LES MOUCHES
Larve. Chrysalide. Insecle parfait.
Trompe grossie de la mouche Transformations de la mouche bleue
roaimune : A, suçoir; B, gaine de la viande,
du fuçnir.
Eristale glnante et «a larve, qu'on rencontre dans les excréments.
Taon du bœuf.
Œstre du bœnf. Œstre du mouton et sa larve.
mot:
— ôi2 —
MOU
pas non plus des poissons vivants, harengs, maquereaux, anchois, sardines.
Les rivages du Xord surtout fourmillent de ces oiseaux. Ils déposent de 2 à 4 œufs dans un trou de sabre ou dans le creux des rochers; les petits naissent couverts de duvet.
Ils ne prennent que tard leur livrée définitive.
On en connaît plusieurs espèces sur nos côtes. Les petites portent plus particulièrement le nom de mouetU's, les grandes le nom de goélands. Lune des espèces le plus remarquable est le goéland marin, blanc avec des ailes noires. 11 a 75 centimètres de long et lni,75 d'envergure. Il vole longtemps et avec une extrême rapidité.
moufle. — Vov. poulie.
mouflon. — Le mou/Ion (fig.) est un mammifère ruuiiuaut de la famille des bovidés, très voisin du mouton. On en connaît plusieurs espèces ayant toutes des cornes recourbées très puissantes, une queue assez courte, des poils épais et rudes. La chair est fort délicate, de la toison on fait des couvertures et des tapis; de la peau on fait du maroquin.
Le mouflon à manchettes a
liKjlô de haut, avec des cornes de 66 centimètres. Se trouve dans les montagnes de l'Atlas, aux grandes hauteurs; la portée de la femelle est de 2 petits. Animal intelligent et très méliant.
Le mouflon d'Europe (Corse et Sardaigne), est haut de 80 centimètres, avec des cornes de 66 centimètres. La robe est rousse. Le mâle seul a des cornes. Ces animaux vivent en très grandes bandes. La femelle met bas deux petits par portée.
Le mouflon argali, de l'Asie centrale, a i™,30 de haut ; les cornes, très recourbées, ont jusqu'à lm,30 de longueur, et un poids de 25 kilogr. Il se rencontre dans les montagnes de moyenne hauteur, en petites bandes.
Le mouflon des montagnes (Amérique du Nord) a beaucoup d'analogie avec le précédent.
moule. — Mollusque * lamellibranche vivant dans les eaux douces ou salées ; sa coquille est d'un noir violet. Les moules forment sur nos côtes des bancs considérables; elles sont attachées les unes aux autres par des filaments nés sur \t\iT pied et
Mouflon (haul., O",»).
composant ce qu'on a appelé leur bys.ius. Elles peuvent à volonté détacher ces filaments pour aller se fixer ailleurs. Les moules constituent' un aliment agréable ; on les mange plutôt cuites que crues ; elles ont une assez sérieuse importance au point de
Houle comestible ^luiigucm-, <»",0i).
vue alimentaire. Aussi en élève-t-on une grande quantité sur les côtes de France, et en particulier dans les environs de la Rochelle. On fixe en terre des pieux nombreux formant deux lignes se rapprochant comme une
Bouchots pour l'élevage des moules.
sorte de Y ouvert à sa pointe; cette pointe est tournée vers la mer. Plusieurs bouchots semblables sont disposés à des distances différentes du rivage ; les plus éloignés sont com-
Pieux charge- de moules boiiii.s .( eue recuiie.s.
posés uniquement de pieux ; ceux qui sont voisins du rivage ont leurs pieux réunis par un fort clayonnage auquel viennent se fixer les moules. Sur les premiers s'attachent les plus jeuues
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moules ; on les transporte ensuite successivement sur les bouchots plus rapprochés du rivage, et, quand elles ont atteint tout leur développement, ce qui arrive au bout d'une année, on les récolte pour les livrer au commerce. Les moules pèchées et élevées en France ne suftisent pas à notre consommation ; nous en recevons beaucoup de Hollande (fig.).
Les moules occasionnent souvent des empoisonnements. Ordinairement il y 1 un simple embarras gastrique, de faible gravité, mais on observe parfois aussi des cas de mort. Les moules sont toxiques quand elles se trouvent dans des eaux toxiques elles-mêmes; elles perdent cette toxicité lorsqu'on les replonge dans l'eau bien saine.
mouron. — Herbe annuelle très commune dans la plupart des champs:
le mouron de nos pays est petit, il a des fleurs rouges ou bleues; certaines espèce exotiques sont cultivées pour l'ornementation des jardins.
Le moiiron des oiseaux diffère du mouron proprement dit ; il appartient à la famille des caryophyllees; les oiseaux en sont très friands. Le mouron rouge et le mouron bleu, au contraire, sont vénéneux.
mousses. — Plantes cryptogames' sans racines, à corps généralement pourvu d'une tige et de feuilles ; ces plantes, de petite dimension, vivent sur la terre, les murs ou les arbres.
Les spores destinées à la reproduction de la plante sont contenues dans une capsule qui s'ouvre à la maturité pour les laisser échapper ; ces spores tomnent
Housse. Uousse (B boiie à graines).
alors sur la terre, y germent et produisent une nouvelle mousse i/ig.).
On connaît pins de 3000 espèces de mousses, qui n'ont pour nous à peu près aucune utilité. La tourbe' est
formée en grande partie de mousses décomposées et réduites en charbon.
moustic|ues. — Voy. cousins.
moutarde. — Herbe annuelle de la famille des crucifères, qui croît dans les moissons et fleurit en juin et juillet. La moutarde noire est cultivée en Europe et dans l'Amérique du* Nord ; la moutarde blanche (fig.) est cultivée dans l'Europe méridionale :
une autre espèce est cultivée en Russie.
Ces trois espèces fournissent une graine très petite, avec laquelle on pré-
Moutarde blanche (hauteur, O^.sO).
pare le produit employé en cuisine sous le nom de moutarde. Les graines, comprimées, donnent d'abord une huile excellente pour l'éclairage; c'est le résidu de la compression qui, mélangé à du vinaigre, et aromatisé avec de l'estragon, des truffes, des anchois, donne la moutarde de table. La farine de moutarde sert en médecine pour faire les sinapismes.
mouton. — Le mouton (fig.) est un mammifère ruminant de la famille des bovidés. On ne le connaît pas à l'état sauvage ; il descend peut-être du mouflon, dont il diffère par une queue plus longue, et par la forme des cornes ; certains moutons manquent de cornes, même chez le mâle. Les brebis portent environ cinq mois; elles mettent bas un ou deux agneaux, ordinairement en janvier, février ou mars; les mères les allaitent pendant cinq mois. Le mouton est peut-être le moins intelligent de nos animaux domestiques.
L'importance des moutons est considérable. Ils fournissent de la viande
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et de la laine; la laine est le produit le plus important, et l'on se passerait plus aisément de la viande. Comme produits moins essentiels, le mouton
belle laine, et celles pour lesquelles l'engraissement se fait rapidement; en Angleterre on a des moutons dont le poids s'élève jusqu'à 100 kil.
Lavage du mouton avant la tonte.
donne du fumier, du lait, du suif, un cuir fin. L'élevage du mouton exige en général un climat assez sec. En France il se rencontre en grand nombre, surtout dans la Flandre, la Pi-
Toote du mouton.
cardie, la Champagne, le Bourbonnais, le Berry, le Poitou, l'Auvergne, la Marche, le Limousin. D'ailleurs, l'élevage du mouton est en décroissance chez nous: la France possédait en 18C6 à peu près -30 millions de moutons : en 1889. il y en a à peine plus de 20 millions. La diminution est la même dans les autres pays d'Europe. Au contraire, les pays d'Amérique ont une production de plus en plus grande, qui se chiDfre par des centaines de millions.
Nos races sont nombreuses; on recherche surtout «celles qui donnent une
La viande du menton (les niiinéros indiquent U qualité de U viande).
Voici quelques-unes des races élevées en France :
lo Race germanique. — Sans cornes, tête chauve : laine grossière, à brins très longs. Donne une viande abondante, mais peu délicate. C'est la souche de la variété Dishley, à poitrine large, croupe très grasse; laine longue, mais grossière; beaucoup de viande.
La variété Lincoln donne une laine longue employée pour la fabrication des étoffes dites alpagas.
2» Race des Pays-Bas. — Sans cornes , laine et viande peu estimées.
3» Race des Dunes. — Sans cornes; laine à brins frisés irrégulièi-ement, d'un blanc jaunâtre, ces moutons se
Hoaton Southdown (bélier).
plaisent dans les sols secs et maigres : ils s'engraissent bien et donnent une chair excellente. La variété Southdown se rattache à cette race ; elle a pris naissance en Angleterre: corps volumineux et squelette rc-duit.
4» Race du plateau central. — Cornes contournées en sjiiralc: les femelles n'en ont pas. Laine courte et frisée, blanche, noire, brune ou rousse. Viande
MOU
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excellente, engraissement facile. Race répandue surtout en Auvergne, Marche, Limousin.
Cotte race, importée d'Espagne par ïurgot en 1776, s'est propagée dans
Uouton du Plateau central.
50 Bace du Danemark. — Tête grosse ; oreilles longues et pendantes, queue courte. Les cornes manquent souvent chez les mâles et toujours chez les femelles. '
6» Bace britannique. — Sans cornes; tète forte ; laine d un blanc mat, longue et douce; viande passahle.
70 Bace du bassin de la Loire. — Pas de cornes; toison courte et frisée; engraissement facile, chair excellente. A cette race se rattachent les variétés berrichonne, solognotte, de Crevant.
8» Bace des Pyrénées. — Les mâles ont des cornes dirigées en arrière et en bas, puis en avant et enfin en arrière, pour finir en spirale allongée ; les femelles en ont parfois aussi; laine blanche et dure. Race bonne laitière, viande excellente. Variétés béarnaise, landaise, lauragaise.
9» Bace mérinos. — Cornes lonraes, volumineuses, formant une spirale de deux tours au moins. Les femelles
Mouton Disbley.
toute la France : variétés du Kaz, de Champagne, de Brie, etc.
Depuis quelques années on élève des métis DisJiley-mérinos.
muflier. — Plante nommée aussi gueule de loup, tête de mort, dont les fleurs présentent à peu près la disposition de la gueule d'un animal, avec ses deux lèvres. Cette plante croît
Mouton mérinos .bélier).
n'en ont pas. La toison, très grande, couvre le front, les joues, les membres, le dessous du ventre; la laine, d'un blanc jaunâtre, forme des brins à ondulations régulières. Cette race est surtout élevée pour la production de la laine, car la chair est médiocre.
Huilier ou gueule de loup.
spontanément en France dans les endroits secs; on la cultive aussi dans les jardins i/ig.).
muge. — La muge ou mulet est un poisson dont plusieurs espèces se rencontrent sur les côtes de France ; essentiellement côtier, vivant dans les eaux salées. La chair en est blanche,
frasse, très estimée. Certaines espèces épassent 60 centimètres de longueur avec un poids de 4 à 5 kilogrammes.
muguet. — Inflammation de la bouche, causée par le développement d'un petit champignon parasite. La langue devient sèche, rouge, puis ap-