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COMPTABILITÉ — 200 — COMPTABILITÉ

la malricaivp, les chrysauthhnra^ la tandisie, lo Veupaloive, etc.

Tribu des Cliicoracées. — ^^onros les j)liis iinporlams som ccmix de : cUirorpt\ salsifis, la ilup, pisseyilil , lailron.Qlc.

La culture de tentes ces |)laut(?s est iudi(iu(^o à sa place. — .1. 'runuiNUKAU.

— I..OS coiiiposls sent formés par îles débris or^aniïiues de tentes sériés, aux(|uols on ajoute do la terre et dos substances minérales suscoptibb's dVn activer la décomposition ou de les enrichir il’élénnMits fertilisants, ('omme par exemple la chaux et les phosphates. H est important do ne l)as employer simultanément ces doux produits (Voy. I^hosphatés [ Knguais]).

Dans toute exploitation bien dirigée, on doit trouver des composts en tas bien distinct de celui du fumier, celuici no devant recevoir que les litières et les excréments dc^s animaux. Sur le compost, on entasse : les balayures de cours, les <*urures de fossés et de mares desstîchées, les débris animaux et végétaux, les boues, les déchc'ts de gronic^rs, de basse-cour, les matériaux de démolition passés à la claie, etc.

Toutes ces substances hétérogènes doivent être mélangées aussi intimement que possible. 11 est bon de les arroser afin do hâter la fermentation et la décomposition. La plupart du temps, on fera bien d'incorporer au compost une certaine (tuantité de chaux, un dixième «mviren du volume total. La chaux est éteinte xibselumcnt comme dans la pratitjue du cîiaulage ]>ar le procédé des tombos( Voy. Am k.nukmknt). On crée de la sorte une véritable nitrière, toutes les conditions né(*essaires à \ix nitrifient ian (Voy. Ni- TfuricATiON) se trouvant réunies. Ajirès deux ou trois recoupages, le (‘ompost ueut être transporté sur les terres ou les prairies; il j)roduit toujours de bons etfets dont rintensité est nécessairement réglée j)ar les éléments fertilisants qu il rentermo.

Coin prc^HMioii «leK fini — Voy. Phksse A FOunuAGEs et Silo.

a;;:ric*ole. — Rien no ])eut être j>lus utile ])our un agriculteur ([lie la connaissaiH'o exacte des dé])eiises et dos recettes do son exploitation. Cette constatation permet seule d'évaluer les bénétices ou les pertes et d'en trouver les causes. Il est également indispensable d’enregistrer avec tidélité les entrées et les sorties des denrées qui ne sont point aidietées ou vendues mais <iui représentent dos aliments pour le oétail, d('s engrais, des semences, etc. Ces mouvements de marchandises doivent être connus du cultiv^ateur ]>our éviter lo gaspillage, les vols ou les pertes. I

On ne saurait donc insister avec trop do force sur l'utiliiô do la comptabilité agricole.

Division de la comptabilité agricole.

— l'no oxploilation agricole étant une véritable fabrique de dcnrtk^s d origi no végétale et animale, il est clair que l’agi icul leur achète et vend. Ses achats porUmt sur des aliments pour le bcHail, comme le son, les tourteaux, les résidus industriels de brasserie ou do siu’rerie, sur les instruments do toute sorte, sur le bétail, sur les harnais, le mobilier d'étable, de laiterie, etc.

Le cultivateur dépense, en outre, des sommes plus ou moins ini|)ortan!cs pour payer les gages et la nourriture de ses ouvriers ou domestiques, pour acquitter le jirix de location de son domaine, les iiuj>6ts dont il est chargé, et pour assurer son entretien en même temps que celui de sa famille.

Kutin, certaines déjieusesconstituent une véritable épargne lors(|ue l'agriculteur accroît par des ameliorations la production et la valeur do sou domaine.

Les ventes portent sur les récoltes qui ne sont pas consommées |)ar les animau.x ; sur les produits du bétail, c’est-à-dire sur les animaux, sur le lait, lo beurre, les fromages, etc.

Les ventes et lt‘s achats impliquent «les luouvfMuents d’espèces qui peuvent être constatés d’une façon précise. Il est essentiel d’enregistrer ces faits avec exactitude et en même temps avec la plus grande siinpli< ité. Cefto nremière comptabilité est la coinjftaljilitc^espèces.

Imlépendamincnt des ventes et des achats, il existe des déplacements et des transformations opérés à Tinléricnnle l'exploitation sans mouvement «.resjièces , c'est-à-dire sans donner lieu à des achats ou à des ventes.

Ainsi, les fourrages récoltés sont portés au grenier à fourrages ou mis en meules, puis ilonnés aux animaux; les gerbes des céréales sont battues et fournissent du grain et <le la paille.

Ces grains comme ceux de l’avoine servent à la nourriture des chevaux.

L’orge et le ina’is sont employés ])our constituer une partie de la ration du bétail. Les engrais do ferme sont portés sur les cham|)S, etc.

11 est nécessaire de connaître ces faits intérieurs, ces mouvements de denrées, de savoir à tout moment quelles sont les denrées en magasin, quel est leur j)oids ou leur nombre, de noter leur origine et leur emploi.

Cette comptabilité est la comptabilité-inatières K\\\\ ne supporte |)as d'évaluation arbitraire et dangereuse en francs et centimes.

COMPTABILITÉ

COMPTABILITÉ

Pour savoir à la lin de chaque année quelle est sa fortune et quelle forme elle a prise, un cultivateur doit drosser un état do ce qu’il possède. I /examen do ces états dressés à des intervalles ég:aux lui apprendra s’il a g^agné ou perdu. Ces états, ou évaluations périodif[ucs do l'avoir du cultivateur, constituent dos imuni tairez,

thie com[)tal)ilité a^j:ricole, comi>lète, claire et régulière suppose donc la tenue de trois registres se rapportant :

1*^ A la coinptabili t(^-espècos.

‘2^ A La comjitabili té-matières,

3® Aux inventaires,

1° Comptabilité-espèces. — I^o registre destiné h constater les dépenses et les achats porte le nom do livre de eaisse. Chaque jour le cultivateur doit noter sur ce livre les sommes qu’il reçoit et celles qu’il donne. Pour rendre plus claires ces notes rapides, il faut indiquer en (juclques mots l’origine do la recette et le l>ut de la défienso. Ainsi, on écrira : P** mai 18t)G, reçu GO francs pour prix d’un veau livré il Durand, oouchor.

Ou bien, P'^’mai 189G,payé à Legrand 150 francs pour achat do graines do l»ettorave.

(pliant à la disposition mémo du registre, elle ])eut être celle que nous indicpions ci-contre.

Le livre de caisse étant ouvert; la page do gaucho est consacrée à l’inscription des recettes^ celle de droite aux dépenses.

Il est V)on do distinguer immédiatement les principaux chapitres de recettes et de dé|)ensos. Cette division facilite ultérieurement l’étude de la comptabilité et le commentaire définitif que nous appelons ; Compte moral, A cet elfet, nous conseillons d’établir trois colonnes de recettes et cinq colonnes do dépense.

Chaque soir, le cultivateur pourra, en quelques minutes, tenir à jour un livre do caisse aussi simple ; au besoin, il recopiera les notes prises durant la iournée sur un carnet. Do son côté, 'la femme du cultivateur tiendra un registre do ce genre pour la bassecour ou jmur la laiterie si elle a la direction do ces deux services.

A la fin do chaq^ue semaine, ou do cliaquo mois, il suffira d’additionner : P les dépenses; *2® les recettes pour constater l’excédent des unes sur les autres.

Su})posons, par exemple, que, pendant le mois de mai 1901, les dépenses se soient élevées à 1 879 francs et les recettes à 9-275 francs; la différence,

9 975 — 1 879 = 396 devra se trouver dans la caisse du cultivateur.

Toute erreur, toute omission peut |

être ainsi révélée immédiatement par roxamen du livre do caisse, et de la caisse olle-rnémo. Ceft(^ vérification porto un nom significatif; on dit que le comptable qui l'opère « fait sa caisse ».

Lorsque l'année est finie, la meme méthode permet de constater le résultat financier des opérations cuUurales et la situation du cultivateur. Toutefois, un excédent do dépenses ne signifie nullement que rcntreprisc est en [)erte^ de même qu’un excédent do recettes no prouve pas qu’elle est lucrative. Dans le premier cas, il suffit que l’agriculteur ait fait des acquisitions de bétail, des achats de denrées destinées à leur alimentation, opéré des améliorations durables, pour tpio les dépenses dépassent les recettes.

Inversement, la vente d’une partie du bétail, celle des instruments aratoires hors d usage, ou dont l’emploi est devenu inutile, etc., accroissent les recettes et constituent un e.vcédent sans que rcntreprisc agricole puisse être considérée comme prospère.

Nous montrerons bientôt comment il convient d’apprécier et d’établir la situation du cultivateur, à l’aide : 1® de V inventaire ; 2^ du compte morat qui est le commentaire nécessaire do la comptabilité dans son ensemble.

Ajoutons que la bas.se-cour étant ordinairement dirigée par la femme du cultivateur, il sera bon que celte dernière tienne à jour un livre do caisse spécial pour relever soit les dépenses, soit les recettes relatives à cette branche do la production.

Il en est do mémo pour la laiterie, ainsi que nous l’avons déjà dit plus haut.

9® Comptabilité-matières. — Dans les petites exploitations rurales où le cultivateur exécute presque tous les travaux agricoles avec l’aide de sa famille, ou do (juelques auxiliaires, la comptabilité-matières a moins d’utilité que dans les grandes fermes. Dans le premier cas, en ofiet, le clief do culture n’a point à redouter des gaspillages ou des vols. 11 préside lui-méme à la rentrée des récoltes, à la nourriture des animaux, au battage des céréales, à l’épandage des engrais, etc.

Sa présence continuelle supplée à la tenue d’un registre.

11 en est autrement dans les grandes exploitations où le cultivateur est obligé do s'en remettre à des serviteurs du soin do distribuer la nourriture aux animaux, de faire les semailles, de transporter les denrées vendues, do ré])andre les engrais, etc.

Le chef d’une exploitation quelque peu étendue doit tenir un registre

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