GAM
ce courant. Il est basé sur ce fait, qu'un lil dans lequel passe un courant, placé à une petite distance d'une aiguille aimantee,fait dévier cette aiguille de la direction qu'elle prend sous l'action de la terre [fig.)-
galvanoplastie. — Opération qui a pour but le dépôt, à la surface d un moule, d'une couche de cuivre assez épaisse pour qu'on puisse la séparer
avec le pCdc positif. Le courant de'compose le sulfate de cuivre (voy. effets des piles) et dépose sur le moule une couche métallique dont l'épaisseur augmente lentement. Quand cette épaisseur est devenue assez grande, on arrête l'action du courant, et on sépare la couche métallique du moule sur lequel elle s'est déposée (fig.).
Les applications de la galvanoplastie sont importantes ; on l'utilise pour la reproduction des bustes, des statues, des ornements d'architecture.
La typographie en reçoit un secours important; les vignettes des livres -'obtiennent à l'aide de planches de bois ;.'ravées au burin ; au lieu de faire l'impression directement avec ces planches, qui s'useraient rapidement et devraient être ensuite refaites par l'artiste, on les reproduit parla galvanoplastie. Ces reproductions galvaniques lie la planche originale servent au
Armature métallique.
Bain.
; Moule.
Galvanoplastie. — Moule en creux, en guftapercha, qu'on 5n«peud dan? le bain par un lil oe fi>r, et fur lequel fe déposera le cuivre.
de l'objet sur lequel le dépôt s'est produit.
Pour reproduire un objet par la galvanoplastie, on commence par prendre de cet objet une empreinte en guttapercha ou en plâtre. Cette empreinte constitue un moule, qu'on rend conducteur de l'électricité en le frottant, aux endroits où doit se faire le dépôt j galvanique, avec de la mine de plomb réduite en poudre fine. Le moule obtenu, on le suspend, par un fil de cuivre, dans une dissolution concentrée dï sulfate de cuivre; en face de ce
Moule. Lame Bain de sulfate Pile, de cuivre, de cui>Te.
Galvanoplastie. — Le courant de la pile traverse la dissolution de sulfate de cuivre qui constitue le bain; le sulfate est décompose et le dépôt de cuivre se fait sur le moule.
moule on suspend dans le même bain, par un autre fil, une plaque de cuivre. Puis on met le moule en communication avec le pôle négatif d'une pile, et la plaque de cuivre en communication
Galvanoplastie. — liejiroduction d'une ronie losse. — Le moule en creux est suspendu dans le bain do sulfate de cuivre par une lane Uiolallique qui comuuinique avec le pôle n-sati! d'une pile; une armature métallique iiilirieure, comnuiniquant avec le pfile positf, amène le courant.
tirage des vignettes; on conserve tts lors la planche gravée par l'artiste, et on en fait une nouvelle reproductiv.i galvanique chaque fois que cela «st nécessaire.
gamine. — La gamme est une sjie de notes employées par les musicitns pour exprimer" leurs mélodies. Ces notes ont reçu les noms suivant»^ :
ut (ou do), rè, mi, fa, sol, la, si; à^a suite d'une gamme en vient une aure, plus élevée, mais dont les notes ]résentent entre elles les mêmes relations de son que dans la précédente. On sait <jue la hauteur d'un son' dépiinl
GAN
GAN
du nombre J^'s vibrations produites eu une seconde par l'instrument; dans les diirérentes notes d'une même gamme ces nombres de vibrations ijré- 'sentont entre euxdesrapjwrts très sim-
Sles, rapports qui sont ai Heurs les mêmes dans toutes les gammes. Il suffit de connaître ces rapports pour pouvoir calculer le nomore de vibrations de toutes les notes, quand on sait le nombre de vibrations do lune d'elles. Ces rapports sont les suivants :
•jt ré mi fa sol la si •1 9/8 5^4 4/3 3/2 5/3 15,8
Nous savons (voy. diapason) que le la du diapason correspond à 870 vibrations par seconde.
h'ul précédent aura un nombre de vibrations qui sera 870, divisé par 5/3, ou 522 ; le fa de la même gamme aura un nombre de vibrations (jui sera 522, multiplié par 4/3, ou 696; et ainsi de suite. Pour passer d'une gamme à la suivante on' n'a qu'à doubler tous les nombres de vibrations; pour passer d'une gamme à la précédente on n'a qu'à cfivlser par 2 tous les nombres de vibrations.
Pour avoir le nombre de ^àbrations d'une note diézée, il suffit de niulti-
5 lier par 25/24 le nombre e vibrations de la note naturelle , pour avoir le nombre de vibrations d'une note bémolisée, il suffit de diviser par 25/24 le nombre de vibrations de la note naturelle.
ganjslions. — Les
ganglions l lymphatiques sont des renflements qu'on observe de distance en distance sur le trajet des vaisseaux lymphatiques ; quand ces ganglions lymphatiques sont enflammés, il en résulte une enflure douloureuse vulgairement nommée glande '.
Au contraire, on nomme vulgairement ganglion une grosseur dure, non doirioureuse, qui se forme sur le trajet dun tendon, et qui n'a aucun rapport
avec les ganglions Ivmphatigues. Cette grosseur, qui survient ordinairement a la suite dune contusion, d'une entorse ou de travaux fatigants, disparaît souvent par des badigeonnages à la teinture diode; souvent aussi elle exige l'intervention du chirurgien .
gangrène. — Mort d'un tissu survenant par suite de la cessation de la circulation du sang dans les vaisseaux capillaires de ce tissu. Tantôt ce sont les artères précédant les vaisseaux capillaires qui ne leur fournissent plus de sang; tantôt ce sont les veines qui cessent de fournir un écoulement au sang |/ contenu dans les capil-
laires . Cette maladie survient comme consé- «luence de diverses n;aladies des artères et des veines (anévrisme, embolie, phlébite, ligature des artères et des veines), les ulcères' causés par une coagulation du sang dans les capillaires peuvent être considérés aussi comme une varii-té de gangrène (fig.)- Quand la gangrène résulte de l'oblitération des artères, le tissu privé de sang se dessèch e (gangrène sèche) ; si ce sont les veines qui sont oblitérées, les eapillaires ont au contraire u n excè s de sang qui ne peut s'écouler (gangrène humide).
Quand un organe se
Vaisseaux lymphatiques de la Jambe.
g a n gren e , Gangrène .
la couleur
de la peau devient noire, il y a gonflement, ou au contraire dessiccation du tissu, la température baisse, la sensibilité disparaît, il se développe une odeur de putréfaction. Puis la partie gangrenée tombe en escarres, laissant une plaie qui se cicatrise peu à peu.