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pas malpropres et elles ne répandent ni fumée, ni mauvaise odeur.

On fait aussi, mais en moindre quantité, des bougies de paraffine, de cire, de blanc de baleine.

stimulant. — Médicament qui excite le fonctionnement des divers orfranes du corps de l'homme ou des animaux.

Stomachiques. — Médicaments qui favorisent l'exercice des fonctions de l'estomac; ces médicaments, parmi lesquels sont les stimulants, les amers, sont propres à combattre les troubles digestifs, et en particulier la dyspepsie.

stomatite. — Inflammation de la muqueuse de la bouche et des gencives.

Cette inflammation présente des variétés très diverses et se montre dans un grand noranre de circonstances, mais elle exige toujours les mêmes soins. Il faut cesser complètement de fumer, et surtout de mâcher du tabac, se laver plusieurs fois par jour la bouche avec des décoctions émollientes, renoncer à toutes les boissons alcooliques et à tous les aliments épicés.

Strabisme (grec ; strabos, louche).

— Difformité et infirmité qui consiste dans une fausse direction d'un œil. Une opération chirurgicale qui ne présente aucun danger, guérit a coup sûr le strabisme.

stramoine. — Voy datura.

strass. — Sorte de verre ' très propre à 1 imitation des pierres précieuses ; c'est un cristal renfermant un peu de borax et d'acide arsénieux. On lui donne les plus belles colorations en l'additionnant de très petites quantités de matières étrangères. Ainsi on obtient une belle imitation de rubis en fondant du strass blanc avec un peu d'oxyde de manganèse. Le strass, une fois coloré, reçoit la taille qui lui donne tout son éclat.

strychnine. — Alcaloïde végétal qui existe dans beaucoup de plantes de la famille des strychnées et en particulier dans la noix vomique, qui est employée pour sa préparation. C'est une poudre blanche dont le goût a une extrême amertume. C'est un des poisons les plus violents que l'on connaisse. Les Malais savent extraire depuis longtemps de la racine d'une plante à strychnir.e un poison violent qui leur sert à rendre sûrement et promptement mortelles les moindres blessures de leurs flèches.

La strychnine est employée en médecine, à doses très faibles, pour combattre certaines paralysies. Dans les Indes anglaises, on en dépense plus de

'iOl kilogrammes par an pour tâcher d'arriver à l'anéantissement des grands carnassiers, et particulièrement des tigres, qui font de si grands ravages.

L'amertume extraordinaire de la strychnine a été utilisée pour remplacer le "houblon dans la fabrication de la bière ; cette fraude criminelle ne saurait être trop rigoureusemeut poursuivie.

strychnos. — Arbres de l'Inde et do l'Amérique du Sud dont les fruits sont résineux et utilisés en médecine sous le nom de noix vomique, de fève de Saint-Ignace.

stupidité. — En médecine, maladie caractériaée par la stupeur, c'est-àdire une suspension brusque et momentanée des facultés intellectuelles; lu malade, immobile, muet, à la physionomie hébétée, n'a plus conscience de ce qui se passe autour de lui, et il n'en conserve par la suite aucun souvenir.

Un grand nombre de maladies déterminent des accès de stupeur de durée plus ou moins longue : telles sont la folie sous toutes ses formes, l'épilepsie, l'alcoolisme, la paralysie générale, la lièvre typlioïde. Le traitement de la stupeur varie avec la cause qui l'a produite.

sublimation. — Cas d'un corps

.Sublimation de la naphtaline. — La nuphtaline, cliaiilîee en A. :i l'aide du bdin de salilc <', fournil des vapeur? qui vont se condenser dans le cornet U.

solide qui prend l'état gazeux sans passer par l'état liquide. Ainsi du

sut.

8 ce

Camphre, que l'on chauffe très doucement dans un hallon de verre, produit, sans se fondre, des vapeurs qui se répandent dans tout le ballon, et vont reprendre létat solide sur les parois supérieures, qui ne sont pas chauffées.

C'est en cela que consiste la sublimation. La reformation du solide sur les parois froides est accompagnée d'une cristallisation, ' {fig.}.

sublimé corrosif. — Voy. mercure.

succin. — Matière combustible, brûlant avec une flamme blanche, en dégageant de la fumée, difficilement combustible, s'électrisant très bien par le frottement . On le nomme aussi ambre' Jaune.

suc gastrique. — Voy. estomac.

suc intestinal. — Yoy. intestin.

sac pancréatique. — Yoy. pancréas.

sucre. — Le sucre ordinaire est un

composé qui renferme du charbon, de l'oxygène et de l'hydrogène ; on le retirait d'abord exclusivement de la canne à sucre ' (fig.), qui ne peut être cultivée que dans les régions très chaudes.

Aujourd'hui on fabrique le sucre avec la betterave' (fig.), ce qui a créé une

Canne à sucre.

nouvelle industrie très importante pour la France et l'Allemagne. Le sucre tiré delà betterave est d'ailleurs absolument le même que celui tiré de la canne. On rencontre aussi le même sucre dans un grand nombre de végétaux (sorgho, palmier, érable, bou-

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leau, panais, carotte, patate, melon, citrouille, dattes, bananes, ananas, abricot, pomme, prtine, orange, citron).

De tous ces végétaux, quelques-uns seulement servent à la préparation du sucre; en Chine, au Japon, et maintenant en .\mérique, on en tire du

Betterave à sucre.

sorgho ' (fig.) ; dans les Indes anglaises, on l'extrait d'un palmier' ; dans l'Amérique du Nord, on le retire de la sève de l'érable'; en Hongrie, on le retire de la citrouille'. Mais il s'agit là de quantités relativement faibles.

Le sucre du commerce est en pains coniques, formés par la juxtaposition d'un grand nombre de petits cristaux.

Mais on a aussi le sucre en gros cristaux formant le sucre candi. Quand il est bien pur, le sucre est blanc et sans odeur. 11 est très soluble dans l'eau. Le sucre d'orge s'obtient en faisant dissoudre du sucre dans une très petite quantité d'eau bouillante, en évaporant cette eau sur le feu, et en coulant le liquide épais qu'on obtient sur une plaque de marbre huilée; on aromatise ce sucre de diverses manières : ainsi le sucre de pomme est du sucre d'orge aromatisé avec de la gelée de pomme et de l'essence de citron.

Quand on chauffe le sucre un peu trop, il se décompose en partie et donne du caramel. On sait que le sucre fermente facilement (voy. fermentation) quand il est mélaiiséà d'autres substances, mais le sucre pur se conserve indéfiniment sans altération.

suc

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