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niques', le grenat', la tourmaline', \'émeraude',l'aigue-tnarine',\e saphir d'eatt ', l'outremer ',1e jade ', l'argile '. Aucune substance n'est plus répandue à la surface du sol cpie la silice et les silicates.
silicium. — Métalloïde qui n'a aucune importance par lui-même, ni aucune application ; mais, combiné à l'oxygène, il forme l'acide silicique', l'un des corps les plus abondants dans la nature.
silo. — Très ancien moyen de conserver les grains et les racines (pomme de terre, betterave), qui consiste à creuser, sur un terrain sec, une excavation profonde destinée à recevoir les produits à conserver; puis
Silo. — Coupe d'uu silo, destiné à la consorvatjon des plantes racines.
ces produits sont recouverts de terre.
La terre doit être placée de manière à assurer une bonne circulation d'air dans le silo, afin d'éviter l'échauflement, la moisissure, la viciation de l'air intérieur (fig.).
silure. — Genre de poissons sans écailles, à la bouche largement fendue, qui babitcnt surtout les eaux douces des pays chauds. Le silure électrique du Nilet du Sénégal possède un appareil électrique, grâce auquel il peut donner des commotions . Le silure glanis (fig-) habite les eaux douces
Silure glanis (longueur, ♦=).
les rivières et des lacs d'Europe, dont il est un des plus grands j)oissons ; il pèse jusqu'à 2(X) kilogrammes, avec une longueur de 4 à 5 mètres. On le trouve dans le Rhin, l'Elbe, le Danube, les fleuves de Russie, les lacs de Morat et de Neufchâtcl. Sa chair est médiocrement estimée.
silurien ^terrain). — Voy. terrains primaires.
siniiior. — Alliage analogue au laiton, formé de 80 0/0 de cuivre avec du zinc, de l'étain et du plomb.
sinapisme. — Cataplasme renfermant de la poudre de graines de moatarde et qui a pour ellet d'attirer le sang dans la partie de la peau sur laqualle il est appliqué.
Un sinapisme léger est constitué par un cataplasme de farine de graines de lin sur lequel on a répandu un peu de poudre de moutarde. On a un sinapisme plus actif en le faisant uniquement avec de la poudre de moutarde et de l'eau tiède. On a un sinapisme plus actif encore en ajoutant de la cantharide à la poudre de moutarde. Le sinapisme de Rigollot est composé de poudre de moutarde fixée sur une feuille de papier.
singes. — Les singes, on primates, ou quadrumanes, constituent le premier ordre de la classe des mammifères.
Ce sont les animaux qui se rapprochent le plus de l'homme par l'aspect extérieur du corps, par l'ensemble des organes, comme aussi par l'intelligence.
Ils sont surtout caractérisés par la possession de quatre mains (fig.) c'est-
Uam de singe.
.à-dire de quatre membres dans lesquels le pouce est plus ou moins facilement opposable aux autres doigts. Les yeux sont, comme chez l'homme, au-devant de la face, et non sur les côtés, comme chez les autres mammifères Les dents (incisives, canines, molaires) sont analogues à celles de l'homme. Chez les espèces les plus élevées, l'intelligence semble être supérieure à celle de tous les autres animaux. Les singes sont susceptibles de recevoir une réelle édu
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Sqaelette de l'homme, comparé à celui du gorille
Corille (taille, Imeo).
Chimpanzé, (taille, l>o,60).
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cation ; leur agilité, leur adresse, leur force musculaire est relativement considérable. Ils vivent surtout sur les arbres, se nourrissant de fruits, de bourgeons, d'insectes, d'œufsd'oisoaux. La plupart des espèces se réuni.ssent par bandes, dans les forêts; ils ont une véritable vie sociale. Ils se rencontrent presque exclusivement dans les régions tropicales de l'ancien et du nouveau monde. Les singes n'ont qu'un ou au plus deux petits par portée; on croit que, chez les plus grandes espèces, la durée de la vie peut atteindre une quarantaine d'années. Ces animaux n'ont presque aucune utilité; la chair en est peu estimée, et la fourrure grossière. Par contre, ils sont très nuisibles et occasionnent des dégâts considérables dans les forêts et dans les cultures. Les espèces de singes sont nombreuses et très différentes les unes des autres pour la taille et l'aspect général. Les plus gros, qui sont aussi les plus semblables à l'homme par les proportions générales du corps et par le développement du cerveau, ont reçu le nom de singes anthropomorphes, ce qui signifie : à forme d'homme. Les principales espèces sont les suivantes :
Gorille (fig.). — Le plus grand, le plus fort de tous les singes ; celui dont les formes sont les plus parfaites. Sa taille égale celle de l'homme, mais il a la tête plus grosse, les épaules plus larges, lesbras plus longs et plus gros, les jambes plus courtes. Il n'a ni queue ni callosités ; son corps est couvert d'un poil long et noir, sauf au visage, à la partie interne des mains et en une région de la poitrine. Il habite les forêts qui couvrent les deux rives du Gabon ; il vit de fruits, de feuilles, d'oeufs d'oiseaux et même de jeunes oiseaux. Ses mœurs sont encore assez peu connues ; il ne vit pas en troupe, est très féroce et capable de se défendre contre les plus terribles adversaires. Les chasseurs le redoutent beaucoup. Il vit ordinairement à terre, et ne monte sur les arbres que pour y chercher sa nourriture. Il marche presque toujours à quatre pattes.
Jamais aucun gorille, même pris jeune, n'a pu être longtemps conservé en captivité, ni réellement domestiqué.
Chimpanzé (A3-). — Moins grand, moins fort que le gorille ; il ne dépasse guère l'n,50. Ses bras sont plus grêles et moins longs. Il n'a non plus ai queue ni callosités ; ses poils sont noirs, longs et grossiers. Habite les côtes de Guinée dans les grandes forêts. Il est plus doux et plus intelligent que le gorille et vit en grandes bandes. Sa nourriture est exclusivement végétale. Il se tient fréquemment dans la position verticale.
mais ne peut marcher longtemps et courir qu'à quatre pattes. Les chimpanzés ont été souvent réduits en domesticité dans leur patrie; ils sont alors doux, dociles et susceptibles de rendre quidques services. Mais le climat de la France les fait rapidement périr de phtisie.
Orang-outang ir^g.). — Atteint lra,3ô.
Il a les bras extrêmement longs. Les poils, de couleur foncée, sont rares sur le dos et sur la poitrine, mais longs sur les bras et les jambes ; sur la face ils forment une barbe assez fournie.
Orang-outang (laille, l',33).
Xe se rencontre guère que dans l'île de Bornéo et très rarement à Sumatra, habitant les grandes forêts. Une forme jamais de bandes bien nombreuses. 11 "monte très habilement aux arbres, ne marche presque jamais qu'à quatre pattes et se nourrit de végétaux, comme tous les autres sinMs. Les orangs possèdent une grande force, mais ils sont paisibles. Beaucoup ont été réduits en domesticité : ils montrent une grande douceur et sont très dociles. Ces trois grandes espèces, qui constituent les singes anthropomorphes, sont caractérisées par l'absence de queue, de callosités et d'abajoues.
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Gibbons {/ig.). — Des diverses espèces de gibbons, aucune ne dépasse la taille de trois pieds. Plus que chez tous les autres singes, les bras sont longs, et les jambes relativement courtes. Les gibbons ont une tète petite, présentant une grande ressemblance avec celle de l'homme; le poil est épais,
sontKrèles, le pelage assez souple et de cmleur moins sombre.
Quelques espèces sont en grande vénération chei! les Hindous.
Colobes (/(■(/.). — Ils habitent l'Afrique, et sont analogues aux précédents.
Queue longue, petites callosités, poils
Gibbon (taille, !■»).
soyeux, de couleur foncée. La queue est eneore absente ; la partie postérieure du corps porte des callosités peu développées. On trouve ces espèces dans l'Inde, la Cochinchine, la Malaisie, les îles Philippines et les Moluques. Ils sont doux en captivité.
Semnopithèques ifig.). — Ils sont un peu moins grands que les gibbons.
Colobe (taille, Om.'O).
soyeux et de couleurs relativement vives. Ke sujjportent pas la captivité, et ne sont jamais arrivés vivants en Europe.
Cercopithèques {fig.). — Les cercopithèques ou guenons habitent les régions équatoriales de l'Afrique. Ils ont des formes légères et gracieuses, une longue queue, des callosités très développées. Ils ont également des abajoues : on nomme ainsi des cavités situées dans chaque joue, formées
Semnopitheqne (taille, 0",80).
possèdent de petites callosités et une queue dont la longueur dépasse parfois celle du corps. Leur régime est frugivore et même herbivore. La distribution géographique est la même que celle des gibbons. Les formes
Cercopithèque (taille, 0",70).
d'une peau très extensible, dans les quelles les singes entassent les ali, ments qu'ils n'ont pas le loisir d' manger. Les cercopithèques vivent er grandes bandes, se nourrissant d- I tous les végétaux qu'ils rencontrent
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Ils sont gais, vifs, actifs, très sociables et faciles à domestiquer. Leur taille est peu élevée. Craignant peu le voisinage de l'homme, ils produi.<ent de grands dégâts dans les cultures.
Macaques (A'g.). — Ils sont plus petits encore <jue les précédents ; chez certaines espèces, la taille est inférieure à un pied. Très trapus, à bras relativement courts, pourvus de callosités et d'abajoues. La queue, suivant les espèces, est tantôt longue, tantôt
Macaque (Oo.so).
courte. On les trouve en Asie, en Afrique et même dans le midi de 1 Europe. Ils vivent parfaitement, et se reproduisent en captivité. Le magot, qui est une des espèces de macaques, se trouve dans les rochers de Gibraltar.
Cynocéphales (fig.). — Ces singes doivent leur nom, qui signifie tête de chien, à la ressemblance qu'ils ofl'rent avec cet animal. Ils sont relativement
Cynocéphale (taille. In).
grands, leur taille dépassant ordinairement 1 mètre. Ils sont trapus, forts, agiles, de mœurs farouches.
Leurs poils sont longs, de couleur grise, formant autour du cou une épaisse crinièi-e. Les abajoues sont assez développées ; les callosités qui entourent la queue sont d'un aspect repoussant par leur grandeur et leur
vive coloration. Ils habitent l'Afrique et les régions de l'Asie les plus voisines de l'Afrique. Peu habiles à grimper aux arbres, on les rencontre surtout dans les rochers des hautes montagnes. Commettent de grands dégâts dans les plantations. Malgré leur naturel féroce, ils sont, au moins dans leur pays, facilement réduits à l'état de domesticité. Le babouin, en particulier, se rencontre souvent en Europe. Le mandrille, au contraire, demeure toujours sauvage; avec sa taille, qui atteint lm,50 en station verticale, son pelage noir et hérissé, ses membres trapus, son naturel violent, c'est un animal redoutable.
Les espèces de singes qu'il nous reste à indiquer habitent le nouveau continent. Nous les trouvons de taille et de force moins grandes, d'intelligence moins développée. On les rencontre seulement dans les régions plus chaudes de l'Amérique méridionale. Ils séjournent surtout dans les forêts vierges, se nourrissant de préférence d'insectes, d'œufs d'oiseaux, d'oiseaux, et moins souvent de substances végétales ; ils restent presque constamment sur les arbres. Ils se distinguent encore par des narines larges, séparées par une forte cloison, et s'ouvrant sur les côtés du nez. Enfin, ils ont souvent une queue prenante, formant comme un cinquième membre, plus important encore que les autres pour la locomotion sur les arbres. Les singes de l'Amérique ne présentent ni callosités ni abajoues. En captivité, ils sont souvent très familiers et très gentils, et peuvent être dressés à rendre des services. Leur chair est un des principaux aliments des indigènes de l'Amérique; leur peau donne une fourrure assez belle et un cuir assez solide.
Les principales espèces sont les suivantes :
Hurleurs (fîg.). — Ils ont à peu près 55 centimètres de hauteur, une
Hurleur (taille, 0o,S5).
i(ueue très longue et prenante, un larynx très développé, qui donne à leur voix une puissance considérable.
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Se rencontrent dans presque toutes les régions tropicales de lAmiM-ique du Sud. Mangeant à peu prés tout ce quil rencontre dans les forêts, le singe hurleur ne dévaste pas les jdantations ; n'a guère été domestiqué.
Atëles. ^— Beaucoup moins trapus :
membres longs et grêles. Atteignent jusqu'à 65 centimètres de longueur, avec une queue très longue. La chair en est relativement délicate et la fourrure assez estimée.
Ouistitis (ifio-)- — Ce sont presque les plus petits des singes: leur longueur ne dépasse pas 25 centimètres, avec une queue plus longue que le corps. Remarquables par cette queue, longue et touf-
Ouistiti (laille, O^.îô).
fue, et des oreilles garnies de pinceaux de poils. Ne se trouvent qu'au Brésil.
Vivent par bandes nombreuses, habitant continuellement sur les arbres, comme les écureuils. Se conservent aisément en captivité ; mais le climat de la France leur est rapidement mortel.
Sapajous ifig.). — Leur corps a une forme assez régulière ; leur queue n'est plus prenante. On les rencontre surtout au Brésil. En domesticité, ils se montrent vifs, intelligents et dociles.
Sapajou taille, 0»,40).
Ils sont toujours petits; chez les plus grandes espèces, la taille est inférieure a 45 centimètres. Vivent en bandes nombreuses, dans les forêts.
Sagouins (A\'/.). — Corps élancé, membres grêles, taille petite, souvent
inférieuir à 1 pied. Très sociables.
Sagouin (laille, On>,
Leur chair est délicate à manger.
Sakis ilig.i. — Les sakis, ou singes à queue de renard, ont un corps trapu, un pelage très long. Longueur com-
SaMs (taille, Om.iï
prise entre 40 et 50 centimètres. Chair estimée.
Nyctipitbèques. — Présentent beaucoup d'analogie avec les sagouins.
Taille de 1 pied, avec une queue plus longue que le corps.
Tamarins \fig.). — Ils sont analogues aux ouistitis ; leur taille est encore moindre ; ce sont les plus petits
Tamarin (laille, 0^,20).
des singes. Habitent la Guyane et le Brésil. Vivent par troupes,' dans les bois: se nourrissent surtout d'iusecles.
Lémuriens. — Voy. ce mot.
siphon, — Le siphon ifiy.) est des-