‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 379 sur 418 · TEI · texte numérisé non relu

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vue faible; mais louïe est très fine.

La taupe se meut difficilement sur terre. Sous terre elle construit des galeries souterraines très étendues, près de la surface. De petites buttes ou taupinières, faites avec la terre qui en provient, décèle dans les champs la présence des galeries. Chaque individu a son terrier, aboutissant à un carrefour central. La taupe met bas, après un mois de gestation, de trois à cinq petits très faibles, gros comme des pois ; elle a deux portées par an ; les petits sont déposés dans un nid central, bien à l'abri du froid. La longueur de la taupe commune est de 12 centimètres ; elle est ordinairement noire; sa fourrure a peu de valeur (fig.).

Les agriculteurs n aiment pas les taupes, qu'ils considèrent comme des ennemis de leur culture. Cet animal est au contraire pour nous un puissant auxiliaire, qu'il faudrait défendre et non combattre. Certainement elle coupe bien des racines en creusant ses gale-

Terrier de la taupe.

ries, et elle rejette à l'extérieur une terre souvent nuisible aux cultures, mais ces galeries constituent une sorte de drainage qui n'est pas sans utilité. Mais la taupe détruit surtout un nombre considérable de vers de terre, vers blancs, larves d'insectes nuisibles. Elle fait en général beaucoup plus de bien que de mal. On la rencontre dans presque toute l'Europe, et aussi en Asie.

taupin. — Genre d'insectes coléoptères dont il existe en France plusieurs espèces. Ces insectes sont de forme allongée, de couleur foncée, reconnaissablés aux sauts ({uils font constamment, accompagnés d'un petit bruit sec bien distinct. La femelle pond ses œufs au pied des plantes ; les larves, qui ont la forme de petits vers, rongent les racines pendant cinq années avant d-e prendre la forne d'insectes parfaits;

elles font souvent des dégâts importants.

teck. — Grand arbre qui forme des forêts étendues dans l'Inde, la Birmanie et le Siam ; il est aujourd'hui soumis à une culture régulière dana l'Inde et à Java. Son bois dur, dense, d'une coloration rouge assez foncée, résiste admirablement à l'humidité et aux attaques des insectes; il dure trois fois plus que le meilleur chêne; aussi est-ce, de tous les bois, le plus estimé pour les constructions navales.

Les pays de production en font un commerce considérable, principalement avec la Hollande, l'Angleterre et la Chine. Le teck est aussi cultivé dans les pays chauds comme arbre d'ornement.

teigne. — Nom désignant les maladies cutanées qui déterminent la formation de croûtes ou de pellicules sur le cuir chevelu ; comme ces maladies sont très diverses, il convient de les distinguer par des noms divers.

Ainsi la teigne tondante, due à un parasite, donne naissance à des plaques tuméfiées, recouvertes de petites croûtes; après sa guérison elle laisse sur la* tête des régions plus ou moins étendues dépourvues de cheveux ; elle est contagieuse. On traite par des pommades appropriées ; il est bon aussi d'isoler les plaques malades en arrachant les cheveux tout autour.

Le favus, autre sorte de teigne, est aussi contagieux; il est produit par le développement d'un champignon spécial. Cette maladie est déterminée par la formation de disques jaunes, creuséd en forme de godets et traversés par un cheveu ; il se développe en même temps une odeur spéciale. Le favus atteint surtout les enfants; on le traite par des pommades appropriées; en même temps on épile les parties malades et on rase la tête ; la guérison est longue à obtenir, et il reste souvent des parties chauves.

La pelade est sans doute aussi contagieuse et due à un parasite ; les cheveux deviennent ternes, secs, puis ils tombent très rapidement, et en quelques mois la tête peut devenir complètement chauve; mais, si le traitement, est convenable (pommades, arrachage dos cheveux, etc.), les cheveux peuvent repousser.

teignes. — Les teit/nes sont dos insectes lépidoptères de très petite taille. Leurs chenilles sont très vives et causent de grands d('gâts dans nos habitations. Elles se construisent, avec diverses matièi-es, des fourreaux dans lesquels elles se logent, et qu'elles transportent souvent avec elles. Deve-

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nues insectes parfaits, elles constituent 'le petits papillons qui pondent à lenilroit qui sera ensuite le plus favorable .'1 la vie de la larve.

Le nombre des espèces de teigne est considérable. Les teignes qui s'attaifueut aux étoffes et aux fourrures sont vulgairement connues sous le nom de eers.

Teigne du pommier 'grandeur naturelle).

La teigne tapissière est duu gris argenté : elle ronge les draps et les tissus de laine ; la teigne des pelleteries, grise avec des points noirs sur les ailes, s'attaque aux fourrures ; la teigne à front jaune ravage les collections d'histoire naturelle : la teigne des grains ronge les céréales dans les greniers ; la teigne des ruches se nourrit de cire. D'autres teignes vivent sur les végétaux, dans lesquels elles creusent des galeries : ce sont les teignes mineuses.

tiéres colorantes s'unissent aux tissus et forment des composés capables de résister au frottement, au grattage, au lavage, au lessivage. Même les couleurs qui étaient d'abord solubles dans l'eau deviennent insolubles quand elles se sont unies au tissu, et ne partent pas par le lavage.

Souvent il suffit de plonger le tissu dans une dissolution de la matière colorante pour que la combinaison se

Sroduise et ait une solidité suffisante ; ans ce cas, la teinture se fait par simple immersion. Mais toutes les matières colorantes ne peuvent pas être appliquées de la sorte. Il faut alors faire intervenir une nouvelle substance capable de fixer la couleur. Lorsque,

Manivelle.

I Volant Echeveaux.

Une colonie de teignes du pommier.

Ainsi la teigne du pommier l/ig.) fait d'énormes ravages ; les œufs éclosent au printemps, et on voit le pommier se couvrir de toiles de soie blanche filées par les chenilles, qui rongent en même temps toutes les feuilles.

teinture. — La teinture des »«<«tiéres lexliles se fait par deux procédés bien différents. Ou bien on teint d'une manière uniforme toute la fibre t'-xtile, en la trempant dans le bain le teinture : c'est la teinture par irnutersion; ou bien on teint seulement une des faces du tissu : c'est la teinture par impression.

Teinture par immersion. — Les ma-

(juve.

Cuve de teinturier.

par exemple, on trempe un écheveau de coton dans une dissolution d'alun, puis dans une décoction de garance, on obtient une teinture en rouge très solide.

Les matières usitées pour fixer les matières colorantes sojit appelées mordants. Les mordants les plus employés sont les sulfates et les acétates d'alumine, de fer, d'étain, de cuivre et de chrome.

La soie et la laine se teignent assez souvent par simple immersion; les couleurs d'aniline', d'anthracéne', de naphtaline', l'indigo', Vorseille', ne demandent aucun mordant pour se fixer sur ces matières textiles.

Le coton, le lin et le chanvre, qui prennent la couleur moins facilement, exigent presque toujours un mordant.

La dissolution du mordant, convenablement concentrée, est maintenue dans une chaudière à une température assez élevée. Le tissu, agité dans cctio dissolution, puis lavé à l'eau ordinaire.

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