‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 288 sur 418 · OHO · texte numérisé non relu

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Dépouillé de sa pellicule par la meule, le grain d'orge se nomme p/'watt ou orge mondé; il sert à préparer une tisane rafraîchissante. Le grain d'orge mondé, quand il est poli et arrondi, se nomme orge perlé et est employé pour faire des potages. On sème l'orge au printemps, et on moissonne en juillet ou août.

orgeat. — Sirop rafraîchissant qui doit son nom à ce qu'il renfermait autrefois une décoction d'orge. Auiourd'hui on le fait avec de l'eau, du sucre, de l'eau de fleurs d'oranger, et des amandes pilées.

orgelet. — Petite grosseur enflammée qui apparaît sur le bord d'une paupière ; elle cause une gêne momentanée de la vision, mais se guérit rapidement, et spontanément. On peut favoriser sa disparition par des lotions d'eau tiède et des cataplasmes émollients. Chez les personnes lymphatiques, ou celles dont la vue est fatiguée, les orgelets se succèdent parfois les uns aux autres.

origan. — Yoy. marjolaine.

orme. — Grand arbre qu'on rencontre dans toute l'Europe ; on en connaît beaucoup d'espèces, dont la plus importante est l'orme champêtre {fig.).

Fort de l'orme ^liauleur, £«">;.

C'est un bel arbre, dont la hauteur peut dépasser 2.j mètres ; on remi>loi(i beaucoup pour la plantation des belles avenues, car il résiste également bien à la chaleur et au froid; de plus son feuillage donne une ombre épaisse et se conserve longtemps.

Le bois de l'orme est grossier, mais solide, résistant très bien à l'air et à l'humidité ; il est recherché par les charrons, par les tourneurs.

ornithorynque. — 'L'ornithorynque est un mammifère édenté plus singulier encore que l'éehidné '.

Son corps est aplati, à jambes courtes, terminées par des doigts palmés, ce qui en fait un animal aquatique ; mais il est aussi parfaitement organisé pour fouir. Le corps est couvert de poils; la queue est courte et aplatie. Pas de dents, mais des tubercules fibreux ; le museau est allongé en forme de bec de canard. La longueur de l'animal est de 36 centimètres avec une queue de 14 centimètres tfîg.).

Il habite le bord des Ornithorynqae fleuves de l'est de (longueur du corps, l'Australie. Il se o»,40).

creuse un terri er près de la rive. Sa nourriture est constituée par des mollusques et de petits insectes arpiatiques. Comme tous les mammifères, il met au monde ses petits vivants ; ses mamelles sont nombreuses et à peine visibles.

Les Australiens mangent sa chair.

orobanche. — Genre de plantes qui vivent en jinmaitcs sur les r.ieines des autres végétaux; elles enfoncent sur ces racines des suçoirs par lesquelles elles puisent les sucs nécessaires à leur accroissement ; il en résulte un arrêt dans le développement de la plante nourricière et parfois même sa mort (fig.). Il est très difficile

Orobanche sur la racine d'un pied de cbanvre.

de détruire ces parasites, qui compromettent quelquefois les récoltes.

L'une des espèces les plus nuisibles est Vorobanche rameuse, qui se développe sur les racines du chanvre et du tabac, et cause quelquefois de tels

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ravages qu'on est forcé d'abandonner momentauéraent, pendant plusieurs années, la culture ue ces plantes dans les clianips envahis. Une autre orobanche elend ses ravages dans les champs de luy.erne, une aulre duus les champs de trèfle, de carottes.

orphie. — Poisson de mer au corps allongi'; les mâchoires se prolongent en un long bec garni de nombreuses dents coniques. Se trouve

Orphie loiii;iieur, l").

dans toutes les mers d'Europe ; on le pèche sur les cotes de France. La longueur peut atteindre 1 mètre. Chair assez estimée (/!</■)■

orpin. — Genre de plantes grasses à feuilles très épaisses dont on rencontre en France un grand nombre d'espèces. On les trouve dans les taillis, les vignes, les buissons, les endroits pierreux, et jusque dans les murailles, les toits de chaume.

On se sert des feuilles de Yorpin eoynmtin pour hâter la cicatrisation des plaies; on mange en salade celles

Orpin.

de Yorpin blanc ; celles de Vorpin acre Ifiç.), au contraire, sont vomitives, purgatives, et vénéneuses à haute

dose ; on s'en sert contre les cors et les verrues. Dans l'ornementation, les orpins cultivés sont employés pour garnir les rocailles et les rochers des jardins, et pour faire des mosaïques.

orseille. — Pâte molle, d'un rouge violet, employée en teinture. On la j)répare à l'aide de plusieurs espèces de lichens '. Cette matière donne en teinture des couleurs très altérables, aussi l'emploio-t-on rarement seule, maison la mélange à d'autres matières colorantes pour les aviver.

Les marbriers s'en servent pour produire des veines bleues dans le marbre blanc.

orthopédie (grec : orthos, droit ; pais, enfant). — Ensemble des manipulations et des opérations chirurgicales qui ont pour but de remédier aux dillormités du corps des enfants.

orlie. — Genre de plantes dicotylédones immédiatement reconnaissables à ce qu'elles portent, sur la lige et les feuilles, des poils raides dont la piqûre cause une vive démangeaison, accompagnée de sensation do briilnre.

Le genre comprend 30 espèces, disséminées dans les régions tempérées des deux mondes.

L'espèce la plus répandue en France est l'ortie brûlante >fiy.), haute de 30 à 50 centimètres; c'est une de nos mauvaises herbes les plus répandues; ses fleurs sont verdâtres ; on s'en sert parfois pour fouetter un membre pa- ortie brûlante (haural^'sé et y détermi- t^ur de la plaote, ner une action sa- 0",3û;.

lutaire.

Nous avons aussi, en France, la grande ortie, dont les feuilles et les fleurs ont des usages en médecine, et deux autres espèces moins importantes.

La brûlure des orties est due à un liquide particulier contenu dans les poils. Chez certaines espèces tropicales, ce liquide est assez actif pour déterminer des accidents graves; la blessure est douloureuse pendant des mois entiers et peut même occasionner la mort.

Les orties ne sont pas sans utilité pour l'agriculture. Fauchées et un peu fanées, elles perdent leurs propriétés urticantes et constituent une excellente nourriture pour les oies, les

os — ÔÔS —

os

dindes; on peut aussi les mêler au foin et les donner aux bœufs, qui en sont avides. Les volailles mangent les fruits. Enfin les orties seraient susceptibles de fournir une fibre textile analogue à celle du lin, capable d'entrer dans la confection des ètofifes, et surtout du papier.

Dans les campagnes, on donne au laniier* le nom d'ortie blanche.

ortolan. — Oiseau de petite taille, du genre bruant, recherché pour la délicatesse de sa chair. On le trouve dans les contrées méridionales de l'Europe ; au printemps il remonte vers le nord pour aller nicher en Allemagne, en Bourgogne ; puis en septembre il retourne dans les pays chauds, et c'est alors qu'on le prend au piège, en abondance : il est alors ti'ès gras.

Les ortolans capturés au printemps, sont maigres, au contraire ; mais les oiseleurs les prennent vivants et les engraissent avant de les livrer à la consommation (fig.).

orvet. — Lézard ayant l'apparence d'un serpent à écailles luisantes, d'un jaune argenté, dont la longueur ne

Ortolan (longueur totale, O-'.ie).

Orvet (longueur, Om^O).

dépasse guère 40 centimètres. On le rencontre dans toute l'Europe {fig.).

Il est absolument inoffensif (voy. lézards).

os. — Organes durs et solides qui constituent le squelette. Les os sont formés de sels minéraux (carbonate de

cTiaux et phosphate de chaux) qui leur donnent leur solidité, et dune substance organique, \'osséine, qui en est la partie vivante, et leur com-

Téte de rhuniéruï

Tcle de riiumérus. \

Os du bras (coupe longi- Os long (fémur), tudinale pour montrer la moelle)

munique une certaine élasticité sana laquelle il seraient trop fragiles. A l'intérieur le tissu est moins serré ou même il présente une cavité remplie d'une matière grasse, la moelle (fig.) ; à la surface ils sont recouverts d'une membrane nommée périoste.

A la naissance, les os sont très mous, formant seule- Rotule, ment des cartilages' ; puis ils se dure i s s e n t peu à peu, en devenant plus riches en sels minéraux ; e n même temps ils s'allongent et grossissent. Les os, comme toutes les autres parties du corps, reçoivent du sang destiné à leur nutrition '.

C'est grâce à cette nutrition qu'un os cassé peut se se souder.

La forme des os est variable ; les uns sont longs, les autres plats, d'autres sont courts, c'est-à-dire qu'ils ne sont ni allongés dans un sens, ni aplatis (rotule). Leur surface est irrégulière ; elle porte des prolongements plus ou moins considérables

Tibia.

Os court (ruUile).

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