‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 50 sur 418 · BAI · texte numérisé non relu

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îement pent amener la luxation de la mâchoire inférieure.

bain. — Le bain est tantôt hygiénique, tantôt thérapeutique. Les Itains hygiéniques sont destinés à maintenir la peau propre et à lui permettre par suite de remplir ses diverses fonctions. Ils doivent être tiédes, c'est-a-dire d'une température comprise entre 29 et 34*, et ne guère se prolonger au delà de 30 minutes ; on évitera de les prendre par un temps froid, à moins que ce ne soit à domicile. Un bain trop chaud augmente la

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les prendre au moment de la grosse chaleur, comme au moment de la fraîcheur; on se déshabillera rapidement et on se mettra à l'eau très vite, le corps étant un i)i?u en moiteur (/?;;.) On prendra beaucoup de mouvemenv dans l'eau et on sortira au bout de quelques minutes. Il faudra ensuite s'essuyer rudement, s'habiller vite et faire une promenade.

balaline. — Insecte coléoptère nommé aussi charançon des noisettes [(!.().). En juin, la femelle perci!

Balaltne (longueur totale, O",©!).

la coque encore tendre des noisettes,

et dépose un œuf dans chaque fruit.

• Quand la larve est éclose, elle mange

Baies. — Il est indispensable d'entrer brusquement à l'euu.

transpiration de la peau, détermine une excitation gé-uérale bientôt suiviid'alTaiblissement; il est dangereux surtout pour les tempéraments san-

fuins. Un bain trop froid, au-dessous e 28*, doit être aussi évité. ,

La médecine use beaucoup des baius, bains très chauds, tiédes, frais, ou même très froids; bains composés, dans lesquels on a introduit certaines substances. Mais le médecin seul peut décider de leur opportunité.

Pour prendre un bain, même un bain de pieds, il faut n'avoir pas mangé depuis au moins 3 heurf's.

Bains de mer et de rivière. — Les bains froids de nier et de rivière sont utiles aux personnes eu bonne santé l)endant les chaleurs de l'été; ils sont toniques, fortifiants, donnent de l'appétit ; ils sont nuisibles aux personnes faibles, nerveuses, irritables, aux enfants très jeunes et aux vieillards.

Leur durée ne doit jamais dépasser 20 minutes. Il est bon de les faire suivre de frictions sèches énergiques, et d'un peu d'exercice. Ils peuvent être pris sans danger le corps étant en sueur, pourvu que leur durée ne soit pas trop grande : c'est même alors (lu'ils font le plus de bien. Les bains Je mer sont plus énergiques que ceux de rivière ; l'eau de mer est une véritable eau minérale. On doit éviter de

Noisette ouverte, montrant la larve

l'amande {fig.). Quand la larve est développée, elle creuse un trou rond dans la coque, sort et va s'enfoncer

Noisette entière, montrant le trou par lequ'l 1 insente est sorti.

dans le sol pour y passer l'hiver. Au printemps elle se transformeen insecte l)arfait.

HXT.

DES SCIE.NCES CSCELI.ES

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balance. — ha. balance est destinée à peser les corps, c'est-à-<lire à comparer les poids des différents corps à (•elui d'un autre convenablement choisi (gramme et ses multiples ou sousmultiples).

La balance commune est un levier du premier genre (voy. levier). Ce levier, soutenu par un couteau placé exactement en son milieu, forme ce qu'où nomme le fléau, présentant deux bras

Ai!;uille.

On enlève alors le corps, sans toucher à la tare, et on le remplace par des poids marqués, ajoutés jusqu'à ce que l'équilibre soit rétabli. Cespoids qui ont remplacé le corps donnent son poids exact . que la balance soit juste ou fausse.

On a donn'- à la balance commum' une forme jdus commode, celle dite balance anglïdse ou mieux balance de Roberval. Lis plateaux, au lieu d'éti'' suspendus au-dessous du tléau, son:

,- Aiguille. Plateau.

Coiii.iii :

Balance commune.

de leviers égaux; aux deux extrémités du fléau sont suspendus les plateaux, qui doivent être de même poids. Une aiguille portée par le milieu du fléau se meut devant un cadran et montre si la balance est en équilibre dans la po.sition horizontale (tig.).

Chacun sait comment on se sert d'une balance.

Pour qu'une balance soit bonne, il faut qu'elle soit sensible, c'est-à-dire qu'elle s'incline, quand on l'a une fois mise en équilibre, sous l'influence d'une surchage très petite ajoutée dans un des plateaux. Une balance de ménage doit être sensible au gramme ; les petites balances de précision des laboratoires sont parfois sensibles au dixième de milligramme.

En outre, la balance doit être jiisti>. c'est-à-dire que des poids égaux, plac's dans les plateaux, doivent amener le fléau à la position horizontale. On jieut Cependant faire des pesées exactes, avec une balance fausse , pourvu qu'elle soit sensible. Dans l'un des plateaux on met le corps à peser, et (ians l'autre on ajoute une tare quelconque (par exemple du plomjj de chasse), jusqu'à ce qu'il y ail équilibre.

posés sur les extrémités des bras du levier. On n'est plus alors gêné par les cordons (fîg.).

Pour les gros poids, on remplace la balance par la bascule ifig.). La bascule est aussi constituée par un levier du premier genre, mais dont les deux bras sont inégaux. Le fléau est constitué par un levier très résistant qui repose sur un support par un couteau.

A l'extrémité du grand bras est lixé la plateau qui recevra les poids; à l'extrémité du petit bras, dix fois moins long, est attachée une plate-

forme sur laquelle on déposera le corps à peser. Grâce à cette disposition, le rapport entre le poids du corps et celui des poids marqués sera, au moment de ré(|uilibre, de 10 à 1. Pour avoir le poids d'un corps à l'aide d'une bascule, il faut donc multiplier ])ar 10 la valeur des poids marqués qui lui font é<|uilibre.

La balance romaine, moins sensible que la balance ordinaire, est d'un

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usage plus simple; elle a surtout l'avantage de peser tous les objets à l'aide d'un seul poids. C'est encore un levier du premier genre, mais dont l'un des bras a une longueur variable, puisque le poids peut se déplacer le long

Balance romaine.

de ce bras. On tient l'apiJaroil à la main par un anneau ; on suspend le corps à un crochet qui est à l'extrémité du petit bras de levier. Le long de l'autre bras, on déplace un poids unique, ce qni revient à faire varier la longueur do ce bras; eu face de la position à laquelle s'arrête le poids au moment do l'équilibre, on trouve inscrit un nombre qui indique le poids du corps.

Les grandes bascules, comme celles des chemins de fer, réunissent en un seul appareil la Lascule ordinaire et la romaine.

Plus simples encore sont h's pesons à ressort (A;;.), ou djmamomètres. A un ressort d'acier recourbé sont attachées deux tiges métalliques dont l'une monte, tandis que l'autre descend. On tient à la main une des tiges, par un anneau, et on sus-

?end le corps à autre, par un crochet. Le poids du corps fait fléchir le ressort dont les deux branches se rapprochent l'une de l'autre. Ce rapprochement est indiqué par des numéros marqués le long des tiges métalliques. Le jiuméro en face duquel Pesou.

s'arrête un point de repère fixe marqué sur une des tiges donne le poids çlu corps suspendu. Le

Eeson est économique, peu encomrant ; il n'est pas très précis. On lui a donné diverses formes.

Dans l'industrie, on emploie des di/MaMo»iè/re« puissants pour mesurer non plus des poids, mais des efforts considérables , comme par exemple l'effort qu'il faut exercer sur un câbh' pour le rompre.

") — BAL

balbuzard. — Oiseau diurne, d'assez gi-aude taille:

blanc, dos jaune. Il est commun en France ; niche sur les rochers .^scarpés , les grands arbres; se nourrit presque exclusivement de poissons. Animal „ ,. ^ , nuisible, qu ou Balbuzard^>l'^i,guo»,- lo.ale,

cherche à dé- '

tiuire en le prenant au piège [/'.[/■)■

baleine. — La baleine se distingue dos autres cétacés par la disposition do sa bouche (/?;/.). La mâchoire supé-

Baleine (longueur, 23 a 3S melics).

rieure, eu forme de carène, est garnie latéralement de lames de corne libreuses, élastiques, disposées comme les dents d un peigne ; ces lames sb nomment les fanons. Quand lauimal ferme sa bouche, qui est énorme, il engloutit une grande quantité d'eau, avec les petits animaux qui s'y trouvent renfermés : les fanons forment comme un crible, qui laisse sortir l'eau et retient la proie vivante. La ))aloiue a une taille considérable, 20 à 3U mètres de longueur, le poids pouvant atteindre 150,000 kilos. La tète est énorme, la bouclie largement fendue, avec deux évents. Cet animal liabite principalement les mers glaciales; il est i)resque toujours isolé, ohaugoant do région avec la saison. Il nage très vite, sortant de temps en temps à moitié de l'eau iiour respirer : il peut plonger pendant j)lus de 2-5 minutes. Sa nourriture se compose uui<i[uement de très jjetits animaux marins, céphalopodes, zoophytes, mollusques, annélides, dont il avale parfois des millions dans une seule bouchée ; l'œsophage,' très étroit, ne livrerait jjas passage à de gros poissons. On poursuit spécialement la baleine pour son huile et ses fanons.

Une baleine de 20 mètres de long et pesant 78,i00 kilos, a ;î3,000 kilos de graisse, qui fournissent 27,000 kilos dhùilo; elle donne i-n outre 1,080 kilos

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