‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 103 sur 418 · COX · texte numérisé non relu

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gueur; une barre de for, dans les mêmes conditions, s'éehaufle moins vite et moins loin, et dans une iiarre de hois, l'extrémité située hors du feu ne séchaulTe pas sensiblement.

Les liquides, sauf le mercure, et les gaz conduisent fort mal la chaleur.

On explique, par la conductibilité plus ou moins grande des corps pour la chaleur, un grand nombre de phénomènes.

Ainsi, en hiver, une plaque de fer sur laquelle on pose la main semble beaucoup plus froide qu'uae planche de bois placée à cùté. G est que le fer, bon conducteur, laisse perdre dans toute sa masse la chaleur qui lui vient de la main; il s'échauffe peu aux points touchés et la sensation de froid qu'il produit est persistante. Le bois, mauvais conducteur, garde la chaleur de la main aux endroits touchés; la planche s'échauli'e donc sous la main, et cesse bientôt de paraître froide.

Si on entoure un vase plein d'eau chaude avec une grosse couverture de laine, très mauvaise conductrice, la chaleur du vase ne peut plus se perdre à l'extérieur; l'eau reste chaude. Pour Il même raison, la même couverture nous tient chaud pendant la nuit, en empêchant la chaleur de notre corps de sortir. La même cause fait que les gros vêtements de laine sont chauds.

Ci^ux de coton sont moins chauds, parce que le coton conduit mieux la chaleur. Inversement, on conservera de la glace en été en l'eutourant d'une couverture, qui empêchera la chaleur extérieure de pénétrer (vo}'. glacière).

conferves. — Plantes cryptogarne/i très simples, de la classe des algues, l'oimées de filaments articulés, renfermant une matière verte Klles sont .souvent extrêmement abondantes dans les étangs : elles constituent un excellent engrais. Contribuent pour une grande part à la formation de la '.ourbe.

congélation. — En médecine on nomme congélation l'eflet produit par le froid sur le corps des animaux et en particulier de l'homme. Une jambe atteinte de congélation est insensible, inerte ; elle devient rouge, bleue, marbrée de tachés livides. Le nez, les pieds, les mains, les oreilles sont particulièrement exposés à la congélation. On traite par la friction avec de la neige, puis par un réchauffement progressif extrêmement lent. La chaleur appliquée trop rapidement ne ferait qu'aggraver le mal. Quand le traitement ne réussit pas, la partie congelée est atteinte par une sorte de gangrène qui la détruit en peu de temps.

cong^estion. — Accumulation anormale du sang dans les vaisseaux d'un organe. Il y a des congestions aiguës ou chroniques du cerveau, des poumons, du foie, des reins, de la rate, etc.

La congestion cérébrale, produite par un excès de sang qui se porte dans les vaisseaux capillaires du cerveau et de ses enveloppes, est caractérisée par le trouble ou l'anéantissement momentané de lintelligence, du mouvement et de la sensibilité ; dans sa forme la plus grave, elle peut se terminer par la mort. On la combat par la saignée des bras, par les sangsues appliquées à la nuque. Les personnes prédisposées aux congestions cérébrales doivent adopter la vie au grand air et un régime végétal très sévère.

La congestion pulmonaire aiguë est également une maladie grave, caractérisée par la suffocation, la toux, une expectoration abondante. Elle demande la saignée, les sinapismes, les vésicatoires. Chronique, elle produit une lièvre lente avec faiblesse générale ; on la combat par les vésicatoires, la teinture d'iode, les eaux du Mont- Dore, d'Eiighien, de Cauterets, etc., le séjour à la campagne.

confçre. — Le congre est un poisson de mer analogue à l'anguille ; son corps, de forme cylindrique, peut dépasser 2 mètres. Se trouve dans presque

Congre (longueur, i mètre~).

toutes les mers, principalement à l'embouchure des ri^-ières, non loin des côtes. Très vorace, il fait la chasse aux poissons, mollusques, crustacés; il a la mâchoire assez puissante pour broyer les coquillages, sa chair est assez peu estimée (fig)-

conifères. — Plantes ^j/ia/ic/'ogames ' gymnospermes, c'est-à-<lire phanérogames à graines nues; arbres à feuilles persistant un certain nombre d'années ; ces feuilles sont généralement longues, étroites et piquantes; les diverses parties de l'arbre contiennent des canaux dans lesquels s'amasse une substance résineuse qui s'écoule à l'extérieur si l'on pratique une ouverture. Les conifères ont une grande

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importance dans l'imlustrie, surtout à cause du bois qu'ils fournissent, et cl,e la téréhenthine ' qu'on tn retire.

Conifère (exemple pin). — Rameau de pin, nion- (rant en bas un cône femelle (à flours ayant des pistils), el en haut un cône mâle (à fleurs ayant des étamines.

Exemples : pin {/Ig.), sapin, mélèze, cèdre, cyprès, genévrier, thuya, if.

conjonctivite. — Inflammation de la conjonctive, avec rougeur et gonflement; elle peut être aiguë et ne durer que quelques jours, ou devenir chronique. Elle résulte le plus souvent de la présence d'un corps étrangerdans l'œil, de l'exposition à une lumière trop vive, de l'action de l'air froid. Ou la combat par des lotions astringentes, des collyres au sulfate de zinc, a l'eau de rose, etc.

conservation des matières alimentaires. — Les matières alimentaires s'altèrent rapidement, par -;uite du développement des germes voy. fermentation. putréfaction) qui leur sont apportés par l'air, et elles deviennent impropres à la consommation.

On assure leur conservation, soit en empêchant les germes de se développer, soit en les détruisant et en empêcliant l'air d'en apporter de nouveaux.

Conservation par dessiccation. — La dessicealion empêche le développement des germes. Malheureusement la viande desséchée n'est qu'un aliment malsain <'t peu nutritif. Les Tartares, les Arabes, les Américains du Sud consomment des lanières de viande dessél'hée au soleil. Les céréales, les légumes secs, tels que haricots, lentilles, se conservent longtemps parce qu'ils

contiennent peu d'eau. On conserve très bien les carottes, les raves, les choux, etc., par dessiccation ; les <«blettes de légumes, pour potages, renferment des légumes desséchés. Les figues, les prunes, les dattes, les poires, les raisins ne s'altèrent que difficilement quand on les a fait sécher plus ou moins complètement.

Conservation par le froid. — Le froid empêche aussi le développement des germes. En hiver la viande ne se putréfie pas comme en été. Depuis quelques années, on importe d'Australie et d'Amérique en Europe des viandes conservées par le froid pendant toute la traversée. Les navires ont de grandes chambres dans lesquelles est contenue la viande, et qui sont maintenues très froides par de la glace ou de puissantes machines frigorifiques.

Conservation par les antiseptiques. — Un grand nombre de substances, dites antiseptiques, empêchent le développement des germes. Ainsi on conserve la viande par le sel marin; on conserve de la même manière les poissons (hareng, morue, sardine, saumon), les champignons, le chou (qui se nomme alors choucroute). D'autres substances, borax, acétate de soude, acide aeétiq ne, acide salieylique, etc., sont parfois préférées au sel marin. On peut dire que les viandes et les poissons fumés ou boucanés se conservent parce que la fumée les a imprégnés de créosote, qui est une substance antiseptique; les harengs saurs sont des harengs fumés. Le sucre conserve aussi très bien certaines substances, particulièrement les fruits (fruits confits, confitures). Enfin les fruits peuvent être longtemps conservés par immersion dans l'alcool.

Conservation par enrobage. — L'e;trobage a pour but d'empêcher le développement des germes en les privant du contact de l'air. Ainsi, en agriculture, on met les graines, ou les pommes de terre, ou les betteraves en tas, et ou les recouvre de terre (silos), ce qui les préserve de l'air. La viande, plongée dans la imraffine fondue, puis retirée aussitôt, est recouverte d'une mince couche de cette substance et ne se putréfie plus. La conservation si importante de la viande sous la graisse, des poissons dans l'huile (thon, sardine), constitue un procLdé d'enrobage fort usité.

Conservation par privation de l'air en vase clos. — C'est là le procédé qui permet la conservation la jtlus prolongée, et qui altère le moins les qualités primitives des matières alimentaires. Les matières alimentaires sont introduites dans des boîtes en fer-

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