être effectués en lignes dirigées suivant la largeur, atin que la lumière pénètre dans toutes les par-

ties, et que la floraison et la maturité soient bien rognlières. D’avantage (jne fon retire do la disposition du sol on ados consiste dans la j^récocité des produits, qui gagnent environ 15 jours sur leurs similaires semés en terrain plat.

On donne également le nom d’ados aux planches (l’irrigation par déversement (V(jy. Irrigation).

— En zootechnie, un animal est dit adulte lorsqu’il ne croît plus; cet état est généralement en corrélation assez parfaite avec l’apparition do toutes les dents permanentes. Des agriculteurs, (f après les données positiv(‘S de la science, sont arrivés à diminuer la [iériode du jeune âge des animaux ; en améliorant les sols, en sélectionnant les individus, et par l’alimentation raisonnée ils ont obtenu {>lus raj)idemont les sujets adultes, ce qui leur xi ]>ermis de réaliser des bénélices im2)ortants (Voy. Age, Précocité).

/%€lveiiticeH — Des

plantes adventices sont celles qui j)oussent naturellement dans les récoltes sans y avoir été semées. Elles causent h l’exploitant un préjudice considérable en jirenantla place des espèces qu’il cultive et en se d(5vcIop|)ant aux dépens des végétaux qui font i objet de la culture.Gos/icrêes nuisibles se reproduisent avec une extraordinaire facilité, les graines qu'elles donnent possèdent do merveilleuses facultés germinatives, et elles sont alors parfaitement organisées jmur la lutte que fliommo doit leur faire sans cesse. Da jjrojjreté du sol est, on elfet, un facteur imi:)ortant do l’augmentation dos rendements, depuis surtout que les engrais commerciaux, facilemoiit assimihibles et appropriés aux besoins des phiiites agricoles, sont largement employés.

Plus que jamais, le cultivateur doit avoir présente à la mémoire cette vieille devise : « Guerre aux mauvaises herbes ».

Ou divise ces herbes adventices en trois groupes :

P Plantes adventices vivaces.

2® Plantes adventices annuelles et bisannuelles.

3® filantes adventices parasites.

Plantes vivaces. — Voici, succinctement, les principales espèces du jiremier groiq^e :

a. JjOS Chiendents . — Sous ce nom, on réunit vulgairement plusieurs plantes : le chiendent traçant {Triticiun repens') {Fi(j,)\\e chiendent pied-de-poule {Cynodori daciylon)\ le chiendent bulbeux {Avenu, bulbosa)'^ fagrostis stolonifère {Ayrostis stolonifera), dite aussi chiendent traçant. Des chiendents peu-

PLANTES ADVENTICES (suite)

vent so détruire par dos labours très profonds à 0*",30 ou 0"’,35, ou mieux par des labours superficiels complétés par le ramassag^e et rincinération.

6. Les Chardons. — On comprend sous cette dénomination des plantes à peu près semblables , dont la tig*o se termine par des capitules entourés de bractées épineuses ; telles sont : le chardon des champs (Cirsium arvense)^ le chardon des*prés(Gi?’sium anglicnm)^ le chardon dcSimarais(Cir5iw?7i palustre).,

DICTIONNAIRE d’aGRIGüLTüRE.

le chardon penché (Carduus 7iiitans)., le chardon crépu {Car^duus crispus) la centaurée cnaussc'trape {Centaiœea calciirapa) ; le panicaut champêtre {Emjngium campestre).

Les chardons causent le désespoir des cultivateurs ; les graines aigrettées se transportent au loin, et les racines, très vivaces, donnent des rejets nombreux. Pour s’en débarrasser, l’échardonnage doit être pratiqué : on l’effectue au printemps, en coupant la

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tigo en terre aussi profondément que possible.

c- Les Tienoncules, — Les renoncules sont surtout très envahissantes en ])r:iirics humides; les ])lus abondantes Cf, les plus dangereuses sont ;

La renoncule scélérate {liaminculus scélérat us)^ vulg. mort-aux-vaches.

La renoncule llammotte {/L flammiilà), propriétés malfaisantes.

La renoncule langue {H.linffxia), vulg.

grande douve.

La renoncule âcre (/?. acr/5),vulg.

renoncule des prés.

La renoncule rampante {li, repens).

La renoncule des champs (/L arvensis) abondante dans les terres la-

bourables humides.

iL Les llumex ou Patiences, — 11 faut citer : le liumex patientia, vulgairement patience oseille, le /L crispas, patience crépue, le II, acetosa, vulg.

oseille snrelle. Ges herbes abomlantes en prairies se développent beaucoup et donnent un mauvais fourrage; U faut les détruire par arrachage. Le B. acetosella, ou petite oseille {Fiff.), croît en sols manquant de calcaire ; sa multiplication y est désespérante.

I/introduction du calcaire par les chaulages et les marnages amène sa disparition l'apido.

e. Le TussiUuje pas-dWne {Tussilago farfara) vient avec vigueur dans les sols calcaires.

f. L’A/7 des champs {Allium oleracenm) est à redouter dans les cultures do blé; au battage, la graine se mélange au froment, et â la mouture la farine contracte une odeur désagréable.

g. Le Liseron des champs {Convoivulus arvensis), vulgairement vrillée, est quelquefois abondant dans les moissons; il est difficile à détruire; les tronçons déracinés donnent naissance à <io nouvelles plantes.

//. La Potentille rampante {Potentilla replans) est détestable en prairies.

i. La Grande Marguerite {Chrysanthemum leucanthennnn) est très nuisible en prés })auvres et négligés.

j. Les Joncs, les Carex {Fig,) ou Laiches, les Preles {Fig,), apparaissent dans les terres basses et humides; ces plantes ne donnent qu'un fourrage grossier, peu sapide. Pour les faire disj)araître,' il faut recourir au drainage.

k. Les Fougères {Fig,) sont très difiicilos à détruire, à cause de leur enracinement profond; il faut les couper souvent pour affaiblir les souches.

Plantes annuelles et bisannuelles.

a. Le Pavot {Papaver rhæas), vulgairement coquelicot {Fig,), très envahissant eu sols légerjs et eu sols calcaires.

h, La Nielle des blés {Agrostemma githago) {Fig,), vulgairement coquelourde, très abondante dans les moissons).

c. IjO Bluet {Centaurea cyanus).

d. La Ravenelle {Baphanns raphanistrurn), crucifère très nuisible surtout en sols non calcaires ; dans les terres assez riches en chaux, apparaît une plante presque analogue, tout aussi envahissante, la moutarde des champs {Sinapis arvensis), vulgairement sénevé ; elle se montre au printemps dans les récoltes d'orge et d’avoine.

e. Les Vesces {Fig,) et les Gesses sauvages {Fig,), désignées par les cultivateurs sous le nom de gerzeaux, au nombre desquels il faut citer :

La vesce à feuilles étroites {Vicia ang asti folia), grand gerzeau.

i^a vesce hérissée ( V. hirsuta), petit gerzeau.

La vesce à quatre grains {V, tetrasperma).

Si ces herbes sont nombreuses, elles peuvent, en s’enroulant autour des tiges, les dominer et étouffer les récoltes.

/*. J^e Yidpin des champs {Alopecurus agi^estis) {Fig.), vulgairement queue do renard.

//.Les Ivraies. — La plus nuisible est l’ivraie enivrante {Lolium ternulentum) {Fig.), difficile à séparer du bon grain sans le concours du trieur( Voj.Trieur).

L’Ivraie multifloro {L. midtiflorum) n’est véritablement mauvaise qu'en terres cultivées, labourées.

h. Il Avoine folle {Avena* fatua), vulgairement avron , est très envahissante par ses graines.

i. Les Renouées, surtout la renoué© des oiseaux {Polygonum avicidare), vulgairement traînasse, herbe à cochon, prend une extension considérable dans tous les sols ; son développement tardif fait que les graines sont émises au moment des dernières façons superficielles de l’été; elles se conservent dans le sol l’hiver, et la plante réapparaît au printemps.

y. Enfin, notons une série de plantes nuisibles dont la ])résenco simultanée se remarque dans les moissons : la Camomille des champs {Fig,), la Matri- Caire inodore, le Chnjsanthèmedes mois- S07XS {Fig.),\c Peigne de Vénus, le Gaiilet accrochant, les Euphorbes, les Laitrons, la Alercuriale, les Véroniques , les Fumeterres, les Lamiers et quelques autres sans grande importance.

Plantes parasites. — Au rang des plantes parasites, il faut d’abord placer la Cuscute, puis VOrobanche, les Mélampyres, les Pédiculaires , les Rhmanthes, les Eu fraises^ les Odontites. Indirectement, on peut y rattacher les

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