‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 141 sur 418 · ÉPI · texte numérisé non relu

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tive (feus les jardins un grand nombre de variétés. Les épinards se reproduisent par semis; ils donnent leurs produits pendant toute l'année, smvant l'époque des semis. Les feuilles d'épinards se mangent cuites, seules ou avec <les A-iandes ; elles sont légèrement laxatives. Elles constituent une nourriture saine, d'autant plus agréable iju'on peut se les procurer pendant tout l'hiver ifig.}.

épine blanche. — Voy. aubépine.

épine noire. — Voy. prunellier.

épine-vinette . — Arbrisseau

qu'on rencontre dans les bois, les haies, formant des buissons ifig.). n porte de fines épines, ses fleurs sont jaunes, disposées en grappes ; elles apparaissent eu mai ; les fruits sont des baies d'un beau rouge ; ils ont une saveur aigrelette, agréable.

On en prépare des gelées , des boissons, des sirops humectants et rafraîchissants. L'écorce de la racine est fébrifuge.

épinoche. — Les épinoches sont de petits ijoissons généralement fluviaux, remanjuables par les éjiines dont leur dos est armé, et par les aiguillons qui leur tiennent lieu de

Epine-yinette commune thauieur, ♦ mètre?).

Epinard.

famille des chénopodées, dont on cul-

Épinoche (longueur, 0"',0S).

nageoires ventrales. Le corps est allongé, sans écailles Les épinoches sont abondantes en Europe et dans l'Amérique du Sud; en France, elles habitent tous les petits cours d'eau. Une espèce est marine.

Ce son lies plus petits de nos poissons d'eau douce ; mais ils sont très irascibles, et d'une extrême voracité. Ils bâtissent des nids avec des débris d'herbes, dans lesquels les femelles vont pondre successivement, sous la conduite du mâle. L'éclosion a lieu dix ou douze jours après la ponte (fig.).

Parmi les espèces d'épinoche, on remarque l'épinoche aiguillonnée, au corps très fin, long de 6 à 8 centimètres,

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et 1 èpniochette, moins allongée, dont la 1

Épinoche et sou nid.

loiiçueur ne dépasse pas 5 centimètres.

épispastique. — Médicament qui, applique sous la peau, y détermine une iiiliammation, avec chaleur et rougeur.

Tris sont la moutarde, la poudre de I intharide.

épizoolie. — Maladie conta^euse du bétail, régnant dans une région à rétatépidémique, et ayant une tendance à se propager par contagion dans les autres régions. Des mesures sanitaires in- N'idisant l'exportation des animaux liors de la contrée atteinte, ordonnant labatage des animaux malailes, arrivent fréquemment de nos jours à empêcher l'extension des épizooties.

Comme chez l'homme, les maladies-contagieuses confèrent généralement aux animaux atteints une foi.s une certaine immunité qui les préserve d'une seconde atteinte ; c'est ce qui arrive pour la clavelée, le charbon, la fièvre aphteuse.

éponge. — Nos éponges proviennent d'animaux zoophytes qui vivent lixés aux rochers dans lamer(/ï^.i.

Ces animaux se reproduisent par des larves; qui, d'abord flottantes, se fixent bientôt elles-mêmes et se développent.

On trouve les éponges par les fonds de 10 à 50 mètres; les plus fines habitent les eaux chaudes (golfe du Mexique, mer Rouçe) et peuvent atteindre un mètre de hauteur. On pèche les éponges, .soit à l'aide de tridents manœuvres do la surface, ce qui les détériore fréqu .uiinent, soit en plongeant pour aller

les prendre à la main; aujourd'hui quelques plongeurs sont munis de seaphandres '.

L'éponge est forme© d'un tissu visqueux, soutenu par une charpente élastique et résistante, de nature cornée, Quo nous utilisons pour nos usages domest-ques. La plus grande partie des éponges exportées en France viennent de la partie orientale de la Méditerranée; 1 éponge dite de Syrie est la seule qui soit employée pour les soins do la toilette. Les antres servent à des travaux plus grossiers ; les premières sont naturellement blondes, les autres, moins fines, doivent subir un traitement chimique avant d'être employées, pour leur enlever des concrétions calcaires qui y sont attachées.

épurge. — Voy. euphorbe.

équerre. — Plaque mince de bois ou de métal, ayant la forme d'un triangle rectangle et qui est destinée, dans le dessin, à mener rapidement des lignes i^arallèles entre elles ou une ligne perpendiculain- sur une autre. Pour mener des parallèles, on applique l'un des côtés de l'angle ilroit de requerra contre une règle, qu'on maintient dans une position invariable ; puis on fait glisser l'équerre sur la règle, en traçant, pour chaque position de l'équem', une ligne le long de l'un des autres côtés. Les lignes tracées le long du second côté de l'angle droit sont non seulement parallèles entre elles, mais

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Eqnerre des dessinateurs.

Éqnerre des maçons.

Eponge. — L'éponge du coinnierce iicsl que le suiiport solide de l'aninial de ce nom.

encore perpendiculaires à la direction de la règle.

Les maçons et les charpentiers, les tailleurs de pierre, ont aussi des équerres, de forme un peu différente, pour constater si les angles des pierres qu'ils taillent, dos meubles qu'ils façonnent sont bien droits {/ig.)-

équerre d'arpenteur. — instrument servant à mener sur le terrain des ijerpendiculaires, et par suite des parallèles. Elle est formée d'un i>rismi' octogonal régulier, de 8 à 10 cent, d'j hauteur, sur 5 à 6 cent, do diamètre, dans lequel sont pratiquées x'arallèle-

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ment à l'axe quatre fentes, appelées pinnules, déterminées par deux diamètres rectangulaires (/ig.).

Pour mener une perpendiculaire, en un de ses points, à une droite jalonnée sur le terrain, l'opérateur étahlit verticalement l'équerre en ce point, de manière que deux pinnules diamétralement opposées soient dans la direction

Fente à iô''

Pinnulc

— 27G - ÉQU

blton debout en équilibre sur le bout

Équerre d'arpenteur.

de la droite jalonnée, ce qu'on vérifie en regardant à travers ces deux pinnules : puis il fait planter par un aide des jalons dans la direction des deux pinnules perpendiculaires aux premières.

équilibre. — On dit qu'un corps est en équilibre quand il est immobile par rapport aux corps environnants.

La considéralion du centre de gracité (voy. ce mot) permet de formuler simplement les conditions d'équilibre des corps solides

(fig-).

1° Si le corps est suspeuflu par un point

Équilibre stable, par un point, d'im bouchon lesté iiiféTieurement par une iiiitf je de pluuib.

unique (ûl à plomb)

EquiUbre d'un corps n'ayant qu'un point d'appui. Cet équilibre est stable si l'enfaul «ait déplacer la main à mesure que la canne tend à tomber.

du doigt) ; le centre de gravité doit coïncider avec ce point, ou se trouver sur la verticale de ce point.

2» Si le corps est soutenu par deux points (homme monté sur deux écbasses); la verticale du centre de gi'avité doit rencontrer la droite qui les joint.

30 Si le corps est supporté par trois ou par plusieurs points, la verticale

Équilibre instable d'un cône reposant par sa pointe sur un plan liorizuutal.

OU rcq>ose ^u? un seuî point d'appui.

Équilibriste. — On plante dans un bouchon B une aiguille A: latérakuu'nl, on pique deux fourchettes ou deux canifs F et F', on fait reposer la pointe de l'aiçuillesiir le bouchon A d'une carafe Cpar exemple; le sjsième e-t en équilibre slable parce que son centre de gravité 0 esl très bas placé.

du centre de gravité doit passer dans l'intérieur du polygone de sustentation : on appelle ainsi le polygone qu'on obtient en joignant les points d'appui. 11 résulte de cette condition

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qu'un corjjs pesant possède un équilibre d'autant plus stable qu'il s'appuie sur le sol par une plus large base ; car alors, même par une inclinaison assez ?rande, son centre de gravité peut ;''ore se trouver au-dessus de la base. I )u voit à chaque instant des exemples jiii rentrent dans ce troisième cas. La plupart des objets d'un usage courant

Ce qui augmente encore la stabilité de son équilibre, c est la possibilité qu'il a de déplacer ses pieds pour laire avancer la base de sustentation dans la direction oii se porte son centre de gravité. S'il porte un fardeau, il se penche d'un côté ou de l'autre pour que le déplacement du centre de gravité, dû a l'action du fardeau, ne le fasse pas tomber. Le danseur Je corde maintient son équilibre à l'aide d un

Equilibre stable d'une table. — Le ccnlre de '.■ravile est au-dessus de la base de «usleiitation.

ables, chaises, lampes...) doivent leur stabilité à l'étendue de leur base. Un homme est d'autant plus ferme sur ses pieds que ceux-ci sont disposés de manière à comprendre une base de

Équilibre stable d'un homme portant un tardean. — L homim' penche le corps en avant P"iir que le centre de i;ratilésoil au-dessus de la base de susleiita'ion.

sustentation plus étendue ; car il peut alors donner à ses mouvements plus détendue sans que la verticale du centre de gravité sorte de cette base.

DlCT. DES SCIERCES USUELLES.

Tour penchée de Mse. — Maigre l'incliuaison de la tour, le centre de gravité est au-dessas de la base.

balancier qu'il incline à droite ou à gauche, de manière à ce que le centre de gravité total soit toujours au-dessus de la corde.

On comprend tout aussi aisément que l'équilibre d'un corps est d'autant plus stable que son centre de gravité est situé plus bas. Une voilure chargée par le bas est dans un équilibre plus stable qu'une voiture dont la charge s'élève a une grande hauteur.

eqoinoxe.

Vov. saisons.

érable. — Grand arbre des régions tempérées, qui peut atteindre -iô mètres de hauteur. On le cultive comme arbre d'ornement; son bois est employé au chaulïage; les tourneurs et les luthiers en font fréquemment usage. Dans l'Amérique du Nord on en cultive une utile variété, l'érable à sucre, dont la sève est très sucrée. Il suffit, pour obtenir du sucre d'une certaine pureté, de pratiquer sur le tronc de ce grand arbre une incision pénétrant jusqu'au bois et de recueillir la sève qui tombe goutte à goutte par la plaie. Ce liquide est évaporé jusqu'à consistance de sirop; par refroidissement on a une masse cri»-talline qui, dans tout le Canada, est vendue à l'exclusion des sucres de toute autre irovenance (/ig. pag. 178).

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Erable (h.iuleur 2

ergot. — Altération des graines de seigle, de blé, d'avoine, qui se produit sous l'influence d'un champignon parasite ififf.). te grain altéré est remplacé par une sorte d'ijîeron noir, allongé, d'une dimension beaucoup plus considérable que celle du grain. C'est un poison dangereux ; la farine faite avec des

frains renfermant caucoup d'ergot donne un pain toxique ; l'usageprolongé de ce pain produit une maladie , Vergolisme, qui a souvent une terminaison fatale.

L'ergot de seigle est lUilisé en médecine pour combattre les bémorragies.

érysipèle. — Maladie caractérisée par l'inflammation des vaisseaux lymphati(iues de la peau. Une plaie négligée, une brûlure, une irritation de la peau, déterminent souvent Yirysipèle.

La peau est gonflée, douloureuse, la démangeaison est vive ; il y a de la fièvre ; puis la maladie se termine avec ou sans suppuration de la peau.

Un érysipèle simple dure seulement quelques jours; mais il peut se propager de place en place et durer plus longtemps.

La maladie est rarement grave ; elle n'est pas contagieuse. On la traite par le repos, la diète complète, des com-

Ergot de seigle.

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