‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 366 sur 418 · SOR · texte numérisé non relu

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figure montre sa disposition. En face d'un électro-aimant est un morceau de fer doux mol)ile autour de son point inférieur; ce morceau de fer est appuyé sur un ressort. Quand on presse sur un bouton pour envoyer le courant d'une pile dans la sonnerie, le courant arrive dans le ressort, va de là dans le morceau de fer, puis dans l'électroainiant, et revient à la pile. Aussitôt 1 electro-aimant attire le morceau de fer, qui cesse de toucher le ressort, et le courant ne passe plus ; 1 electroaimant cesse donc d'être aimanté ; le morceau de fer n'est plus attiré et retombe sur le ressort. Alors le courant passe de nouveau et produit une nouvelle attraction. On a ainsi des oscillations rapides du morceau de fer ; et, à chaque oscillation, le marteau qu'il porte à son extrémité supérieure vient frapper sur un timbre.

sophora. — Plante de la famille des papilionacées. C'est un arbre de grande taille, produisant de belles fleurs, peu odorantes, cultivé pour l'ornementation des parcs. Les fleurs, séchées, fournissent une matière colorante employée en Chine et au Japon.

sorbier. — Voy. cormier.

sorgho. — Grand roseau de la familk des fjramindes : plusieurs

manière que le maïs (/ig.). On cultive en AJïii'rique, aux Etats-Unis, des variétés très productives, et dont le suc est aussi sucré que celui de la canne; il est à croire que la préparation du sucre à l'aide du sorgho est appelée à prendre dans ces pays une grande extension ; il est même à craindre qu'il n'arrive à menacer un jour notre industrie de la fabrication du sucre de betterave.

souehet. — Genre de plantes monocotijlédones, d'une famille voisine de celle des graminées. Plusieurs espèces de cette famille sont utilisées. Le souehet comestible est cultivé dans le midi de l'Europe; il possède une tige souterraine qui produit de petits tubercules, de la grosseur d'une amande, qui sont comestibles ; de ces tubercules on peut retirer de l'huile. Le soachet long et le souehet rond, ainsi nommés de la forme des tubercules de leur tige souterraine, croissent dans la région méditerranéenne , ils sont utilisés eu médecine. En Chine, on fabrique une grande quantité de nattes, de chapeaux, de paniers, avec les tiges dune espèce de souehet : ces chapeaux sont exportés en grande quantité dans l'Amérique du Sud. Plusieurs souchets sont cultivés dans les jardins pour orner les pièces d'eau.

Mais l'espèce la plus importante, au point de vue historique, est le souehet papyrus {fig.), plante aquatique qui

Sorgho sucre (liïiiieur, 2m, 50).

espèces annuelles peuvent être cultivées comme fourrage, de la même

croît en abondance dans les marais des pays chauds, et particulièrement d'Ég>'pte, d'Abyssinie. de Syrie. Le souehet papyrus n'est plus aujourd'hui cultivé que comme plante d'ornement, à cause de la beauté de satire, de la légèreté de ses fleurs. Autrefois on en

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faisait le papier dit papyrus: on se servait pour cela des tiges, qu'on découpait en rubans très minces, aussi larges que possible ; cette fabrication itait d'ailleurs assez difficile. C'est iiicore avec les tiges de diverses jilantes voisines des souchets que l'on lait aujourd'hui le papier de Chine.

souci. — Herbe de la famille des composées très commune dans les champs et les vignes ; ses fleurs jaunes se montrent pendant la plus grande

Souci.

partie de l'année (fig.). On considère le souci comme une mauvaise herbe : les bœufs en sont friands. On se sert parfois du suc des fleurs pour colorer le beurre.

soude. — La soude caustique ou oxyde de sodium, est une combinaison (le sodium et d'oxygène. C'est un solide blanc, opaq"ue. extrêmement soluble dans l'eau, déliquescent à l'air. A l'état solide, comme a l'ttat de dissolution, c'est un caustique énergique, qui dissout rapidement la peau et perfore les membranes. On prépare la soude caustique en décomposant le carbonate de soude par la chaux. Comme la potasse, avec laquelle elle présente les plus grandes analogies, la soude est utilisée en médecine comme caustique, sons le nom de pierre à cautère.

Mais sous le nom desoude on désigne plus souvent dans le commerce et l'industrie les produits d'origines très diverses qui sont constitués par du carbonate de soude plus ou moins impur. A l'état pur, le carbonate de soude (combinaison d'acide carbonir|ue et de soude caustiquel est un sel solide formé de gros cristaux*; il a une saveur acre. Il est très soluble dans l'eau. Ce

carbonate de soude est décomposé par les acides gras (acide stéarique, acide margariquè. .); il forme avec eux des sels (Stéarate de soude, margarale de soude) solubles dans l'eau, qu'où nomme des savons'. Cette propriété rend le carbonate de soude éminemment propre au lessivage : quand on trempe du linge sale dans une dissolution chaude de carbonate de soude, il se forme des sels solubles avec la graisse du linge ; dès lors, cette graisse s'en va, entraînant avec elle les poussières qu'elle maintenait sur le tissu.

Le carbonate de soude, qui, sous le nom de soude, a une importance industrielle considérable, s'obtient de deux manières. Par le premier procédé, on a le carbonate nature/, ou soude naturelle. Les cendres des végétaux qui croissent sur les bords de la mer renferment beaucoup de carbonate de soude et servent à préparer ce produit. Les végétaux, séchés au soleil, soïft brûlés dans de grandes fosses. Les cendr3S a moitié fondues que l'on obtient sont cassées en morceaux et livrées au commerce sous le nom de soude brute.

Mais on prépare aussi des soudes artificielles (fig.) ipa^T un procédé com-

Fojer.

Ouverture de charïement.

Charge préparée.

Fabrication de la souae ariuicieiie. — L^ iiiflaniie de scilUte de soude, de CHrbonate de chaux ei de cti.irbon, préparé au-de*«us du fiiur, est introduit ?ur la s<ile du four .i réverbère. Quand les réactions sont lerniinée?, lui retire la matière par l'ouierlure pratiquée à rextrémité du four opposé au foyer.

plexe, qui consiste à décomposer le sulfate de soude (voy. sodium) par un mélange de carbonate de chaux et de charbon.

Les soudes brutes naturelles et artificielles sont très impures. Si on les purifie, on a ce qu'on nomme le sel de soude. Si on purifie encore davantage, on a du carbonate de soude presque pur, qu'on nomme eristau.v de soude (c'est le produit que les ménagères appellent peu correctement potasse ou cristaux).

Les soudes brutes, et principalement les soudes artifleielles, sont fabriquées chaque année par centaines de millions de kilogrammes. Elles servent à la

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pliànent mélangé à des matières terreuses, dont il faut le séparer. Pour cela, on mol le minerai dans de grands vases en grès, que l'on chaulFe ; le soufre se volatilise, ses vapeurs sortent du vase et vont se condenser dans d'autres vases, froids, placés près du four, et la terre reste dans les premiers vases ifig.)-

On le trouve dansle commerce tantôt

en bâtons nommés canons de soufre,

tantôt en une poussière impalpable

appelée fleur

B de soufre.

La production de soufre de la Sicile et de l'Italie atteint annuellement 400 millions de kilo- Ic soui'nifjo il.' I:é \ipiii'. — A grammes. On oiivi'iliiie par la<|U('Ili! on introiliiit lu /hiir ilr soufre, s en sert pour et que l'on tonne ensuito à l'niilo d'un l)onclion : B, in T<PMmi"itinii ouvciluie munie d'une grille pour la sortie du soufre. ^ y 'd s l-

furique', de Vacide sulfureux'.

Cornues. fa

préparation des verres et des savons.

Le sel de soude entre dans la composition des glaces et de la verrerie fine. Les cristaux de soude sont employés dans le blaneliiment et le lessivage, ainsi que dans la teinture.

soufrage. — Opération dans laquelle on utilise le soufre pourdétruire des animaux ou des végétaux nuisibles.

Ainsi, pour faire mourir l'oïdm/»*, qui attaque la vigne, ou répand sur les feuilles de la fleur de soufre'; cette opération fait mourir le champignon parasite; en outre, le soufi^ semble fortifier les ceps et en éloigner les insectes nuisibles. Dans le Soufrage. - Sui.ni.a j.. soufrage de la vigne , on répand la fleur de

soufre à l'aide d'un soufflet spécial, de manière qu'elle se dépose sur toutes les feuilles (tlg.). L'opération se fait au printemps.

On fait brûler du soufre dans les barriques destinées à contenir du vin ; Vacide sulfureux qui résulte de la combustion, tue les organismes qui seraient capables do déterminer les maladies du vin. Pour soufrer une barrique, on y introduit une mèche soufrée, préalablement enflammée ; cette mèche soufrée est constituée par une bandelette de toile qu'on a trempée dans du soufre fondu, puis qu'on a laissée se refroidir.

C'est aussi par un véritable soufrage qu'on guérit diû'érentes maladies de la peau, et en particulier la gale'.

soufre. — Solide métallo'ide qu'on rencontre, généralement mélangé à de la terre, dans les régions volcaniques (Sicile, Italie). On trouve aussi dans la nature de nombreux composés de oufre et en particulier des sulfures 'métalliques' et des sulfates'.

Le soufre est un solide d'un jaune clair, sans odeur, ni saveur ; il est cassant, mauvais conducteur de la chaleur et de l'électricité. Il est à peu près deux fois plus dense que l'eau; sa température de fusion est de 11.5», sa température d'ébullition de 440».

Ce métalloïde est facilemeftt combustible; il brûle avec une flamme bleu pâle, en produisant du gaz acide sulfureux ' dont chacun connaît l'odeur piquante.

Ou extrait le soufre industriellement des gisements d'Italie et surtout de Sicile. Dans ces gisements, il est sim-

Soufre fondu. Foyer. Soulre fondu.

Extraction du soutre par distillation.

Cornue. SoupapP- Soufre fondu.

'.'■j-'-i. ,~niiirf fondu.

Raffinage du soufre par seconde distillation. — Le soufre fond dans la marmite supérieine; le liquide s'écoule dans la marmite inférieure, plus fortement chauffée. Là il distille et les vapeurs vont se condenser dans la grande chambre voisine. "

ànsul fur e de carbone* , Ancaoulchouc'

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vulcanisé et durci, de la pondre ' à tirer, lU^s al/ umetles ', des mèches soufrées destinées à être brûlées dans les tonneaux pour empêcher le vin de s'altérer. On s'en sert pour prendre des empreintes, mouler des médailles, sceller le fer dans la pierre. La /leur de soufre sert surtout à traiter la maladie de la vigne nommée oïdium '.

Le soufre est aussi employé en médecine ; il sert à combattre les maladies de la peau, et en particulier à guérir la galle en tuant le petit animal qui la produit.

Le soufre a un grand nombre de composés importants (voy. acide sulfurique, acide sulfureux, sulfates, sulfures, acide sulfhydriquei.

soupape «le sûreté. — Soupape placée sur les chaudières des machines à vapeur, et disposée de telle manière quelle s'ouvre dès que la pression de la vapeur dépasse une certaine limite. Un levier, lixé à l'une de ses extrémités, s'appuie sur une ouverture de la chaudière, de façon à la fermer; quand la pression de'\'ient trop forte, elle soulève le levier, la vapeur s'échappe, et vient frapper sur un timbre qui fait entendre un sifflement.

Soapape de sûreté.

11 y a dans les machines à vapeur une autre soupape de sûreté, qui s'ou\Te quand le niveau de l'eau s'abaisse trop dans la chaudière. Un levier est placé dans la chaudière; il porte à son extrémité une boule creuse qui flotte sur l'eau, et soulève le

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levier, de façon à l'appliquer contre une ouverture de la chaudière, et à en déterminer la fermeture. Si le niveau de leau s'abaisse trop, la boule descend, le levier descend aussi, et l'ouverture se trouve ouverte ; la vapeur s'en va par là et vient faire sonner un timbre.

sources. — Les eaux de pluie qui sont tombées sur les hauteurs pénètrent dans le sol, et forment des nappes souterraines, qui descendent le long des couches imperméables jusque dans les vallées. Là, elles trouvent souvent une issue, et s'échappent en sources. Les sources sont plus abondantes en temps de pluie qu'en temps de sécheresse; cependant celles qui proviennent de nappes d'eau considérables ont toute l'année un débit presque constant.

Avant de sourdre à la surface, les eaux de sources descendent parfois assez profondément pour n'être plus influencées par les variations de la température extérieure ; elles sont toute l'année à la même température, et nous semblent, pour cette raison, relativement fraîches en été et chaudes en hiver.

Quand l'eau est descendue plus bas, dans les couches souterraines à température élevée (vOy. température), elle ressort très chaude ; on a une eau thermale. Comme toutes les eaux de source, les eaux thermales ont d'abord été fournies par les pluies ; ensuite, à travers une couche perméable, elles se sont enfoncées à une très grande profondeur. Sur leur trajet elles se sont echaufl'ées, en même temps qu'elles ont rencontré des substances qu'elles ont dissoutes ; puis elles sont revenues vers la surface. Elles sortent alors, souvent très chaudes, et tenant en dissolution des substances très diverses, qui leur donnent une puissante action sur bien des maladies.

Les eaux thermales de Chaudes- Aiguës, qui sont presque brûlantes, viennent de couches qui descendent à une profondeur de plus de 2,000 mètres.

sourtl-muet. — Les individus sourds de naissance, ou étant devenus complètement sourds dès leur première enfance, n'ont pu entendre la parole des autres, et par suite n'ont pas appris le mécanisme de l'articulation des sons; il en résulte qu'ils sont muets. Ils sont muets non parce qu'ils sont incapables de proiluire des sons, mais parce que, n'ayant jamais entendu de sons, ils ne savent comment faire pour en produire, et que surtout ils ignorent absolument ce qu'est la parole articulée.

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