‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 369 sur 418 · STE · texte numérisé non relu

STE

squelette. — Charpente solide qui soutient les parties molles du corps des animaux vertébrés. Chez l'homme, le nombre total des os est de 240, en y comprenant les 32 dents, répartis e,ntre la tète, le trône et les membres Cfig.). Ces os, diversement articulés entre eux, soutiennent les parties molles, protègent les organes les plus délicats(cer\-eau) et, grâce aux nn<sc/es', peuvent ellectuer les mouvements qui nous mettent en rapport avec le monde extérieur (voy. os, articulation, tête, tronc, bras, jambe, main, pied, vertèbres.

squirrbe. — L'une des variétés des tumeurs cancéreuses.

stalactite,stalagniite.— Quand

une eau d'infiltration suinte goutte à goutte à la voûte d'une caverne, elle éprouve une évaporation partielle en même temps qu'elle perd une portion du gaz acide carbonique qu'elle tenait en dissolution. Par suite de ces deux circonstances, l'eau abandonne à la voûte une' certaine quantité des sels et particulièrement du calcaire qu'elle renfermait. Il se forme ainsi une concrétion allougéi', de forme conique, qui

quable par l'habitude do redresser son abdomen comme une queue quand on le touche {fig.). Les staphylins vivent dans les excréments, les charognes, les fumiers : ils sont carnassiers, et détruisent beaucoup d'insectes nuisibles; ils nous sont donc utiles.

stéarine. — Corps gras, combinaison d'acide stearique et do glycérine.

Se trouve dans les huiles et les graisses.

Stearique (acide). — Corps solide blanc, qui fond à 70»; il est combustible, et brûle avec une flamino blanche éclairante. On le retire du suit de mouton, qui, comme tous les corps gras', renferme de la stéarine', de la margarine', de l'oléine'. Avec l'acide stearique on fabrique, depuis 1825, les bougies actuellement usitées partout.

Pour fabriquer les bougies, il faut d'abord obtenir l'acide stearique. Pour cela, on chauile du suif de mouton ou de bœuf avec de la chaux, ce qui produit une saponi/ication; \3l glycérine se sépare, et on a un savon constitué par un mélange des acides stearique, margarique et oléique combinés a la chaux. Après avoir enlevé la glycérinej on ajoute de l'acide .-^ulfuriiiue, qui

Stalactites et stalagmites.

descend de la voûte : on la nomme stalactite. En outre, les gouttes de liquide, en tombant sur le sol, y forment un second dépôt, qui s'élève et monte à la rencontre du premier :

c'est une stalagmite. Il arrive parfois que stalactites et stalagmites se rejoignent pour former des colonnes qui semblent soutenir la voûte {fig.).

Staphylins. — Insecte coléoptère

Staphylin (longuour, ym^oib;.

qui dégage une odeur prononcée d'étherj cet insecte est aussi remar-

Houlage des bougies. — L'acide stearique fonda est coulé dans des moules dans l'axe desquels sont tendues des mèches.

s'empare de la chaux pour former du sulfate de chaux, qui tombe au fond du vase, tandis que les trois acides restent à la surface, à l'état de fusion. Si on faisait les bougies avec ces trois acides réunis, elles seraient trop fusibles ; alors on laisse refroidir et on presse fortement le solide obtenu, de façon à exprimer l'acide oléique, qui est liquide. Il ne reste donc qu'un mélange, moins aisément fusible, d'acide stearique et d'acide margarique. C'est ce mélange qu'on fait fondre et qu'on coule dans des moules cylindriques, au milieu desquels sont tendues des mèches de coton (fig.).

On fabriqueannuellement en France plus de .30 millions de kilogrammes de bougies stéariiiues. Ces bougies éclairent beauconp mieux (jue les anciennes cLaudelies, elles ne sont

Page 1