‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 341 sur 418 · REN · texte numérisé non relu

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Lapons, Finnois, Sibériens. Samoïèdes, Tungouses..., sont adonnés à l'élève du renne. Des milliers de propriétaires réunissent parfois leurs animaux pour en faire des troupeaux de 50,0<X) tètos. Le renne domestique est toute la richesse du Lapon ; il est plus petit, plus laid que le renne sauvage.

Le renne est pour les habitants des r.^gions du Nord une Lète de trait ; son dos est trop faible pour qui! puisse servir de bête de somme, sauf pour les vieux mâles très vigoureux. Il fait aisément 10 kilomètres à l'heure avec sa charge ; deux rennes attachés à un traîneau font frécjuemment ttO kilomètres tout dune traite. Après sa mort Je renne est aussi précieux que %-ivant; on utilise toutes ses parties. Sa chair, son sang, la moelle des os, les bois encore cartilagineux sont des aliments très recherchés, dont les Lapons font, surtout au mois de septembre, nue grande consommation.

Avec la peau on fait des fourrures et du cuir; on file et on tisse le poil fin qui recouvre certaines parties du corps ; avec les os ou fabrique toutes sortes d instruments ; les tendons sont transformés eu fils. Les rennes sauvages sont plus estimés encore pour tous ces usages.

renonculacées. — Plantes dicotylédones ' dialypétales à corolle et à étamines fixées a un réceptacle commua, ovaire libre; plantes ordinairement herbacées, à feuilles souvent alternes, sans stipules, fleurs ayant

Renonculacées i.ex. : aneuiunc).

des étamines nombreuses, hypogynes, à loges s'ouvrant vers l'extérieur, carpelles ordinairement libres, graines pouivues d'albumen. Exemples : re-

noncule, anémone ifig.), elématite, hellébore, pied d'alouette, ancolie, aconit, pivoine .

renoncule. — Plante de la famille des renoncuiacées, à fleurs jaunes ou blanches. Une espèce, nommée vulgairement bouton d'or, à cause de ses jolies petites fleurs jaunes, se rencontre

Boulon dur (iciionculacée). K, S sépales libres. B, 5 pétales libres.

0\aires Ju liuulun d'ur.

Renoncuiacées (détails de la fleur du boulon d'or).

abondamment en France dans les prairies et sur les coteaux. Un grand nombre d'autres espèces émaUlent les champs cultivés, les prairies humides, les bords des mares. La plupart de

ces espèces contiennent un principe acre qui les rend rubéfiantes, très irritantes et dangereuses ; il faut éviter de laisser paître des bestiaux

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dans les prairies renfermant beaucoup de renoncules; après dessiccation, le principe acre disparaît et le fourrage

dont les fleurs, disposées en grappes, sont remarquables par leur odeur agréable. Le réséda est originaire de

n'est plus à redouter. Plusieurs renoncules sont cultivées dans les jardins comme ornementales {fig.

reptiles. — Les reptiles forment la troisième classe des vertébrés. Ce sont des vertébrés à respiration toujours pulmonaire et à température variable ; peau écailleuse ou couverte de plaques osseuses ; ils sont ovipares ou ovo^'ivipa^es : n'ont jamais de métamorphoses analogues à celles des batraciens. Quelques-uns (tortues) ont uii bec corné, comme les oiseaux ; les autres possèdent des dents. La gueule des serpents peut s'élargir de façon à laisser passer une proie souvent énorme. Le cœur des reptiles n'est pas aussi complet que celui des mammifères ; il a toujours deux oreillettes, mais souvent un seul ventricule.

Les reptiles pondent ordinairement des œufs; mais quelques-uns, tels que les vipères et les lézards, font des petits vivants parce que les œufs éclosent dans le corps de l'animal, avant d'être pondus. Certains reptiles ont des membres, d'autres n'en ont pas.

Les organes des sens sont généralement peu développés.

Peu de reptiles présentent pour nous de l'utilité (tortues, lézardsj ; la plupart des serpents, au contraire, sont nuisibles.

On a divisé les reptiles en quatre ordres. Les chéloniens ou tortues ; les crocodiliens on crocodiles ; les ophidiens ou serpents; les sauriens ou lézards {fig. p. 659|. Nous étudions ces animaux aux mots tortues, crocodiles, serpents et lézards.

On connaît aujourd'liui à peu près 1 900 espèces différentes de reptiles.

requin. — Voy. squales.

réséila. — Plante dicotyledone

Réséda.

l'Egypte et de l'Orient. On le cultive beaucoup dans les jardins ; on en fait un grand commerce pour la confection des bouquets, où il supplée au manque de parfum des autres fleurs.

En Angleterre on le cultive fréquemment en orangerie ; il prend alors la taille d'un sous-arbrisseau ifig.).

La gaude', employée en teinture, est une plante voisine du réséda.

résines. — Les résines sont des corps solides, durs, moins fragiles, à cassure vitreuse. Elles ont généralement une couleur brune, due à des substances étrangères ; leur saveur est brûlante ; leur odeur est souvent très forte (benjoin), et quelquefois extrêmement désagréable (assa fétida '). Elles sont insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool, dans l'éther et dans les essences. Elles sont combustibles et brûlent avec une flamme fuligineuse.

Chaufl'ées en vase clos, elles se décomposent ; il se dégage des carbures d'hydrogène' combustibles qu'on peut employer pourl'éclairage, et des huiles lourdes qu'on utilise pour lubrifier les organes des machines.

Les résines proviennent de l'oxydation des essences' au contact de l'air; aussi accompagnent-elles les essences dans un grand nombre de végétaux.

Le mélange d'essence et de résine s'écoule souvent du tronc, soit naturellement, soit par des incisions pratiquées artificiellement.

Ainsi lorsqu'on pratique des incisions le long du tronc du pin maritime (principalement dans les Landes de

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