MAU
cipes coloi'ijs appartenant aux animaux, aux végétaux et aux minéraux, et dont beaucoup sont employés en teinture. Ces principes sont très nombreux.
Les animaux donnent la pourpre, la sépia, la coehenille.
Les végétaujc nous donnent Yorcanette, le curcuma, la garance, le santal, le campêclie, le carlhame, l'indigo, etc.
Les minéraux nous fournissent «lussi des matières colorantes, dont la plupart sont fabriquées artificiellement {bleu de Prusse, vert de chrome, etc.).
Enfin un grand nombre de matières colorantes analogues à celles que nous donnent les animaux et les végétaux sont fabriquées industriellement depuis un certain nombre d'années ; ces nouvelles matières effacent toutes les autres par leur variété et leur éclat, mais elles sont en général moins solides. Ces matières colorantes artificielles proviennent, pour la plupart, des substances tirées du goudron {aniline, naphtaline, anthracène).
On prépare les matières colorantes sous les formes les plus variées. Les couleurs pour teinture sont solubles ; elles pénètrent dans toute la masse de l'objet à teindre. 'Lasi couleurs de peinture colorent seulement la surface.
Les couleurs sont dites aussi couleurs solides, bon teint, grand teint, faux teint, suivant qu'elles résistent ou qu'elles ne résistent pas à l'action de l'air, du soleil, du savon. La garance, l'indigo, la cochenille, sont bon teint ; le carthame, le curcuma, sont faux ti'int.
matières textiles. — Les matières qui servent à la confection des tissus sont d'origine animale (laine ', soie ') on d'origine végétale {lin ', coton ', chanvre *, jute ', alfa ', Hparte *...). Voyez ces différents mots.
niatricaire. — Herbe de la famille des composées ', qu'on rencontre sur le bord des cliemins, dans les moissons ; elle a une odeur très agréable. On en cultive plusieurs espèces dans les jardins. On l'utilise en médecine comme stimulant, antispasmodique. La camomille ' appartient au genre matricaire.
mauve. — Herbe de la famille des malvaeees : croît dans les bois, sur le bord des chemins : il en existe plusieurs variétés utiles, dont les fouilles et les fleurs sont mucilagi-
MÉG
neuses etéraoUientes. Quelques espèces
Kauve sauvage (hauteur, l").
sont cultivées comme ornementales
méduse. — Animal rayonné eœlentéré vivant en colonie dans la mer sur un polypier (voy. polypes '). On en connaît un grand nombre d'espèces distinctes. Dans certaines espèces, des individus se développent plus que d'autres, se transforment en des sortes de cloches transparentes.
se détachent de la colonie et s'en vont nager librement dans la mer : ce sont ces individus libres qu'on nomme plus particul i è r e m e n t les méduses {fig.).
Ces méduses libres produisent des œufs, qui donnent naissance à des polypes vivant en colonie sur un polypier; de ce polypier se détacheront ensuite de nouvelles méduses libres.
Les animaux nommés orties de mer par les pêcheurs sont de grandes méduses gélatineuses, qui flottent à la surface de la mer : leur contact détermine une sensation de briilure causée par les nombreuses caiisules urticantes dont elles sont armées.
nié^alitiiique. — Sous le nom de mon uments mégalithiques, on désigm' les constructions édifiées, sans douti' au déliut de Vâge du fer (voy. âges préhistoriques), au moyen de gros blocs de pierres, comme "les menhirs', les dolmens ',
mégathérium. — Très grand
Méduse.
MÉL
Mî.L
mammifèri^ fossile apparti-naut à la' classe (k's l'ii.'iitps tviiy. mammifèresi ;
Hégathériam (longueur, 4>°}.
on le trouve dans les terrains quaternaires. La longueur du mégathérium dépassait 4 mètres {fig.).
mégisserie. — Procédé de tannage ' qui consiste à remplacer le tannin par l'alun, comme substance devant déterminer la conservation du cuir. Les peaux d'agneau, de mouton.
de chèvre, bien propres, sont passées dans une dissolution renfermant de l'alun et du sel marin, puis on les empile les unes sur les autres ; au bout de quelques jours on les sépare et on les fait sécher. On a ainsi un euir blanc, cuir mégissé, fort employé pour doubler les chaussures. Les peaux de bœuf, de buffle, de vache, de cheval sont aussi traitées de la même manière ; après le séchage on les imprègne de suif; on a ainsi le cuir hongroyé, très .souple, très solide, bon marché à cause de la facilité de sa préparation ; il est employé pour ia confection des harnais.
Le cuir pour gants et pour cordonnerie de luxe est aussi un cuir mégissé; sa préparation est délicate, car on veut alors avoir à la fois une grande finesse, une souplesse extrême et une propreté rigoureuse. Le liquide de tannage se compose de farine de froment, d'œufs, d'alun et de sel marin, que l'on délaye .-ivee de l'eau en une bouillie claire. On confectionne annuellement en France S lus de 2--» millions e paires de gants.
mélanipyre. —
Herbe annuelle dont
plusieurs espèces vi- aélampyre ou rou-
vent en parasite sur geôle, lige fleurie
les racines des gra- (hauteur de la
m inées et de quelques plante, 0",40).
antres plantes. On la
rencontre dans les champs de céréales,
dans les bois taillis. Les animaux en sont très friands, mais il est impossible de la cultiver seule comme plante fourragère, car elle ne prospère que si ses racines trouvent dans leur voisinage les radicelles des graminées où elles puissent se fixer (fig.).
mélancolie. — L'une des formes de la folie, caractérisée par des idées tristes ; ces idées sont entretenues par des hallucinations. La mélancolie est une sorte de monomanie '. (Voy. folie. ^
mélanges réfrigérants. — On
sait que pour foudre un corps solide, il faut généralement lui fournir de la chaleur. Mais on peut aussi déterminer la liquéfaction d un solide par le contact d'un liquide (voy. dissolution), ou même d un autre solide. Dans ce cas, la liquéfaction, faite sans feu, détermine un abaissement souvent considérable de la température. On nomme mélanges réfrigérants ces mélanges de deux ou plusieurs corps qui, par suite de la liquéfaction de l'un d'eux, donnent un refroidissement.
En mélangeant 1 partie de sel marin avec 2 parties de glace pilée, on a une température qui s'abaisse à — 18" ; avec une partie d'eau et une partie d'azotate d' a /limon iaque on a. il TpenjiTès le même refroidissement ; de même avec 8 i^arties de sulfate de soude et .5 liarties d'acide chlorhgdrique.
mélasse. — Dans la fabrication du sucre ' il reste, quand le sucre a cristallisé, un résidu constitué par un sirop épais, très coloré, nommé mélasse. La mélasse renferme les deux tiers de son poids de sucre, avec des impuretés très diverses, provenant du jus primitif.
Cette mélasse n'est pas perdue. On peut, par un traitement supplémentaire, extraire encore une partie du sucre qu'elle renferme.
On préfère souvent l'utiliser directement; elle entre dans la fabrication du pain d'épice; dans la préparation de la bière, on la consomme en grande quantité pour sucrer le liquide qui doit fermenter, et rendre ainsi la bièr« plus forte en alcool.
D'autres fois on étend la mélasse d'eau, on la laisse fermenter pour qu'elle donne de l'alcool, et on en retire alors le rhum et le tafia. Le rhum des colonies provient de la distillation des mélasses fermentées du sucre de canne.
nïélèze. — Grand arbre analogue au pin, i:>ortant comme lui des cônes, qui renferment des graines pourvues d'ailes membraneuses. Le mélèze prospère surtout daus les montagnes des
MEL
- 'tS8
MEL
\lpes (fig.). Le Lois en est très solide ' thé de France, qu'on rencontre dans r't très élastique ; il est très employé toute la France, autour des habitadans la construction des chalets des lions (fig.). Los feuilles, froissées, rnontagnos, Hp ni("'me que <lans les cens
Me.èze (uaulei.r, 30»>^.
iiuctions navales. On extrait du mél.'ze \a. térébenthine' de Venise.
mélîlot. — Herbe de la famille des papilionacées, qu'on rencontre dans les champs et les prairies; les fleurs petites, jaunes, odorantes, paraissent i-n juin et juillet; c'est une plante
Uélisse (hauteur, 0»,30).
répandent une odeur de citron : on les emploie pour préparer des tisanes digestives, et antispasmodiques. Ot cultive la mélisse en grand surtoun pour la préparation de cette infusion alcoolique nommée eau de niélisse des Carmes.
melon. — Planta annuelle famille des cucurbitacées, cultivée pour son fruit volumineux, à chair aqueuse, sucrée et parfumée. Originaire des contrées chaudes, il exige une assez grande quantité (le chaleur pour arriver à maturité. Dans le
Gros melon cmldloup pitscoU.
Mélilot ,h,'.utL-iii-, O'»,60;.
docbe en verre, poui iciLaulTui les planle? qui ont besoin de chaleur et en particulier le melon.
nuisible aux récoltes. On s'en sert en infusion contre les maladies des yeux {fig.).
mélisse. — Herbe de la famille Midi on le cultive en plein air. Mais des /a6 /ces nommée aussi citronnelle, \ dans le centre on le met sous cloche, ou
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