TAP
trèssoluble dansl'eau, qu'on rencontre dans uu t^raii'l nombre do végétaux, et particulièrement dans les écorces et les feuilles; la noix de galle, ïécorce lia chêne, renferment beaucoup de taniu. C'est uu astringent puissant ; appliqué sur les plaies saignantes et sur les surfaces en suppuration, il coagule le sang, ainsi que le pus.
Appliqué sur la peau d un animal récemment écorché, il est rapidement absorbé par celle-ci et forme avec elle un composé imputrescible : c'est sur cette propriété qu'est basé l'emploi de diverses écorces et en particulier de Ïécorce de chêne [tan), dans le tannage '.
La teinture utilise constamment le tanin,soit isolé, soit encore contenu dans les tissus végétaux. Les substances astringentes -employées dans la teinture en noir et en gris (noix de galle, sumac, brou de noix, cachou...), concurremment avec les sels de fer, agissent par le tanin qu'elles renferment : de là l'emploi du tanin dans la fabrication de l'encre. En médecine, le tanin est employé à l'intérieur et à l'extérieur comme astringent.
tannage. — Opération qui a pour but de transformer la peau en cuir, c'est-à-dire en une substance qui reste maniable et élastique après la dessiccation, et qui est à peu près imputrescible. Si on se contentait de faire sécher la peau sans lui faire subir aucune manipulation,elle serait dure, non flexible, et s'altérerait très promptement. Aussi a-t-on toujours soin de la rendre imputrescible et de lui conserver sa souplesse par une série d'opérations qui constituent l'art du corroyeur, du mégissier et du tanneur. Le tannage des peaux est basé sur ce fait, que le tanin' a la propriété de se combiner au derme de la peau pour former un composé imputrescible. Cette combinaison s'obtient par une macération prolongée delà peau au contact de l'écorce pulvérisée du chêne, écorce très riche en tanin. On tanne, en vue de les transformer en cuir, les peaux des bœufs, vaches, buffles, chevaux, veaux, moutons, tantôt fraîches, tantôt salées ou séchées.
L'opération est longue et complexe.
Les peaux sont d'abord ramollies par un lavage de plusieurs jours dans une eau courante, puis débarrassées de tout fragment de graisse et de muscle par un grattage énergique de la surface interne. Il faut ensuite procéder au débourrage, c'est-à-dire à l'enlèvement des poils et de lépiderme. Pour cela, on fait macérer les peaux pendant deux ou trois semaines dar.s un lait de chaux' ; on les lave à l'eau et à
l'eau acidulée, pour faire partir ou neutraliser la chai>x qui avait pénétré dans les pores, puis on les racle de haut en bas avec un couteau émoussé.
Alors les peaux sont placées dans une fosse; là elles sont disposées les unes au-dessus des autres, alternant avec des couches d'écorce pulvérisée ^tan) ; quand la fosse est pleine, on y fait arriver de l'eau déjà chargée de tàn, de manière que toute la masse soit humectée. On abandonne le tout pendant fort longtemps, en ayant soin de renouveler le tan tous les trois mois. La durée du séjour dans la fosse varie avec l'épaisseur du cuir; les cuirs forts destinés aux semelles de souliers y restent pendant plus de deux ans. Il est possible d'abréger considérablement la durée du tannage, mais c'est toujours aux dépens de la qualité des produits obtenus. Au sortir des fosses, les cuirs forts ont une consistance spongieuse.
Pour les rendre compacts, on les soumet, lorsqu'ils sont secs, à un martelage énergique.
Dans certains cas, on soumet en outre le cuir à des traitements supplémentaires. Pour le cuir destiné à la fabrication des souliers et des bottes, on teint en noir le côté de la chair.
Le cuir de Russie, remarquable par sa souplesse, sa solidité, son imperméabilité, son inaltérabilité dans l'air humide, son odeur agréable qui le préserve de la piqûre des insectes, est fabriqué en Kussie avec les peaux de bœuf, de cheval, de veau, de chèvre.
On le tanne avec Ïécorce de saule, à laquelle on ajoute des écorces de bouleau et de pin, puis on imprègne le cuir, d'un côté avec du goudron provenant de la distillation de l'écorce de bouleau, de l'autre avec une dissolution d'alun; enûn, on teint en rouge ou en noir.
taon. — Insecte diptère long de 3 centimètres, commun surtout dans les bois {fig.}. Il apparaît en été; le mâle butine les fleurs; la femelle s'attaque à nos animaux domestiques (bœufs, chevaux...), dont elle perce la peau pour sucer le sang.
La piqûre des taons exaspère les animaux et les rend difficiles à conduire).
tapioca. — Voy. manioc.
tapir. — Le tapir (fig.) est un mammifère jumenté (voy. ce mot) ayant quatre doigts aux pieds et le nez terminé par une petite trompe charnue.
Deux espèces habitent l'Amérique,