LIO
de la France La récolte se fait en France au commencement d'août alors que les graines sont mûres. On arrache la plante et on la fait sécher au soleil, puis on opère un battage pour séparer les graines.
Graines et huile de lin. — Les graines de lin, placées dans l'eau, y abandonnent une matière mucilagineuse qui la rend épaisse et visqueuse ; broyées, elles donnent une farine qui se gonfle énormément à l'eau chaude, et donne une masse visqueusû qu'où emploie beaucoup en médecine pour faire des cataplasmes émollieuts.
Bien mûre, la graine de lin contient un tiers de son poids d'huile, qu'on obtient eu écrasant et en comprimant fortement la graine. Cette huile' est siccative; elle sort en peinture pour délayer les couleurs; elle entre dans la composition de plusieurs vernis et de l'encre d'imprimerie. Quand on la fait bouillir avec du bioxt/de de inan- </anèse ou de la litharge elle devient plus siccative . on la nomme alors huile de lin cuite.
Matière textile. — La fibre textile du lin forme une couche mince interposée entre le bois cl 1 écorce; elle est assez difficile a séparer car elle est collée par une sorte de gomme. On détruit cette gomme par le rouissage, qui consiste à laisser séjourner les gerbes dans l'eau pendant une quinzaine de jours, de façon à déterminer une fermentation puante qui détruit la matière gommeuse.
Quand les gerbes, sorties de leau, sont bien sèches, on les broie dans une sorte de mâchoire formée de deux lames de bois assemblées à charnière et pénétrant l'une dans l'autre; le bois est brise en petits morceaux qui tombent, et la fibre textile reste seule; on la peigne et elle est prête pour le lissage. Les parties de filasse qui restent dans les dents du peigne constituent Vétoiipi, propre à la confection des toiles grossières. La filasse longue est au contraire convertie en fil fin à la main ou à la micaniiiique, puis tissée en toile, eu dentelle ou en batiste. On arrive à fabriquer des fils de lin d'une finesse telle qu'une longueur d'un kilomètre ne pèse pas 7 grammes.
liiiaigrctte. — Plante monoeotylédone de la famille des eypéracées qu'on rcucoutrc
dans les terrains marécageux. Les longues aigrettes de cette plante peuvent être employées en guise de crin, pour rembourrer les coussins (fig.).
linaire. — Herbe de la famille des serofulariées, qui croît sur le bord des chemins et des cfiamps, sur les murs, dans les décombres, les lieux incultes. Les fleurs sont émollientes.
linées. — Famille de plantes très voisines Ae^igéraniaeées' ; le lin est la principale espèce.
linotte. — Oiseau passereau ; longueur totale 14 centimètres; queue très
Linotte (longueur lul.ilc, Om,!'»).
échancrée (fig.). Belle coloration, formes élégantes ; très bon chanteur, qui apprend les airs qu'on lui répète, et retient les mélodies des autres oiseaux. Habite les haies, les taillis, les champs, principalement en Bretagne, en Lorraine, en Provence. Vit en très grandes bandes en hiver, et par couples en été.
Niche sur les buissons, les arbustes, à une faible hauteur; quatre ou cinq œufs verilàfres tachés do lirique au -;ios bout.
La linotte, exclusivement gianivore, pille les champs de millet, de lin, de chène- Ms mais elle détruit aussi ])eauçoup de graines de mauvaises herbes. Fait peutctie autant de bien que de mal.
lion. — Félin de grande taille ; le seul des félins qui ne puisse pas monter sur les arbres. Sa force et son courage l'ont fait surnommer le roi des animaux. De l'extrémité du museau à l'origine de la queue, le lion atteint Ira.SO ; sa queue a 80 centimètres; il pèse souvent plus de 200 kilos. Pelage uniforme, d'une couleur fauve tirant plus ou moins sur le brun; le mâle a le cou et les épaules couverts d'une crinière plus foncée que la robe; la queue se termine par un pinceau de poils; les épaules et les pattes antérieures ont une taille dénotant une force considérable ; le corps est très efflanqué en arrière. Le lion a une force