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bords des chemins, dans les prairies humides.
On en cultive deux variétés, le panais long et le panais rond (fig.), principalement en Bretagne, comme plantes fourragères; le panais est surtout une bonne nourriture pour les
Panais rond hâtif.
vaches laitières ; il est aussi recherché pour les chevaux ; c'est une excellente nourriture d'hiver, car il se conserve parfaitement bien.
panaris. — Tumeur inflammatoire des doigts ou des orteils qui se produit entre 1 épiderme et la peau, ou bien sous la peau, ou même sur les tendons. Le panaris ({ui réside sous l'épiderme résulte d'une petite piqûre, de l'arrachement d'une de ces petites peaux qui se soulèvent dans le voisinage des ongles; il est douloureux, avec gonflement, puis il crève soit naturellement, soit parce qu'on le perce ; à la suite de ce panaris l'ongle tombe fréquemment. On le soigne par des sangsues, des cataplasmes. Les deux autres variétés, étant plus profondes, sont beaucoup plus douloureuses; elles causent des suppurations profondes et même des caries des os, accidents très gravos ; l'intervention du chirurgien, pour faire une incision profonde, est généralement nécessaire.
Cette incision faite, On tient la main plongée dans un bain local émollient et l'on panse ensnite avec des topiques relâchants et narcotiques. ;
pancréas. — Glande en grappe très analogue aux glandes salivaires, située contre la paroi inférieure de l'estomac ; elle est longue de 14 à 16 centimètres et de faible épaisseur. Elle secrète le suc pancréatique, qu'elle verse dans l'intestin grêle par un canal spécial ; c'est aussi dans cette même région de l'intestin que se déverse la Dile.
Le suc pancréatique est un liquide incolore, visqueux, dont la partie ac-
Œsophage Estomac. '; Cardia. ■-
Vésicule du ûel.
Gros intestin.
Pylore. Gros intestin.
Pancréas. — Lr pancréas est situé directement sous l'estomac; il verse le suc pancréatique dans la portion de l'intestin qui vient immédiatement après l'estomac.
tive est constituée par un ferment, sorte de diastase', nommé pancréatine. C'est le plus important peut-être de tous les sucs digestifs, car sa fonction est multiple. Il digère les matières grasses, sur lesquelles la salive et le suc gastrique sont sans action ; pour cela il les émulsionne, c'est-àdire les réduit en gouttelettes assez Unes pour qu'elles puissent être absorbées par les parois du canal digestif (voy. absorption). En outre le suc pancréatique digère les matière féculentes qui auraient échappé à l'action de la salive, et les matières azotées qui auraient échappé à l'action du suc gastrique (voy. estomac).
pangolin. — Le pangolin est un mammifère édenlé fouisseur qu'on trouve en Afrique et en Asie.
Sa forme est celle du fourmilier, mais le corps, au lieu d'avoir des poils, est recouvert décailles. Le pangolin de Guinée a 44 centimètres de long, avec une queue de 66 centimètres ; sa hauteur est de 14 centimètres. Il vit
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solitaire dans des trons cju'il se creuse lui-même ; il se nourrit d'insectes.
Pangolin (longueur totale, 1>°).
Il y a plusieurs espèces de pangolin
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panic. — Genre de plantes de la famille des graminées ' renfermant des espèces alimentaires, comme le millet ', des espèces fourragères et des espèces ornemeutales. Ou cultive, en particulier, dans le Midi, le panic froment, qui donne un bon fourrage dans les terrains humides. On trouve beaucoup d'espèces du genre panic à l'ëtat sauvage.
panicaut. — Genre de plantes de la famille des ombellifères, dont plusieurs espèces se trouvent à l'état sauvage dans les lieux arides. Le^a«i'eaul des champs, très répandu, est employé dans la médecine populaire comme expectorant. On cultive le panicaut dans les jardins pour orner les pelouses et les rocailles.
panthère. — Voy. léopards.
paon. — Oiseau gaUinacé de grande taille ; le mâle a les couleurs les plus vives et une queue splendide, qu'il peut relever et déployer en éventail ; il n'est peut-être " aucun oiseau qui soit aussi beau ifig.). Se nourrit de graiues, vers, insectes, herbages.
Paon (longueur totale, jb.OS).
L'incubation dure quatre semaines ; les petits sont très sensibles au froid "t H l'humidité.
Le paon est 'élevé surtout comme ornement : on ne le rencontre pas en France k l'état sauvage ; sa chair est très estimée.
papavérac^îes. — Plantes dicotylédones ' diuh/petales à corolle et à étamines fixées sur un réceptacle commun, ovaire libre ; plantes herbacées, calice à deux sépales caducs ; corolle à quatre pétales chill'onnés dans le bouton, étamines nombreuses,
Papavéracées (ei. : coquelicot).
graines à albumen huileux. Ces plantes sont surtout utiles par leurs graines, qui sont oléagineuses. Exemples : pavot, coquelicot (fig.).
papayer. — Genre d'arbres analogues aux palmiers, qu'on rencontre dans les régions chaudes du nouveau monde. Le papayer commun Ifig.)
Papayer commtin hauteur, 6»).
est cultivé dans toutes les parties tropicales de l'Amérique, oii il atteint une hauteur de 6 mètres. Son fruit, la papaye, est ovoïde, d'uu jaune orangé, pulpeux ; on le mange cru quand il est mûr, ou cuit à l'eau avant la ma-
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turité ; on le fait aussi confire. Encore vert, ce fruit renferme une substance la papaïne, employée eu médecine pour activer la digestion. Le latex fourni par le fruit vert participe aux propriétés de la papaïne ; il est employé, après cuisson, comme vermifuge.
papier. — Le papier se fabrique avec les chifl'ons de lin, de chanvre, de coton et diverses substances filamenteuses végétales.
Les chilToiis, d'abord triés, puis lavés par une vive agitation dans l'eau, sont soumis au lessivage. Après le lessivage on verse les chiûons dans une grande cuve, oii on fait l'effilochage, qui a pour but de diviser le chiU'on en ses fibrilles constituantes.
L'effilocheuse se compose d'un cylindre armé de lames peu tranchantes qui agissent, par suite d'une rotation rapide, sur les chifl'ons immerges dans l'eau, et les réduisent en pâte.
La pâte est alors blanchie à l'aide dune dissolution de chlorure décolorant '.
Quand la pâte est finie, il faut la convertir en papier. Cela se fait à la main, ou à la mécanique. Dans le premier cas on introduit un peu de pâte bien claire dans un tamis rectangulaire en toile métallique, auquel on fait éprouver un mouvement oscillatoire. L'eau s'égoutte, la pâte s'étend d'une manière uniforme, et constitue une lame résistante de faible épaisseur, résultant de l'enchevêtrement, dans tous les sens, des fibres de cellulose ' qui constituaient les chifl'ons.
Les feuilles sont fortement pressées entre des draps de laine, puis portées au séchoir. Après la dessiccation, on procède au collage, qui a pour but de rendre le papier imperméable et de l'empêcher de boire l'encre. Le collage se fait en trempant les feuilles dans une dissolution faible de colle forte, additionnée d'alun.
Le procédé à la mécanique est plus rapide. L'appareil employé est fort complexe. La pâte tombe constamment sur une toile métallique sans fin, qui l'entraîne avec elle et la fait égoutter. La feuille, ayant déjà acquis une certaine consistance, passe successivement entre plusieurs paires de cylindres faisant office (le laminoirs, qui la pressent, la dessèchent et la polissent. La fabrication est continue ; à l'une des extrémités de l'appareil s'écoule la pâte fluide, à l'autre s'enroule constamment le papier terminé; on obtient 30 mètres carrés de papier par minute. Le collage du papier à la mécanique se fait dans la pâte même,
au moyen d'un mélange de résine, de soude caustique et de fécule. La variété des papiers que fabrique actuellement l'industrie est innombrable (papiers k écrire, à imprimer, à cigarettes, à filtrer, à calquer, à emballer, papier de tenture, cartons...).
La consommation de cet article de première nécessité est telle, que les chifl'ons ont cessé depuis longtemps de suffire à la fabrication. On utilise maintenant les fibres végétales les plus diverses. La paille des céréales, les feuilles de maïs, l'alfa d'Algérie, le bois lui-même (peuplier, tilleul, sapin) sont réduits en pâte par des procédés mécaniques assez complexes, et convertis en papiers. Le plus souvent on mélange ces pâtes, de seconde qualité, avec une quantité plus ou moins grande de pâte de chifl'ons; on leur donne même du corps en y ajoutant du kaolin. La production annuelle du papier en ï'rance, dans 356 papeteries, dépasse actuellement 100 millions de kilogrammes. L'Angleterre, et surtout les Etats-Unis, en produisent plus encore.
papier parchemin. — Papier auquel on a donné l'aspect, et presque la solidité du parchemin, en le trempant dans de l'acide sulfurique convenablement étendu d'eau, puis le lavant largement à l'eau et le laissant sécher. Ce papier est très employé pour y écrire les documents qui ont besoin d'être longtemps conservés (tels que diplômes, actes importants).
papilionaeées. — Plantes dicotylédones ' dialypetales, à pétioles
Papilionaeées (ex. : Gousse du p<às
genêt). ouverte.
libres, à élamines fixées avec les pétales sur le calice; feuilles presque
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