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pâtes alimentaires. — Les
pâtes alimentaires (vermicelle, macaroni, nouilles, lasagnes, semoule, ...) sont constituées essentiellement par de la farine de froment. Ou fait une pâte très ferme, puis on procède au moulage. Pour cela, on place la pâte dans un cylindre en bronze, dont la base inférieure est percée de trous de forme convenable.
Sur la pâte on exerce une forte pression à l'aide d'un piston mû par une presse hydraulique. Tandis que le piston descend très lentement, la pâte s'écoule par les ouvertures en fils plus ou moins gros, pleins ou évidés, ou en rubans plats. Les petites pâtes se préparent de la même manière. Un couteau, animé d'un mouvement régulier de va-et-vient, les coupe à 2 millimètres d'épaisseur à mesure qu'elles sortent du cylindre.
Les pâtes alimentaires sont dites pâtes d'Italie parce qu'elles ont été préparées d'abord dans ce pays. Mais les pâtes de Lyon et celles de Clermont, fabriquées avec les blés d'Algérie et d'Auvergne, ne le cèdent en rien aux pâtes venant d'Italie.
patience. — Plante voisine de l'oseille, dont une espèce est commune chez nous dans les bois frais, sur le bord des fossés et des rivières; une autre, la grande patience, assez rare en France à l'état sauvage, est cultivée à cause de ses usages. La patience a une racine assez grosse, qui s'enfonce profondément dans le sol; cette racine a une saveur amère; elle est dépurative, antiscorbutique; on s'en sert beaucoup, surtout en médecine populaire, pour traiter les maladies du système digestif.
patine. — Couche verte qui se dépose à la longue sur les objets en bronze, par suite de l'action de l'air humide. La formation de cette couche est lente; on y supplée en bronzant artificiellement la surface des objets en bronze.
patiirin. — Genre de plantes de la famille des graminées, dont les espèces répandues en France sont très nombreuses.
Plusieurs de ces espèces ont une grande importance comme plantes fourragères et peuvent être considérées comme les graminées les plus estimées des prairies naturelles. Les plus répandues de ces espèces fourragères sont les suivantes : le paturln commun, répandu dans les prairies fraîches et humides de toutes les parties du monde; on ne le cultive, dans les prairies, que mélangé à d'autres graminées ; le paturin des prés est plus
rustique ; il résiste mieux au soleil et au froid, aussi est-il plus cultivé (fig.). Le paturin des Alpes prospère dans toutes les parties du monde, presque
Paturin des prés (hauteur, 0>»,60).
jusqu'à la limite des neiges éternelles; sa production est faible, mais il est extrêmement nutritif.
paulownia. — Arbre du Japon,
dont les feuilles sont très grandes, les fleurs assez belles et d'agréable odeur ; il est assez rustique, ce qui permet de le cultiver en France pour l'ornementation des parcs, des jardins et des promenades publiques.
pavot. — Herbe de la famille des papavéracées ; il en existe plusieurs espèces. La plus importante est le pavot somnifère, qui fournit plusieurs variétés : le pavot somnifère noir, dont la hauteur ne dépasse guère un mètre et dont les graines sont noires, et le pavot somnifère blanc, haut parfois de deux mètres, dont les graines sont blanches (fig.)-
Les fruits du pavot, sèches, sont employés en médecine pour faire des décoctions calmantes. Les graines fournissent une bonne huile, l'huile d'œilletle, qui n'est pas narcotique, quoique venant du pavot, qui est narcotique ; cette huile joue un grand rôle dans l'alimentation, oii elle remplace, souvent frauduleusement, l'huile d'olive. Elle est siccative, et est employée en peinture. La culture du pavot, et surtout du pavot noir, se fait en grand dans le nord de la France, en Belgique, en .VUemagne, en vue de l'extraction de l'huile dœillette.
Les graines du pavot blanc sont
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