ÉTH
qu^produil un nettoyage parfait : c est ce qu'on appelle le décapage. On verse alors de 1 étain fondu sur la surface, et on étale avec un ^■ieux linge, de façon à. obtenir une couche d'épaisseur unil'orme.
Le fer s'étame à peu près de la même manière. La tôle étamée porte le nom de fer-blanc. Quand on lave le l'er-blauc avec de l'eau dans laquelle ou a mis un peu d'acide chlorhydrique, rétamage devient très brillant et présente un aspect analogue à celui des vitres de nos appartements, quand elles se recouvrent l'hiver de cristaux de glace ; c'est ce qu'on nomme le moiré métallique.
été. — Voy. saisons. — Dans uo.s climats, l'été est la saison chaude, et giiuéralemeut la plus sèche ; les pluies sont relativement rares, mais très abondantes. En agriculture, c'est la saison des principales récoltes (fourrages, céréales, fruits nombreuxi.
Au point de vue de la santé, les maladies des voies respiratoires sont moins fréquentes, mais l'appétit diminue, et les maladies de l'estomac et des instestins augmentent, principalement par suite d'une alimentation peu hygiénique dans laquelle les boissons glacées, les fruits, le melon,... entrent pour une grande part. Les congestions cérébrales, les insolations résultent d'une forte chaleur, ou d'une exposition directe au soleil. Dans les pays plus chauds, les maladies du foie, celles des yeux, sont à redouter pendant l'été.
éternaenient. — Acte involontaire, déterminé par une irritation vague du voile du palais. Commence par une inspiration profonde, suivie d'une expiration brusque et sonore.
L'expiration brusque se fait à la fois par la bouche et par les fosses nasales, et le courant d'air entraîne souvent au dehors, dans toutes les directions, les liquides buccaux et nasaux. On le provoque artificiellement eu chatouillant le voile du palais à l'aide du doigt ou d'une barbe de plume.
éther. — Liquide très mobile, très volatil, bouillant à 3ô". Il a une odeur forte, pénétrante, une saveur acre et brûlante. Il est très combustible ; ses vapeurs s'enflamment avec la plus grande facilité ; elles sont d'autant plus dangereuses qu'elles forment avec l'air un mélange détonant très violent.
On prépare l'éther en faisant réagir l'aride sulfurique sur l'alcool (fig.).
L'éther n'est pas un poison, mais il détermine une sorte d'ivresse. A haute dose il serait dangereux. Mais si, au lieu (le boire l'éther, on respire ses
ÉTO
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ipeurs mélangées avec l'air, il amène
. 1 engourdissement général accom-
cgné d'une anesthesie' com]()lete. L'in-
iisibilité ijroduile par l'inhalation
s vapeurs d'éthor a été utilisée pour
i première fois en 1846 dans les opé-
Htions chirurgicales : aujourd'hui on
réfère presque universellement le
liloroforme.
Écoulement de l'alccol.
Ballon.
Rcfnsérant.
Préparation de l'éther. — Din= un ij'illon chauffé lenfermaiit de I ccid" snlfuriqne. on fait tomber peu à peu d« Vahooi. L'ether se ruriiii', pt ses vapeurs »ont se condenser dans un tube entoure d'un réfrigérant à circulation d'eau froide; l'éther condensé tombe dans un ballon inférieur.
Les usages de l'éther sont assez resleints. Il sert surtout en médecine, comme calmant du système nerveux ; on l'administre en dissolution dans l'eau, dans l'alcool ou dans un sirop.
Il entre dans la composition du eollodioii.
étoile de mer. — Animal rayonn<-' lès répandu sur nos côtes, et dans la
..uuto mer, ûii on rencontre de certaines
espèces jusqu'à
une profondeur
de 5 000 mètres.
La bouche est a milieu de la ice inférieure;
: ' corps est pro-
■ ■ g é par un (uelette caltire. A la face iféricure de i jaque bras
-ont des ven-
■ uses à l'aide lesquelles l'étoile de mer s'accroche
aux corps environnants et réussit à se déplacer (fig.).
étoile filante. — Voy. aérolithe.
étoile polaire. — Yov. ourse.
Étoile de mer (diamètre très variable).
étoiles. — Les étoiles sont des astres incandescents, c'est-à-dire lumineux par eux-mêmes, comme le soleil, bien dirt'érents des planètes ' qui, comme la terre et la lune, sont des astres éteints, qui seraient invisibles, s'ils n'étaient éclairés par le soleil.
Les étoiles sont à une distance de nous extrêmement grande ; les plus voisines sont au moins dextx cent mille fois plus éloignées que le soleil; tandis que la lumière, qui parcourt 300 000 kilomètres par seconde, met 8 minutes pour aller du soleil à la terre, elle met plus de 3 ans pour venir de l'étoile la plus rapprochée. Il y a certainement des étoiles si éloignées de nous, que leur lumière met des milliers d'années à nous arriver. Les dimensions des étoiles sont considérables ; beaucoup sont certainement plus grosses que le soleil, et elles ne nous semblent si petites qu'à cause de leur éloigneinent considérable; on peut dire «[ue chaque étoile est un véritable soleil.
Toutes les étoiles nous semblent, à première vue, immobiles les unes par rapport aux autres. On dirait que hciel tout entier tourne autour de la terre, ce qui est une illusion, puisque c'est au contraire la terre qui tourne sur elle-même ; mais le ciel nous semble avoir toujours le même aspect, ce qui implique l'immobilité des étoiles le»
unes par rapport aux autres. Cependant elles se meuvent, et si elles nous semblent tixes. c'est à cause de leur grand éloigneinent, qui rend leur mouvement inappréciable pour un examen superficiel. Il résulte de ce mouvement, qui est même beaucoup jdus rapide que celui de la terre autour du soleil, que la forme des constellations change constamment, mais d'une façon chaque jour insensible pour nous.
Les étoiles ne sont pas visibles pendant le jour, à cause de l'éclat du soleil qui masque leur propre éel.it.
Voy. constellations, voie lactée, nébuleuses.
étourneau. — Oiseau passereau d'assez grosse taille ; longueur totale, 23 centimètres. Plumage noir bistré à reflets violets, avec taches blanches.
Aime les marais et les prairies humides ; niche dans les trous d'arbres et sous le toit des maisons; 4 à 7 œufs d'un bleu verdâtre ; durée de l'incubation, 18 jours. Les étourneaux se réunissent en bandes innombrables, surtout en hiver.
Cet oiseau se nourrit d'insectes, de
petits mollusques, de vermisseaux, dont
il fait une énorme consommation. Il
est vrai qu'il mange les fruits, et eu
I particulier les cerises; cependant il est
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assez utile pour que, en Allema^e, on favorise sa multiplication eu établis
Étourneau (longueur totale, On.SS).
sant clans des enclos des nids artificiels dans lesquels il vient faire sa ponte.
Nommé aussi sansonnet (fig.).
eucalyptus. — Arbre de la famille des myrt'acées (fig.). On en connaît un très grand nombre d'espèces, remarquables par leur croissance extrêmement rapide et leurs grandes dimensions. Ces espèces sont originaires d'Australie ; plusieurs sont maintenant cultivées dans le midi de la France, en en Italie, en Espagne, en Corse, en Algérie, etc.
Les feuilles de l'eucalyptus, de même que les fruits, dégagent une odeur balsamique pénétrante.
qui se répand au loin. On a attribué à ces émanations des propriétés fébrifuges; et il semble en ell'et que les plantations d'eucalyptus sont capables d'assainir les contrées exposées aux fièvres paludéennes.
La croissance des eucalyptus est très rapide ; on a vu des arbres de 7 et 8 ans avoir 20 mètres de hauteur : en Australie, des eucalyptus atteignent 150 mètres de hauteur et 30 mètres de circonférence. JJeucahjptus globulus est le plus répandu sur le littoral de la Méditerranée, oii beaucoup de régions ont été assainies par ses plantations : il craint le froid, ce qui empêche de le cultiver dans le nord.
Le bois de l'eucalyptus constitue un excellent combustible; il est également recherché pour les constructions, pour l'ébénisterie, bien qu'il soit difficile à
Ramean d'eucalyptus globulus
(liaiilour de l'arbre, lOOm).
tra\ailler. Les feuilles sont employées 111 médecine. On en retire une essence suave.
euinolpe. — Petit insecte coléoptère nommé aussi écrivain, qui cause
Eumolpe fgrossi). Rend la vigne malade en Iraçant des sillons sur les feuilles; de l.i, son nom d'écrivain. C'isl surtout à l'état de lar.e que l'eumolpe est redoutable.
parfois de sérieux dommages dans h s
Feuille de vigne chargée de larves d'euniolpe.
vignobles, en dévorant les feuilles. iftg.).
euphorbe.— Plante de la famille des euphorbiacées {/ig.). On en connaît un grand nombre d'espèces, qui sont très variables comme aspect et comme dimensions ; elles renferment toutes un suc blanc, acre, irritant, caustique même, puisqu'on peut l'employer pour détruire les verrues. Les graines sont purgatives. La grande epurge, très répandue en Europe, a longtemps fourni ses graines purgatives à la médecine. Quelques euphorbes sont cultivées pour l'ornementation ; d'autres croissent en abondance dans les prés humides, et constituent une mauvaise herbe difficile à extirper.
euphorbiacées. — Plantes dieoti/lédones' opélules; fleurs non disposées eu chatons, ayant un calice,