OIE
OK
raisins prennent un goût amer et putréfient.
C'est à partir de 1849 que cette n
Oïdium. — Tige, feuille et fruit de la vigne atteints par l'oïdium.
ladie a envahi successivement tous les vignobles de France, et y a fait de grands ravages. On la combat très efficacement en soufrant la vigne, c'est-à-dire en répandant sur les ceps.
Oie (longueur, Om.eO).
Oidiam. — Soufflet pour le soufrage de la vigne. — A, ouverture par laquelle on introduit la fleur de soufre, et que l'on ferme ensuite à l'aide d'un bouchon; B, ouverture munie d'une grille pour la sortie du soufre.
à plusieurs reprises au printemps, une mince couche de fleur de soufre
(fig-h
oie. — Oiseau palmipède au bec large et assez long, terminé par un onglet; cou long et mobile.
Oie sauvage. — Gros oiseau dont l'envergure atteint 1°',70; n'est que de passage en France et n'y niche jamais.
Elle passe en automne, allant vers le Midi, et repasse en mars pour se rendre dans l'extrême Xorcf, jusqu'au Groenland et au Spitzberg. Dans ses migrations, l'oie vole en bandes et se tient toujours à de grandes hauteurs ; ees bandes font, dans les prairies oii elles se reposent, des dégâts considérables.
Oie domestique, (fig-). — Descend de l'oie sauvage; elle a été connue des Grecs et des Romains. C'est un animal
rustique, facile à élever et à engraisser, d'un excellent rapport.
h'oie de petite race, qui se rapproche beaucoup de l'oie sauvage, se rencontre dans toute la France. L'oie de Toulouse, beaucoup plus grosse et plus trapue, est surtout élevée dans l'Ouest, oii on lui fait acquérir par l'engrais s e na e n t un embonpoint extraordinaire. La ponte des oies I commence en février ; elle se compose d'une quinzaine d'œufs. Le petit mange et court au sortir de l'œuf.
L'oie domestique est un précieux oiseau de basse-cour. Elle nous donne sa chair, qui est estimée, sa graisse, qui est de qualité supérieure, sa plume et son duvet, qui est très fin ; enfin on livre sa peau au mégissage, couverte de son duvet, et on la vend dans le commerce comme peau de cygne. Le foie de l'oie grasse peso souvent plus d'un kilo : il est très estimé.
oignon. — Plante do la famille des liliac ées, appartenant au genre ail ; le bulbo souterrain de l'oignon est comestible et fort
employé en cuisine. Gu 1 1 i V é e
depuis la plus
haute antiquité par
les Hébreux et les
Egj-ptiens, cette
plante se trouve
aujourd'hui dans
tous les jardins
potagers . On en
connaît au moins
40 variétés, différant par la grosseur, la couleur,
la forme, et le goût
du bulbe {fig.). On
sème les oignons
au printemps, et
on les repique en
automne.
L'oignon doit son âcreté, son odeur
piquante, qui excite le larmoiement,
Port de l'oignon (hauteurlotalc, IB).
OIS
— O'iO —
OIS
ses propriétés stimulantes, à une essence qui renfernio du soufre daus
Oignon Jaune des Vertus.
sa composition. Cuit, l'oignon est d'assez facile digestion; c'est uu ali-
Olgnon blanc bâtif.
ment sain, et un bon tonique émoUient.
La médecine l'utilise parfois comme
Petits oignons de Molhoase, à repiquer au printemps,
diurétique et vermifuge.
oiseaax. — Les oiseaux forment la seconde classe des vertébrés. Corps couvert de plume Ifig. p. 546), conformation générale appropriée au vol; membres antérieurs transformés eu ailes.
Les oiseaux pondent des œufs, qu'ils couvent jusqu'à l'éclosion ; les petits sont nourris d'insectes, de vers et de tTaines. Le squelette des oiseaux est complet comme celui des mammifères.
L'appareil digestif présente des dispositions particulières : les dents sont remplacées par un bec corné ; il y a généralement deux estomacs, le jabot '
et le gésier ; l'extrémité inférieure du canal digestif sert à la fois à expulser les excréments et les urines. Le régime des oiseaux, et par suite la manière de vivre varient beaucoup de l'un à l'autre; les uns sont granivores, d'autres insectivores, d'autres carnassiers; il en est beaucoup, comme le corbeau, qui sont à la fois granivores, insectivores et carnassiers.
'L'œuf de l'oiseau est recouvert d'une coque calcaire, renfermant deux parties bien distinctes, le blanc et le jaune. Ces deux parties servent de nourriture au germe ou embryon, c[ui apparaît comme une tache opaque a la surface du jaune, et se développe
Sendant l'incubation. Pour que le éveloppement s'effectue dans l'œuf fécondé, il faut qu'après la ponte il soit soumis à une température d'environ 40 degrés. Dans certains cas la chaleur solaire peut suffire (autruche), mais presque toujours la mère et quelquefois le père couvent les œufs.
La durée de l'incubation varie d'une espèce à l'autre : colibris 12 jours, autruche 56 jours. Après l'éclosion, certains petits sont très faibles, à peine développés; d'autres sont couverts de duvet et capables de rechercher eux-mêmes leur nourriture. Les œufs sont en nombre variable : aigle, grue: un œuf ou deux; passereaux :
cinq ou six; perdrix : vingt. Ces œufs sont déposés dans des nids bâtis par l'oiseau avec un art admirable ; les nids les plus simples sont ceux des oiseaux qui nichent à terre ; les plus beaux sont ceux des oiseaux qui nichent sur les arbres (fig. p. 531, 532).
Utilité des oiseaux. — Peu d'oiseaux doivent être considérés comme réellement nuisibles ; il n'y a guère que les oiseaux de proie diurnes (autour, buse, jean-le-blane). Tous les autres sont utiles par la guerre qu'ils font aux animaux nuisibles ; et si beaucoup causent des dégâts, ces dégâts sont grandement compensés par des sers'ices importants.
Beaucoup d'oiseaux nous servent d'aliments (volailles, nombreux gibiers). Xos oiseaux domestiques nous fournissent en outre des œufs en abondance, des plumes et du duvet, et un fumier souvent très estimé. Mais les oiseaux sont surtout utiles par la chasse incessante qu'ils font tous aux insectes, et quelques-uns aux petits mammifères rongeurs. Le héron coupe le cuir du bœuf pour en extraire un ver parasite; les bergeronnettes, les étourneaux rendent les mêmes services aux moutons: les hirondelles détruisent des milliers de cousins, de libellules, de tipules, de mouches ; 1rs
OIS — 5'k() — (3IS