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qne le printemps pour reprendre la suite de leurs générations successives.
Mais ces femelles sans ailes, demeurant toujours sur les racines, ne sont pas les seules. D'autres femelles, ailées celles-là, naissent à la quatrième ponte; elles sortent du sol et s'en vont déposer leurs œufs au loin sur les bourgeons
velle. C'est par l'œuf d'hiver, duquel sortent tous les insectes féconds de l'année, que se perpétue l'espèce.
La carte ci-contre donne l'état actuel des vignobles français, au point de vue des ravages du phylloxéra.
Lutte contre le phylloxéra. — Les pertes causées en France par le phyl-
Racine de vigne attaquée par lu phylloxéra.
Amas de phylloxéra ?iir l'exlrémilé d'une racine (grofriej.
Sujet.
.Sujet Greffon pris sur Le sujet S et le
pris sur une vigne une bonne \arièlé greffon B réunis américaine. de la localité. et ligaturer.
Greffage des variéiés française^ de vigne sur les cépages américains qui résistent au phylloxéra.
Tuj.iu creux
pour
l'injeclion.
Pal injecteiu-, pour injecter le sulfure de carbone au pied des vignes.
et les jeunes feuilles Je vigne : c'est par elles que se propage la maladie d'une région à une autre. Des œufs de ces femelles naissent des individus non ailés, les uns mâles, les autres femelles ; la femelle, fécondée, pond un seul œuf, rcBu/'rf'/i(f«?r. puis elle meurt. A leur éclosion au printemps, les œufs d'hiver produiront la génération nou-
loxera depuis 15 ans se chiffrent par plusieurs milliards. On conçoit l'importance qu'il y a à combattre un pareil ennemi. Divers moyens de préservation ont été successivement, essayés, non sans succès.
Des insecticides ont été introduits dans le sol à l'aide d'appareils spéciaux. Le sulfure de carbone, employé avec
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certaines précautions, tue l'insecte sans iiorter atteinte à la vigne; il a donné en maintes circonstances des résultats très satisfaisants. 11 en est do même du sulfo-carbonate de potasse, qui est cependant d un usage plus dillioile ot plus coiil<ux.
La submersion coiiiiilèto du sol.
la mer, ont résisté à l'insecte. Il en est de même, dans le département du Rhône, des vignes dans lesquelles on répand un engrais !>}iéciul, renfermant du phosphore en nature.
Entin on a tenté la destruction de iiMuf d'hiner, sans lequel l'espèco serait vite éteinte. Pour cela on a pra-
Cart« des ravages du phylloxéra (en 1893). — On «oit qu'un très petit nombre des arrundi>3eiiient< dans Ic^qurls on cultir,; la vigne a échappé complètement à l'insecte.
prolongée pendant au moins deux mois d'hiver, est le meilleur remède, chaque l'ois qu'elle est possible. Malheureusement la plupart des vignes sont dans une situation telle qu'elles ne peuvent pas être submergées.
Divers procédés de culture ont aussi permis de sauver la vigne. C'est ainsi que les vignes plantées dans les terrains très sablonneux du Gard et de la Charente-Inférieure, sur les bords de
tiqué le badigeonnage des ceps avec un liquide insecticide, mélange d'eau, de chaux vive, de naphtaline et d huile lourde de goudron de houille.
Malgré tous ces moyeus de défense, qui ne sont appliqués que par uu nombre relativement petit de viticulteurs, l'insecte continue ses ravages.
Mais d'autre part on régénère les vignes détruites. Pour cela on plante des vignes américaines, qui ont échappé