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Le sureau noir est un arbrisseau à fleurs blanches odorantes, à fruits noirà, commun dans les haies, les
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Feuilles et fleurs du sureau yèble ou sureau herbacé sauvage.
taillis, les bois, souvent planté dans les parcs. Ce sureau est très cultivé comme plante d'ornement, ainsi que diverses espèces exotiques ; il se multiplie aisément par rejets, par boutures, par graines. La décoction de ses fleurs est employée en médecine à l'intérieur (comme émolliente) et à l'extérieur (comme résolutive). Les baies servent à préparer un médicament employé comme sudoriflque et comme purgatif.
Les jeunes branches du sureau sont remplies d'une moelle abondante, très homogène, qui est employée, quand elle est sèche, pour le polissage des pièces d'horlogerie.
surfusion. — Un liquide peut souvent être refroidi à une température inférieure à sa température normale de solidification 'et cependant ne pas se solidifier. On dit alors qu'il est en état de surfusion. Ainsi l'eau reste parfois liquide à 4 ou 5 degrés au-dessous de zéro. Mais dans cet état toute agitation un peu forte, ou le contact d nn petit fragment de glace, suffisent pour déterminer une solidification rapide : la surfusion cesse.
surmulet. — Le surmulet (fîg.), aussi nommé rouget, est un poisson marin dont la longueur atteint 35 centimètres. Corps arrondi vers le dos,recou-
Surmulet (longueur, Om.SS).
v»rt de larges écailles ; grands yeux; le corps est rouge sur le dos, rosé sur les côtés, d'un blanc rose sur le ventre. On le trouve sur toutes les côtes de
France, mais surtout dans la Méditerranée. Vit de mollusques, de petits crustacés et de cadavres en putréfaction. Chair extrêmement délicate.
syncope. — La syncope ou faiblesse, ou évanouissement est une suspension plus ou moins complète des mouvements du cœur et de ceux de la respiration. Les personnes et surtout les femmes au tempérament nerveux, les personnes débilitées par une maladie chronique grave sont particulièrement sujettes aux syncopes ; une hémorragie, une vive émotion, une forte douleur, une indigestion..., déterminent aussi la syncope.
On traite la syncope en enlevant tous les vêtements de nature à gêner la respiration, en exposant le malade à l'air, dans une position horizontale, en arrosant le visage d'eau froide, lui faisant respirer de l'éther, de l'alcali volatil, des sels anglais, en frictionnant la peau.
système nerveux. — La boîte formée par les os du crâne est entièrement remplie d'une masse molle et blanche, appelée cerveau '. A la partie inférieure du cerveau commence un gros cordon blanc, la moelle épinière ', qui descend le long du dos, à l'intérieur de la colonne vertébrale. Enfin, du cerveau et de la moelle épinière partent un grand nombre de cordons blancs plus petits, qui se répandent dans toutes les parties du corps, en se ramifiant de plus en plus : ce sont les nerfs '. Les dernières 'ramifications des nerfs sont extrêmement nombreuses, et si ténues qu'on ne peut les voir, perdues qu'elles sont dans la masse des muscles. Cet ensemble constitue le système nerveux cérébro-spinal {fit/.). Ses fonctions sont multiples. Les nerfs font communiquer le cerveau avec les dift'érentes parties du corps.
Sous l'excitation des nerfs se produisent les contractions des muscles, et par suite les mouvements volontaires; cette excitation des nerfs se transmet depuis le cerveau jusqu'aux extrémités des nerfs, là oii a lieu l'action sur les muscles.
D'autre part, les sensations de plaisir et de douleur sont transmises au cerveau par l'intermédiaire des nerfs.
La peau, les muscles, sont sensibles au plaisir et à la douleur, grâce aux nerfs qui viennent s'y ramifier; une main dans laquelle n'arriverait aucun nerf, ou dont les nerfs seraient paralysés, ne serait capable d'éprouver aucune sensation de douleur.Lorsqu'on se pique avec une pointe d'aiguille, certains filets nerveux sont atteints et il en résulte une sensation de douleur.
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Mais le cerveau seul a la faculté de nous donner conscience de cette douleur. L'ébranlement qu'a éprouvé le lilet nerveux piqué a remonté le long du nerf jusqu'au cerveau : c'est seulement au moment où l'ébranlement est arrivé au cerveau que la douleur a été ressentie. Les filets nerveux le long desquels remonte l'ébranlement qui
raoA-ement ou de ressentir aucune douleur; chacun de ces nerfs ne peut nous faire éprouver que l'impression particulière du sens dont il porte le nom. Si ro3il pL'ut se mouvoir et souffrir, c'est qu'il renferme, outre le nerf de la vue, des nerfs moteurs et des nerfs sensitifs.
Donc, dans le cerveau réside la
Cerveau (il e?t renfermé dans le crâne).
Enseoible du système nerveux cérébro-spinal.
donne naissance à la douleur ne sont pas les mêmes que les filets nerveux le long desquels descend l'excitation au mouvement; il y a, dans chaque partie du corps, des nerfs sensitifs et des nerfs moteurs. Enfin, les sensations de la vue, de l'ouïe, de Yodorat etdxiffoiit sont transmises au cerveau par l'intermédiaire des nerfs spéciaux, qui §ont incapables de produire auoim
faculté de sentir le plaisir et la douleur, d'éprouver les impressions du goût, de l'odorat, de l'ouïe et de la vue ; du cerveau aussi dépendent nos mouvements : nerfs et muscles sont les serviteurs du cerveau. C'est aussi le cerveau qui ordonne, qui a la volonté. Enfin, le cerveau est le siège de Y intel licence.
Outre le système nerveux cévéjjrç-
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spinal, nous trouvons dans l'organisme des ganglions nerveux, sorte de renflements nerveux qui communiquent
l'autre, agit principalement snr les organes de la nutrition, dont il règle le fonctionnement, qui est indépendant
. Diaphragme.
Vésicule du fiel
N'erfi de l'estoinac
Système nerveux du yiand iynniathiqve.
avec les nerfs proprement dits, et dont l'ensemble constitue ce qu'on nomme le système du grand sympathique. Ce système, intimement relié à
de notrevolonté ; ainsiles mouvements du cœur, de l'estomac, des intestins sont principalement réglés par le système du grand sympathique ifig.).
t-abac. — Le tabac est fourni par différentes plantes de la famille des snlanées, plantes originaires de l'Amérique tropicale. En France, on a commencé à priser le tabac en 1560, pour faire éternuer; on le considérait comme un remède souverain contre la migraine. Aujourd'hui on ,1e fume, on le prise, on le mâche. L'État s'est réservé en France le monopole de son exploitation; les agriculteurs le cul-
tivent avec sa permission, sous son contrôle, et sont obligés de lui vendre toute leur récolte.
L'exploitation du tabac est aujourd'hui, dans presque toiis les pays civilisés du globe, une industrie agricole importante. On cultive des variétés très diverses. Le tabac de Virginie atteint \«>,&i de hauteur; le tabac rustique (fig.) ne dépasse pas 1 mètre; le tabac de Maryland est intermé-
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diaire. Le tabac 'peut être cultivé dans les régions tempérées, mais les pays chauds fournissent les meilleurs produits. En France, la culture, faite sous la direction de l'Etat, est localisée dans les départements suivants : Ille-el-
Tabac rustique [hauteur totale, Im).
Vilaine, Lot, Lot-et-Garonne, Nord, Pas-de-Calais, Bouches-du-Rhône, Var, Gironde, Dordogne, Puy-de-Dôme, etc.
Elle occupe actuellement plus de 20,000 hectares. On sème le tahac dans
Arrivée du tabac. Engrenage. Tabac bâché.
Machine à hacher le tabac. — Le tabac, s'avançant doucement dans un canal horizontal, est coupé à la sortie par un couteau qui monte et descend d'une façon continue.
une terre bien meuble, puis on le plante en ligne et on lui donne des soins continuels pendant toute sa croissance. A la maturité, qui arrive eu France en août et septembre, on
coupefles pieds et on les suspend dans des séchoirs.
La feuille sèche du tabac a une composition chimique complexe : elle renferme en particulier un alcaloïde nommé nicotine', qui donne au tabac les propriétés qui le font rechercher, mais qui est aussi cause des inconvénients que présente l'abus du tabac.
Eu France, le tabac indigène, comme celui provenant de l'étranger, est travaillé et préparé dans seize manufactures de l'Etat. La préparation est assez complexe : il faut faire sécher les feuilles, les faire fermenter doucement, les trier, les mouiller avec de l'eau salée, puis on procède aux manipulations qui doivent les transformer définitivement.
Pour le tabac à fumer, on hache les feuilles avec une machine spéciale (fig.), puis on sèche et on met en paquets.
Les cigares se font directement à la
Tabac à râper
Machine à râper le tabac.
main, avec des feuilles de diverses provenances; une ouvrière habile peut faire 750 cigares à 5 centimes par jour. Dans un cigare de 5 centimes, il y a cinq espèces de tabac (Kentucky, Hongrie, Alsace, Algérie, tabac indigène). Le tabac à fumer est constitué par un mélange analogue.
Les cigares à 10 centimes renferment surtout des tabacs du Brésil et du Mexique. Les cigares d'un prix supérieur à 10 centimes ne sont fabriqués qu'à la manufacture de Paris, ou bien sont expédiés directement de l'étranger : on les confectionne avec des feuilles de Maryland, de Java, du Brésil et de la Havane. Les cigarettes, en France, sont faites à la mécanique; à la Havane, on en produit beaucoup
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