‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 135 sur 418 · ÉCR · texte numérisé non relu

ÉCR

— 2oO

ÉDE

Ecrevisse (longue»

dans les eaux douces de l'Europe et du nord de l'Asie. Présente de grandes analogies avec le homard. Elle a un rostre aplati, armé de chaque côté dune dent plus ou moins forte située vers son tiers interne. Carapace solide et tinement granulée; les pattes antérieures sont terminées par des pinces Î)uissantes. Coloration verdàtre et )ruaàtre. C'est un aliment sain, agréable, fort estimé.

On en connaît deux variétés : l'écrevisse à pattes hlanches, qu'on trouve dans les ruisseaux; lecrevisse à pattes rouges, habitant surtout les rivières ; celle-ci est plus estimée.

La ponte des écrevisses a lieu vers la fin d'octobre; les œufs, après la ponte, sont fixés aux fausses pattes de l'abdomen de la femelle ; d'abord noirâtres, ils deviennent rougeâlres au moment de l'éclosion. Celle-ci a lieu vers le mois de mai, six mois après la ponte.

Les jeunes ont une nageoire caudale rudimentaire et la configuration des adultes. Plusieurs mues pendant la durée du développement.

La fécondité des écrevisses est médiocre ; une femelle pond à peu près 250 œufs, dont 100 à peine arrivent à éclosion; les petits sont détruits par un grand nombre d'ennemis. La croissance est fort lente, une ecrevisse de taille très médiocre, iiesant à peu près 50 grammes, a déjà 10 ans. Ceci explique comment nos cours d'eau se dépeuplent de plus en plus d'écrevisses; ' il faut ajouter que des épidémies graves ont causé, depuis quelques années, une mortalité considérable de ce crustacé. Pour remédier à la diminution du nombre et de la taille des écrevisses on a tenté l'élevage rationnel, particulièrement en Allemagne; on capture des écre^-isses dout la queue est bien pourvue d'œufs. puis on les conserve dans des réservoirs po;ir faciliter l'éclosion; quand les jiunes ont pris un certain développement, au bout de quelques mois, on l?s place dans les cours d'eau. L'aménagement rationnel des ruisseaux, combiné avec des ensemencements, leur permettrait de donner rapidement des produits abondants.

écroiielles. — Engorgement et ■suppuration des ganglions lymphatiques, qu'on observe principalement dans Ja scrofule'.

écureuil. — L.'écurettil commun (fig.) de nos pays est un mammifère rongeur remarquable par son corps allongé, l'élégance de ses formes, sou pelage roux par-dessus et blanc en dessous, sa queue longue, fournie, annelée de blanc et de noir, ses oreilles terminées par un bouquet de poils. Sa longueur est de 25 centimètres, sa queue a 22 centimètres; il pèse à peu j)rès 250 grammes. Sa couleur est variable- selon les climats, les saisons et les individus.

On le rencontre dans toutes les forêts de l'Europe. Ses ongles robustes, sa taille allongée, lui permettent de se mouvoir sur les arbres avec une extrême facilité.Il se nourrit de bourgeons, de jeunes pousses, d'amandes, noix, noisettes,glands; il suce aussi les œufs et mange même les petits oiseaux; il fait Écureuil commun (longueur des provi- du corps, o^.ss).

sions pour

l'hiver. En somme son appétit est assez petit, et les dégâts qu'il fait sont peu importants. Il construit sur les arbres, avec des brins de bois, un nid bien couvert, avec une seule ouverture.

La femelle porte quatre semaines et met bas 5 ou 6 petits; elle a deux portées par an.

L'écureuil fournit des fourrures estimées ; les plus belles viennent de Sibérie et de Laponie, et sont connues dans le commerce sous ïe aom de petitgris. On exporte tous les ans de Russie plus de deux millions de peaux de petit-gris.

Un grand nombre d'espèces de rongeurs exotiques se rapprochent beaucoup de notre écureuil commun.

eczéma. — Éruption de vésicules suppurantes à la surface de la peau, avec démangeaisons très vives : occupe surtout le cuir chevelu, la face, les pieds. Chez les enfants, l'eczéma du cuir chevelu est dû surtout à la malpropreté. C est une maladie très fréquente et très tenace; ne cède qu'à un traitement longtemps prolongé de bains, frictions, purgations, etc., et surtout à un régime sévère, exempt de poisson, de charcuterie, de liqueurs excitantes, de boissons alcooliques.

«^dentés. — Les édentésifig.) constituent une importante famille dt niammi.'ères. Ces animaux, qu'ca

EFF

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rencoiilrH seulement dans les contrées iroijicales, présentent des types très ilivers.Mais ils se distinguent des autres mammifères par l'absence de certaines 'lents, de là leur nom. Les uns n'ont pas de dents du tout, d'autres ont seulement des molaires. Leurs ongles sont longs, recourbés et très puissants ; ils sont propres à grimper "U à fouir la terre.

On di%'ise les édentés 11 trois ordres. Les tardiçrades, à la démarche

Dans les campagnes, chaque maison, chaque pignon de grange devrait présenter des ouvertures permettant à l'ell'raie de s'y introduire pour nicher

ifig.).

églantier. — Arbrisseau qui n'est autre chose que le rosier sauvage, à

Type d'édenté : le fourmilier.

lourde, aux formes imparfaites (paresseux) ; les fouisseurs disposés pour creuser la terre {tatou.

fuurmii.i''r. pangolinr, les monotrèmes , ayant un cloaque comme les oiseaux , pas de dents, mais ayant un bec corné {éehidné, ornithorynque).

elfraîe . — Oiseau rapace nocturne.

au dos roux, au ventre ))lanc, avec taches allong''es. Longueur, 33 centimètres; envergure. 1 mètre. Très commun en France ; niche dans les rochers et les vieux édifices ; trois ou quatre œufs blancs. Très utile, comme tous

Elfraie (longueur, 0',3!)j.

les nocturnes, car il se nourrit exclusivement de petits rongeurs.

Églantier, ou rosier sauvage (rameau fleuri, avec détail d'une fleur).

fleurs simples. On en connaît plusieurs variétés, différant par la couleur des fleurs (A^-)-

eicler. — Grand oiseau palmipède analogue au canard, mais de plus grande taille (/î(/.). Habite les régions les plus septentrionales des deux continents. Leider vulgaire a 60 centimètres de long et 1",10 d'envergure. C'est un oiseau essentiellement marin, à la marche et au vol pénibles, mais très agile sur l'eau. Niche dans les îles couvertes de petits buissons; le nid est par terre, fait d'algues et de branchages , mais abondamment tapissé à l'intérieur du plus fin duvet de l'oiseau ; c'est ce duvet des nids que les chasseurs prennent pour

le vendre à un prix très élevé. Six à huit œufs, d'un vert sale. La durée de l'incubation est de 25 jours; les petits sont conduits à la mer dès leurs naissance.

Les eiders sont une richesse pour les pays de l'extrême nord; on les mange, quoique leur chair soit très médiocre, mais surtout on en retire ce

Eider (longueur, 0"

ÈLA

ÉLE

fluvet précieux, avec lequel on fait des (idredoiis, et qui a une si grande valeur.

clan. — Mammifère ruminant (voy. ce mot) de la famille des cervidés (fig.). Il est grand et gros ; le mâle porte des bois larMS, découpés; la hauteur atteint 2 mètres au garrot, avec un poids qui dépasse souvent 400 kilogrammes ; le bois pèsj jusqu'à 20 kilogr. La couleur est d'un brun roux; le jielage est court et épais.

Il vit dans les régions du nord de l'Europe et de l'Asie, habitant les forêts les plus solitaires. Il forme des

Elan (liauteur, 3 mètres).

troupeaux de 15 à 20 individus, causant de grands dégâts dans les forêts, car il mange les jeunes pousses et les écorces. Il est très résistant à la fatigue et peut faire 400 kilomètres en un jour. Il n'a pas été domestiqué; on le chasse pour sa chair, sa jjeau, ses bois. Le nombre en dimiuue assez rapidement.

élasticité. — Propriétés qu'ont certains corps de reprendre leur forme primitive lorsque la cause qui avait produit la déiormation cesse d'agir.

L'acier trempé, le caoutchouc sont des corps doués dune grande élasticité.

Les ressorts de montres, les ressorts des voitures, ceux àes dynamomètres' soat justement "formés par des lames élastiques d'acier. C'est à son élasticité que le caoutchouc doit la plupart de ses usages.

Les liquides sont fort peu compressibles;nia.\s quand un liquide a éprouvé, sous liaflueuce dune très grande t'ressiou, une faible diminution de volume, il reprend exactement son volume primitif quand la pression a cessé d'agir; les liquides sont donc élastiques.

L'élasticité des gaz' est parfaite; un gaz, comprimé de façon à prendre

uii vuluiiie 10, 100 fois moindre que son volume normal, revient, la compression cessant d'açir, à son volume primitif. L'élasticité des gaz obéit à une loi math''niatique simple, dite loi de Mariolte : quand on comprime une masse gazeuse à température invariable, de manière à réduire son volume au tiers, au quart, de sa valeur primitive, l'élasticité du gaz exerce sur les parois du vase une pression trois, quatre fois plus grande que la pression primitive.

électricité (grec : électron, ambre jaune). — On nomme ainsi la cause, de nature inconnue, des phénomènes l)roduits parles corps que l'on a frottés. Un morceau de verre, frotté vivement avec une étoffe de laine, acquiert la

Un morceau de verre frotté attire les corps légers.

propriété d'attirer les corps légers (/''</.); on dit que le morceau de verre est électrisé, et on nomme électricité la cause de l'attraction des corps légers.

On ne peut électriser directement par frottement que les corps mauvais conducteurs de l'électrieiié (voy. conductibilité) comme le verre, la résine, le soufre, etc. Les corps bons conducteurs ne s'électrisent par frottement que s'ils sont fixés à des manches isolants, c'est-à-dire à des manches faits d'une substance mauvaise conductrice; les métaux sont très bons conducteurs.

On distingue expérimentalement deux sortes d électricité, auxquelles on a donné les noms d'électricité positive et électricité négative. On les distingue par ce fait que deux corps char-

ÉLE

ÉLE

' s ihi la même électricité se rcpous- -..'iit. tandis que deux corps chargés déloctricités contraires s'attirent, ijuandon frotte deux corps l'un contre fautre, les deux électricités se développent toujours simultanément ; l'un se charge d'électricité positive, l'autre d'électricité négative.

Quand un corps est électrisé, l'électricité est toujours uniquement à i;t surface; encore n'y reste-t-elle pas longtemps, car elle se perd peu à peu >laus l'air, c'est-à-dire, qu'au bout de peu de temps le corps qu'on avait électrisé a perdu la propriété d'attirer

L'électricité se perd rapidement par les pointes.

les corps légers. Cette déperdition est surtout rapide si le corps électrisé possède une pointe ; l'expérience montre en effet, que l'électricité répandue sur un corps se porte rapidement vers les pointes, et se répand de là dans l'atmosphère : c'est ce qu'on nomme lc\pouvoir des pointas i/ig.}.

Ëlectrisation par influence (fig.). — 11 n'est pas toujours nécessaire de frotter un corps pour l'électriser.

Supposons qu'un corps conducteur, par exemple une sphère de laiton, soit tenue à la main par l'intermédiaire d'un manche isolant.

Si on l'approche ilun corps élect ri se positivement, il s'electrise luimême, à distance, sans avoir touché |e corps électrisé ;

il se^ charge d'électricité positive sur le côté le plus éloigné et d'électricité n. fativ- <".!• 1-^ ■".! ' !■• plus rapproché.

Ëlectrisation par influence—La spuére 8, isoli'C sur ini pied fie verre, se charp! d'électririlé positive el d eleclrinlé négative, sous l'influence de la sphère A, qui esl élec- Irisée posiliveoient

Qu'on éloigne le corps, et ïinftuencu cesse, le corps conducteur perd toute trace d'éiectrisation. On explique ces faits en supposant que tout corps possède constamment les deux électricités, mais unies de façon à former du fluide neutre, sans action sur les corps légers. Sous l'influence d'un corps électrisé placé à une petite distance, le fluide neutre est décomposé et les fluides positif et négatif se séparent; si le corps électrisé s'éloigne, l'influence cesse, et les deux fluides so combinent pour reformer le fluide neutre.

Mais on peut diriger l'expérience autrement. D'un corps électrisé positivement approchons la sphère de laiton soutenue par un manche de verre; elle s'electrise r a comme nous venons de le dire. Touchons la sphère avec le doigt, de façon u Il mettre en communication avec le sol; l'électricité positive , qui est repoussée (voir plus haut) par l'électricité de même nom du

corps électrisé, s'en ira dans le sol, et il ne restera sur la sphère de laiton que de l'électricité négative. Si alors on enlève le doigt, puisqu'on éloigne la sphère, elle restera cependant chargée d'électricité négative : on aura ainsi électrisé une sphère sans la frotter, par influence d'un autre corps électrisé.

Pour les divers procédés qui permettent d'obtenir de grandes quantités d'électricité, voyez machines électriques, électrophore, piles.

Effets de l'électricité. — L'électricité n'attire pas seulemeut les corps légers, elle produit d'autres effets importants. L'étincelle venant d'une forte machine électrique, ou d'une bouteille de Leyde', peut traverser une carte, et la percer; si la machine est assez puissante, on peut percer une lame de verre de plusieurs millimètres d'épaisseur (fig.). Un lil métallique fin, à travers lequel passe la décharge d'une bouteille de Leyde, est porté au rouge, et peut même être volatilisé. L'étincelle elle-même doit être considérée comme un effet de l'électricité ; elle résulte de réchauffement de l'air par suite du mouvement rapide des deux fluides, qui .sont attirés l'un vers l'autre. Cettf' étiiic'lle e^t a^sez chaude

Ëlectrisation par mfluence.— Las|*èreB, mise en conimunicalion a^ec le sol par un 01 mélallique, se charge d'électricité négative, si'US l'influence de la sphère A, qui esl électrisée posilivemenl.

ÉLE

ÉLE

pour allumer la poudre, l'clher, pour 1 L ôtincetlo d'une machiue arrivant

faire détoner un mélange dair et de ! ■ ->■' l-'i muin fait ressentir l'impression

gaz d'éclairage. La durée de l'étin- '

celle est extrêmement courte; elle no

dépasse pas la dis-millième partie

d'une seconde ; elle a une longueur

d'autant plus grande que la machine

L'étincelle rouriiie par une batterie électrique, volatilise un fil métallique M à travers lequel on la fait passer.

qui la produit est plus fortement électrisée. Quand l'étincelle passe dans un tube où l'on a fait le vide avec une machine pneumatique*, elle peut être beaucoup plus longue ; de plus, elle s'étale de manière à éclairer tout le tul)o de lueurs qui varient selon la

Étincelle en zigzag.

d'une piqûre ; si la machine est puissante, on ressent une commotion dans

Une forte étincelle foiuuie par une liatlerfe éleclri(|ue, et passant (le A vers B, perce une plaqne de vene C.

nature du gaz qui reste en petite quantité dans le tube {fiy.).

L'électricité produit aussi des effets chimiques, en décomposant certaines substances, et au contraire déterminant la formation de certaines autres ; mais c'est surtout avec le coxî-oiii 1 les doigts, le poignet, les iambes mémo des piles' que les efTets chimiques et la poitrine; uno bouteille de Leydc, présentent de l'intérêt. ' une bobine de Ruhmkorff, une forte

Expérience du cerf-volant de Franklin.

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pilo, une machine dynamo-électrique i ou unité de résistance, est la résistance sont susceptibles de donner des com- offerte au passage du courant par une motions, parfois dangereuses. colonne de mercure ayant un millimètre

! carré de section, et lue centimètres de électricité atmosphérique, longueur. Quand on dit que le circuit — Il y a toujours de l'électricité dans traversé par le courant présente une l'air. Tant que cette électricité est ré- ! résistance de 125 ohms, cela signifie pandue uniformément partout, elle ne que la résistance du circuit est égale à produit aucun effet. Mais quand elle celle que présenterait une colonne de s'accumule dans les nuages, il en mercure ayant un millimètre carré de résuite des effets qu'on observe dans section et "une longueur de 106X123:= \es orages'. Franklin, en 1732, montra 13 238 centimètres, que la foudre est une immense étin- j D'autre part, on nomme intensité celle électrique. Un cerf-volant fut d'un courant : la quantité d'électricité lancé dans un nuage orageux, et on | qui passe dans le lil conducteur du put tirer, par l'extrémité inféiieure j courant, pendant une seconde. L'unité delà ficelle, des étincelles gui ne diffé- | qui sert à mesurer l'intensité des couraient de celles des machines éleclri- j rants se nomme ampère, h'ampére. ou 3ues que par leurs plus grandes ■ unité d'intensité des courants, est l'inimensions (fif/-)- L'électricité atmo- | tensité du courant fourni par une pile

dont la force électromotrice est égale à un volt, et la résistance totale égale à un ohm.

Enfin la quantité d'électricité fournie par une pile ou une machine se mesure à l'aide d'une unité qu'on nomme le coulomb. Le coulomb, ou unité de quantité d'électricité, est la quantité d'électricité fournie, en une seconde, par une pile ou une machine dont l'intensité est égale à un ampère.

Ces noms donnés aux principales unités électriques (volt, ohm, ampère, coulombj sont les noms de quatre des

sphérique est la cause des orages*

électriques (unités). —Les effets

produits par une pile* ou par une machine d'induction* (voy. Effets des piles;

dépendent de plusieurs circonstances.

Quand les deux pôles d'une pile ou

d'une machine d'induction ne sont pas

mis en communication entre eux, 1 un

se trouve chargé d'électricité positive,

l'autre d'électricité négative. On nomme

force électromotrice la cause de cette

électrisation des deux pôles ; on dit

aussi que ces deux pôles, qui sont

L-hargés d'électricités de noms contrai- j savants qui ont fait les plus grandes

ros. ne sont pas au mî-me potentiel. Et, i découvertes en électricité.

selon que cette force électromotrice ou !

cette différence de potentiel sont plus I électro-aimant. — Quand on

ou moins grandes, le courant qui se j entoure un barreau d'acier trempé

produira au moment de la réunion des 1

pôles aura une intensité plus ou moins

grande et sera capable de produire des

effetsplus ou moins grands. On a donc

intérêt à pouvoir mesurer la force électromotrice ou la différence de potentiel

d'une pile ou d'une machine.

Cette mesure se fait à l'aide d'une

unité qu'on nomme le volt. Le volt, ou ,

unité de force électromotrice, est la I

force électromotrice d'une pile Daniell ' composée d'un seul élément. Quand on dit que la force électromotrice d'une machine dynamo est de 100 volts, cela signifie que cette force électromotrice est cent fois plus grande que celle d'un 1 élément de Daniell.

Mais les effets d'un courant ne dé- [ pendent pas seulement de la force !

électromotrice de l'appareil qui le !

fournit. Le courant s'affaiblit par son Électro-aimant - i „ o „„ „. .• . . ■ passage à travers les divers solides ou uffitSu^'d.nS^rrauS Vr.tusVô ^ liquides qu il est obhgé de traverser. le barreau en un aimant temZraire et qui offrent à son passage une cer- Uinc résistance. Plus la résistance est d'un fil de cuivre recouvert de soie et

1 a.de d ano un,lé .ommfe IW™. LW„„. rapidement « «sriranSL en ,*ëi°

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qnes instants en un aimant puissant.

C'est là le meilleur moyen d'obtenir (les aimants.

Si on répète la même expérience en lemplaçant le barrt'au d''a<ier par un liarreau de fer pur {fer doux), ce barreau s'aimante instantanément, mais son aimantation cesse dés que le courant cesse de passer. On nomme l'iectro -aimants ces aimants de fer.

dont l'aimantation apparait et disparait iustantcinément quand on fait passer un courant et qu'on l'interrompt (fig.).

Certains électro-aimants sont si puissants qu'ils peuvent soutenir un poids de fer de plus de 3 00U kilogrammes. C'est un électro-aimant qui constitue la pièce essentielle des télégraphes et des sonneries électriques.

éIeclroly«se {électricité et luaïn (grec, décomposer). — On nomme ainsi la décomposition d'une substance telle que Veau ou le sulfate de cuivre, par l'action du courant electrique(voy. piles).

électronié(aIlurçyi«. — Opération industrielle qui a pour but d'extraire les métaux de leurs minerais eu décomposant ces minerais par l'action du courant électrique, comme on décompose le sulfate de cuivre dans la galvanoplastie*. L'électrométallurgie, aujourd'hui à ses débuts, est appelée sans doute à rendre de grands services pour le traitement de certains minerais de cuivre, de plomb, de zinc, d'aluminium, etc., qui ne peuvent pas être traités économiquement par les procédés ordinaires de la métallurgie*.

électroniètre. — Instrumaut qui sert à mesurer la tension, la force de l'électricité développée à la surface d'un corps électrisé. L'électromètre de Thomson est fondé sur l'action exercée par les courants électriques sur l'aiguille aimantée.

électrophore {électricité et phéro grec, je porte). — U électrophore est une machine électrique d'une grande simplicité. Il .se compose d'un disque de résine, sur lequel ou (lose un disque lie bois recouvert do papier d'otain, et muni d'un manche de verre {fig.).

l'our le faire fonctionner on frappe vivement le gâteau de résine avec une peau de cliat; quand la résine est électrisée on y pose le disque de bois, on touche ce dernier avec le doigt (voy. électricité , à électrisation par influence), puis on enlève le doigt et on soulève le disque à l'aide du manche de verre : on en peut retirer alors une

étincelle. On peut recommencer la manœuvre autant de fois qu'on le veut

Eiectropliore.

sans avoir besoin de frapper de nouveau la résine avec la peau de chat.

électroscope (électricité et scopéin (grec, examiner). — Instrument

Pendule électrique, ou électroscope à moelle de sureau. — l'n corps électrisé Y attire la petite Jjoule do moelle de sureau CB.

destiné à reconnaître si un corps est électrisé. Le plus simple des électroscopes est constitué par une petite boule de moelle de sureau, suspendue par un (îl de lin. Quand on vent voir si un corps est électrisé, on l'approche de la boule, celle-ci est attirée; s'il n'j' a pas d'attraction, c'est que le corps n'est pas électri.^é ifig.).

L' électroscope à feuille d'or, l'électromètre condensateur sont des instruments plus compliqués, d'un usage moins commun (fig.).

éléphant. — lUlépImnt {fig.) est un niainmifèro proboscidien. II est remarquable par sa grande taille et sa trompe mobile; deux sortes de dents, des incisives constituées en km-

ÊLÉ

ÊLÉ

fues défenses, et des molaires plates, •annelées, répondant à un régime .■ssentiellement végétal; deux mamelles pectorales ; les mambres sont pourvus «le cinq doigts, et disposés en forme de i-olonnes pour soutenir le corps. La trompe u est autre que le prolongem'întdunez; elle contient les deux f.isses nasales.

Les éléphants ont paru à l'époque tertiaire; ou connaît plusieurs espèces

Éléphant d'Afrique (hauteur, S mètre; :

(loids, ■; ooO kilogr.).

fossiles aujourd'hui disparues. Les ■spèces vivant actuellement, peu distinctes les unes des autres, sont au nombre de deux : l'éléphant des Indes, 't Véléphaiit d'Afrique.

Ces animaux sout, après les baleines, los plus gros des mammifères, h'ék'phoiit d'Afrique atteint parfois 5 mètres de hauteur; la trompe a 2"',50; son poids varie entre 4 et 7 tonnes; le poids des défenses peut aller à une tonne et di^mie. L</('- /j/ia>t< des //ides est notablement moins gros.

Le premier habite dans tout le centre de r.^frique ; le second se trouve dans la partie méridionale de ÎAsie. Le premier a les oreilles et les défenses plus grandes que le second. La peau est dépourvue de poils; elle n'a que des soies clairsemées; la queue est courte ; partout la peau est dure et calleuse (fig.).

A l'état sauvage l'éléphant vit dans les grandes forêts qui renferment de l'eau, qu'il parcourt agilement dans tous les sens; il traverse les fleuves en nageant très habilement. Cet animal est intelligent, tranouille et doux; il vit eu troupes nombreuses, obéissant chacune à un chef. Il se nourrit exclusivement de substances végétales dont il con-

L'élépbant d'Asie a l.i téie uiuins forio, les iireilles ii.oiii.; grandes, les défenses moins longues.

L'éléphant d'Afrique <i

la tète |iliis lorte, les oreille? plus lîrande'^, les défenses plus longues.

somme de grandes quantités ; il pénètre parfois dans les plantations, ou il fait de sérieux ravages. C'est avec sa trompe qu'il porte l'eau à sa bouche, pour boire. La multiplication de l'éléphant est très bornée; la gestation dure presque deux ans ; la femelle met bas un seul petit, qui n'atteint sa taille complète qu'à l'âge de 25 ans. L'éléphant sauvage atteint peut-être l'âge de 150 ans.

L'éléphant est pour l'homme un animal de grande utilité, malgré les dégâts qu'il produit dans les forêts et lesplautatious. Malheureusement il tend à disparaître, comme tous les gros mammifères à reproduction lente. On le chasse pour le réduire en captivité et aussi pour se procurer l'ivoire.

Même pris à l'état adulte, l'éléphant n'est pas difficile à dompter; il devient bientôt soumis , obéissant, et on peut lui demander les services les plus divers. Les mâles sont plus dil'fioiles à dresser que les femelles.

L'éléphant domestique ol éit à son maître, travaille avec couraj.e comme l'été de somme, comme béte de trait et comme bête de guerre. L'intelligence de l'éléphant lui permet d accomplir des travaux plus divers que tout autre animal.

On le charge des besognes les plus pénibles, comme de celles qui demandent le plus de souplesse; on le dresse à la chasse.

Mais on tue aussi l'éléphant, et c'est ce qui amènera la disparition de l'espèce, pour s'emparer de Y ivoire de ses défenses, qui a une si grande valeur.

éléptbantiasis. — Hypertrophie (•onsidérable de la peau d'une partie du corps.

'L'élépJtantiasis des Grecs est hér<«ditaire, non contagieux ; il survient à la suite d'une mauvaise hygiène de l'alimentation (viandes salées) et de l'hahitation (logements humides) ; il attaque le visage, qu'il déforme d'une façon horrible; il détermine la mort au bout d'un temps qui peut aller à plusieurs années.

L'éléphaiitiasis des Arabes (fig.) se développe surtout sur le tronc et les

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