‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 124 sur 418 · DIS · texte numérisé non relu

DIS

fumée s'élève dans l'air. Yoilà pourquoi on a pu gonfler des aérostats avec de l'air chaud; le ballon ne reste alors suspendu qu'autant que l'air qu il renferme demeure à une haute température.

dindon. — Oiseau gallinaeé, originaire de l'Amérique [fig.)- Sa longueur totale est de Ini,20; son envergure de i",80. Il habite encore à l'état sauvage les grandes forêts du Nouveau Monde; il est alors plus gros et plus beau que le dindon domestique. En domesticité, le dindon se nourrit de tout ce qu'on

Dindon (longueur, 1 mètre).

lui donne et de tout ce qu'il trouve, comme la poule. La femelle est excellente couveuse ; on la charge souvent de couver des œufs de poule et de pintade. L'élève des dindons est assez difficile, mais de grand rapport, à cause de latailk' de l'animal. Sa chair est très estimée, surtout celle de la femelle.

diphtérie. — Maladie caractérisée par la i)roduction de fausses membranes sur les muqueuses, et principalement celles des gencives, de la bouche, de l'arrière-bouche, du larynx, du nez, des oreilles, etc. 'L'angine couenneuse' est une diphtérie dont les fausses membranes se produisent principalement dans le pharynx et sur les amygdales.

La diphtérie attaque surtout les enfants; c'est une maladie tantôt sporadique, tantôt épidémique, mais toujours contagieuse ; elle se transmet par un microbe. Quand les fausses monbranes envahissent les organes de la respiration, comme dans l'angine couenneuse, qui est de beaucotip la diphtérie la plus fréquente, elles peuvent déterminer l'asphyxie du malade en s'opposant à l'arrivée de l'air, mais le plus grand danger de la diphtérie est ailleurs. C'est que les produits toxiques formés avec les fausses membranes s'introduisent dans le sang et , produisent un véritable empoisonnement, qui peut avoir les suites les plus graves.

On conçoit dès lors que le traitement de la diphtérie doive être local, pour combattre les fausses membranes, et général, pour obvier aux dangers de lintoxication du sang.

dissolution. — Un morceau de sucre disparaît au contact de l'eau, pour former de l'eau sucrée; on dit qu'il est en dissolution. Chaque liquide peut de même dissoudre un certain nombre de solides. La loi principale de la dissolution est la suivante : une quantité donnée du liquide, prise a une température déterminée, ne peut dissoudre qu'un poids limité d'un corps solide. Ainsi, un kilogramme d'eau à 0» ne peut dissoudre que •360 grammes de sel de cuisine, ou 130 grammes de salpêtre, ou 120 grammes de sulfate de soude. On dit qu'une dissolution est saturée quand le liquide tient eu dissolution tout le poids du solide qu'il est susceptible de dissoudre a la température à laquelle il se trouve. Le plus souvent la solubilité va en augmentant beaucoup quand la température s'élève ; ainsi l'eau bouillante peut dissoudre 25 fois plus de salpêtre que leau glacée.

Quand on fait évaporer une dissolution saturée froide, ou qu'on laisse refroidir une dissolution saturée chaude, le corps en dissolution reprend l'état solide, et en général il cristallise (voy. cristallisation).

distillation. — Un liquide impur se purifie par distillation ; ou le fait

Chapiteau.

Alambic métallique à distillation. — Les vapeurs parties de la chaudière, viennent ?e se condenser dans le serpentin, refroidi par l'eau sans cesse renouvelée du réfrigérant.

bouillir dans la chaudière, ou cucurbite, d'un appareil nommé alambic (fig.): le liquide pur sort seul du vase sous forme de vapeur, laissant là les matières étrangères. En condensant alors la vapeur dans un serpentin

Page 1