‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 351 sur 418 · SAC · texte numérisé non relu

SAC

Les feuilles de la rue servent aussi à faire des tisanes {fig.).

ruminants. — Les ruminants forment une classe de mammifères très nombreux et parfaitement bien caractérisés. Leur mâchoire supérieure est dépourvue d'incisives (excepté chez les camélidés); leur estomac est complexe, composé de trois ou quatre poches. Mamelles inguinales ; les petits naissent peu nombreux, le plus souvent capables de suivre leur mère quelques heures après la naissance.

Les membres sont généralement à deux doigts enfermés dans des sabots (bisulques). Le plus souvent d'assez grande taille ; ils comprennent nos principaux gibiers, nos principaux animaux domestiques, nos princii^aux animaux de boucherie. Outre la chair, ils nous fournissent du lait, du suif, des matières cornées, de la laine, du cuir {fig. p. 673).

Tous ces animaux sont essentiellement herbivores, et ils ruminent.

Lorsque l'animal broute, Iherbe, mastiquée imparfaitement, s'arrête d'abord dans la panse [fig.). Au moment oii se fait la rumination, l'aliment remonte de la panse dans la bouche, oii il est soumis à une nouvelle mastication, puis il tombe dans le feuillet. De là il passe dans la caillette, ensuite dans les intestins, qui ont une très grande longueur.

On divise les ruminants en cinq familles (fig.) :

lo Les camélidés, dépourvus de cornes , . avec des incisives à la mâ-

choire supérieure; leurs pieds sont munis de semelles- cornées et s'appuient sur le sol par toute leur étendue; les sabots, placés aux extrémités, sont si petits, qu'ils ressemblent plutôt à des ongles (chameau, lama, ' vigogne, alpaca) ;

2» Les chevrotains, dépourvus de^ cornes, qui possèdent des cauines saillantes (chevrotain porte-musc);

3» Les cervidés, munis de cornes • pleines, souvent velues, qui tombent quand elles ont lini leur croissance, pour être remplacées par d'autres (cerf, chevreuil, daim) ;

4» Les girafidés, ayant des cornes courtes, pleines, persistantes, revêtues d'une peau velue (girafe);

5» Les bovidés, munis de cornes creuses, s'emboîtant dans un noyau osseux, persistantes (bœuf, buffle, mouton, chèvre, antilope;.

rutabaga. — Variété de navet constituant une excellente plante fourragère, très recherchée jjourla nourriture des bœufs et des vaches.

rutacées. — Assez grande famille de plantes dicotylédones dont les espèces sont répandues dans les régions tempérées et chaudes. Cette famille renferme un assez grand nombre de plantes utiles en médecine, de plantes tinctoriales, de plantes alimentaires.

Parmi les genres les plus importants des rutacées citons : la rue, la fraxinelle, le citronnier, l'oranger, le bigaradier, etc.

sable. — Le sable se compose d'une m^ultitude de petits quartiers de silice, tantôt arrondis et tantôt anguleux.

Ils proviennent de l'altération lente des pierres sous l'action de l'air et de la pluie. Le lit des rivières est souvent formé de sable amené jiar les pluies des collines voisines. Le sable est un des éléments des mortiers ; il entre dans la composition du verre '. C'est avec du sable qu'on fabri(jue les moules dans lesquels sont coulés les objets de fonte et de bronze.

sabot. — Terminaison des membres antérieurs et postérieurs d'un grand nombre de mammifères, due à lépaississement des ongles qui se soudent en une seule masse (cheval) ou en

deux masses cornées (bœuf, mouton)- En histoire naturelle on nomme on.

Sabot à un doigt du cheval.

Sabot à deux doigts des ruminants (bœuf, mouton, cerf, etc.).

gulés (du latin ungula, sabot) les animaux pourvus de sabots et onguiculés ceux qui ont des griffes [fig.).

saccharine. — Poudre blanche,

SAF

SAI

très fine, peu soluble dans l'eau, douée dune saveur sucrée extrêmement prononcée; cette saveur est tellement intense qu'elle est encore fort sensible dans le mélange d'un gramme de saccharine et de 70 litres d'eau. Elle communique aux liquides et aux solides avec lesquels on la mêle une saveur sucrée 280 fois supérieure à celle d'un même poids de sucre.

On la retire du goudron de houille à l'aide d'un traitement chimique très long et très complexe.

La saccharine est peut-être appelée à prendre une grande importance, car elle est susceptible de remplacer le sucre dans l'édulcoration des aliments.

Ce serait peut-être un malheur car, en admettant même que la saccharine soit un produit complètement inolfensif, elle n'a cependant pas la valeur alimentaire du sucre. Il est donc à désirer que l'usage de la saccharine se restreigne au cas où on a à masquer une saveur amère. Il n'y aurait peut-être pas d'inconvénient à édulcorer certaines pâtisseries avec la saccharine, à adoucir les vins aigres, à masquer le mauvais goût des remèdes, mais il y en aurait un grand à sucrer le café, le thé, les entremets avec ce produit, qui n'a aucune qualité nutritive.

safran. — Matière colorante jaune constituée par les étamines desséchées de la fleur du crocus sativus. Le crocus qui fournit le safran croit spontanément sur les montagnes de l'Attique et en Asie Mineure ; on le cultive en France, en Espagne, en Autriche. Il faut près de 100 000 plantes pour fournir un kilogramme de safran desséché.

Le safran est presque complètement abandonné en teinture, mais les confiseurs l'utilisent encore beaucoup pour la coloration des bonbons. Il est employé comme assaisonnement dans plusieurs pays, et .^^ notamment en '^'/^ Pologne, en ^ùlj^ Ital.e. en Es- ,^^^^ .0

rne et dans ^^^Svv r^^Kfl^ .ili.=-

midi de la France.

sagou-

tîer. — Genre de palmiers qu'on rencontre dans les réeious tropicales des deux mondes (fig.).

La moelle de ces arbres est

constituée par une substance alimentaire riche en amidon, qu'on consomme chez nous sous le nom de sagou. Cette

j matière alimentaire est d'abord lavée à l'eau, puis séchée, granulée et légère-

j ment torréfiée, ce qui lui donne une couleur rougeâtre. Le sagou, préparé dans du lait et du bouillon, fournit des potages agréables, de facile digestion, précieux pour les jeunes enfants et les estomacs délicats.

saif|née. — Petite opération qui a pour but d'enlever du corps une certaine quantité de sang. On la pratique ordinairement au pli du bras, à l'aido

Ligature.

Saignée du bras

d'une lancette. On fait une ligature au bras, au-dessus du coude, de façon à ce que la veine grossisse et devienne plus apparente. Le médecin prend le coude du malade dans la main gauche, tend légèrement la peau et perce la veine avec le bistouri tenu de la main droite. Le sang qui s'écoule est reçu dans un vase de capacité connue; quand la saignée est jugée suffisante, on détache la ligature, on rapproche les lèvres de la petite plaie et on applique une compresse et un bandage.

Cette opération, si simple qu'elle semble, ne doit être faite que par le médecin. On peut aussi pratiquer la saignée sur la veine du dos de la main, sur une veine du pied, une veine du

ï-^Sjr Ligature.

*/,iÀ^\ Saignée.

-^m.-^ jrr%.'^ *- - Histourt.

Saignée du pied.

cou, une veine du front (fig.). Les sangsues, les scarifications produisent aussi une saignée, mais au lieu d'être pratiquée sur une veine elle est pratiquée sur les vaisseaux capillaires; cette saignée enlève peu de sang, mais elle dégorge l'organe sur lequel on la pratique.

SAI

SAI

saignement de nez. — Se pro- 1 duit dans une foule de circonstances; I survient accidentellement, sans qu'on , puisse en démêler la cause. D'autres j fois, il est produit par un choc. Lac- I tion d'un soleil ardent, d'un brusque I changement de température peut l'occasionner. Quand les .saij;nements de nez sont abondants, ou fréquemment repétés, et qu'ils sont accompagnés d'autres phénomènes morbides, ils permettent au médecin de reconnaître le début d'une fièvre éruptive, d'une lièvre typhoïde, d'une congestion cérébrale, d'une ehloro-anémie, etc.

Il est bon. presque toujours, d'arrêter l'épanchement du sang en plaçant le malade dans un endroit frais, la tête élevée, en refroidissant le front par des compresses aussi froides que possible, en mettant un objet froid dans le dos; au besoin on introduit dans le nez des tampons de charpie imprégnés de perehlorure de fer étendu de moitié d'eau.

Après les saignements de nez on observe parfois des crachements de sang, provenant du liquide qui s'est introduit dans l'estomac; il n'y a pas lieu de s'en inquiéter.

sainfoin. — Herbe de la famille des piipilionarées. cultivée comme fourrage. Avec la luzerne (appelée improprement sainfoin dans le midi de la

occuper le terrain pendant cinq ou six ans, fournissant deux coupes par an.

Loin d'épuiser la terre, il contribue au contraire à accroître sa fertilité. C'est d'ailleurs un excellent fourrage.

saisons. — La succession des .5^!soxs est due au mouvement de la terre

Sainfoin ^hauteur df la plante, 0,40).

France) et le trèfle, le sainfoin constitue les prairies dites artificielles.

Le sainfoin coinnvin est cultivé en France sur une étendue de 70Ù OUO hectares. On le sème au printemps, dans les terrains calcaires, et autant que possible un peu frais. Ce fourrage peut

Les saisons résuUent de la rotation de la terre autour du soleil, et de l'obliquité de l'axe des pôles par rapport au plan de récliplique.

autour du soleil, de même que la succession des jours et des nuits est due au mouvement de la terre autour de la ligne qui passe par les pôles.

Voyons ce qui se passe à l'époque où la" terre est en un certain point de l'orbite qu'elle décrit autour du soleil. La ligne des pôles est oblique par rapport au plan de l'orbite (plan qu'on nomme écliptigue); il a une position comme celle qu'indique la figure. Il en résulte que le pôle boréal est tourné du côté du soleil, dont il reçoit la lumière, tandis que le pôle austral n'en reçoit pas. Pendant la durée d'un jour, l'axe de la terre peut être considéré comme ne se déplaçant pas le long de l'orbite, et tournant simplement sur lui-même; le pôle austral sera donc, pendant tonte cette journée, tourné vers le soleil : il recevra la lumière tout le temps, pendant 24 heures; il en sera de même pour tous les points peu éloignés du pôle. Pour les points un peu plus éloignés, la rotation les conduira dans la région située derrière la terre, qui ne reçoit pas de lumière, et pour ces pointsilyauraun jour et une nuit: mais le jour sera long et la nuit sera courte. A mesure que le point considéré s'éloigne du pôle austral pour s'approcher de l'équateur. la durée du jour diminue et la durée de la nuit augmente. A l'équateur, le jour a la même durée que la nuit. Pour les points, au contraire, qui sont sur l'hémisphère austral

SAL

SAL

la nuit est plus longue que le jour, et, au pôle austral, ainsi que dans la région voisine, la durée de la nuit est de 24 heures.

Si nous considérons la terre six mois après, elle sera dans une situation inverse, au point opposé de l'orbite terrestre; dans l'hémisphère boréal les nuits seront plus longues que les jours, dans l'hémisphère austral les jours seront plus longs que les nuits. Et pendant le déplacement de la terre autour de son orltite, la durée des jours et celle des nuits aura régulièrement varié en passant de la première position que nous venons de considérer à la seconde. Il en résulte que, dans le courant d'une année, la durée des jours, en un point quelconque de la surface de la terre, va régulièrement en diminuant, puis en augmentant, pour reprendre toujours la même valeur à la même date. Il n'y a que sur l'équateur que la durée des jours est constamment égale à celle des nuits.

Il y a deux points de l'orbite terrestre tels que, lorsque la terre s'y trouve, la longueur du jour est égale à celle de la nuit dans toutes les régions du globe ; ces deux points se nomment points équinoxiaiix. La terre passe au premier de ces points vers le 21 mars (équinoxe de printemps), au second vers le 21 septembre {éqtiiiioxe d'automne). Quand la terre se déplace le long de l'orbite à partir de l'équinoxe de printemps, les jours augmentent sur l'hémisphère boréal :

on est au printemps. Vers le 22 juin, les jours ont pris, sur cet hémisphère, leur plus grande longueur : on est au solstice d'été, et l'été commence. Puis les jours diminuent jusqu'à l'équinoxe d'automne, époque à laquelle l'a i</om /je commence. A partir du début de l'automne, les jours continuent à diminuer jusqu'au 22 décembre. A cette date, la durée des jours a pris sa plus petite valeur pour tous les points de l'hémisphère boréal; on est au solstice d'hiver et l'hiver commence. Du solstice d'hiver à l'équinoxe de printemps, les jours augmentent pour redevenir égaux aux nuits.

salade. — Les diverses salades de végétaux crus, assaisonnés à l'huile, au vinaigre, au sel et au poivre, constituent des aliments très peu nutritifs, de digestion difficile, et qui de plus irritent l'estomac. Les personnes d une santé parfaite devraient seules en user et encore avec une grande modération.

Les viandes en salade, les légumes à l'huile et au vinaigre, tels que pommes de terre, haricots,... sont encore plus indigestes.

salamandre. — Voy. batraciens.

salangane. — Oiseau passereau xois'm des m art i nets et def. hirondelles, qui habite sur les côles des mers de la Chine, de.lava, deSumaira. Les salanganes bâtissent leur nid sur les parois des rochers, avec des algues qui ont subi une sorte de digestion. Ces nids, détachés par les habitants des côtes, sont l'objet d'un grand com-

Salaugane et son nid.

merce ; ils sont en effet comestibles et on en fait des potages de grand luxe.

Leur prix est très élevé, principalement à cause de difficultés qu'on éprouve à aller les chercher aux flancs des rochers abrupts sur lesquels ils sont fixés ifig.).

salep. — Fécule obtenue en pulvérisant le bulbe de plusieurs orchis de Turquie, d'Anatolie et de Perse.

C'est un aliment léger, employé aussi en médecine.

salicyliqae (acide). — Solide cristallisé, incolore, inodore, d'une .saveur d'abord sucrée, puis acre et désagréable. Ce composé, qui est une combinaison de charbon, d'oxygène et d'hydrogène, se prépare industriellement en grand, en partant du phénol, qu'on transforme par une série d'opérations chimiques.

C'est un antiseptique et un antifermentescible puissant; aussi reçoit-il depuis quelques années une foule d'applications pour la conservation de tous les produits organiques altérables spontanément. On l'administre dans un grand nombre de maladies de caractère infectieux. En hygiène, il est utilisé comme agent de désinfection et d'assainissement. Les compagnies de chemins de fer lavent avec une dissolution d'acide salicylique les wagons ayant servi au transport des bestiaux. On introduit frauduleusement de l'acide salicylique dans la bière pour assurer sa conservation.

L'acide salicylique se combine à la soude pour donner le salicylate de soude, sel blanc employé en médecine pour combattre les fièvres paludéennes

SAL

SAL

le rhumatisme aigu, la goutte et certaines douleurs nerveuses.

salive. — Liquide produit par trois paires de glandes et versé dans la bouche. Les glandes salivaires, au nombre de trois de chaque côté de la tête, se nomment glandes parotides, glandes sous-maxillaires et glandes sublinguales ifig.). Le sang circule dans ces glandes, qui en retirent la salive. C'est un liquide transparent contenant un certain nombre de sub

Glande sous-maiilliire.

Glandes salivaires.

stances en dissolution, et principalement un ferment nommé ptijaline, ou diaslase salivaire, qui agit sur les alments' féculents pour les transformer en un sucre soluble dans l'eau, la. ghicose. Pendant la mastication, les aliments sont mélangés avec la salive, qui arrive en abondance ; mais l'action digestive, qui n'a pas le temps de se produire dans la bouche, a lieu surtout dans l'estomac.

salpêtre. — Le salpêtre, ou nitre, on azotate de potasse, est une combinaison de potasse et d'acide azotique.

C'est un solide cristallisé, peu soluble dans l'eau froide, très soluble dans l'eau chaude. Sa propriété principale est d'être un corps oxydant, c'est-à-dire que, renfermant beaucoup d'oxygène, il est susceptible d'en fournir aux corps combustibles, de façon à leur permettre de brûler sans le concours de l'air. C'est là ce qui explique le rôle du salpêtre dans la poudre'.

On le rencontre tout formé dans la nature. Dans les pavs chauds (aux Indes, en Egj^pte), il apparaît à la surface du sol, pendant les chaleurs qui suivent la saison des pluies. Chez nous il se forme dans les lieux humides, caves, écuries, fumiers, partout où se rencontrent des matières animales azotées. Pour l'obtenir on n'a alors qu'à laver à l'eau chaude les terres, les fumiers, les raclures de murailles qui le contiennent ; l'eau

chaude dissout le salpêtre. On le sépare ensuite de leau en évaporant partiellement celle-ci, puis la laissant refroidir.

Mais on prépare de plus grandes quantités de salpêtre en traitant l'azotate de soude par le chlorure de potassium tfig.). Le salpêtre sert principalement à la fabrication de la poudre ; il est employé dans la fabrication de

Foyer.

Fabrication dn salpêtre. — On chauffe une di?folul>on de chlorure depotassium et i'azotnte de soude. Il se forme du chlorure de sodiinn, peu soluble, qui se dépose dans le chaudron M, et qu'on enlève, et une dissolulion de salpêtre, qui donnera le sel cristallisé par refroidissement.

Vaeide [azotique le plus concentré, on l'utilise dans plusieurs opérations métallurgiques : mélangé avec du sucre ou du sel marin, il sert à la conservation de la viande. La médecine l'utilise comme diurétique, c'est^ à-dire pour activer la sécrétion de l'urine.

salsepareille. — Racine qui

provient de plantes sarmenteuses de la famille des liliacées nommées srnilaces. La salsepareille est employée en médecine comme sudorifique et dépuratif.

salsifls- — Plante de la famille des composées qu'on cultive dans les jardins pour sa racine comestible, qui est longue, charnue et d'un goût délicat. La culture du salsifis exige un sol profond, un peu frais et ameubli par un labour très soigné; la plante est d'ailleurs très rusiique. Le semis se fait au printemps dès que les

SAN

SAN

Salsifis noir on scorsonère.

gelées ne sont plus à craindre : les racines sont bonnes à manger à l'automne, et pendant toute la durée de l'hiver.

On en distingue deux espèces principales : le salsifis blanc, dont la racine est blanche à sa surface comme à l'intérieur; le salsifis noir, plus communément appelé scorsonère (fig.), dont la racine est •noire à la surface.

Ce dernier est plus estimé. Le salsilis et le scorsonère sont des aliments sains, agréables, mais peu nutritifs.

On en trouve de nombreuses espèces sauvages, à racines fort peu charnues, dans les p r a iries humides, les bois tourbeux ; les feuilles constituent alors un assez bon fourrage.

sandaraque. — Matière résineuse produite par un arbre des montagnes de l'-A-tlas, en Algérie et au Maroc. La sandaraque réduite en poudre, étendue sur le papier empêche ce dernier de boire l'encre.

san^. — Liquide nutritif de l'or"

fanisme : la circulation ' le porte ans toutes les parties du corps pour qu'il y accomplisse sa fonction de nutrition ' ; c'est aussi lui qui est chargé d'entraîner et de rejeter au dehors les résidus organiques. Il est constitué par un liquide, le plasma, dans lequel flottent des corpuscules arrondis, les globules.

Le plasma est un liquide presque incolore, de composition très complexe, puisqu'il renferme tout ce qui est nécessaire à la nutrition (eau, albumine, fibrine, sels aealins, peptones, glucose, graisse, oxygène, azote, acide carbonique en dissolution) et aussi les éléments qui sont destinés à être rejetés à l'extérieur (urée, bile, etc.).

Les globules sont des corpuscules ayant la forme dune lentille qui serait déprimée en son milieu ; dans l'homme ils ont à peu près 7 millièmes de millimètre de diamètre, et une épaisseur trois fois moindre. Ils sont colorés en rouge par une matière nommée hémoglobine. Leur nombre est tel que dans un millimètre cube de sang il y en a à peu près cinq

millions. Outre ces globules rouges, le sang renferme des globules incolores, un peu plus gros, et mille fois moins nombreux : on les nomme leucocytes. Le poids total des globules du sang est un peu inférieur à celui du plasma dans lequel ils flottent (fi4f.).

Globales de sang humain (liés grossi) (4 £00 000 globules dans un niilliiiiètre cube).

Quand le sang est sorti du corps et qu'on l'abandonne au refroidissement, la fibrine qu'il renferme se solidifie et tombe au fond du vase en entraînant les globules ; on dit que le sang se coagule. La masse solide obtenue se nomme caillot; le liquide restant, qui

Hémoglobine du sang de l'homme.

est du plasma dépouillé de sa fibrine, se nomme sérum. Sous l'influence de divers désordres intérieurs, il peut se produire dans le corps des caillots qui entravent la circulation (voy.

embolie, phlébitei. Quand on bat le sang avec un petit balai pendant son

SAN

refroidissement, la librine se coagule sans emprisonner les globules et s'attache au balai : on la retire, on la lave, et on a une substance élastique, grise. Le sang ainsi défibriné ne se coagule plus.

On peut aussi déterminer la coagulation du sang en le chaufTant. C'est alors l'albumiiio qui se coagule, à la manière du blanc d'œuf qu'on l'ait cuire.

Tandis que le plasma constitue la partie nutritive du sang (voy. nutrition) , les globules constituent nn véritable magasin d'oxygène. Leur matière coloinnXe, hémoglobine', a en ell'et la propriété d'absorber l'oxygène qui lui est fourni par la respiration, de manière à le porter ensuite dans les organes, oii il sera employé à brûler les matières devenues inutiles, et qui devront être rejetées à l'exté-

SAN

Hémoglobine du sang du cochon d'Inde.

rieur (voy. respiration). On pomme satig artériel celui dont rhém0globine est chargée d'oxygène ; ce sang se rencontre à la sortie des poumons, dans les veines pulmonaires, dans la partie gauche du cœur et dans les artères qui vont aux organes : il est d'un rouge vermeil. On nomme sang veineux celui dont l'hémoglobine a perdu une partie de son oxygène, par suite de la nutrition ; c'est dans les vaisseaux capillaires ' que le sang artériel se change en sang veineux ; ce dernier, qui est d'un rouge brun, et qui paraît bleil à travers la peau, se rencontre donc dans les veines qui le ramènent à la partie droite du cœur, puis dans les artères pulmonaires qui le conduisent aux poumons pour y reprendre une nouvelle provision d'oxygène.

Le poids total du sang est à peu près le treizième du poids du corps.

sang-dra;;on. — Suc résineux extrait des fruits d'un palmier du genre des rotangs. Ce suc, bien sec

est d'un rouge foncé, donnant une poussière rouge vermillon. Il est employé surtout dans la fabrication des vernis rouges.

sanglier — Le sanglier (fig.) est Tin mammifère porcin, caractérisé par des canines recourbées dans le haut et latéralement, et par sa ressemblance avec le cochon domestique, dont il est la souche. C'est un gros animal, ayant jusqu'à ln>,80 de long, avec une queue de 0"i,30; sa hauteur est de 1 mètre; il peut peser 250 kilos. Sa couleur, variable, est toujours foncée, le jeune, ou marcassin,a des bandes longitudinales. Le corps est couvert de soies longues et roitles.

Sanglier [liauluiu', l>u).

Établi dans toute l'Europe, il est menacé d'une disparition complète; il est plus abondant en Asie et en .\fiique. C'est un animal brutal et sauvage, jiarfois dangereux, qui habite les gi-andes forêts, dans le A'oisinage des mares. Il est très nomade, ordinairement solitaire. Sa nourriture consiste en fruits, racines et souvent en animaux vivants : lièvres, lapins, jeunes laons de cerfs, œufs de perdrix, jeunes oiseaux, mulots, insectes. Essentiellement nuisible, le sanglier s'attaque à la fois aux forêts, au gibier et aux champs riverains. Un petit nombre de ces animaux suffit pour retourner en quelques heures un champ d'une grande étendue.

La femelle ou laie est dépourvue de défenses; elle met bas en juin de 4 à

10 marcassins, qui ont achevé leur croissance à trois ou quatre ans. La chasse au sanglier n'est pas sans danger, car l'animal tient fiéquemment tète aux chiens et au chasseur. La chair est fort estimée ; la peau et les soies trouvent aussi leur emploi. Mais les produits de l'animal sont loin d'égaler les dégâts qu'il cause.

sanglot. — Il est déterminé par une convulsion du diaphragme. Est souvent accompagné de pleurs, et persiste quelquefois assez longtemps chez les enfants, quand les pleurs ont cessé.

11 survient dans les émotions vives et annonce un profond ébranlement du système nerveux.

SAN

Page 1