‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 286 sur 418 · OPH · texte numérisé non relu

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dones ' dialypétales, à pétioles libres, à étamines fixées avec les pétales sous le calice ; plantes aromatiques à fleurs disposées en ombelle, à ovaire adhérent, à feuilles alternes, sans stipules, souvent engainantes; graines à albumen {fiy.). Ces plantes sont importantes au point de vue alimentaire ou médical.

Les principales espèces alimentaires

Ombellifère (exemple : cerfeuil).

sont la carotte, le panais, le céleri, le cerfeuil, le persil, l'angélique, l'anis, le fenouil. Des espèces vénéneuses, comme la ciguë, peuvent déterminer des accidents.

ombre-chevalier. — Poisson d'eau douce présentant les caractères généraux du saumon. Corps comprimé latéralement ; très petites écailles ; dents assez fortes ; dos gris bleuâtre, ventre argenté. Se trouve dans la Meurthe, l'Ain, le Doubs, le Rhône,

Ombre-chevalier (lon<;ueur, 0<>',60).

et surtout dans les lacs de l'Europe centrale. Sa longueur peut atteindre 00 centimètres. Fait la chasse aux petits poissons. Frai en octobre ; les œufs sou* assez gros. La chair est des plus dé!ic.ites, supérieure encore à celle de la truite ifig.).

ombre commune. — Poisson d'eau douce différent de l'ombre-chevalier ' ; corps allongé, légèrement

comprimé, écailles larges, dos blanc teinté do gris, flancs d'un blanc d'argent; taille rarement supérieure à 40 centimètres. Se trouve dans toute l'Europe orientale ; se rencontre en Franco dans la Meurthe, la Moselle, la Meuse, le Doubs, l'Ain, le Rhône...

A l'inverse des autres poissons de la famille du saumon, il ne fraye pas en hiver, mais au printemps. Très bon poisson.

ongles. — Lames cornées provenant du durcissement de la couche superficielle de l'épiderme ; ils croissent constamment, et, chez les personnes qui ne les coupent ni ne les usent par le travail, ils arrivent à une grande longueur.

Parmi les maladies des ongles, la plus importante est l'ongle incarné ; il la suite d'une inflammation chronique d'un doigt du pied, la chair se boursoufle autour de l'ongle et devient très douloureuse ; la guérison s'obtient en évitant toute pression sur le pied et en faisant diminuer l'inflammation par des bains et des cautérisations à la pierre infernale ; parfois une petite opération chirurgicale est nécessaire.

onguent. — Médicament composé surtout de corps gras et de résines, auxquels on adjoint des substances actives. Les onguents ne s'emploient qu'à l'extérieur, par exemple pour la guérison des plaies. C'est ainsi que Yonguent de la mer, employé pour faire suppurer, renferme de l'huile, de la graisse, du beurre, du suif, de la cire jaune, avec de la litharge et de la poix. 'L'onguent qu'on étend sur la tète des enfants pour détruire les powa: contient de la graisse, du mercure et une poudre végétale provenant de la graine d'une plante de la famille des renonculacées, la staphisaigre.

onyx. — Variété de silice ' présentant des couches successives de diverses couleurs ; c'est donc une espèces d'agate '. Les graveurs sur pierres fines s'en servent pour faire des camées, en utilisant habilement les colorations variées des couches.

opale. — Variété de quartz ' remarquatle par un éclat résineux particulier. Les plus beaux échantillons sont translucides, avec des teintes irisées assez agréables qui les font rechercher en joaillerie.

ophrvs. — Groupe de plantes de la famille des orchidées, qu'on rencontre dans les bois, les terrains secs. Ces plantes, abondantes surtout sur le littoral de la Méditerranée, et dont un petit nombre croissent dans les

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environs de Paris, ont des fleurs | dont les formes et les colorations sont singulières, rappelant un insecte (mouche, bourdon,...).

ophtalmie (grec : ophthalmos, œil). — Slot qui désigne les inflammations superficielles du globe oculaire, c'est-à-dire les inflammations de la conjonctive, de la sclérotique et de la cornée (voy. vue). En particulier l'ophtalmie 2)>i''ulenle, maladie fort grave, et contagieuse d'un œil à l'autre, est caractérisée par un gonflement de la paupière supérieure, une inflammation considérable du blanc de l'œil, une coloration jaune des larmes, qui coulent constamment sur la peau.

On traite par l'application de sangsues, des purgations, des lavages fréquents de l'œil avec des liquides divers. Dans l'ophtalmie purulente, l'œil est souvent perdu, et même complètement détruit.

ophtalnioscope (grec : ophthalmos, œil; scopein, examiner). — Instrument qui permet d'éclairer le fond de l'œil et par suite de l'examiner avec attention. La lumière d'une lampe.

Écran. Lou(<e. Miroir.

Ophtalmoscope. — La lumière de la lampe arrive sur le miroir que le médecin tient à la main, et de là va dans l'œil du malade; le médecin, placé derrière le uiiruir, regarde l'œil s travers un petit trou pratiqué dans le miroir; la loupe l'aide à mieux voir.

réfléchie par un miroir, entre dans l'œil à examiner; l'opérateur regarde l'œil àtravers une ouverture du miroir, en se servant d'un verre grossissant.

opium. — L.'opium se retire du pavot ' somnifère, cultivé en grand pour cet usage dans les régions chaudes (Indoustan, Perse, Asie Mineure, Turquie, Egypte) ; la variété qu'on préfère est généralement le pavot somnifère blanc. En Europe on cultive aussi le pavot, mais uniquement pour les usages de la pharmacie et l'extraction de Vhitile d'œillette (voy. pavot I .

La récolte de 1 opium se fait par des procédés simples (fig.). 'L'opium est le suc laiteux de la capsule dupavot, évaporé et épaissi par suite de sou exposition à l'action de la lumière et de l'air, exposition pendant laquelle il prend um couleur foncée et 1 1 consistance de la gomme. Pour avoir ce suc, dans le courant de l'été, quand les capsules ont toute leur grosseur, on y pratique des entailles ; le suc sort et s'épaissit rapidement ; on le prend par très petites parcelles sur opium. — Capsule de la capsule. Ces pavot incisée, d'où parcelles, rassem- s'écoule l'opium.

blées en grand nombre, se soudent entre elles en une seule masse.

La composition de l'opium est très complexe. On y trouve surtout un grand nombre d'alcaloïdes [morphine', codéine, narcotine,...), dont le plus important et le plus abondant est la morphine.

L'opium est un des médicaments les plus précieux de la médecine, à cause de ses propriétés calmantes et soporifiques. Il est administré à faible dose, car il est très vénéneux. Les peuples de l'Orient ne le considèrent pas seulement comme un médicament ; ils le mâchent, le fument et en préparent des boissons. Ils se procurent une sorte d'ivresse accompagnée d'insensibilité et d'hallucinations agréables. Mais cette ivresse est suivie de prostration, de perte des forces, d'un abrutissement physique et moral grandissant chaque jour, et qui amène chez beaucoup une mort rapide (voy. aussi morphine).

opoponax. — Gomme-résine produite par une plante de la famille des ombellifères : cette substance nous vient de Syrie. Elle a une odeur suave qui la fait employer en parfumerie.

or. — Métal très brillant, d'un jaune un peu rougeàtre quand il est pur ; sa couleur est notablement changée par l'adjonction de quantités très petites dé métaux étrangers. Presque aussi mou que le plomb, sans élasticité et par suite peu sonore, peu tenace ; mais c'est le plus ductile et le plus malléable des métaux. On peut,

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par l'action du marteau, le réduire en touilles qui n'ont pas un miliif-nic de luiliiiuètre d'épaisseur ; ces feuilles si minces sont transparentes et laissent passer une lumière verte. On a étiré à la filière des fils d'or dont il aurait fallu plus de 3 kilomètres pour peser un gramme ; et cependant l'or est très lourd, 19 fois plus dense que l'eau. Il est bon conducteur de la clialeur et de l'électricité. Il se dissout dans le mercure avec une grande facilité. Sa température de fusion est de

L'or est un métal très inaltérable.

Il ne s'oxyde à l'air ni à froid, ni à chaud ; il résiste à l'action de presque tous les réactifs de la chimie ; mais l'eau »•('(/('/»' l'attaque. L'eau régale est un mélange d'acide azotique, d'acide chlorliydriijui' et d'eau.

Extraction. — Connu dans l'antiquité la plus reculée, l'or est très répandu dans la nature, mais presque partout ou ne le trouve qu'en quantités fort petites. On le rencontre ordinairement a Vétat natif, c'est-à-dire qu'il n'est combiné à aucun autre corps ; cet or natif est rarement pur, mais allié ;i de petites quantités d'autres métaux, et principalement à un peu d'argent.

La difficulté de l'extraction de l'or consiste à séparer les pépites de l'énorme quantité de matières terreuses

Or. — Lavage Jes Siiblej auiileres en Australie,

au milieu desquelles elles sont disséminées. Les plus importants gisements d'or sont situés dans les sal)les des terrains d'alluvion (fîg.).

Les gisements aurifères les plus

productifs sont ceux de Sibérie (monts tlurals et Altaï) et ceux découverts depuis 1848 en Californie, Australie, Tasnuinie, Nouvelle-Zélande, Colombie anglaise. Les grains, ou pépites, atteignent rarement la grosseur d'une noisette ; on en a trouvé cependant quelques-unes de grosseur extraordinaire (une péjjite pesait 67 kilogrammes).

Un grand nombre de rivières ch;irrient un sable contenant des paillettes d'or (Ariège, Garonne, Rhin, Rhône, Gardon, Ardèche, Hérault,...). Dans tous ces cas, la teneur en or est trop faible pour permettre une exploitation régulière ; mais les habitants recherchent quelquefois le métal précieux quand ils n'ont pas d'autres travaux.

Pour séparer l'or des sables on peut employer deux procédés. Ou bien on agite le sable dans l'eau courante ; l'eau entraîne le sable, et l'or, plus lourd, reste. Ou bien, après un premier lavage qui a entraîné une partie du sable, on agite avec du mercure, qui dissout l'or et forme un amalgame liquide, très lourd, qui coule au fond et qu'on sépare aisément. En chauffant ensuite cet amalgame, le mercure se volatilise et l'or reste.

La production totale annuelle de l'or ne s'éloigne pas beaucoup de 400000 kilogrammes, dont la moitié vient d'Amérique, un quart de l'Australie et un dixième de la Russie.

Usages. — Les principaux usages de l'or sont la fabrication des monnaies, des bijoux et des objets d'orfèvrerie; pour ces usages, l'or n'est pas employé pur, il ne serait pas assez solide ; il est allié aune petite quantité de cuivre ou d'argent (voy. monnaies, bijoux). On utilise une quantité notable d'or pour la dorure * de l'argent, du cuivre, du zinc, du verre et de la porcelaine. Le plaqué d'or est constitué par une lame très mince d'or appliquée solidement à la surface d'une plaque de cuivre. L'or en feuilles minces, qu'on trouve dans le commerce intercalées dans de petits cahiers de papier, sert à pratiquer la dorure à l'huile ou à la colle, sur bois, sur papier, sur carton, sur cuir, sur fer et sur fonte, dans la reliure des livres, la dorure des lambris, des cadres, des glaces et autres objets d'ornementation, des grilles en fer ou en fonte. L'o>- en coquilles, broyé finement avec du miel, est employé en peinture.

Quelques composés de l'or ont des usages. Ainsi le chlorure d'or (or et chlore) sert en photographie; le pourpre de Cassius, qui sert dans la peinture sur verre et sur porcelaine, est un composé complexe qui renferme

ORA — î

de i'or, de l'oxygène et de l'étain.

On désigne sous le nom d'or potable une dissolution de chlorure d'or dans l'éther. Etendue au pinceau sur un objet en fer ou en acier, cette dissolution laisse une couche d'or qu'on peut polir au brunissoir ; cette dorure n'est pas solide.

orages. — Les orages sont dus à l'existence, dans l'atmosphère, de nuages chargés d'électricité positive, et de nuages chargés d'électricité négative. Quand deux nuages chargés d'électricités de noms contraires s'approchent l'un de l'autre, les fluides se recombinent et produisent une immense étincelle, qui est Véclair '; le bruit de cette étincelle est le tonnerre' .

Quand un nuage s'approche du sol à une distance assez faible, une étincelle part entre le nuage et le sol :

c'est la foudre *, dont on peut se préserver, dans certains cas, avec le paratonnerre '.

Les orages ne se forment pas à l'endroit où on les observe ; ils s'avancent, comme les cyclones ' des régions tropicales, faisant sentir leur action sur une surface relativement étroite, et souvent fort longue.

Dans notre pays les orages sont plus fréquents en été qu'en hiver, le jour que la nuit, le soir que le matin.

oranger. — Arbre du genre citronnier, cultivé dans tout le midi de l'Eu-

Port de l'oranger franc (hauteur, 15°>).

rope (littoral de la Méditerranée, Algérie). En Europe, la hauteur de 1 oranger ne dépasse pas 10 mètres.

Abandonné à lui-même il n'atteint son maximum de production que vers

j'i — ORG

l'âge de 15 ans, et porte alors une quantité considérable de fruits (fig.).

Mais par la grelle on le fait produire plus tôt, et en le taillant convenablement, de façon (jue sa hauteur ne dépasse pas 3 mètres, on a moins de fruits, mais ces fruits sont beaucoup plus beaux et plus savoureux. Le nombre des variétés d'orangers est considérable.

Les usages des différentes parties de cet arbre sont variés. Les feuilles sont employées en infusion (pour cet usage on préfère les feuilles

Oranger (fleurs et fruit).

du bigaradier '). Les fleurs servent à faire l'eau et l'essence de fleurs d'oranger (ou essence de néroli) ; là encore on préfère les fleurs de bigaradier. — Mais le produit le plus important est le fruit, dont on fait une énorme consommation. Il y a trois récoltes : la première a lieu en octobre, alors que les fruits n'ont pas toute leur maturité; la seconde se fait en décembre, les fruits sont presque mûrs et peuvent encore voyager; enfin on fait la troisième au printemps, alors que les fruits sont tout à fait mûrs, qu'ils ont toute leur qualité ; mais à cette époque ils ne peuvent plus se conserver au delà de quelques jours. L'écorce de rorano;e est tonique, excitante ; elle entre dans la composition de la liqueur nommée curaçao.

orcanète. — Matière colorante rouge provenant de la racine de plusieurs plantes de la famille des borraginées. L'orcanète est employée pour teindre le coton en lilas, en violet, en gris... selon la nature du mordant.

Elle a peu d'importance, surtout

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