SUE
Extraction du sucre de betterave. —
Les betteraves sout réduites à l'état de pulpe par une râpe mécanique.
Cette pulpe est mise dans des sacs et pressée fortement à la presse hydraulique pour faire sortir le jus ; pour 1(K) kilogrammes de betterave, on fait sortir 80 kilogrammes de jus. La pulpe pressée constitue une excellente nourriture pour le bétail. Le jus obtenu est impur; on le purifie en le chauffant avec un peu de chaux et en le filtrant sur du noir animal ; il est alors incolore et limpide. On le fait évaporer rapidement dans les chaudières spéciales, jusqu'à ce qu'on ait un sirop très concentré qu'on laisse refroidir;
Sorgho sucré (bauleur, 2',S0).
le sucre se dépose sous forme de petits cristaux légèrement colorés. On a ainsi le sucre brut.
Extraction du sucre de canne. — La canneest coupée un peu avant l'époque de la floraison, et on l'écrase entre des cylindres disposés comme ceux d'un laminoir; on obtient ainsi un jus très sucré. Le résidu des cannes est employé comme combustible, sous le nom de bagasse. Le jus extrait des cannes se traite comme le jus de la betterave.
Raffinage du sncre brut. — Le sucre brut renferme quelques impuretés qui altèrent son goût et nuisent à sa conservation. Il faut le raffiner; cette opération se pratique dans des usines
spéciales nommées raffineries. On fait dissoudre le sucre dans un peu d'eau chaude, on décolore complètement le sirop en 1 agitant avec du noir animal et du sang de bœuf, on filtre dans des filtres en coton, on concentre rapidement par la chaleur, et on verse ce sirop dans les formes coniques, oii il cristallise en pains.
Production du sucre, asages. — Au xvine siècle, le sucre se vendait seulement comme remède. En 1800, il valait encore plus de 3 francs la livre ; la fabrication du sucre de betterave a fait baisser considérablement le prix. On produit actuellement, chaque année, plus de 5 millions de tonnes de sucre, dont plus de la moitié de sucre de canne, venant des colonies. Pour le sucre de betterave, la France, l'Allemagne et l'Autriche tiennent la tète de la production.
Le sucre est un aliment précieux; il sert dans la cuisine, chez les confiseurs, les distillateurs, les pharmaciens; on s'en sert pour améliorer et même fabriquer le vin. En France, la consommation moyenne annuelle de sucre est de 10 kilogrammes par habitant; cette consommation augmente chaque année
sucs. — On désigne sous le nom de sucs les liquides que l'on peut extraire des diverses parties des végétaux. Ces liquides sont très divers.
Ainsi les sucs du citron, de la groseille ..., sont acides ; ceux de la betterave, de la carotte, de la catine, de l'érable, du palmier, du melon, de la prvne ..., sont sucrés. D autres sont gommeux (voy. gommes I, d'autres sont résineux (voy. résines, baumes), d'autres sont huileux (voy. halles), d'autres enfin constituent les essences'.
sudoriflques. — Médicaments et moyens employés pour accroître la sécrétion de la sueur. Parmi les moyens employés pour produire la sueur se trouvent les bains de vapeur, les boissons chaudes Les médicaments
sont le jaborandi, lesbois de gaïac, de sassafras, de salsepareille, de squine, et un certain nombre de compositions pharmaceutiques.
suette. — Maladie accompagnée de fièvre, dont le caractère essentiel est la production d'une grande quantité de sueur. Plusieurs épidémies de cette maladie ont fait de grands ravages.
Autrefois la snette anglaise, aujourd'hui disparue, a ravagé l'Angleterre, où elle faisait mourir presque toutes les personnes atteintes. La snette miliaire moderne, dans laquelle les sueurs sont accompagnées d'une éruption dont les boutons ressemblent à des grains de millet, a apparu en France eu 1718,