ALB
des «luteurs, au contraire, la respiration devient pénible (palpitations, nausées, vomissements, faiblesse, puis asphyxie) ; de là le mal des montagnes, ('prouvé i>ar ceux qui font de grandes ascensions. Des aéronautes (Sivel, Crocé-Spinelli) ont trouvé la mort par asphyxie dans les hautes régions de l'atmosphère.
airelle. — Arbrisseau (raisin des
bois, brindelle) dont
les baies, d'un bleu
noirâtre, acidulées,
se mangent crues
ou confites (fig-)-
Très abondante en ,^., «
Russie, oii on en ^'^i, .«;?
fait une grande con-
sommation, sous di- "^ '
verses formes. Plusieurs espèces sont cultivées pour ornement.
ajonc. — Arbrisseau épineux {papilionacées) abonilant en France i/ig.j. Employé comme clôture pour les champs; sert de combustible dans les pays de landes ; comme litière, l'ajonc donne un bon fumier. En Bretagne, il est cultivé en grand comme fourrage; pour que les animaux puissent le manger, il faut le broyer soit au pilon, soit avec des broyeurs mécaniques.
alambic. — Voy distillation.
albâtre. — h'albâtre calcaire est du carbonate de chaux, presque aussi dur que le marbre ; Y albâtre gypseu.r, moins estimé, est du sulfate de chaux, très tendre. Ces deux pierres sont demitransparentes, tantôt jaunâtres, tantôt très blanches. On en fait des vases destinés à l'ornementation.
albatros.
— Très gros oiseau palmipède des mers du Sud. Lourd et massif, très robuste, vol puissant, grande voracité(/i',7.).
Albatros (lun:
albinos (latin : albus, blanc). —
ALG
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Personnes dont les cheveux, les poîls, la peau ne renferment aucun principe colorant; peau d'un blanc mat, poils blancs, iris de l'œil rosé, pupille rouge ; chairs généralement flasques. L'iris de l'œil, nétant pas coloré, laisse filtrer la lumière, ce qui rend la vue faible ; les albinos voient mieux dans une demi-obscurité qu'en plein jour. Cette infirmité est souvent héréditaire.
Le rat, le lapin, le cochon d'Inde, les poules, les canards sont souvent albinos.
albumine (latin : albus, blanc, àcausedu6?a»cd'œuf, qui contient l'albumine). — Substance organique qu'on trouve dans le blanc d'œuf, le sang, le lait, et dans les graines des céréales et des légumineuses, dans divers sucs végétaux. Le blanc d'œuf contient presque uniquement de l'albumine et de l'eau.
Sèche, c'est un solide jaunâtre, sans saveur, ni odeur, soluble dans l'eau.
Elle est coagulée de sa dissolution, et précipitée par les acides, l'alcool, le tannin. Se putréfie vite au contact de l'humidité.
Joue un rôle important dans l'alimentation ; sert au collage des vins, au raffinage du sucre, est employée en teinture. On lextrait des œufs , b-s jaunes sont vendus aux pâtissiers, aux cultivateurs qui engraissent des volailles etdes veaux; ils servent aussi en mégisserie.
albuininoïde. — On donne le uom de substance albuminoïde ou protéique aux substances analogues à l'albumine ; se rencontrent surtout dans les animaux {albumine, fibrine, caséine, osseine, légumine, pepsine...).
Toutes renferment de l'azote, ce qui leur donne une grande importance comme substances alimentaires. Tr^-s facilement putrescibles, à moins qu'elles ne soient sèches.
albuminurie. — Maladie dans laquelle l'urine renferme de l'albumine.
Cette urine, chaufl'ée aussitôt après son émission, se trouble par suite de la coagulation de l'albumine : cette constatation, si simple en apparence, ne peut être faite avec certitude que par le pharmacien ou le médecin. Quand elle survient à la suite de la scarlatine, de l'érysipèle, l'albuminurie est ordinairement passagère et sans gravité.
Chronique, elle indique des désordres intérieurs graves. Le traitement varie selon la cause présumée de la maladie.
alcali. — Corps à saveur acre et caustique, verdissant l'infusion de violette; soluble dans l'eau; capable de se combiner aux acides jjour donner
DlCT. DES SClEJiCLS DSUKLI.ES.
des sels. Tels sont la potasse, la soude (solides), et l'ammoniaque (gazeux).
— Sont employés à l'extérieur comme caustiques ; à l'intérieur, ce sont des poisons violents dont on combat les effets 'par l'absorption d'eau vinaigrée.
alcaloïde. — On donne le nom d'alcaloïde, ou alcali organique, à des composés azotés retirés des animaux ou des végétaux, ou fabriqués artificiellement, et qui ont les propriétés des bcses ' Saveur très amere ; se combinent aux acides pour donner des sels, h'aniline est un alcaloïde artificiel, qu'on ne trouve pas dans la nature ; dans les animaux on trouve la créatine, l'urée; dans les végétaux, , la morphine, la codéine, la nareotine, ' le quinine, la strychnine, la cocaïne, etc.
Tous les alcaloïdes végétaux ont une action énergique sur l'économie. La plupart sont clés poisons très violents. Le pavot, le tal>ac, la digitale, la jusquiame, l'aconit, la belladone, la ciguë... sont redoutables à cause des alcaloïdes qu'ils renferment. Fort employés en médecine, à faible dose ; beaucoup sont des remèdes précieux, remplaçant avantageusement les substances dont ils proviennent parce qu ils s'administrent et se dosent beaucoup plus facilement, fins les cas d'empoisonnement, le tannin et les substances végétales quien contiennent sont les meilleurs antidotes.
alcarazas. — Carafe en terre poreuse, pour rafraîchir l'eau. Le liquide suinte lentement à travers les
Âlcarazas. — .V (léfaut d'alcaïazas, on peut rafraîchir l'eau d'une carafe en entourant celle-ci d'une serviette mouillée.
parois du vase, et vient s'évaporer à la surface, rafraîchissant notablement l'eau intérieure (fig.). Les âlcarazas vendus eu France sont ordinairement mauvais. A défaut d'alcarazas, on peut entourer une carafe d'une serviette mouillée (fig.) et la placer dans un courant d'air.
alcool. — Ij'alcool ordinaire, ou
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esprit de vin, est connu depuis une haute antiquité. Liquide incolore, odeur vive, enivrante, saveur chaude et brûlante ; plus léger que l'tau ; bout à 78' se congèle à — 130». Très inflaminal)le ; Ûamme peu éclairante, très cliaudi'.
Origine. — Se forme dans la fermentation • du sucre. Les jus sucres du raisin, de U pomme, de la potre,de beaucoup de fruits, donnent, par ternicnlaliou, des boissons alcooliques (vin cidre, poiré) dont on peut retirer 1 alcool par distillation. Les jus de canne et de betterave, les mélasses qui restent comme résidu de la fabrication du sucre fournissent aussi de 1 alcool par feriuentation.Les matières riches en amidon ou en fécule {céréales, pommes de terre...), peuvent donner naissance d'abord à du sucre, puis à de l'alcool. L'alcool a donc de nombreuses origines. , ., ExtracUon. — Dans tous les cas, il faut séparer l'alcool de l'eau avec lequel il est mélangé, et des différentes substances qui se trouvent dans cette eau en même temps que lui.
La séparation se fait par distillation, parce que l'alcool est plus volatil que les autres substances, qui restent en grande partie dans la chaudièie.
Une seconde distillation donne de l'alcool plus concentré, ou rectifié. Les ap- Conuus liareils industriels de dis-
dé la pomme de terre. Dans cette production, la France tient le premier
Distillation du vin ou du cidre dans les campagne?, en vue d'en retirer l'alcool.
ran<' pour la qualité et la quantité (2 millions d'hectolitres par an, dont
Robinet d'arrivée" du liquide à distiller.
Réfrigérants.
- BuHHfif
Appareil Laugier |ioiii I > xlru'hoii initu-lrulle de I alcool — Le liquide à distiller arriva parle i.ibiiut Slip. M ui il 11)9 le va«eG, il >.erl d abord à refroidir le< serpentins. Il s'échaulVe progressix'iiieiil et |ia-so suiH-cssiveiiieiil dans le second vase F, puis dans la première cornue B et enfin dans la seconde A. A mesure qu'il descend, il s'échaufîe et pi'rd son alcool, qui, par des tu^'aux, remonte en vapeur jusque dan» les serpenliiis supérieurs, el va s'écouler dclinilivement par l'exlrcinilé du dernier serpentin dans le récipient II.
lillalioa sont fort coiiuilexos (fig.). 1 30 OiK) seulement proviennent du
La plus grande partie de l'alcool est vin), retirée de la betterave, des grains et I Usages. — Les diverses sortes com-