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aroAtique, acre; il brûle avec une llaiiiBie blanche, eu répandant une odeur forte et agréable.
encéphale (grec : en, dans; kéjyhale, tète). — Ensemble de tous les organes qui sont contenus dans la cavité du crâne. L'encéphale est constitué jjar le cerceau, le cervelet et la moelle allongée (voy. cerveau).
encéphalite. — Inflammation du cerveau, quelquefois désignée aussi sous le nom de fièvre cérébrale. Cette inflammation, à laquelle les enfants sont plus particulièrement sujets, survient surtout à la suite de coups à la tète, d'un travail intellectuel trop précoce ou trop prolongé, de l'abus des liqueurs alcooliques, d'une insolation, de la peur, des chagrins violents; le rhumatisme aigu, une inflammation de l'estomac ou des intestins y prédisposent. Quoique pouvant apparaître brusquement, la maladie est plus souvent précédée de divers symptômes (somnolence, chaleur à la tête, frissons, fièvre, céphalalgie...). On traite par des saignées, des purgatifs, de la glace sur la tête... La maladie est très grave.
encre. — On distingue un grand nombre d'espèces d'encre. Les encres destinées à écrire sur le papier sont les plus nombreuses; elles peuvent être diversement colorées, mais les encres noires ont seules une grande importance. Dans ces encres noires la n.atière colorante est le plus souvent un composé résultant de l'action duvitriol i-e>7 (sulfate de protoxyde de fer), sur la noix de galle concassée; mais les l'ormules sont variées à l'infini.
L encre de Chine est constituée par du charbon en poudre impalpable, agglomérée avec de l'eau de gomme très épaisse, et aromatisée avec du musc ou du camphre. Elle est solide; on la délaye dans l'eau au moment de s'en servir.
Les encres à copier sont des encres ordinaires, mais très foncées et additionnées dune quantité notable de gomme ou de sucre.
Les encres sympathiques sont celles qui ne peuvent disparaître qu'avec le papier sur lequel elles sont déposées. On les obtient en ajoutant à l'encre ordinaire des couleurs très résistarites, telles que l'indigo en poudre, le noir de fumée, le bleu de Prusse. D'ailleurs il n'existe pas actuellement d'encre absolument indélébile . cest-à-dire capable de résister à lousi les agents chimiques.
Les encres syinpatbiqu:s sont des encres qui ne laissent pas de traces d'abord sur le papier, mais dont la ordi)r;itiou .Tpi>araît sous certaines
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iafluences. Ainsi on peut écrire sur du papier blanc avec de l'acide sulfurii|ue •^tendu de 100 fois son poids d'eau; lien ne se voit. Mais si ensuite on fait rhaufl'er le papier sur une lampe, l'écriture y apparaît en noir.
L'encre typographique, avec lacjuelle on imprime les livres, est formée par du noir de fumée tenu en suspension 4!ans de l'huile de lin.
On utilise aussi des encres spéciales [lonr marquer le linge, pour écrire sur le verre, sur les métaux, etc.
oiKlémique (maladie) (grec : en, 'laiis: démos, peuple). — On nomme iiciladie endémique une maladie qui rpgne d'une façon continue dans une localité , par suite des mauvaises conditions hygiéniques du sol, de l'air, de l'eau, des aliments. Telles sont les fièvres paludéennes, le crétinisme, la fièvre jaune, etc. Les endémies disparaissent quand on améliore les conditions hygiéniques qui les déterminaient.
endocardite. — Inflammation de la membrane interne du cœur, h'endorardite aiguë survient comme consé- >\ uence du n grand nombre de maladies : elle se manifeste par del'essouftlement, un pouls inégal, irrégulier. La maladie détermine la coagulation partielle du sang, ce qui peut arrêter la circulation et amenerlamort; ou bien elle produit du pus (pii cause linfection du sang.
Souven: elle se termine par la mort; mais elle n'est pas forcément incural)le.
Quand elle passe à l'état chronique, elle occasionne un rétrécissement des orifices des artères ou des valvules qui font communiquer les oreillettes avec le ventricule, et conduit à l'hypertrophie.
On traite l'endocardite aiguë par le repos, la diète, les boissons froides, les saignées, les sangsues.
endosmose. — Voy. diffusion.
engelure. — Enflure, avec rougeur et sensation de chaleur, que le froid détermine sur les mains et les pieds des enfants et des personnes scrofuleuses. Ja'engelure est souvent accompagnée d'ulcérations plus ou moins profondes qui peuvent aller jusqu'à l'os et constituent alors une véritable maladie.
Un grand nombre de remèdes ont été préconisés contre les engelures; l'un des plus simples, pour les prévenir et les guérir quand elles ne sont pas ulcérées, consiste en des lotions chaudes, faites chaque soir avec une dissolution d'alun. Ces lotions doivent être commencées avant l'époque oii apparaissent d'habitude les engelures, et continuées pendant tout l'hiver.
engoulevent. — Oiseau passereau analogue à l'hirondelle; longueur
28 cent. ; envergure 58 cent. Dans son vol nocturne il fait une grande consommation d'insectes ailés; c'est donc un oiseau très utile. On le trouve dans
Engoolevent (longueur, On,!B).
toute l'Europe. La femelle pond ses œufs sur le sol, dans une touffe d'herbe, sans construire de nid (fig.).
engrais. — Les engrais sont les substances qu'on ajoute au sol pour servir de
Ce que duTieiinerit des ;L,-niin5 de blé Avec engrais. Sans engrais.
que nature de sol, chaque geiire de culture exige un engrais déterminé,
ENR — S
qui produira de meilleurs effets que tout autre (fig.).
Le plus important de tous les engrais est le fumier de ferme, mélange de paille et des déjections des animaux.
C'est le plus employé parce que le cultivateur l'a toujours à sa disposition; c'est la base de toutes les cultures, car il convient partout, et les autres entrais ne sont que le complément de l'engrais de ferme. On voit augmenter constamment la fertilité des terres qui reçoivent des fumures considérables en fumier de ferme, malgré l'action ipuisante des récoltes qu'elles portent.
Parmi les autres engrais on peut citer ;
Les engrais végétaux constitués par des végétaux qu'on enfouit dans le sol en labourant (balles de froment.feuilles de betterave, de carotte, pulpe de betteraves provenant des distilleries); souvent on sème une plante, telle que le lupin, dans le seul but de l'enfouir ensuite qua ud elle sera un peu poussée.
Les engrais animaux tels que déjections humaines (poudrette), guano', •■olombine, ou fient'- de pigeons, poiilaille, ou fiente de volailles.
Les engrais minéraux, comme le phosphate de chaux'.
Et enfin les engrais chimiques, dont les principaux sont les sels de potasse, les composés qui renferment de l'azote et les phosphates.
engrenage. — Appareil constitue par un assemblage de roues dentées, qui s'engrènent les unes dans les autres. Si la première roue est mise en mouvement par une manivelle, les autres tournent et peuvent, par exemple, soulever un poids par l'intermédiaire d'une corde qui s'enroule sur le moyeu. Par une bonne disposition de roues dentées, on peut soulever un gros poids en ne faisant qu'un petit efl'ort {fîif.\.
Le cric des maçons est un engrenage dans lequel la seconde roue dentée est remplacée par une crémaillère rectiligne.
enrouement. — Altération de la voix, due souvent à une inflammation superficielle du larynx. Peut être produite par une course rapide, l'abus de la parole, un refroidissement subit du cou. Guérit aisément par le repos et des boissons douces. Mais il est aussi un des premiers symptômes du croup, des bronchites. Les affections chroniques des voies respiratoires produisent
Engrenage.
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souvent aussi l'enrouement, mais alors un enrouement qui résiste au traitement.
entérite (grec : enteron, intestin).
— Inflammation de l'intestin grêle.
Chez les enfants, l'entérite est très fréquente ; elle provient le plus souvent d'une alimentation mal conduite, principalement d'une alimentation trop abondante ou trop substantielle; elle commence par la fièvre, la diarrhée, les vomissenents ; l'amaigrissement survient et souvent la mort; on traite la maladie en changeant le régime de l'enfant, puis en appliquant des cataplasmes, des bains, des lavements, du sous-nitrate de bismuth.
Chez l'adulte, l'entérite a généralement moins de gravité; elle survient à la suite dune alimentation trop abondante ou trop excitante, d'une constipation opiniâtre, du froid aux pieds ou au ventre ; on la traite par un régime sévère, des cataplasmes, des bains, des lavements de morphine, etc.
L'entérite chronique produit dans l'intestin des ulcérations qui déterminent presque toujours la mort.
entorse. — "L'entorse ou foulure est constituée par l'enflure douloureuse d'une articulation due à ce que, par suite d'un effort ou d'un faux mouvement, les ligaments maintenant cette
Massage d'une entorse.
articulation' ont été trop fortement tiraillés ou même déchirés. Prise tout à fait au début, avant que l'enflure ait eu le temps de se produire, l'entorse peut être guérie par l'immersion du membre pendant plusieurs heures dans de l'eau maintenue froide. L'entorse simple, sans déchirure, mais prise après que l'enflure s'est déclarée, est guérie presque de suite par des pressions convenablement exercées sur l'articulation :
c'est ce qu'on nomme le massage (fig.). S'il y a eu déchirure des ligaments, on ne doit pas employer le massage ; le repos absolu est nécessaire, avec des cataplasmes émollicnts.
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entpaîneiiient. — h'enlrainement est un ensemble de pratiques ayant pour but de rendre le plus complètement et le plus promptement possible un homme ou un animal apte à supporter un travail donné.
Une vie très active et très laborieuse suffit en général pour amener à ia longue l'aptitude au travail et la résistance à la fatigue, sans qu'il soit nécessaire d'y ajouter aucune pratique spéciale. Mais on peut arriver plus rapidement à cette résistance eu se r-ouraettant aune certaine réglementation de l'exercice, et à certains soins accessoires du corps, qui constituent jus- j tementcequ onnom.mel'entraî>iement.
Les procédés employés par les entraîneurs ont toujours pour objectif de i développer l'énergie musculaire du sujet, et d'augmenter sa résistance à la fatigue. Les priucipiles pratiques consistent dans une alimentation spéciale (bieuf, mouton rôti, légumes verts, pain grillé, vin, thé), des purgatioiis et des sudations forcées au déliut de l'entraînement, un exercice progressivement accru. En Angle'erre, ou soumet à l'entraînement les rameurs, les boxeurs; c'est à l'entraînement que les boxeurs doivent, non seulement l'augmentation de leur force, mais aussi une énergie de volonté, une ténacité dans la lutte qui passent toute croyance. Dans une lutte célèbre entre deux boxeurs anglais, lutte qui dura presque cinq heures, l'un d'eux tomba étourdi 190 fois avant de consentir à s'avouer vaincu.
En France on n'applique guère les pratiques rigoureuses de l'entraînement qu'aux chevaux de course. Le but à atteindre est le même que nous venons d'indiquer, et les procédés employés sont aussi les mêmes. Des exercices progressifs et méthodiquemont réglés, une alimentation et des soins spéciaux à l'écurie, augmentent la puissance et la rapidité des contractions musculaires, font acquérir au cheval l'habitude de respirer aisément à l'allure la plus rapide, et réduisent 1g poids de son corps par la disparition de la graisse.
éocène (terrain). — Voy. terrains tertiaires.
éparviii. — On donne ce nom à deux maladies distinctes, fréquentes chez le cheval, plus rares chez le bœuf. héparvin sec est un défaut caractérisé par une flexion brusque et exagérée de l'articulation du jarret, qu'où observe pendant la marche ; ce défaut ne correspond à aucune lésion visible, et on en ignore la cause.
L'éparvin calleux est une tumeur
3ul survient généralement à la suite 'efforts, à la partie interne et inférieure du jarret; cette tumeur provient d'un gonflement de l'os. Quand cet éparvin est assez développé, il détermine une boiterie, surtout quand l'animal va au trot. Ou traite l'épai'vin calleux par les fondants, les pointes de feu au jarret, et le repos.
épaulard. — Voy. dauphin.
épaule. — Voy. bras.
épeautre. — Voy. froment.
épeiche. — Voy. pic.
éperlan. — Petit poisson de mer présentant les caractères généraux du saumon ; corps allongé, dos presque droit; dos vert pointillé de noir, ventre argenté. Sa longueur ne dépasse pas 2Ô centimètres. Se pèche surtout dans la mer du Nord et la Baltique; se
Éperlan (longueur, 0",20).
rencontre aussi sur les côtes de France, principalement dans la Manche, à l'embouchure des fleuves. Au printemps, l'éperlan entre en grandes troupes dans les cours d'eau pour y frayer. La chair est estimée (/<(/■).
épervîer. — Voy. faucon.
éphémères. — Insectes necroptères qui doivent leur nom à la brièveté de leur vie sous la forme adulte. Ce sout '^^ /^
des insectes à corps excessivement svelle , munis de quatre ailes membraneuses très légères ; l'abdomen est terminé par deux ou trois filaments longs et articulés (fig.). Les larves habitent au fond des eaux claires; elles vivent trois ans, pendant lesquels elles subissent un grand nombre de mues ; les nymphes sont aussi aquatiques. Les insectes ailés ne prennent pas de nourriture; ils ont une existence très courte et subissent encore une dernière mue avant d'arriver à l'état parfait.
Parfois les éphémères apparaissent en nombre considérable ; on dirait une neige épaisse qui tombe et recouvre le sol d'une couche de plusieurs pouces de hauteur; mais tout cela est si léger, si peu consistant, que quel-