‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 315 sur 418 · PIP · texte numérisé non relu

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connn dans le commerce sous le nom de sapin rouge ; il est employé pour le chaulia^Tt' ; il sert aussi beaucoup dans les construclinns et en menuiserie; ou en fait des poteaux, télégraphiiiues.

Celui provenant di-s sapins du Nord fournit les meilleurs mâts de navire, à Cause de sa légèreté et de son élasticité.

Le pin maritime ou pin de Bordeaux existe surtout en France dans le Sud- Ouest, principalement dans les Landes, dont il a servi à User les dunes. Son bois est très estimé, m:iis l'arbre est surtout exploité pour la résine qu'il :tontient. Du bois on fait des traverses, des pilotis, des charpentes; on en chauûe les fours des boulangers.

Le pin pignon, ou pin d'Italie, se rencontre surtout sur le littoral de la Méditerranée (^17.); sa graine est comestible, et on le considère plutôt comme arbre fruitier que comme arbre forestier. Son bois sert en charpente et en menuiserie.

Le pin cembro habite les régions montagneuses les plus élevées de la Savoie, du Dauphiné et de la Provence.

C'est dans les Alpes et les Carpathes le dernier représentant de la Hore forestière, car il s'élève jusqu'à 2,500 mètres.

pinson. — Oiseau passereau ; longueur totale 17 centimètres. Le mâle a des couleurs assez vives ; la femelle est moins belle. Bon chanteur. On le trouve dans les bois, les vergers, les jardins. Il niche sur les arbres et construit son nid avec beaucoup d'art.

Deux ou trois couvées par an, de 5 à C œufs blanc-verdàtre, parsemés do points brun-rougeàtre ; l'incubation dure treize jours. Cet oiseau est répandu dans toute l'Europe et en Algérie (/îr/.l.

Pinson longueur totale, Om.te).

Le pinson des Ardennes n'est de passage en France qu en hiver. Le pinson est utile, grand destructeur de

Pintaae ^ longueur, 0»,+5).

larves, de chenilles ; mais il ne se prive pas non plus de grains et de fruits, comme tous les passereaux à bec dur.

pintade. — Oiseau yaltinacé i{m nous vient d'Afrique ; sa domesticité remonte à une date fort ancienne. La pintade est vive, querelleuse, sa voix est discordante.

Grande fécondité. Ses pontes se succèdent sans interruption pendant des mois entiers ; elle dépose toujours ses œufs assez loin de la maison. La chair est estimée ifig.).

pipette. — Petit instrument qui sert a puiser une faible quantité de liquide dans un vase, et à le laisser écouler ensuite r» goutte à goutte, si besoin I

est. III

Il est constitué par un tube / ^ de verre ou de métal, pré- ( )) sentant une petite ouverture à chacune de ses extrémités.

Ce tube étant plongé dans un liquide, on aspire par l'extrémité supérieure, de façon que l'appareil se remplisse presque entièrement ; puis on ferme le trou supérieur avec le doigt, et on enlève la pipette. Bien que le trou inférieur soit resté ouvert, le liquide ne s'é-

Pipette fonctiouiant. — Le liquide s'écoulo goiitte à goutte quand on débouche cl qu'on bouclie successivement plusieurs (ois l'oriûcc supérieur.

s'écoule pas, soutenu qu'il est par la pression atmosphérique' .

Pour déterminer 1 écoulement, il faut

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enlever le doigt qui ferme l'orifice d'en haut; SI on enlève le doigt et qu'on le

Pipette compte-gouttes, en forme de flacon.

remette aussitôt, on obtient un écoulement aussi petit qu'on le^veut {/ig.).

pipit. — Oiseau passereau aux couleurs peu éclatantes. Commun en France ; niclie à ti-rre, dans les buissons. Utile, car s'il mange quelques graines, il fait surtout la guerre aux insectes. Quand il est gras sa chair est estimée ; il partage alors le nom de becflgue avec le gobe-mouche.

pique-bœuf. — Oiseau passereau insectivore, voisin de l'étourneau, qu'on rencontre eu Afrique ; il y rend sers'ice aux troupeaux en venant se poser sur le dos des bœufs, pour y manger les larves des œstres logées dans la peau.

pisciculture. — La pisciculture est l'ensemble des procédés employés pour faire produire aux eaux douces ou salées la plus grande quantité possible de poissons. Tantôt on se contente de favoriser la reproduction des poissons, en plaçant ceux-ci dans les conditions les plus favorables : on fait alors de la pisciculture naturelle; tantôt on intervient directement en produisant l'éclosion des œufs dans des appareils spéciaux : c'est alors de la pisciculture artificielle.

Pisciculture naturelle. — Un grand nombre des étangs de France, convenablement aménagés, fournissent beaucoup de poissons. Ils sont disposés de façon à pouvoir être aisément mis à sec, de telle sorte que tout le poisson vienne se rendre dans un trou plus profond, mais de petite dimension, et soit aisé à prendre. Un étang donné est plus ou moins propre, suivant ses dispositions, à l'élevage de tel ou tel poisson. C'est ainsi qu'un étang à truites doit être alimenté par des sources, des ruisseaux, des rivières à eaux vives, avec une tempéralure qui ne s'élève guère en été; il ne doit renfermer aucun poisson Carnivore (brochet, perche, anguille). Il sera au contraire abondamment pourvu de gardons et autres poissons blancs de reproduction facile, pour servir à la nourriture de la truite. Pour l'empoissonner en truite on y mettra des mâles et des femelles de deux à trois livres.

à peu près une douzaine par hectare de superficie. A l'époque du frai, c'est-àdire au commencement de l'hiver, on veillera à écarter de l'étang les hérons, les rats d eau. et on couvrira les œufs, aux endroits oii ils auront été déposés, de filets ou de claies d'osier.

Pour un étang à carpes il faudra un fond vaseux, une eau presque stagnante, chaude en été ; on mettra des carpes de 2 livres, mâles et femelles; on favorisera la poussée des plantes aquatiques sur lesquelles ce poisson dépose ses œufs ; ou donnera pour nourriture des grains bouillis, des débris de salades, etc. Souvent on a plusieurs étangs dans lesquels on transporte successivement les petits à mesure qu'ils grandissent. La pêche de tous ces étangs se l'ait ordinairement une fois l'année.

On peut aussi favoriser le développement du poisson dans les fleuves et les rivières en organisant des frayéres convenables, ou eu favorisant la migration des poissons à l'aide d'échelles.

Les frayi^res artificielles varient se ■ Ion les poissons dont on veut favoriser la multiplication ; [ce sont des végétaux aquatiques qu'on laisse pousser dans certains endroits de la rivière, ou des agglomérations flottantes de plantes diverses, ou des couches de sable, bien disposées aux meilleurs endroits du courant, ou simplement des régions de la rivière dans lesquelles on interdit la pèche.

Les échelles (fig.) sont constituées par des plans inclinés munis de cloi-

Echelle à saumons. — i.r.i.-.' n mU' eilielle, les cannions peuvent franchir les barrages de la rivière el remonter le courant.

sons transversales, établis aux endroits où la rivière est obstruée par des barrages, pour permettre aux poissons migrateurs, tels que les saumons, de

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rcmontrr aisi'ment pour frayer dans k- cours rtiipHiicur.

Pisciculture artificielle. — La pisciculture artilieielle a pour base la fécondation arlilicielle des œufs. Elle a pour but lie repeupler facilement, à peu de frais, les cours d'eau restés jusqu'ici improductifs ou à peu près ; et de multiplier les espèces recherchées, en les iatroijuisanl parfois dans des endroits où elles étaient auparavant inconnues. Ces résultats sont obtenus en prenant la nature pour guide dans les dift'érentes manipulations de la fécondation artificielle.

Xn moment du frai on se procure quelques mâles et quebiues ftmelles de l'espèce à multiplier. On saisit une femelle de la main gauche et on eu presse très doucement le ventre, de façon à faire tomber les œufs dans un

Comment on fait sortir les oeufs ou la laitance.

vase sans eau {fi'j.)- On prend ensuite un mâle et on opère de la même façon pour obtenir la laitance que l'on fait couler dans un autre vase, également sans eau. On verse alors un peu d'eau sur la laitance, et on arrose les œufs avec ce liquide. Ce procédé produit une bonne fécondation chez les poissons dont les œufs ne sont pas adhérents les uns aux autres (saumon, truite). On opère autrement avec les poissons dont les œufs restent adhi'rents entre eux (carpe, perche) ; dans cecas on fait tomber les œufs sur des brins d'herbes, sur lesquels ils se fixent, et on les agite pendant quelques instants dans de l'eau blanchie par la laitance.

Les œufs é. ant fécondés, on les transporte dans les appareils à éclosion.

Les œufs de truites, de saumons, doivent être placés dans une eau vive, courante et froide, tandis que ceux de

carpos, de tanches ont besoin d'une eau dormante, et à température plus élevée. Pour les truites et les saumons, l'appareil le plus employé est celui de Coste (/?//.) ; il est formé d'une ou do plusieurs séries d'auges superpo-

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Bassins à eau courante, pour l'eclo^ioll des œufs de IruiU; ou de saumon.

sées en forme de gradins, de manière aue le trop-plein de l'une se déverse dans celle qui lui est inférieure, et ainsi de suite. L'alimentation des auges se fait soit jjar un courant naturel, soit par le moyen d'un réser\-oir. Pour les œufs de carpes ou de tanches, on les met, avec les herbes sur. lesquelles ils sont attachés, dans des paniers à claire-voie, que l'on dépose en pleine eau, là oii le courant est assez faible et la température assez élevée.

Souvent on vend directement les œufs fécondés, pour les placer dans les étangs oii les rivières dans lesquels se fait l'éclosion. Mais ordinairement on fait éclore comme il vient d'être dit. Les jeunes poissons sont connus sous le nom tie feuilles ou, alevins (fig.). Le jeune poisson ne mange pas de suite après sa naissance ; il possède sous le corps une vésicule qui lui fournit ses aliments pendant plusieurs semaines; c'est seulement après la disparition de la vésicule que

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Transformations des Jeunes truites.

l'on doit donner de la nourriture ; vers, larves, insectes très petits, pois cuits, pain, etc. Dès que les poissons sont assez grands on les dissémine dans les eaux qu'ils doivent repeupler; quelques pisciculteurs opèrent la

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