‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 380 sur 418 · TEI · texte numérisé non relu

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est ensuite plongé dans le bain de teinture ifîg.). Souvent on mêle la dissolution du mordant m la dissolution de

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Flanche a impression.

la matière colorante, et on immerge le tissu dans le mélange, ce qui est plus simple.

Teinture par impression. — La teinture par impression a pour but de déposer, sur lune des faces d'uu tissu, des couleurs variées constituant un dessin. La série complète des opérations nécessaires pour opérer l'impression est fort complexe ; mais les principes généraux de cette branche de l'art de la teinture sont très simples.

L'impression s'efl'ectue soit a la planche, soit au rouleau (fig.).

Rouleau à impression.

La planche est constituée par une pièce de bois dur, parfaitement rabotée, sur la(juelle on a gravé, en relief, le dessin a imprimer. Cette planche, appuyée légèrement sur la surface d'un châssis en drap recouMert uniformément de la préparation à imprimer, se charge de cette préparation sur ses reliefs. Si on l'applique ensuite sur le tissu bien tendu, elle y dépose le mordant ou la couleur. La planche a généralement une largeur égale à la largeur de la pièce d'étoffe à imprimer ; on la porte alternativement sur le châssis et sur le tissu, jusqu'à ce que toute la longueur de la pièce soit imprimée.

La méthode du rouleau est plus expéditive. Le rouleau est un cylindre en cuivre, sur lequel le dessin est gravé eu creux. Ce rouleau, tournant sur lui-même, frotte contre un autre rouleau, garni de cuir, qui tourne luimême en passant dans la préparation à imprimer; dans ce frottement, le rouleau gravé s'imprègne de la préparation. Une lame d'acier bien dressée, appliquée exactement contre ce dernier, enlève régulièrement toute la préparation étendue sur la surface, laissant seulement celle qui remplit les creux de la gravure. Au-dessus, et fortement appliqué contre le rouleau d'impression, se trouve un troisième cylindre, recouvert de drap, qui roule aussi sur

lui^ième ; la pièce d'étoffe à imprimer, serrée entre les deux rouleaux, passe comme dans un laminoir. Fortement pressée contre le rouleau gravé, léloffe pénètre dans les creux de la gravure et s'y imprime. Ou obtient de la sorte une impression continue.

Il y a plusieurs manières d'appliquer l'impression au rouleau ou àla planche.

Dans Vimjjression par mordants, on se sert de la planche ou du rouleau pour imprimer le mordant sur le tissu ; puis on trempe la pièce entière dans le bain de teinture ; la couleur s'attache solidement sur les parties mordancées, tandis qu'il ne se dépose sur les fibres non mordancées qu'une nuance fugace, qu'on enlèvera facilement par un lessivage et un lavage à l'eau courante.

Quand ou a affaire à une couleur qui se fixe sur le tissu sans avoir besoin de mordant, on imprime avec réserves. C'est-à-dire qu'on imprime, à la planche ou au rouleau, une matière capable d'empêcher la fixation de la couleur. Ces réserves faites, on immerge le tissu dans le bain de teinture ; la couleur se fixe seulement aux endroits oii il n'y a pas de réserves.

D'autres fois enfin, on teint uniformément le tissu, puis on fait l'impression avec un rongeant capable de détruire la matière colorante aux endroits où il est appliqué.

Rouleau. ÉtoSe.

Engrenage. i

Uacliine à impression.

Ces divers procédés sont d'une exécution facile quand on veut imprimer une seule couleur; mais ils deviennent généralement très compliqués si l'on veut exécuter un dessin en plusieurs nuances. Il îaut oiwrer successivement avec autant de planches ou de rouleaux que l'on veut obtenir de nuances.

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Mais aujourd'hui on va plus rapidement. Dans le nouveau procède, au lieu d'imprimer les mordants, les réserves ou les rongeants, ou imprime directement les couleurs. Autour du cylindre le long duquel se déroule le tissu, cylindre qui a alors un grand diamètre, se trouvent placés deux, trois, quatre..., vingt rouleaux d'impression, gravés, dont chacun correspond à une couleur déterminée, et dont les diverses gravures se rapportent exactement les unes aux autres, de façon à former, par leur juxtaposition, le dessin complet avec ses nuances ifig.). Sur chaque rouleau on applique la couleur convenable, suffisamment épaissie, et on imprime. Ces couleurs sont constituées, soit par des matières colorantes capables d'adhérer au tissu sans l'intermédiaire d'un mordant, soit par un mélange de matière colorante et de mordant. Après l'impression, la couleur n'est jamais suffisamment fixée; on soumet le tissu à l'action de la vapeur d'eau, à une température plus ou moins élevée. Agissant à la fois par sa chaleur et par son humidité, la vapeur détermine la réaction de la couleur sur le mordant, et fixe solidement la nuance. C'est par ce procédé, dit de couleurs-vapeur, qu'on obtient aujourd'hui toutes ces étoffes imprimées en diverses nuances, à des prix si modérés.

système de communications rapides nommé télégraphe aérien (fig.). Des tours, placées de distance en distance sur les collines, portaient un système de barres de bois susceptibles de

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Un des postes télégraphiques de Chappe.

prendre un grand nombre de positions difl'érentes(A<;-)- Grâce à ces positions, des signaux conventionnels étaient échangés, qui formaient des phrases.

Un guetteur, placé sur chaque tour, répétait les signaux qu'il voyait de la

Exemples de quelqucs-iines des posilions que poiivaienl prendre les bras du télégraphe aérien

de Chappe.

télésranhe aérien. — En 1792, 1 tour précédente. Il ne fallait pas plus Claude Chappe avait imaginé un I de 15 minutes à un signal pour être

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ensuite transmis de Paris à Toulon (840 kilomètres). Mais le système ne fonctionnait pas par les temps de brouillard.

En 1S46, quand apparut le télégraphe électrique, on avait établi en France cinq grandes lignes du système Chappe, unissant Paris à Lille, Strasbourg, Toulon, Bayonne et Brest.

télégraphie électrique. — La

télégraphie électrique date de 1830 ; le premier télégraphe qui ait fonctionné est dû au savant américain Morse.

M. manipulateur

Principe du télégraphe électrique. — Chaque fois que, au poste de départ, on presse sur le bouton du manipulateur U. le courant de la pile e^t lancé dans le fil de ligne. Il arrive dans l'électro-aiiuant du récepteur, au poste d'arrivée, et met en mouvement le levier L.

Principe du télégraphe électrique. —

Une pile' est à Paris, un électroaimant' est à Marseille, et des fils conducteurs font parvenir le courant de la pile jusqu'à l'électro-aimant. En

Fil aérien et son mode de suspension.

face de l'électro-aimant est un petit morceau de fer, maintenu à une faible distance des pôles par l'action d'un ressort. Quand passe le courant de la pile, l'électro-aimant attire le morceau de fer ; mais, si on vient à interrompre le courant, l'électro-aimant revient à

l'état naturel, et le ressort soulève le morceaa de fer. Il sera donc facile, en établissant et interrompant alternativement, à Pari.s, le passage du cou-

Fil sous-marm, entoure d'une couclie isolante de gulta-percha et d'une armature protectrice.

rant de la pile, de faire monter et descendre à Marseille le morceau de fer.

En faisant varier convenablement le nombre et la rapidité des mouvements, ou pourra transmettre ainsi une série de signaux conventionnels représentant les lettres de l'alphabet, et, par suite, des phrases entières.

C'est là le principe des télégraphes électriques ; mais ce principe a été appliqué de plusieurs manières.

Télégraphe de Morse. — Ce système

Manipulateur de l'appareil de Horse. — Il sulGt de presser sur le bouton pour lancer le courant dans le CI de ligne.

est très employé par l'administration des télégraphes français.

Récepteur de l'appareil de Morse. — yuaml le courant arrive dans l'électro-aimant, ce dernier fait basculer le levier, dont la pointe trace alois un trait plus ou inoins long, sur une bande de papier qui se déroule.

Au poste de départ est un levier,

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par lequel passe le fil de la pile. Quand ou presse sur le levier, le courant passe dans le fil, et s'en va au poste

pointe trace un trait sur une bande de papier qui se déroule par l'action duu mouvement d liorlogeric. Quand

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