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ou elle se montre encore, surtout dans les campagnes, à l'état sporadique ; certaines épidémies ont été très meurtrières ; les cas sont alors foudroyants. Mais, en dehors de ces épidémies, la maladie, qui dure de quinze jours à un mois, se termine plus souvent par la guérison.
sueur. — Liquide qui se répand à la surface de la peau quand il fait chaud ou que l'on fait un exercice fatigant. Elle est sécrétée par de petites glandes appelées glandes sudoriparea (fig.) contenues dans l'épaisseur
Épiderme.
Canal excréteur.
Derme.
Glande de la sueur.
Tissu cellulaire souscutané.
Glandes sudoripare» (très grossies).
de la peau; il y en a de cent vingt à trois cents par centimètre carré. La sueur est constituée principalement par de l'eau, avec des sels minéraux et un peu à'urée ; cette dernière substance, qu'on retrouve aussi dans l'urine, est un produit excrémentiel (voy. nutrition); la sueur est donc, comme l'urine, un liquide excrémentiel. Mais elle a une autre fonction importante : celle de régulateur de température. Quand la température du corps a une tendance à s'élever audessus de son degré normal, la sécrétion de la sueur augmente ; l'évaporation du liquide à la surface de la peau produit alors le rafraîchissement nécessaire; c'est grâce à la sueur qu'un homme peut entrer et séjourner dans une atmosphère dont la température est supérieure à 100».
La sueur apparaît dans certaines maladies ; dans la lièvre, sa disparition favorise l'élévation anormale do la température. Certains agents agissent sur le système nerveux de façon à activer la production do la sueur. On les nomme des stidorifiques : telles sont à peu près toutes les tisanes très chaudes ; la policarpine, principe actif (les feuilles du jaborandi, provoque, en injection sous-cutanée, une abondante sudation. %
suggestion. — Opération qui con-
siste à produire, chez une personne en état à hypnotisme' , un effet quelconque par un ordre qu'on lui donne, .
ou une idée qu'on lui suggère. Lorsque, par exemple, on inculque au sujet l'idée que la paralysie frapi)e son bras, ce bras se trouve en eflet paralysé, si on a affaire à un sujet propre à ce genre de phénomènes. Car toutes les personnes auxquelles on communique le sommeil hypnotique ne sont pas également aptes à recevoir des suggestions.
Les personnes sensibles à la suggestion sont généralement caractérisées par une inertie mentale plus ou moins complète et par une grande excitabilité cérébrale. On peut faire naître chez elles les hallucinations les plus variées; on leur présente par exemple une feuille de papier en leur disant que c'est un gâteau et elles la mangent avec délices à leur réveil. On peut aussi les déterminer à accomplir, après leur réveil, les actes les plus variés et même les plus extraordinaires. On peut donner au sujet hypnotisé l'ordre de voler, dans huit jours, la montre d'une personne qu'on lui désigne; et, au jour dit, la montre est volée par le sujet, qui agit automatiquement, tout en ayant l'air parfaitement conscient de son acte. On voit que la suggestion peut avoir des conséquences redoutables.
suif. — Voyez graisses.
suint. — Matière grasse animale dont est imprégnée la laine de mouton ; cette matière est onctueuse, odorante, fusible comme la graisse. Le suint est en général d'autant plus abondant que la laine est plus fine. Sa composition est très complexe; outre des matières grasses, le suint renferme une grande quantité de carbonate de potasse. On doit donc considérer le suint comme une source assez importante de matières grasses et de potasse.
sulfates. — Les sulfates sont des combinaisons de Y acide sulfurique avec des bases. On trouve dans la nature un grand nombre de sulfates, et surtout le sulfate de chaux (voy.
plâtre) ; l'industrie en prépare un grand nombre d'autres.
Parmi les sulfates, les plus importants sont les suivants : sulfate de potasse (voy. potassium); sulfate de soude (voy. sodium); sulfate de chaux (voy. plâtre) ; sulfate de magnésie (voy. magnësiom) ; sulfate de fer (voy. fer) ; sulfate de cuivre (voy. cuivre).
suihydrique (acide). — Combinaison de soufre et d'hydrogène. C'est un gaz incolore, ayant l'odeur des œufs pourris; il est très facilement
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combustible. On le rencontre assez souvent dans la nature; les eaux minérales sulfureuses de Baréges, de
Cauterets, de Luchon dans les
Pyrénées, celles d'Aix en Savoie, celles d'Enghien près de Paris..., en renferment de petites quantités, ce qui leur donne leur mauvaise odeur. Toutes les matières organiques qui renferment du soufre (particulièrement les matières fécales) produisent de l'acide sulfhydrique pendant leur putréfaction, il en résulte qu'il y a toujours un peu d'acide sulfhydrique dans l'air, et surtout dans l'air des villes.
Ce gaz est un poison violent, et, comme beaucoup d'autres poisons, il est employé en médecine ; les eaux thermales sulfureuses lui doivent une partie de leur efficacité. Mais, quand on le respire en quantité notable, il détermine la mort. Lorsque l'acide sulfhydrique s'accumule dans les fosses d'aisances, ce qui arrive fréquemment, il peut causer la mort des ouvriers vidangeurs, qui le désignent sous le nom de plomb, à cause de la rapidité de son action.
L'acide sulfhydrique a d'autres mauvais effets; il noircit les métaux, et même l'argent. Dans le voisinage des fosses d'aisances, tous les métaux usuels noircissent ; une fourchette d'argent sur laquelle on a laissé du jaune d'oeuf noircit parce que ce corps, en se putréfiant, a produit de l'acide sulfhydrique. Les peintures à l'huile noircissent aussi peu à peu, sous l'action de l'acide sulfhydrique contenu dans l'air.
sulfure de carbone. — Combinaison de carbone ' et de soufre '.
C'est un liquide incolore, d'une odeur repoussante, très volatil, très combustible. L'industrie le prépare en grande quantité en faisant passer du soufre réduit en vapeur sur du charbon de bois fortement chaull'é.
Ce liquide a des usages importants.
On en consomme beaucoup pour fabriquer le caoutchouc vulcanisé et le caoutchouc durci: il est employé dans le dégraissage de la laine des moutons. On 1 utilise aussi pour combattre le phylloxéra de la vigne. Pour cela, on le combine avec du sulfure de sodium pour former une combinaison qu'on nomme sulfocarbonate. On arrose les ceps malades, en prenant certaines précautions, avec une dissolution de ce sulfocarbonate.
sulfures. — Le soufre se combine avec les métaux pour donner des composés qu'on nomme des swi/'wres. Beaucoup de ces sulfures se rencontrent dans la nature, et constituent souvent
des minerais importants desquels on retire les ruétaux. Parmi ces sulfures naturels, on peut citer : le sulfure de fer (ou pyrite), le sulfure de zinc (ou blende), le sulfure de plomb (ou galène), le sulfure de mercure (ou cinabre). Ces sulfures naturels ont souvent l'éclat métallique.
sulfureux (acide). — Combinaisonde soufre ei d'o.cygéne, renfermant une proportion d'oxygène moindre que celle contenue dans l'acide sulfurique.
C'est un gaz incolore, d'une odeur vive etcaraeléristique; il n'est pas combustible et même il éteint et rend plus difficiles à rallumer les corps en combustion. Ce gaz se produit quand ou fait brûler du soufre, et c'est par cette méthode qu'on l'obtient chaque fois qu'on en a besoin. Ainsi la propriété qu'il a d'éteindre les corps en combustion le rend précieux pour combattre les feux de cheminée. Quand le feu est à une cheminée, on jette quelques poignées de fleur de soufre^ dans le foyer et on ferme l'ouverture avec un drap mouillé; le soufre brûle, donne de l'acide sulfureux qui monte dans le tuyau et éteint l'incendie.
Un certain nombre de matières colorantes sont détruites par l'acide sulfureux. Une rose, une violette, une tache de vin imprégnée d'eau, perdent leur coloration quand on les place audessus d'une allumette enflammée.
Des écheveaux de laine ou de soie, trempés dans l'eau, puis abandonnés à l'action de l'acide sulfureux dans une chambre bien close oii brûle du soufre, perdent leur coloration bise, un lessivage complète le blanchiment.
C'est là un des usages les plus importants de l'acide sulfureux. Il sert aussi à fabriquer l'acide sulfurique et un certain nombre d'autres produits chimiques. En économie domestique, on s'en sert pour enlever les taches de vin et de fruits sur le linge. Il est employé en médecine comme antiseptique contre les maladies contagieuses ; il sert quelquefois au traitement de la gale et des autres aflectious parasitaires, ainsi qu'à la désinfection des locaux malsains.
En se combinant aux bases, l'acide sulfureux forme des sels qu'on nomme des sul/ttes. Ces sulfites ont quelques usages analogues à ceux de l'acide sulfureux; ils sont surtout antiseptiques et désinfectants.
sulfurique (acide). — Combinaison de soufre et d'oxi/firé)ie renfermant une proportion d'oxygène plus grande que celle contenue dans l'acide sulfureux. C'est un liquide incolore, sans odeur, un peu visqueux, presque deux
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