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COMPTABILITÉ — 205 — COMPTABILITÉ

ôtro compté dans Tactif du cultivateur évalué en argent. I^o fumier est un immeuble par destination ; il appartient au propriétaire, et le cultivateur-locataire doit le laisser à sa sortie, sauf convention contraire.

Dans la plupart des cas egalement, les pailles et les fourrages doivent être consommés sur place. D’agriculteur n’est pas autorisé à les vendre.

Ces denrées sont des moyens de production et non des produits, dont la valeur vient grossir la fortune disponible du cultivateur.

Ce dernier devra en connaître la quantité et s’efforcer do l’accroître.

Il aurait tort de considérer les fumiers, les pailles et les fourrages comme des éléments de son capital d’exploitation.

D’augmentation du chei)tcl de fourrages pendant la durée d'un bail a, d'ailleurs, comme conséquence l’accroissernent du nombre des animaux entretenus sur le domaine. D’augmentation de la valeur du bétail sera donc révélée par l’inventaire.

Coque nous venons do dire à propos des pailles et fourrages cesse d’etre vrai, lors([u’une clause spéciale des baux autorise les agriculteurs à en disposer.

11 en est ainsi dans les environs des grandes villes, lorsque les cultivateurs vendent habituellement pailles et foins et achètent en retour des fumiers.

D’évaluation de l’argent en caisse n’est qu’une opération arithmétique; les créances à recouvrer seront a])préciées à leur valeur.

Knfin, le total do l’actif du cultivateur, actif constaté par l’inventaire annuel, doit être diminué des dettes, c’est-à-dire dos achats non réglés, telles que les acquisitions d’engrais chimiques, d’instruments, etc.

Nous avons supposé jusqu’ici que le cultivateur était locataire. S’il s’agissait d’un propriétaire cultivant sa terre, les observations précédentes auraient encore leur application. Il serait môme indispensable de ne ])as confondre l’inventaire du propriétaire et celui du cultivateur.

Du compte moral. — De compte moral n’est pas autre chose que le commentaire des résultats linanciers do l’exploitation agricole. Il a pour base : I® l’inventaire ; 2® le livre de caisse.

Da comparaison de deux inventaires indique immédiatement l’augmentation de la fortune du cultivateur, son état stationnaire ou sa diminution. Mais ces situations peuvent être dues à des causes bien différentes. Ainsi, la

diminution du capital d’exploitation résulte soit d’une mauvaise récolte, soit d’une épizootie, soit do frais do main-d’œuvre excessifs, soit des dépenses exagérées du cultivateur luiinônie, dé])cnses relatives à son entretien et à celui de sa famille.

De prolit net de l'entreprise agricole doit, tout d’abord, être exactement cah'ulé. Da dilférence entre le montant des dépenses et dos recettes totales ne donne pas une idée juste de l’iinportance du ])rotit ou de la perte. Il faut tenir compte en môme temps do l’augmentation ou de la diminution du capital de culture. Un cultivateur qui élève scs jeunes animaux durant une année au lieu do les vendre diminue ses recettes, mais augmente son capital do culture.

Inversement, l’agriculteur qui vend son troupeau de moutons sans lo remplacer et qui porte scs fourrages au marché augmente ses recettes, mais diminue son capital - bétail. Do profit net d’un compte annuel est donc égal à l’excédent des recettes sur les dépenses, excédent diminué ou augmenté de la réduction ou de l’accroissoinent de valeur du capital de culture.

Si les dépenses ôtaient supérieures aux recettes, cette différence devrait également être diminuée ou augmentée de l’accroissement ou de la réduction du capital d’exploitation.

Ainsi, supposons que l’excédent des recettes sur les dépenses s’élève durant une année à 10 000 francs. Si, d’autre part, le capital d'exjdoitation s’est accru de 5 000 francs pendant la même année, le bénétice véritable est égal à 10 000 5 000 = 15 000. Au

contraire, si le capital d’exploitation avait diminué do 5 000 francs, le bénético net ne serait plus que de 10 000 — 5 000 = 5 000 francs.

Cet exemple suffit à montrer de quelle façon il faut combiner les indications du livre de caisse qui fournit lo chiffre des recettes et dépenses, avec celles de l’inventaire (pii révèle les variations de valeur du capital d’exploitation.

Supposons, maintenant, que l’exploitation d’un domaine agricole ait donne un profit. Il est très intéressant de savoir quelle a été Vorir/ine et Y emploi de ce profit. — I^e cuitivatcur trouvera dans son livre de caisse et dans ses registres de magasin les données servant à établir approximativement les bénéfices de telle ou telle branche de production. Il faudra toutefois se prémunir à l’avance contre les évaluations arbitraires à l’aide desquelles on calcule ordinairement les j?rix de

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rement do toiles ou toiles productions.

Kn réalité, c’ost lo inonlant du i)ro(it net total que Ton connaît seul très cxacteiiient. Pour savoir s’il est avantageux d’étendre la culture des planK^s industrielles, do dévehj pper rélov'af^'c ou ren^raissenicnt dos animaux, etc., c’est au chidro moyen annuel des j)rolits qu’il faudra so reporter. Ajoutons immédiatcmeïit que lo chürro seul du proiit n’a qu’une importance Si'condaire. Il faut surtout comparer Je montant du bénéfice net au capital de culture.

Un jirofit do 10 000 francs ol)tcnu avec un capital d’exploitation de 50 000 francs, est fort différent, en réalité, d’un bénéfice do 10 000 francs réalisé avec un capital de culture ég-al à 100 000 francs. Dans lo premier cas, le taux du profit est do 20 0/0; il s abaisse à 10 0/0 dans la secondt* hypothèse. Or, il faut viser à obtenir en ag^riculture le taux de profit le plus élevé possible. Ce taux est la véritable pierre de touche, l’indice le plus sûr de 1 habileté du cultivateur et do la valeur du système do culture adopté.

On croit généralement que l’a^^iculturo à çros capitaux dite agriculture « intensive » est seule lucrativ^e. C’est là une erreur. L’agrriculturo lucrative est celle qui permet d’obtenir le taux de profit le plus élevé, et il n’est nullement démontré que le taux du profit augmente toujours lorsque lo capital d exploitation, par hectare, augmente lui-même.

^ Quant à Vemploi du profit, il doit être étudié avec soin. Non seulement le cultivateur doit subsister et élever sa famille, mais il doit encore épargner. Il n’est donc pas indifférent eue lo profit soit consacré à des dépenses do ménage qui l’absorbent entièrement, ou qii une partie constitue une augmentation du capital d exploitation.

Ce sont tous ces renseignements que l’agriculteur puisera dans sa coinptaliilité. On ne saurait donc insister avec trop de force sur l’utilité de cette dernière.

C oiiitoi^c (Kttec). — Des animaux conitois sont des bovidés appartenant a deux variétés de la race Jurassi^ que, les variétés Fémclinc et Touraclie (Voy. :hKMELiNE, Touhache). Ils SOlit origniaires de la Franche-Comté. De la vient leur nom.

do — Les

concasseurs de grains peuvent se classer en trois groupes :

Concasseurs à cylindres.

Concasseurs à cône.

3® Concasseurs à plateaux.

Concasseurs à cylindres. — Ils lami-

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lient les p^rains, R’ap^issent que sur un très faillie yiarcours, et exigent un olfert un peu plus grand <iue ceux des deux uutriîs groupes pour un résultat un peu moins parlai!.

Concasseurs a cône. — Les concasseurs à cône sont formés, comme les moulins à calé, d une noix conique ou liémispliérique, dentée ou striée, totirnant à 1 intérieur d’une envelopiie ou contre-noix <lcnteo ou armée <le cannelures en hélice. Ces instruments sont c omplétés jiar une vis de réglage, une manivelle et une trémie.

La ligure repré.sento lo concasseur à graml travail d’Alharct. J.,es

Concasseur à cône.

grains sont versés dans le coffre inférieur qui supporte la machine; do là Ils sc>nt elevés par une vis sans tin qui es déverse dans le concasseur prc>.s de [a petite hase du cône. Grâce à cette alimcntatiou régulière, le travail du concasseur est constant et sou débit élevé. Lue vis de serrage sur la grande hase du côue permet do régler lecartement des noix et par consé- «picnt la finesse du conc'as.sago. Avec une force motrice de 1 chev.-vap. le cüiu assonr Alharot p«'ut traiter 180 à 'A*0 kg. de grains à l’iieure.

Concasseurs à plateaux . — I..e.s concasseurs à plateaux sont formés de deux disques en acier ou en fonte trompée armés de stries fortes et écartées au centre, fines et serrées à la périphérie. L'un des disques est li.xe et perc;c d un trou en son centre pour 1 arrivée de la graine ; l'autre est mis en mouvement par une manivelle (7^7c/.). La hnesse du concassage se règle

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également par une vis. Les concasseurs à bras peuvent être montés sur

Concasseur à plateaux.

une caisse, sur un bâti ou fixes au mur.

Les concasseurs à bras traitent 15 à 40 kg. de graines avec un homme à la manivelle, et 60 à 80 kg. avec doux hommes, suivant la finesse du concassage. — Charvet.

CoiicuHsotir €lo tourtciiiix. —

Voy. Broyeur de tourteaux.

C'oneoiiittin^. — Plante potagère de la famille dos Cucurbitacées {Cucitmis sativa). Elle possède des tiges rameuses ou rampantes, anguleuses ; les fleurs sont unisexuées, le fruit allongé, presque cylindrique, la graine plate, elliptique, jaunâtre.

Les variétés principales sont :

1® Le concombre blanc hâtif

on ouvre des tranchées distantes do 1 in., de 0*”,50 do largeur et de 0”\10 do profondeur ; on les remjilit do l’umier de couche et de terreau et on sème sur le terrain disjiosé en ados, tous les 0*",6(), cinq ou six graines. Lorsque les graines sont bien levées, on conserve

Concombre blanc hâtif.

*2® Le concombre vert â cornichon

3^ Le concombre jaune (Ffc/,).

Culture. — La culture de pleine terre se fait lorsque les gelées ne sont plus à craindre, car à 0"^ les concombres périssent.

Dans la dernière quinzaine de mai,

Concombre vert à cornichon.

deux pieds et on supprime les autres.

Les fruits apparaissent en juillet; la maturité s’annonce par une couleur plus claire ({ue celle ({u'ils possédaient précédemment.

I^es concomlires doivent être ]^incés endant leur végétation aii-<lessns do a troisième feuille afin de les faire ramifier; on so contente ensuite do

Concombre jaune.

diriger les branches et d’arroser pour maintenir le sol frais. Los concombres â cornichons sont récoltés quand ils ont la grosseur du petit doigt ou do l’index ; on doit les cueillir tous les deux jours. Comme on le sait, ils sont conservés dans le vinaigre et servent de condiment.

CUiiieoiifM — On

donne ce nom â des expositions juibliques ([ui ont })Our but de faire connaître et permettre de récompenser les plus habiles iiroducteurs agricoles d’une région. On expose des céréales, des fruits, des animaux. Un jury spécial examine les produits amenés et décerne des récompenses. A l’ocQasion de ces concours, les différ-ents constructeurs do machines agricoles ou d’appareils de toute sorte iitHisés en agriculture sont admis eux aussi à exposer, et ils reçoivent des récompenses.

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Knfin, indépondamnicnt des récoin- ])cnscs iVîScrvdos aux oxi)osants ]>ropreriiont. dits, ou distribue, à roccasioii des concours rt'f^ioiiaux, des j)rix appeb'^s prix culturaux. Ces distiuctious sont accordées aux propriétair('s ou aux Au'iniers et métayers des exploitations les mieux Icmukîs. Une commission sp<'‘ciale visite les i)roj)riétés (|ui concourent entre elles (fans un rm'me département, et |)roj)ose au ministre do ragriculturo rattribution de prix aux plus dignes.

Pour pouvoir prendre parta ces derniers concours, il faut en faire la demande à la préfecture du département dans lc(jucl ils ont lieu. Des aftichos placardées indiciuent, d’ailleurs, aux agri('ulteurs les formalités h remplir. Disons seulement que les demandes et déclarations relatives aux prix culturaux doivent parvenir à la ])r(‘fccture avant le P*' mars do rannéo qui précède le coficonrs vrifionaL

Ciiiicliiiioiit. — C’est une substance qui est ajoutée en petite quantité aux aliments, pour en rehausser le goût et stimuh'r les fonctions digestives. Le condiment le j)lus employé en agriculture est le sel marin on chlorure de sodium. Il a l’avantage d'exciter toutes les sé(‘rétions et de rendre les aliments plus aj)pétissauts. Les animaux (jui en consomment ont les muscles denses, r(’‘sistants ; il ralFermit aussi les chairs, donne du ton, do la vigueur, do sorte qu'il convient aux individus faibles et débiles. 11 est utile pour activer la digesti(jn et sert ensuite lui-méme d’aliment. On s’en rend facilement compte on remarquant (|ue le sang, les sécrétions, les milieux do l'œil sont salés.

La dose à lacjuclle on doit l’employer est très variable. Certains symptônies indiquent le besoin de sel : si les animaux lèchent les murailles, s’ils boivent peu, rendent ]>eu d’urine, si le poil est j)iqué, ils ont besoin de sel marin. Voici les (piantités moyennes qui peuvent être administrées iournellement ;

lUijuf (\v. travail

Varhe laitière

lUiiul* (l’engrais

Porc d'engrais

C'Iicval

Mouton

40 grainincs dO

ai)

II se donne de bien des façons :

mcljé aux provendes, aux fourrages hachés, dans l’eau, dans les barbotages. dans l'avoine ; en blocs <3uc les moutons viennent lécher lorsqu ils en éprouvent le besoin.

Les sels destinés à la nourriture du bétail sont exemptés de tous droits, à la condition d’ôtre dênatur'és. (V03'. le

décret des 25 mai 1882 et 8 novembre 1809.)

I^a nudasso est aussi une substance condimentaire et alimentaire (Voy.

Mkuassk).

C’oiie. — Voy. Fruit.

€’<»iiirôr€^.s. — Grouj)e de végétaux ainsi désignés ])arce ejuc le fruit est un côm‘ ; ils sc distinguent (uicore par la résim; qui coule dans leurs tissus et leur a fait donner le nom do r(}sinenx. Ils possèdent des feuilles étroites, persistantes, marquées souvent de lig-nes blanchâtres ou cendrées sur la face ini’érieure. Lelmis est composé de longs vaisseaux-tibres et de canaux résineux où s’accumule la 7'ésine. Ce bois est très dur, très (*lasti(iue, aussi on l’utiliso on c harpente et pour la mâturé des navires.

Comme produits secondaires, les feuillets des résineux sont utilisées j>our faire du coton, de la laine végétale, des tricots très ]iygi(uii(pios. Des tiges, on retire la résine, la C(jlophane, la térébenthine, le g(3udron. Le bois peut être réduit en ])ulpe et mélangé aux cliilfons j)our donner de la résistance; au j^apier.

Dans ce groujio des Conifères, on trouve le sapin, le pin, l épicca, le mcdi'ze, l'if, le genévrier, etc., etc., tous décrits à leur ordre alphabétique.

— La consanguinité s’entend de l’union entre consang^uins, autrement eût entre parents.

Dans la reproduction des espèces domestiques, la consanguinité a joueî le plus puissant r('jlc amélioratcur.

C’est en accouj)lant le ])èrc avec la tille, la me‘rc avc(' le lils, le frère avec la sejeur, les cousins avec les cousines, ejue se sont formées les j)lus belles races animales. Ainsi ont été créés par Graux les ^lérhios de ^Mauchamps ; par Colling la race Durham; par Bakewell les Dishley (Voy. Mérinos, Durham, Dishley). Il n’en pouvait être autrement, puisque la consanguinité représente Vhérédité (Voy. Hérédité) élevée à sa plus haute ]iuissance ; les (pialités des ascendants se sont clone tou jours sûrement transmises aux descendants.

On a objecté, avec raison, que si la consanguinité multipliait les qualités, (die devait aussi perî)étuer les défauts, l'our y remédier, nécessairement, il n’y a lieu de l'appliquer qu’avec des sujets parfaits obtenus avec l’appui d'une méthode zootechnique qui s’appelle la sélection.

Con^oiictc {Symphytum). — Cette plante, de la famille des Borraginées, est vivace; ses tiges sont rameuses, hérissées de poils raides; les feuilles sont ovales, lancéolées, très aiguës et

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