GUN
GOX
blanc; on soude le couvercle et on fait chaufter dans un bain-marie à la temp>'rature de 108», pour tuer les germes. Puis on laisse refroidir. Dans léconojiiie domestique on peut remplacer les boîtes de fer-blanc par des bouteilles liion bouchées. On conserve ainsi toutes les matières alimentaires :
viandes, légumes, champignons. Les substances ainsi traitées sont encore bonnes au bout de 20 ans, et peuvent être consommées sans danger aucun l'our la santé.
consomption. — État d'amaigrissement, accompagné dune fièvre continue, qui survient comme conséquence (1 un grand nombre de maladies graves (maladies des voies digestives, phtisie pulmonaire, cancer, etc.). (Voy. cachexie.)
confonde. — Plante vivace de la famille des borraginees; croît daus les endroits humides ; ses fleurs, blanches, roses ou violettes, s'épanouissent en
Grande consonde (hauteur, 0>,aO).
mai et juin. Etait employée autrefois pour cicatriser les plaies ; aujourd'hui on regarde la racine et les feuilles comme astringentes (fig.).
constellations. — Les étoiles ' sont innombrables; on estime que, dans la seule voie lactée', il y en a au moins 40 millions. Mais lès étoiles visibles à l'œil nu, sans instrument d'optique, sont beaucoup moins nombreuses; il n'y en a pas plus de 5 ou f! mille. On a rangé ces étoiles visibles par ordre de grandeur; on en a mis 20 de première grandeur, 65 de seconde trrandeur... ; a partir de la septième grandeur les étoiles ne sont plus vi- ■àibles à l'œil nu.
On nomme constillations des groupes d'étoiles auxquels ou a assigné, depuis des temps très reculés, des noms d'hommes, d animaux, d'objets quelconques, quoique la
blance entre ^ O-x»"**
I a forme des ç,o*^I@ 9°
constel- ^^ / \ lations et «*-^--^ celle des \ ': '•
animaux ou \
objets qui *■ — i
leur donnent leur nom ne soit
pas en général bien
iPf''-
appréciable. Les principales constellations circum- polaire s pour nos régions ï;ont:laPe- / tite Ourse, la Grande ii Uiirseifig.),
Cassiopée , U Grande Ourse, la Petite Persée, Ce- Ourse, et l'étoile polaûre.
phée. Ces
constellations sont visibles pour nous pendant toute l'année. En outre, les principales constellations visibles en hiver sont : Orioti, le Grand Chien, le Petit C?iien,\e Taureau, les Gémeaux.
Les principales constellations visibles en été sont : le Bouvier, le Lion, la Lyre, le Cygne, l'Aigle.
constipation. — Difficulté et rareté de l'évacuation des fèces. Dans la constipation les fèces sont dures et bosselées. Les causes de la constipation sont nombreuses : aliments de digestion difficile, boissons et aliments astringents, transpiration abondante, diverses maladies produisant la paresse de l'intestin, etc. La constipation habituelle est parfois la cause d accidents graves ; on ne peut la combattre efficacement qu'en recherchant la cause qui l'a produite.
contagion. — Les maladies contagieuses sont celles qui ont la propriété de se transmettre directement ou indirectement d'une personne à une autre. La contagion est virulente si elle a lieu par un virus renfermant les microbes caractéristiques de la maladie; elle est miasmatique quand elle a lieu par les miasmes portés par l'atmosphère, renfermant aussi des germes venant du malade; elle est purulente si elle est produite par le pus venant
CON
CON
des muqueuses enflammées; elle est parasitaire, comme la gale, si elle est (lue à des animaux ou des végétaux parasites. Enfin il y a des maladies dont les effets de contagion se produisent sous une influence nerveuse.
En général les agents contagieux ne produisent pas deux fois le même effet ch(.'z le même individu, et il semble qu une première contagion préserve d'une seconde, car limmunité contre les virus s'acquiert par leur inoculation et par la maladie qu'ils engendrent (voy. virust. On ne peut se préserver de" la contagion qu'en prenant des précautions différentes selon la nature de l'agent contagieux dont on redoute les effets.
contre-poison. — Voy. poisons, empoisonnement.
contusion. — Lésion plus ou moins profonde résultant d'un choc ou d une compression énergique. La contusion a toujours pour effet de briser des vaisseaux capillaires et de déterminer un épanchement du sang sous la peau,épanchement qui peut être considérable. Les contusions graves sont traitées par une saignée locale, par le repos, par des compresses d'eau blanche. Les effets d'une chute ou d'un coup violent se font souvent sentir dans les organes internes, et produisent des contusions graves de l'abdomen, du cerveau, du foie, du poumon, de la rate, du rein, etc.
convolvulacées. — Plantes dicotylédones' gamopétales herbacées, à
Convolvulacées (l;pe : liseron).
îige grimpante, calice à 5 lobes, corolle régulière, 5 étamines, ovaire simple,
capsule ordinairement à 3 loges; semences osseuses. Les espèces de cette famille sont surtout iutertropicales; quelques-unes vivent en parasites .«ur beaucoup de iilantes (cuscute). Les liges souterraines de plusieurs convolvulacées sont purgatives (jalap, soldanelle, liseron) ; les tubercules de quelques espèces sont comestibles (patate) (/?//.).
convulsion. — Contraction musculaire involontaire des mu.scles ; produite jjar des troubles du système nerveux, ou à la suite de maladies du cerveau. Les convulsions sont par- ;'ois épidémiques. Le traitement dépend de la cause première des convulsions.
La crampe des écrivains, le hégayeïiient sont des convulsions partielles; Vépitepsie, l'éclaii>])sie, la catalepsie, la ehorée, le tétanos sont des convulsions générales. Les convulsions des enfants amènent souvent la mort à la suite de crises fréquemment répétées ; elles se produisent, chez les enfants l^rédisposés, sous l'influence de la frayeur, de la colère, des troubles digestifs, des douleurs di- la dentition, etc. ; on les combat jtar les bains, les vomitifs, les purgatifs, l'exercice, les promenades au grand air.
coordonnées. — Eu géométrie, on nomme coordonnées d'un point, les éléments qui servent à déterminer la position de ce point sur un jilan, sur une surface ou dans l'espaçai.
En astronomie, en particulier, on nomme coordonnées d'une (toile les éléments qui servent à déterminer sa position dans le ciel. Ainsi la position d'une étoile par rapport à un observateur est déterminée, à un moment donné, par deux coordonnées qu'on nouime azimut et distance zénithale, h'azimut de l'étoile est l'angle (jue forme, avec un plan vertical fixe arbitrairement choisi, le plan vertical qui passe par l'astre. La distance zénithale est l'angle que le rayon visuel dirigé vers l'étoile forme avec la verticale. L'angle complémentaire de la distance zénithale, c'est-à-dire l'angle du rayon visuel avec le plan de l'horizon se nomme hauteur apjjarente de l'étoile.
Mais ces coordonnées sont variables d'un moment à l'autre, à cause de la rotation de la terre sur elle-même.
Aussi, quand on veut déterminer les positions fixes des étoiles les tines par rapport aux .autres, on se sert d'autres coordonnées, l'ascension droite et la dér/inaison. L,'asce>ision droite d'une étoile est la distance en degrés du cercle horaire (voy. ce mot) de cette étoile à un autre cercle choisi comme point de départ; elle se comitte sur l'équateur,
COQ
COQ
d'Occident ea Orient, depuis 0» jusquà 30<>G.La déclinaison dune étoile est la distance en degrés de cette étoile à l'équateur; elle est boréale ou australe et se compte sur un cercle horaire depuis lequateur, où elle est 0», jusqu'à l'un et l'autre pôle, où elle est 90». Connaissant l'ascension droite et la déclinaison des diverses étoiles, on peut, sur un globe, tracer la représentation du ciel étoile.
coprolithes. — Concr'tions qnen rencontre dans un grand nombre de terrains, et que l'on considère comme des excréments fossiles d'animauvdi-sparus.
coq. — Genre d'oiseau di la fanullo des gallinacés essentiellement ulili^ par les pro-
D Chambre n air.
I,os races de coqs sont pour ainsi dire innombrables. Nous citerons seulement quelques-unes de celles qu'on rencontre en France. Race de Crève-cœur :
grande taille, chair excellente, bonne pondeuse, couleur noire. Race de Houdan : grande taille, chair excellente
C Jaune. -
B Ulunc.
Coquille.
(Euf de poule (poids moyen, 70 graiiimc>).
duits varies qu'il nous fournit. Les poulets , les chapons et les poulardes sont des animaux recherchés pour la délicatesse de leur chair; les œufs de la [loule servent pour l'alimentation et l'industrie, les petites plumes servent à faire des oreillers, des iraversins.
Le coq a été connu à l'état domestique de toute antiquité. L'origine est sans doute le coq Baukiva qu'on trouve encore à l'état sauvage.
L'élève du coq et de la ponle constitue un des grands produits de la
feraie. Malgré leur gros appétit, ils sont d'un entretien assez peu dispendieux, car ils trouvent dans la cour et dans les champs bien des graines qui sans eux seraient perdues ; d'ailleurs ils mangent aussi nombre de vers et d'insectes qui augmentent leur fécondité. Les poules bien nourries commencent parfois à pondre en janvier, po ur ne s'arrêter qu'à l'automne ; les poules de deux ans pondent le plus ; une bonne pondeuse peut donner jusfju'à 200 leufs dans une année. La couvée se fait dans la saison chaude ; elle porte sur 15 ou 80 œufs ; la durée de l'incubation est de 21 jours. Dès le jour de leur naissance les poussins mangent seuls (fig.).
Jeune poulet, au moment de la naissance.
Poule [race commune).
bonne pondeuse, blanche et noire, iîactf de la Flèche: grande taille, chair très estimée, très bonne pondeuse, noire à reflets verts. Racs du Mans : moins
Coq [race cammune).
grande, plus rustique, chair excellente, bonne pondeuse, noire. Rac^ courtespattes : rustique, bonne chair, très bonne pondeuse, noire. • Race de la Bresse : rustique, chair très estinn'C, très bonne pondeuse, noire ou blanche et noire. Race de Barbez /eux : très grande taille, chair excellente, très bonne pondeuse, noire. Les races coucou de Rennes, de Gournay, Caumont, de Caen, gasconne, sont très rusl iques, bonnes pondeuses, mais leur c'aair est médiocre. Outre ces races
COQ
COQ
françaises, d'autres races, d'importation étrangère, donnent aussi de bons produits. Race espagnole : grande, bonne pondeuse : donhiny. très grande.
Coq (Race de BuuJan
eliair excellente, bonne pondeuse ; de Coehinchine, très bonne pondeuse; brahma-poKtra. rustique, très grande.
Poule [race de Boudan).
lioune pondeuse; Padoue, cbair assez bonne, l)onne pondeuse.
Le nombre des coqs et poules en France est d'au moins 30 millions; le nombre des œufs se compterait par milliards (fig-)-
coquelicot. —Plante annuelle do la famille des papavéracées, remari|uable par ses belles fleurs rouges.
C'est une mauvaise herbe souvent très
abondante dans les champs de céréales, et aussi dans certaines prairies. On
Fleur de coquelicot (hauteur de la plank-, On",aO).
cultive dans les jardins des coquelicots doubles {fuj.)-
coqueluche. — Maladie caractérisée par des accès de toux convulsifs, violents, persistant pendant des mois entiers. Elle s'observe surtout chez les enfants ; on ne l'a généralement qu'une fois. Elle peut être accompagnée de convMlsions, et se complique àepnetimonie. Comme elle est contagieuse, on ne doit jamais laisser ensemble des enfants sains et des enfants atteints de coqueluche. On traite les malades par le bromure de potassium, la morphine, les bains chauds, le changement d air.
coquille de Saint-Jacques.
— Mollusque * lameltibrnnche d'assez
Coquille de Saint-Jacques (largeur, 0>»,15).
grande dimension, de chair délicate, (jui forme sur les côtes de l'Océan des bancs assez importants [fîg.).
cor. — Durcissement et épaississement de l'épiderme, constituant une petite tumeur sèche qui se manifeste sur les orteils à la suite d'une pression avec frottement des chaussures (fig.).
Les cors font surtout soufl'rir les personnes dont la peau est délicate ; par les temps humides la sensibilité augmente parce que l'épiderme durci se gonfle.
Le meilleur remède contre les cors
COR
COR
siste à éviter les chaussures trop ■ troites ou à semelles trop fines; tous les autres remèdes préconisés peuvent
Cors au2 pieds.
îWttlager, mais ne conduisent pas à une guérison radicale.
corail. — La matière nommée corail, qui sert à l'ornementation et à la parure, est constituée par If i squelette calcaire de quelques espèces de polypiers ou coraux ', squelette débarrass ■ de l'écorcc moins dure qui l'entoure pendant la vie (Âp.l- On pêche 1>corail principalement dan> laMéditerraué.'.
soit en allant le chercher au tond de l'eau à l'aide de scaphandriers,soit en employant des sortes de dragues qu'on traîne sur le fond. Les côtes d'Algérie fournissent tous les ans plus de 30 000 kilos de corail aux pêcheurs italiens.
coraux. — Les coraux sont des petits animaux zoophytes rayonnes vivant en colonie, implantés en grand nombre sur un support calcaire qu'ils sécrètent, Tioxaxaé polypier. Ce polypier alaforme d un petit arbre dont le tronc se subdivise en branches et en rameaux. Il a l'apparence et la dureté de la pierre, et souvent une belle coloration ronge. Le squelette pierreux est enveloppé d'une espèce d'écorce plus tendre, sur laquelle sont attachés les polypes ifig.).
Les polypiers sont sécrétés par les animaux eux-mêmes; ils croissent comme des forêts sous-marines, la
IMCT. DES SCIENCES CSOELLES
partie supérieure restant seule chargée d'animaux, tandis que la partie inférieure reste nue et s'incruste d'autres matières minérales. Ces polypiers forment autour de certaines eûtes des lignes de récifs quiontjusqu'à •i. kilomètres de largeur, ou qui d'autres fois ne forment qu'un Coraux Petit fragment de
très mince ru- j/o/j/j(/er(gro5-i),portaiitun ban. Ces récifs iMype ("" corail) épanoui, ne dépassent
pas le niveau de la mer, car les coraux ne peuvent vivre hors de l'eau ; mais le Ilot y apporte des débris de toutes sortes (jui peuvent même se couvrir de végétation. La Nouvelle-Calédonie pré- .sente sur sa côte occidentale une barrière de récifs de plus de 600 kilomètres
Corail. — Branche de corail, portant encore ses coraux.
Attole formé par des coraux.
de longueur, dont elle est séparée par un large canal.
On iiomme attoles des îles formées uniquement de coraux; ces îles sont annulaires, circonscrivant une lagune intérieure(/?y.).(Voy. aussi madrépores.)
corbeau. — Oiseau passereau de grande taille, avec couleurs foncées.
Essentiellement Carnivore, il mange les insectes, vers, limaçons, mulots, cadavresen putréfaction, gibier vivant, volaille, graines des champs ensemencés. Il est utile, mais peut être encore plus nuisible. Les corbeaux nous rendent ser\-ice, surtout, par l'œuvre de salubrité qu'ils accomplissent eu dévorant les cadavres des animaux grands et petits morts dans les champs. Les principales espèces du genre sont les suivantes :
Corbeau ordinaire, entièrement noir ; longueur tolale 66 centimètres, enver-