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fagots, la pierre à plâtre laisse partir cette eau, et il reste du sulfate de chaux sans eau, qui u'est autre chose que le plâtre i/ig.).
C'est ua solide blanc, que le commerce livre à l'état de poussière. Cette poussière, additionnée d'eau, forme d'aLord un lait blanc qui durcit peu à peu ; on a ainsi une sorte de pierre tendre, qui recouvre les surfaces sur lesquelles on avait étendu le liquide au moment où la solidification commençait à se produire. A Paris et aux environs il existe d'énormes gisements de pierre à plâtre, qui constituent une des richesses de la ville.
Le plâtre sert dans les constructions pour cimenteries briques, dalles, faire les plafonds et les moulures ; il sert à confectionner par moulage un grand nombre d'objets. L'agriculture l'utilise comme amendement; on en ajoute aux vins médiocres pour assurer leur con-
la tendance aux hémorragies, la somnolence, les vertiges, le gonflement des veines du cou, qui font craindre une congestion cérébrale.
pleurésie (grec : pleura, plèvre).
— Inflammation de la plèvre ( Voy . poumons) ; alfecte plusieurs formes distinctes. Débute par des frissons, de la fièvre, la soif, le dégoût des aliments ; puis apparaît un point de côté, douleur déterminée par l'inflammation; la respiration est gênée ; ordinairement des quintes d'une toux sèche fatiguent beaucoup le malade. Le médecin reconnaît surtout la maladie à l'auscultation, qui lui fait reconnaître la présence d'un liquide accumulé dans la plèvre, liquide qui amène la gène de la respiration par la pression qu'il exerce sur les poumons.
La pleurésie se termine par la résorption du liquide et la cessation de lin-
Plâtre. — Moulin a broyer le plâtre cuit. AV, Fours pour la cuisson du plaire. B, Moulin à broyer le plâtre.
servation ; on en introduit dans la composition de beaucoup de pâtes à papier.
Additionné d'alun, le plâtre est susceptible de durcir davantage et de mieux résister aux intempéries de l'air; additionné de colle forte, il constitue le stuc, qu'on peut polir comme le marbre.
pléthore (grec: plél.heïn, être plein).
— Sous ce nom on désigne une surabondance de sang, soit dans l'organisme entier, soit seulement dans un organe. La pléthore générale se reconnaît à la rougeur de la peau, le gonflement des veines, la dureté du pouls,
flammation. C'est une maladie grave ; la guérison arrive, dans les cas favorables, au bout de 15 à 20 jours ; mais il reste une grande susceptibilité à récidiver.
La pleurésie se traite par le repos, l'application de vésicatoires, les purgatifs, la diète. Si l'épanchement est trop abondant, et qu'il y ait menace d'asphyxie, on pratique une ponction au trocart, instrument semblable à celui qui sert dans le cas de rnetéorisation ' des animaux herbivores, mais plus petit.
plie. — Poisson plat très commun
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dans la Manche et dans l'Océan, se rapprochant de la sole ; sa chair est médiocrement estimée. L'espèce la plus répandue est la plie franche, nommée
Plie franche, ou carrelet (longueur, 0'n,60).
aussi carrelet (fig.), dont la taille peut aller jusqu'à 0°i,70. La limande ' est aussi une espèce du genre plie.
plomb. — Métal d'un gris bleuâtre, très brillant, mais se ternissant rapidement au contact de l'air. Il est assez mou pour qu'on puisse le rayer facilement avec l'ongle ; frotté sur le papier, il y laisse une trace grise. Il a une très faible ténacité ; on peut le réduire aisément en lames minces. Sa densité est onze fois et demie plus grande que celle de l'eau ; c'est le plus lourd des métaux usuels non précieux (le mercure, l'argent, l'or, le platine sont plus lourds). On le fond très aisément, à la température de 350<>. Exposé à l'air humide, il s'oxyde et se ternit ; mais l'altération reste" toujours superficielle ; le plomb fondu s'oxyde beaucoup plus rapidement et se recouvre d'une sorte de cendre, qui est de l'oxyde de plomb.
Le plomb forme avec les corps auxquels il se combine des composés généralement très vénéneux. Les ouvriers qui travaillent le plomb sont souvent atteints par un empoisonn ement chroni- p que trèsf^ grave. Les ^~ empoisonn e-
ments par le Four à réverbère pour rextraction;du plomb de son mi plomb sont fréquents ,
, Cheminée.
plomb. Ainsi les bonbons et le beurre sont parfois colorés avec un composé de plomb ; les papiers d'étain qui servent à plier le chocolat, les boîtes éta-
Fabrication des tuyaux de plomb. — Le
plomb, placé dans le réservoir A, el doucement chauffé, est poussé vers le haut par le piston d'une presse hydraulique Oguré audessous. Il s'écoule par une ouverture supérieure annulaire et se sulidiCe en un tuyau qu'on enroule sur le tambour D.
niées dans lesquelles sont les conserves alimentaires, contiennent parfois assez de plomb Minerai de plomb. pourdétermi-
ner des accidents. On fait en plomb Foyer, beaucoup de c o n duites d'eau {fig.)', cela n'a pas d'inconvénient si les c o n duites doivent porter des eaux de source ou de rivière; mais les eaux
non seulement chez les ouvriers qui travaillent ce métal et ses composés, mais aussi chez les autres personnes. Un grand nombre de matières alimentaires sont en effet rendues accidentellement toxiques parce qu'elles ont été placées dans des vases en plomb, ou falsifiées avec des substances renfermant du
alêne est soumise à l'action de la flauniie, qui (re el laisse le plomb.
de pluie peuvent devenir toxiques en traversant des conduites de plomb.
On retire industriellement le plomb d'un minerai abondant en Angleterre, en Espagne, en Italie et dans l'Europe centrfue. Ce minerai est la galène, ou sulfure de plomb, combinaison de plomb et de soufre. Le procédé le plus
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simple pour traiter ce minerai consiste à le chauffer dans un courant d'air, qui brûle le soufre et laisse le plomb
(fiff-)- , , ,
Les usages du plomb sont nombreux. On en fait des tuyaux pour conduite d'eau et de gaz, uu grand nombre d'appareils employés dans l'industrie, du plomb de chasse, des balles de fusil, la chemise des projectiles des canons rayés.
tJn grand nombre d'alliages renferment du plomb; tels sont la soudure des ferblantiers (plomb et étain), les caractères d'imprimerie (plomb et antimoine).
Enfin plusieurs composés renfermant du plomb ont des usages.
La lilharge, on oxyde de plomb, sert à la fabrication du cristal, au vernissage des poteries, à la peinture sur porcelaine.
Le' minium, autre oxyde de plomb plus riche en oxygène que le précédent, est une poudre très lourde, d'un très beau rouge; il sert aussi à la fabrication du cristal ; il entre dans la composition d'un grand nombre de mastics ; on l'emploie en peinture et dans la préparation dos papiers peints ; avec le minium on colore la cire rouge à cacheter.
Mais le composé du plomb le plus important est la céruse '.
plombagine. — Voy. graphite.
plongeon. — Oiseau palniipëde marin, d'un vol difficile. Les plus grandes espèces ont 1 mètre de long et Im.eS d'envergure (fig.)- Habite les régions du Xord en été et se dirige un peu vers le Sud en hiver. Est pre.sque toujours sur la mer, oii il pêche avec ardeur; peut plonger et rester plus de 8 minutes dans l'eau. Peut parcourir à la nage d'immenses espaces avec une grande rapidité ; piongeou (haulear, 1»). lutte de vitesse
avec les poissons les plus rapides. Son vol est pénible. Xiche sur le bord des petits étangs d'eau douce ; la ponte est de deux œufs. La chair ne paraît pas comestible.
pluie. — La pluie est constituée par des gouttes d'eau, plus ou moins grosses, plus ou moins nombreuses, qui tombent d'un nuage ' soumis à un refroidissement progressif. La pluie provient, en somme, de la vapeur d'eau
qui se trouve toujours contenue dans l'atmosphère. Elle est le plus souvent occasionnée par l'arrivée d'un vent chaud et humide, venant de la mer, sur une région continentale plus froide.
Aussi le vent chaud et humide du Sud- Ouest, qui a traversé l'Atlantique, amène quatre-vingt-dix fois sur cent la pluie en France et en Angleterre.
La répartition des pluies à la surface du globe est très irrégulière. 1» La quantité annuelle de pluie décroît le plus souvent à mesure qu'on s'éloigne de l'équateur pour se rapprocher des pôles; sous les tropiques, les pluies tombent avec une grande régularité, et elles sont le plus souvent torrentielles. — 2o Les pluies sont généralement plus abondantes sur les bords de la mer qu'à l'intérieur des terres. — 3° Les pluies sont plus abondantes sur les hauteurs que dans les plaines ; les montagnes arrêtent et refroidissent les nuages, et déterminent ainsi la chute de la pluie ; le versant tourné du côté de la mer est donc généralement fortement arrosé, tandis que le versant opposé est remarijuable par sa sécheresse. — 4» Enfin l'abondance des pluies dépend des vents dominants de la région, de la situation topographique, de la présence des forêts ou des plaines dénudées.
A Paris, le nombre annuel moyen des jours de pluie est de 147, et la hauteur moyenne de l'eau tombée 570 millimètres.
plumes. — Les plumes des oiseaux sont des sortes de poils d'une architecture plus compliquée. Au milieu est une tige creuse, qui s'enfonce dans la peau ; de cette tige partent des barbes qui, elles-mêmes, portent des barbules à peine visibles à l'œil nu. La forme, la couleur des plumes est très variable (fig.). Le duvet, caché sous les plumes,
Barbes portant — los barbufet
Barbules. i— *