‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 28 sur 418 · AXÉ · texte numérisé non relu

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nérale ou locale; tantôt elle est un effet Je maladie, tantôt elle est le résultat de l'emploi d'un agent susceptible de l'engendrer. On l'emploio intentionnellement dans le but de supprimer pour un temps la sensibilité, (•e qui permet de faire disparaître la douleur dans les opérations chirurgicales.

L'anesthésie chirurgicale générale a été obtenue en 1846 par les Américains Jackson et Norton au moyen de l'inhalation de vapeurs d'êther '. On • rnpioie aujourd'hui davantage le chloroforme', et aussi, pour les opérations lie très courte durée (extraction des dents), le gaz protoxyde d'azote (fig.).

Anesthésie. — Puliérisatevr pour projeler Véther ou le chloroforme ?ur un organe, et produire l'anrslhésie locale.

L'anesthésie locale se produit par un refroidissement énergique, par une pulvérisation d'éther sur la partie malade, par un courant d'acide carbonique, et par la cocaïne' (fig.).

anesthési<|ue. — On nomme ainsi toute substance dont l'action sur l'économie a pour effet de diminuer, et même de supprimer momentanément la sensibilité. Ces agents sont employés en médecine. Au point de vue chronologique, le protoxyde d'azote est le premier anesthésique connu ; puis vinrent Véther, le chloroforme, la cocaïne et d'autres, moins fréquemment employés.

anévrisine. — Tumeur pleine de sang liquide ou caillé, provenant de

la dilatation ou de la rupture d'una artère. Les anévrismea se produisent spontanément, ou à la suite de la blessure d'une artère. On peut les rencontrer partout oii se trouvent de grosses artères, mais surtout dans la partie supérieure de la poitrine, au voi.sinage du cœur. Très souvent le gonflement est apparent à l'extérieur.

Il arrive fréquemment que la rupture brusque de cette tumeur pleine de sang détermine une mort foudroyante.

La guérison des anévrismes est reiatl vement rare, surtout quand il sagil de ceux voisins du cœur (fig.).

angélique. — Plante commune dans les bois de France {onibelliféres), où. elle fleurit au fort de l'été ; employée en teinture, en tannerie, et aussi en médecine. L'espèce la plus utile est Varchangéliqiie officinale, cultivée en France, où elle atteint 1°',50 de hauteur (^<7.) ; toutes les parties de

Anévrisme. — En A, dilalation d'une arlcre constituant l'anévriçmc; en B, apparence extérieure de rané'Tifine du cou

Arctaangéliqae officinale (hauteur, 1°>,S0;.

cette plante sont très aromatiques. La tige, conlite dans le sucre, est recherchée en confiserie (Clermont-Ferrand est le centre de la production de l'angélique). On utilise aussi les feuilles et les graines. L'infusion de racine d'angélique est un excellent digestif.

anjs;ine. — Inflammation de la muqueuse de l'arrière-boucbe et dulai-ynx.

L'angine simple, ou vulgairement mal de gorge, se reconnaît à ce que la gorge est rouge, sans plaques blanches ; c'est ce qu'on nomme aussi amygdalite : on traite par un vomitif, des cataplasmes au cou, des gargarismes adoucissants, et on se tient au

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chaud. L'angine apparaît dans un {^rand nombre de maladies (érysipèle.

scarlatine, rougeole, etc.). La forme de licaucoup la plus grave de l'angine est l'angine couenneâse lou diphtérie), inilammatiuu <lu gosior caractérisée par la formation do iiierjiLrancs ou couonnes sur les amygdales, la luette et le palais ; elle débute par le frisson, la diminution de l'appétit, et peut se terminer par la sufrocation, quand les couennes augmentent d'épaisseur, ou lempoisoniiement du sang, qui détermine bientôt la mort(voy. aussi croupi.

L'angine coueaneuse est fréquente surtout chez les enfants ; épidéniique et contagieuse ; les précautions a. prendre pour éviter la contagion sont très minutieuses. L'intervention du médecin est toujours urgente ; en attendant son arrivée, il est bon de donner un vom.itif (sirop d'ipéca).

On nomme eingine de poitrine une maladie toute dilférente, caractérisée par une douleur violente qui part du cBur pour s'étendre dans diverses directions, et revenant par accès.

Xnsorst. — Ville d'Asie Mineure dans laquelle on trouve trois espèces animales à longs poils soyeux.

recherché pour la chapellerie ; sur certaines bêtes, on fait, par peignage,

Lapin d'Angora, jusqu'à quatre récoltes de poils par an

angniUe. — Poisson des eaux douces ou saumâtres, dont le poids peut atteindre 4 kilog. (fig.). Se trouve dans presque to'ute l'Europe, dans les eaux peu profondes, à fond vaseux.

En automne, elle se rend à la mer pour frayer ; au printemps, les jeunes, presque aussi ténus que des fils, remontent les rivières en troupes

Clial d'Angora.

Le chat d'Angora (fig.) a des poils assez longs pour que ceux du ventre touchent à terre. Il est le plus souvent blanc.

La chèvre d'Angora (fig.) a des poils qui ont jusqu à 7.5 (•«■iiliinètres de longueur, on en fait des tissus se rap- ])rochant beaucoup de ceux de soie.

Chaque bète donne environ 2 kihigrammes de cette laine fine et soyeuse. tr'''s recherchée pour la confection des velours pour meubles. De la peau, ou fait de beaux tapis de pied.

Le lapin d'Angora (fig.), géndralement d'un blanc grisâtre, donne un poil

ChèTres d'Angora.

immenses. Cependant on trouve d'^s anguilles dans les étangs. Chair estimée , mais grasse, et de di-

§estion difficile, ur les bords de l'Ad r i atique , dans la lagune Anguille (long., 1 mètre) de Comacehio, on

prend dénormes quantités d'anguilles que l'on conserve après cuisson.

ansuillule. — Vers cylindriques, rétrécis en arrière, dont un certain

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nombre sont parasites des régétaux.

L'anguillule du blé, longue de 2 à 3 Tnillimètres, amène l'altération du Lié connue sous le nom de nielle. Si on sème du blé niellé, les anguillules sortent et montent dans la tige à mesure qu'elle s'élève, pour entrer dans le grain nouveau aussitôt qu'il sera formé. On connaît aussi une aitguillule qui attaque l'oignon, une qui attaque les échalotes , le seigle , la luzerne, le trèfle: une qui attaque la betterave, diminuant à la fois, dans une proportion considérable, le poids de la récolte et son rendement en sucre. an^usture. — Ecorce employée en niéilccine comme stimulante et fébrifuge, qui provient d'un grand arbie de l'Amérique du Sud. Une autie écorce, nommée fausse ongustiire, provientdu romtçuier, arbre des Indes qui donne la «o/.»; fom tq i/e '; la fausse angusture contient de la strychnine, et est par suite un poison violent.

aniline. — L'un des liquides les lus importants de l'industrie actuelle. On prépare l'aniline en traitant la benzine par l'acide azotique, qui la transforme en nitrobenzine. Puis ];i nitrobenzine est soumise à lac-

bon marché {rosaniline, fuchsine, violets d'aniline, bleu de Lyon, bleu lumière, vert lumière, noir d'aniline, etc.). Ces matières colorantes servent dans la teinture, l'impression des tissus, la fabiication des papiers peints, la lithographie, l'imprimerie, la coloration d'une foule d'objets.

animaux. — Les animaux présentent entre eux de grandes dissemblances dans les organes, et une grande variété d'aspect. De là la nécessité d'une classification qui rapproche les uns des autres les animaux les moins dissemblables. On a d'abord groupé les animaux en cinq grands embranchements ou types de forme générale, de telle sorte que tous les animaux d'un même embranchement sont conformés d'ajjrès le même plan fondamental. Ces embranchements sont :

l» Li'S vertébrés, pos.sédant, à l'intérieur du corps, des os sur lesquels s'insèrent les muscles destinés à produire les mouvements; corps symétrique des deux côtés ; au plus quatre niembres {âne, poisson, serpent, etc.) i/ig.) :

2' Les annexés, soutenus par des anneaux successifs, généralement assez

Type de vertébré : âne.

Type d'annelé : cloporte.

Type de mollusque :

cargot.

Type de rayonné :

étoile de mer.

Type de protozoaire:

noctiluque miliaire.

tien combinée de la limaille de fer et de l'acide acétique, ce qui donne l'aniline. Liquide brun, combustible, toxique. I^'aniline donne naissance, par divers traitements, à un grand nombre de matières colorantes d'une pureté et d'un éclat incomparables, ta même temps que d'un extrême

durs, sur lesquels s'attachent les muscles; c'est comme un squelette extérieur : corps symétrique des deux côtés ; peuvent avoir un grand nombre de pattes (cloporte, mouches, millepieds, etc.) (A.9I :

3* Les mollusques, au corps mou, souvent protégé par une coquille cal-

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