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Dans son développement, souvent considérable, la maladie détermine des troubles graves dans l'économie, et fréquemment la mort.
Le traitement varie avec la cause première ; il faut dans tous les cas favoriser la circulation du sang en enlevant tout bandage, en plaçant le malade dans une position convenable, en frictionnant avec les substances excitantes; puis on favorise la chute des escarres. Le malade reçoit une alimentation substantielle, si sa santé générale le permet. L'amputation du membre est fréquemment nécessaire.
garance. — Matière colorante rouge autrefois très importante, aujourd'hui presque complètement délaissée, depuis que la chimie permet la fabrication de YaUzarine' artificielle, qui est identique à la garance naturelle et d'un prix moins élevé.
Garance, rsiiiciiu fleuri (hauteur de la plante, ïniiOb).
La garance est fournie par une plante qui porte le même nom. C'est un arbrisseau de la famille des rubiacees, qu'on cultivait en grand eu Alsace, en Hollande et dans les environs d'Avignon.
La matière tinctoriale est renfermée dans la racine. Cette racine, pulvérisée, est justement le produit nommé garance dans le commerce ; c est une poudre rouge, odorante. La matière colorante contenue dans cette poudre donne des nuances rouges d'une grande solidité.
Aujourd'hui on ne cultive presque plus la garance.
i^ardon. — Poisson d'eau douce qui présente les caractères généraux lie la carpe. Corps ovale, comprimé, couvert d'assez grandes écailles festonnées. Couleurs souvent très vives.
Taille maxiina iO cent. Se trouve dans
toute l'Europe et une partie de l'Asie: commun dans la mer Baltique.
C'est un des poissons blancs les plus communs de France, dans les eaux limpides et les fonds sablonneux ; se trouve toujours en troupe. Vit d'insectes aquatiques et de matières végétales en décomposition. Pond eu avril :
les petits éclosent 15 joiirs après. Chair blanche et un peu fade ; énormément d'arêtes.
gargarisme. — Liquide avec lequel ou se lave l'intérieur de la bouche et la gorge, en l'agitant en tous sens sans l'avaler. Il faut toute une petite éducation pour arriver à se gargariser convenablement le fond de la gorge.
Les gargarismesontune composition qui correspond au mal à combattre ; les uns sont adoucissants (décociion de racine de guimauve, lait tiède... i.
les autres sont as trint/eiits (infusion df feuilles de ronces, dissolution d'alun, tannin, vinaigre...). Les gargarismes sont particulièrement employés poulie traitement des maladies de la gorge.
,garou. — Arbrisseau du genre daphné qui croit en particulier dans le Languedoc. L'écorce est employée en médecine, sous le nom de garou, à cause de ses propriétés vésicantes. On fait tremper un peu d'écorce dans du vinaigre, puis on applique cette écorcc sur la peau, en la maintenant avec une bande de toile ; il se produit une ulcération qui constitue un vésicatoire.
Avec cette écorce on fait des pommades qui servent à entretenir la suppuration des vésicatoires.
gastralgie (grec : gastèr, estomac ; ahjos, douleur). — Maladie de l'estomac caractérisée par des douleurs souvent très violentes, avec sensation de pincement, de morsure, de crampe, de froid, siégeant d'abord au creux de 1 estomac, puis s'étendant au ventre et au dos ; pas de fièvre.
Les accès arrivent à des intervalles plus ou moins éloignés et durent de quelques minutes à quelques heures ; la douleur est parfois assez forte pour produire des syncopes. Ordinairement il n'y a pas de vomissements. Ces accès se nomment aussi crampes d'esloinae. Ils surviennent surtout avant les repas. La gastralgie résulte souvent d'excès de table et de boissons alcooliques ou excitantes (café, thé), de chagrins, d'excès de travail intellect tuel ; accompagne souvent l'anémie.
Le traitement consiste avant tout à supprimer la cause qui a amené la maladie, à combattre la constipation ; il exige un régime très régulier ; les eaux de Plombières, Vichy, Vais, etc.,
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sont utiles. On calme les accès par l'opium, l'éthcr, des cataplasmes sur lestomac, très chauds et arrost's de laudanum.
gastrique (suc). — Voy. estomac.
gastrite (grec : ganter, estomac).
— Inflammation de l'estomac qui sur- >ient dans les circonstances les plus liverses (mauvaise alimentation, excès lo table et de boissons, coups ou bles- -ures, suite de fièvres éruptives, de lusion de poitrine, de rhumatisme, te, chagrin, fatigues exagére'es, abus Ils purgatifs).
La gastrite aiguë débute par la perte de lappi'tit. la soif, l'insomnie, la lièvre, une douleur au creux de lestomac ; la langue, rouge sur les bords, est jaune et sèche au milieu. Puis surviennent des vomissements. Elle peut avoir plus ou moins de gravité ; quand elle n'est compliquée d'aucune autre maladie, elle se guérit ordinairement en quelques semaines par une alimentation très sévère et très peu abondante, des calmants.
La gastrite chronique se développe beaueonp plus A
lentement , surtout sous w
l'influence des excès de iS table ou de boissons, et ^ d'irrégularité dans l'heure des repas ; elle arrive aussi à la suite d'un grand nombre de maladies. Elle a les mêmes caractères que la gastrite aiguë, mais atténués ; elle détermine, par sa durée, l'amaigrissement et la perte progressive des forces. Elle réclame un régime très sévère et d'une grande régularité ; on la traite par l'hydrothérapie, les eaux minérales (Vichy, Vais, Fougues), des amers (quassia aniara, columho), du bismuth ou de la magnésie, etc. Plus grave que la forme aiguë, elle a souvent une terminaison fatale.
gaude. — Plante tinctoriale qui fournit à l'industrie une couleur jaune brillante et solide. Cest une plante rustique qui
^Kranop'-^n'lo ^^u^""^ "'' 6aude,ramca„ France; on la cultive sur- fleuri (hautout dans les départements leur de la de l'Hérault et de l'Eure plante 0",70).
gavial.— Voy. crocodiles.
gaz. — Pour la définition de- gaz voy. propriétés générales des corps.
Les gaz diffèrent des liquides et des solides par leur expansibilité illimitée, mais ils s'en rapprochent par beau-
Les gaz sont pesants. — Le ballon B i>tanl viiie d'air, est équililiré par les poids placés en .V Quand on laisse entrer l'air en ouvrant le robinet du ballon le plateau s'abuisse.
coup d'autres proiJiiétés. Ils sont pesants, comme on le constate en pesant, à l'aide de la balance, un ballon de verre d'abord plein d'air, puis vidé à l'aide de la machine pneumatique i/ig.). On trouve ainsi qu'un litre d'air, pris à la température de O» et sous la pression de 760 millimètres, pèse 1 gr. 293. Dans les mêmes conditions, l'hydrogène pèse 14 fois moins, et l'acide carbonique une fois et demie autant. Ils sont très facilement comptessibles ifig.y, on peut aisément réduire un gaz à un volume trois, quatre, dix fois moindre que son volume primitif, en le pressant dans un tube muni d'un Ijiston mobile qui ferme hermétiquement. Ils sont parfaitement élastiques {fig.) et reprennent leur volume primitif quand la pression extérieure a cessé d'agir.
De même que les liquides, les gaz exercent des pressions sur les parois des vases qui les renferment. Mais ces pressions sont dues à deux causes. Si un gaz est renfermé dans un espace clos, il en repousse toutes les parois, en vertu de son expansibilité, puisqu'il tend toujours à occuper un espace plus grand; de plus il presse jiar son poids, qui est faible, ce qui fait que les parois inférieures sont toujours un peu plus pressées que les parois supérieures.
Comme dans les liquides, les pressions
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se transmettent intégralement à travers les gaz ivoy. presse hydraulique i. Qu'une
uue véritable presse hydraulique à gaz.
Enflu le principe d'Archimède s'ap-
Les pressions se transmettent à travers les gaz.
plique aux gaz ; un corps plongé dans l'air perd une partie de sou poids égal
Les gaz sont compressibles. - En enfonçant ; I^ principe d-Archimède s'applique ans gaz. le pi.lor,, un peut diminuer le volume occupe tJn corps plus léger que 1 air s okve dans 1 air par l'air conlenu dans le tube ae verre. - v^V aérostats).
vessie soit chargée d'un poids de 20kil.. au poids" de l'air déplacé (voy. aéros- U suffira de souffler par une petite i tats) (fig.).
Une Tessie dégonflée est placée sous la cloche On (ail le vide et la vessie se fonne par suite d-uiié machine pneumatique. H." l'expansibilite de 1 air q» elle renTerrae.
Les gaz sont doués d'expsnsibilité.
ouverture pour voir la vessie se gon- 1 ^az d'éclairage. — La houille. lier et soulever le poids; on a ainsi i ou charbon de terre, renferme a peu
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près 85 0/0 de son poids de charbon, uni à une forte proportion d'hydrogène, avec un peu à'oxijgène, d'azote et de soufre. Si on la chaufle en vase clos, à l'abri de l'air, de façon qu'elle ne puisse brûler, elle laisse dt'gager tous ces corps étrangers à l'état de combinaison entre eux et avec le charbon.
Il sort ainsi de l'appareil de distillation un mélange extrêmement complexe de gaz et de vapeurs; dans ce mélange on trouve des carbures (VJiydroyène, de Y acide carbonique, (le l'oxyde de carbone, de l'hydrogène, de l'ammoniaque, de l'acide sult'hydrique, do la vaptnir d'eau. Ce mélange brûlerait avec une flamme très éclairante, mais puante et fumeuse. On lui enlève ces défauts par une épuration. Un passage à travers de l'eau, suivi d'un faible refroidissement, enlève le goudron (voy. ce mol), la vapeur d'eau, l'ammoniaque et la plus grande partie de l'acide sulfhydrique: le reste de cette dernière impureté est absorbé par le passage du gaz sur de la chaux éteinte. Après cette double épuration, physique et chimique, le mélange gazeux na presque plus d'odeur, il brûle sans fumée; il peut être employé; il est alors constitué surtout par un mélange de divers carbures d'hydrogène gazeux, avec de loxygèue, de l'hydrogène, de l'oxyde de carbone et de l'azote.
L'appareil employé pour la fabrication est représenté ci-contre, réduit à !-es éléments essentiels (fig.).
Le gaz d'éclairage a été découvert en nSa par un ingénieur français, Philippe Lebon. C'est seulement depuis 1820 qu'il a commencé à être réellement employé en France. Aujour<riiui, il sert partout à Véclairage des villes et des particuliers; sa consommation dans le chauffage augmente tous les jours. Les résidus de la préparation sont nombreux et importants ; de la cornue on retire le coke, le charbon des cornues; des eaux de lavage on retire le goudron et Vammoniaque (voy. tous ces mots) ; la chaux qui a absorbé l'acide sult'hydrique constitue un bon engrais.
Étant combustible le gaz d'éclairage forme avec l'air un mélange explosif dangereux, qui occasionne des accidents trop fréquents. Les fuites ont en outre l'inconvénient de noircir à la longue les peintures et les métaux.
gaz întestinau.v. — Gaz contenus dons les intestins. Ils proviennent en partie de l'air qui a été entraîné par les aliments; mais la plus grande quantité résulte de la digestion même, c'est-à-dire des réactions chimiques qui se produisent dans le canal diges-
tif. Ils sont principalement constitné'5 d'azote, d acide carbonique, d'hydrogène, trois gaz inodores, et d'acide sulfhydrique, dont on connaît la mauvaise odeur. Ces gaz jouent un rôle actif dans la digestion, en contribuant à la progression des matières contenues dans Te tube digestif.
Les personnes ayant beaucoup de gaz intestinaux devront s'abstenir des légumes farineux, des choux, des crudités et boire le moins possible.
Quand la production exagé'rée des gaz est due à un état maladif, tel qu'une inflammation du tube intestinal, il se produit du ballonnement, des gargouillements bruyants nommés borborygmes, des coliques venteuses.
Dans ce cas on doit administrer des matières capables d'absorber ces gaz (charbon de bois, eau de chaux, magnésie, bismuth), ou favoriser leur expulsion par des purgatifs, des infusions chaudes de tilleul, de menthe, d'anis.
gazelle. — Mammifère ruminant du genre de l'antilope, remarquable par l'élégance de ses formes et de ses mouvements. Les gazelles vivent en
Gazelle (hauteur, û">,i ti,.
grandes bandes dans le.nord de l'Afrique et en Syrie; leur chair, très estimée, est analogue à celle du chevreuil
(fig-)-
gazon. — Les gazons verts qui servent à l'ornementation des jardins sont constitués par diver.ses herbes de la famille des graminées: toutes les graminées qui ont un feuillage fln et qui ne forment pas de trop grosses touffes peuvent être employées {paturin, agrostide, fétuque, ray-grass, /louve odorante). On peut y ajouter aussi des plantes qui ue sont pas des graminées (trèfle blanc, saxifrage).
Presque toujours on fait un mélange de diverses graines (/îf/.).
Le gazon, pour rester beau, doit recevoir des soins continuels, être bien arrosé, souvent fauché (au moins nue fois tous les mois) ; une tondeuse mécanique est employée avec avantage On n'obtient de neaux gazons qu'eu le semant à nouveau tous les ans.
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