ETA
s'écoule dans lintestiii, en franchissant le pylore, sorte de porte de sortie de l'estomac.
L'estomac est un organe délicat, sujet à un grand nombre de maladies qui apportent des troubles graves dans la nutrition. Telles sont la dyspepsie' , \ indigestion', \Sl gastrite', la. gastralgie', le cancer' de l'estomac; ces maladies sont généralament douloureuses, accompagnées de vomissements, de digestions lentes et pénibles. Presque toutes sont causées par de mauvaises habitudes d'alimentation, telles que nourriture trop abondante ou trop excitante, défaut d'exercic* après les repas, etc.
estragon. — Plante de la famille des composées, cultivée dans les jardins potagers. On la multiplie par boutures. On emploie ses feuilles en cuisine, comme condiment, à cause de leur odeur agréable. Le vinaigre, la moutarde, les conserves de cornichons ..., sont souvent aromatisées à l'estragon.
estuaire. — Voy. fleuve.
esturgeon. — Poisson de forme très allongée, à tête cuirassée; dont la
Eeau est garnie decussons osseux, la ouche, placée sous le museau, est petite et dépourvue de dents.
On en connaît un grand nombre d'espèces. Ces poissons vivent dans les mers de l'Europe et de l'Amérique du Nord; ils remontent les grands llcuves
Esturgeon (longuiur, a"»).
pour effectuer leur ponte; aussitôt après leur naissance les petits reviennent à la mer. L esturgeon se contente, pour vivre, de chercher dans les fonds vaseux les vers, les mollusques, les débris d'animaux ou de végétaux en décomposition qui consti.
tuent sa nourriture.
Très recherché pour sa chair exquise, pour ses œufs qui servent à préparer le caviar, pour sa vessie natatoire qui fournit la colle de poisson, l'esturgeon donne lieu à une pêche très importante, principalement dans le sud-est de la Russie et dans les fleuves de la Sibérie orientale.
L'espèce la i)lus commune est l'esturgeon commun (fig.) qu'on pêche, à l'époque de la ponte, dans le Volga
et le Danube, et qu'on renoontre aussi dans le Pô, la Garonne, la Loire, l'Elbe, le Rhin. On a pris des individus qui avaient jusqu'à 5 mètres de longueur. Le grand esturgeon, qu'on ne trouve guère que dans la Caspienne et la mer Noire, dépasse exceptionnellement 7 mètres, avec un poids de plus de 1 200 kilos. Le sterlet, qui pèse au plus la kilos, donne une colle de poisson de qualité supérieure.
étaîn. — L'étain est un des métaux les plus anciennement connus et employés Ou le retire d'un minerai qui est un oxyde d'e'lain, c'est-à-dire une combinaison d'étain et d'oxygène. Ce minerai se trouve principalement en Angleterre, en Espagne, dans l'Europe centrale, au Chili, au Mexique, aux Indes. En France il n'y en a presque pas. On extrait l'étain de son minerai en chauffant ce dernier avec du charbon ; le charbon s'empare de l'oxygène qui était combiné à l'étain, pour donner du gaz acide carbonique qui s'en va, et le métal reste en liberté {/ig.).
L'étain est d'un blanc d'argent, mais il se ternit rapidement à l'air; quand on le touche , il communique aux doigts une odeur désagréable. Sa densité est sept fois plus grande que celle de l'eau. Il est assez malléable pour qu'on puisse le réduire en feuilles très minces. Il est très facilement fusible ; sa température de fusion est seulement de 235".
On produit annuellement, dans le blonde entier, à peu près 8 millions de kilogrammes d'étain ; l'Angleterre seule en fournit i)lus de la moitié ; ensuite viennent les Indes.
Avec l'étain on fait des vases pour mesurer les liquides, des ustensiles de cuisine. Li'ètamage' du cuivre et du fer en consomme de grandes quantités. On réduit ce métal en feuilles minces avec lesquelles ou garnit des boîtes, des cotl'rets, on enveloppe le chocolat, le savon, le fromage. La i>lupart de ces usages de l'étain so)it dus a ce que ce métal peut être mis sans inconvénient en contact avec les aliments, avec les graisses, le vin,'etc., sans qu'il se forme aucun composé vénéneux. Il n'en serait de même ni du cuivre, ni du zinc, ni du plomb.
Les alliages dans la composition desquels entre de l'étain sont nombreux. Le laiton, le bronze, en contiennent une petite quantiti'.
Avec un allmge de plomb et d'étain, qui contient plus d'étain que de plomb, on fait des vases et mesures de capacité, des cuillères, plats, assiettes, fontaines, comptoirs de marchands de vin, flambeaux, jouefs d'enfants. La
ÉTA
de
Boudure dos plombiers contient ] i.'tain et du j)loml».
Le métal anglais, avec le'juel on fait des cuillères, flambeaux, sucriers, caletières, théières, est formé de 10 parties d'étaia alliées à 1 partie d'antimoine, 1 partie de cuivre, et 2 parties de zinc.
Creusets pour recueillir le métal.
Four pour le traitement du minerai d'étain. — Le four osl char^'é d'un luélan^e de minerai t'I de charbon ; on donne de l'air en abondance ;.u mojen d'nne machine ^oiiltlante. Le métal est jnis en liberté et s cconle dans des creusets.
Enfin l'amalgame d'étain, employé pour faire le tain des glaces, est constitué par une partie de mercure et •i parties d'étain.
L'étain se combine à l'oxygène pour ^ormer divers oxydes, qui se combinent • ux-mêmes aux acides pour donner :les sels, dont quelques-uns ont des usages.
Le chlorure d'étain (combinaison de ■•hlore et d'étain) est fort employé en teinture, sous le nom de sel d'étain.
étaniase. — On recouvre le fer iVune coucne d'étain pour le préser\'er de la rouille, qui le détruirait peu à peu. On étame aussi les ustensiles de l'uivre et de zinc destinés aux usages v'ulinaires, i)arce que ces métaux sont altérés par les diverses substances employées en cuisine (vinaigre, huile, graisse, beurre) et forment des composés vénéneux. L'étain est moins altéré dans les mêmes circonstances, et les composés qu'il forme ne sont l)as vénéneux.
I.'etamage se pratique de plusieurs manières différentes. Voici la plus usitée. Supposons qu'il s'agisse d'élamer un objet de cuivre. On chauffe 1 objet, et on le frotte avec un vieux linge sur lequel on a mis un sel nommé chlorhydrate d'anxiixoniaque,