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ger la mauvaise odeur de la Louche et rafTermir les gencives. Dans l'Inde et en Asie on en use beaucoup ; en Europe la consommation est très faible.
cactées. — Famille de plantes (lirotyli'dones, remarquables par la singularité de leur port, comme le montre
Diverses cactées.
la figure ci-dessus. En France les cactées ne sont cultivées que comme plantes ornementales (fig.).
cadran solaire. — Instrument destiné à indiquer l'heure en utilisant la marche du soleil. On sait qu'il est midi en un lieu quand le soleil passe au méridien de ce lieu , c'est-a-dire dans le plan qui contient le lieu considéré et l'axe de la terre ; avant midi le soleil monte, après-midi il descend, allant toujours de l'est à l'ouest. Un cadran solaire se compose d'une tige ou dune lame nommée style i/ig.), dirigée
Cadran solaire. — 1,'heure est indiquée par ruiiil)ri' du style fur le cadran.
.suivant la ligne des pôles, et disposée sur un plan fixe; l'ombre du style se projette sur ce plan et se déplace :'i mesure que le soleil parcourt le ciel.
Des lignes sont tracées sur le plan, partant de la base du style; elles portent le nom des heures: quajid l'ombre est sur la ligne marquée :î heures, c'est qu'il est deux heures.
café. — Le café nous est fourni
par un arbuste de la famille des ;•"biacées, le caféier ifig.), actuellemen' cultivé dans la plupart des pays tropicaux ; il atteint 10 mètres de hauteur. Dans les grandes plantations de caféiers, l'ariire commence à donner un produit abondant à trois ans ; il rapporte pendant une quarantaine dannées. Le fruit est de la grosseur d'une forte cerise; sa pulpe mince sert d'enveloppe à deux coques dures, marquées d'un sillon. Ce grain est jaunâtre, gris ou verdâtre ; c'est ce qui porte chez nous le nom de café ; grillé, il sert à faire l'infusion si usitée.
Le café Moka, qui vient d'Arabie, est le plus estimé ; il est rare en France ; "puis viennent, j^armi les espèces les plus importantes, le café
Rameau de caféier (haut., 10 niélres).
Bourbon, le café Martinique, le café Haïti, les cafés du Venezuela. La production actuelle du café dans le monde entier déj)asse annuellement 700 millions de kilogrammes, dont 300 millions fournis par le Brésil, et le reste par Java, Sumatra, Ceylan, Haïti, etc.
La boisson nommée café, dont la consommation augmente sans cesse, est aromatique, excitante, désinfectante; elle a une action favorable sur la digestion et sur le travail intellectuel; elle a en môme temps de sérieuses propriétés nutritives.
cafard. — Vov. ténibrlon.
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caille. — Oiseau gallinacé présentant avec la perdrix les plus grandes analogies(Afl'-)-Longueur O-.Sl .
Elle n'est ([ue de passage dans nos pays; à l'automne elle gagne rAIVique, accomplissant ainsi un long voyage malgré la lourdeur de son vol. Alors.
sur les bords de la Méditerranée, on en fait une grandidestruction ; quand elle arrive épuisée en Egj-pte, on la capture aisément vivante et on l'expédie en Europe.
En France , la caille habite de préférence la plaine ; elle ne perche pas; se nourrit d'insectes, petits mollusques, graines et herbages. Elle pond, dans un nid creusé en terre, de 12 à 15 œufs mouchetés de brun sur un fond gris verdatre, l'incubation dure 21 jours. Les cailleteaux, au sortir de la coquille, courent et mangent seuls.
La caille est un petit gibier extrêmement estimé.
caille-lait. — Voy. gaillet.
caïman. — Voy. crocodile.
calandre. — Insecte nommé plus ordinairement oharaaçon '.
calcaire. — Substance nommée
lussi carbonate de chaux; combinai-
■n d'acide carbonique et de chaux
grottes à la voûte desquelles suintent
Caille (longueur, Oi
One pierre calcaire .\ se reconnaît à ce quelle fait eflervesi-ence, puis qu'elle se dissout dans un acide (vinaigre par exemple), tandis qu'une pierre non calcaire B ne se dissout pas et ne fait pas elTerTescence.
[fii;.). Le calcaire est très répandu dans la nature, sous plusieurs formes différentes. Les diverses j^ierres calcaires à bâtir, la craie, le marbre, sont des calcaires dont on connaît les usages. Les incrustations qui recouvrent les objets plongés dans certaines eaux, et qui leur donnent l'apparence de la pierre, sont aussi en calcaire ; il en est de même des stalactites et des stalagmites qui se forment dans les
Grotte avec stalactites et stalagmites.
des eaux assez riches en carbonate de chaux (fiy.).
calculs. — On nomme calculs des productions accidentelles solides qui se déposent dans l'épaisseur des tissus après certaines inflammations chroniques, et plus encore dans les articulations, dans la vessie, dans la vésicule biliaire.
Les calculs biliaires se forment dans la vésicule liiliaiio, parfois en très grand nombre. Tant qu'ils y séjournent, ils peuvent n'apporter à la santé aucun trouble appréciable ; mais s'ils s'engagent dans le conduit qui mène la bile à l'intestin, ils déterminent des crises douloureuses nommées co/i'g Mes hépatiques*, ou même des péritonites mortelles. Les calculs biliaires s'ob- .sei'S'ent surtout chez l'adulte et le vieillard; la vie sédentaire et les afl'ections digestives y prédisposent. On combat surtout les calculs biliaires par un régime alimentaire exempt autant que possible de matières grasses et de boissons alcooliques.
Les calculs du rein sont encore plus fréquents; ils sont la cause de la maladie dite yravelle '. Quand ces calculs passent du rein dans la vessie, ils donnent naissance aux coliques néphrétiques '. Les calculs du rein constituent une maladie grave, qui atteint surtout les hommes qui se livrent à des excès de table ou de veille ; on combat cette maladie par un régime surtout végc'tal, par les eaux minérales (Vichy, Contrexéville), par l'hydrothérapie.
Les calculs du rein, arrivant dans la vessie, prennent parfois un développement assez considérable pour ne pouvoir être expulsés avec les urines : on a alors des calculs urinaires, ou Ir pierre. La pierre arrive parfois à de!
dimensions énormes, au point d'occul)er une grande partie de la vessie. La bonne chair, les excitants, la vie sédea-
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taire favorisent la formation des calculs urinaires. La pierre ne peut être extraite de la vessie que par une opération chirurgicale. On tente d'abord la lithotritie : par le canal de l'urèthre on introduit un instrument qui saisit la pierre, la pulvérise, de manière quelle puisse être ensuite expulsée avec les urines. Si la pierre est trop dure et qu'elle n'ait pu être brisée dans la lithotritie, on fait intervenir la taille, ou cystotomie; c'est-à-dire qu'on fait au malade une incision qui permet d'arriver directement à la vessie, qu'on ouvre elle-même pour en retirer les corps étrangers.
Les calculs arthritiques sont des concrétions qu'on rencontre dans les articulations des goutteux et des rhumatisants.
calebasse. — Voy. courge.
caléfaction. — Un peu d'eau, placée sur une claque métallique chauffée au rouge vif, y prend la forme d'une lentille, qui se met à tournoyer en s'évaporant lentement : on dit que cette eau est en caléfaction (fig.). Elle s'évapore par sa face inférieure ; la vapeur produite soulève la lentille, l'empêche de toucher la plaque métallique ; et c'est ce qui rend l 'évaporation relativement lente. Si la plaque était moins chaude le liquide s'étalerait à sa surface, et disparaîtrait on un clin d oeil par une ébullition rapide.
La caléfaction est une des causes de 1 explosion des chaudières de machines a vapeur. Quand l'intérieur de la chaudière est incrusté de calcaire, il arrive que lesparois métalliques, séjjarées de l'eau par le calcaire, rougissent sous l'action du feu. Si alors un fragment de calcaire tombe, l'eau entre en contact avec les i^arois rouges. Il y a d'abord caléfaction et il ne se produit jias plus de vapeur qu'auparavant; mais peu à peu les parois se refroidissent, la caléfaction cesse, la production de vapeur sur ces parois encore très chaudes est considérable, et détermine alors une explosion.
calendrier. — Le calendrier est 1 ensemble des divisions employées pour mesurer le temps. Autrefois on mesurait le temps en partant de la ilurée de la rotation de la lune autour de la terre, d'oii le mot almanach, qui nous vient des peuples orientaux et
Grosse trontte d'eau en caléfaction suiuiif plaque métallique ioiit;ie.
signifie lune. Mais depuis bien longtemps on mesure le temps en prenant pour base la durée de la révolution apparente du soleil autour de la terre (voy. soleil, terre, sedson). Cette durée est de y05 jours, 5 heures, 48 minutes, 50 secondes.
Les Égyptiens, les premiers, ont établi uu calendrier sur le mouvement du soleil. Ils ont fixé la durée de l'année à 365 jours, c'est-à-dire qu'ils lui ont donné une durée trop courte d'à peu près 6 heures, ou un quart de jour. Il en résultait un inconvénient grave, puisque, tous les quatre ans, l'année du calendrier avançait d'tui jour sur l'année solaire, de sorte que les saisons ne revenaient pas à des dates régulières. Si ce calendrier était employé de nos jours et que, cette année, l'équinoxe du printemps (voy. saison) arrive le 21 mars, il arriverait le 22 mars, dans 4 ans ; le 23 mars, dans 8 ans ; le 24 mars, dans 12 ans; le 21 juin, dans 270 ans. Le printemps, et par suite les autres saisons, commenceraient donc successivement à chaque jour de l'année. Au bout de 4 fois 365 ans, ou de 1460 ans, les saisons se retrouveraient aux mêmes dates que cette année.
Pour faire cesser cet inconvénient, Jules César réforma le calendrier et donna à l'année une durée de 365 jours et 6 heures, très voisine de sa durée vraie. Pour placer le quart de jour, il décida que la durée de l'année normale serait (le 365 jours, et que tous les quatre ans il y aurait une année de 366 jours. C'est la reforme julienne.
Les aimées de 366 jours sont dites années bissextiles ; les années bissextiles sont celles dont le millésime est divisible par quatre. La réforme julienne date de l'année 46 avant notre ère. Aujourd'hui le jour supplémentaire s'ajoute à la suite du 28 février; du temps de Jules César, il était ajouté après le sixième jour qui précédait le premier nmrs, de là le nom d'année bissextile (bis sextus).
La durée de l'année julienne était un peu trop longue; elle surpassait l'année vraie d'à peu près 11 minutes. Cette différence faisait compter au calendrier julien un jour de moins tous les 128 ans. Il en résulte que, en 1582, la différence ainsi accumulée était de dix jours. Le pape Grégoire XIII décida que le 5 octobre de cette année 1582 porterait la date de 15 octobre. Et pour empêcher la discordance de se reproduire, il décida que, les années S(''culaires, toutes bissextiles dans le calendrier de César, ne le seraient dorénavant qu'une fois sur quatre. Cela revenait il supprimer trois jours tous les 400 ans. Les années séculaires qui sont bissex-
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tiles sont celles dans lesquelles le nomire formé par les deux premiers chiffres du millésime est divisible par quatre. C est ce calendrier yré/jorien qui règle maintenant la mesure du temps, sauf en Grèce et en Russie, où le calendrier de César est encore en vigueur; de là une différence de date qui est actuellement de 12 jours. Quand nous sommes au l^' janvier, les Russes et les Grecs ne sont encore qu'au 19 décembre.
Les douze mois dans lesquels on divise l'année ont une durée de 30 ou de 31 jours, sauf le mois de février, qui a 28 ou 29 jours. Pour connaître les mois qui ont 31 jours, on applique la règle suivante. On ferme le poing de la main gauche. A leur origine, les quatre doigts autres que le pouce forment chacun une saillie, séparée par un creux de la saillie suivante. On
Comment on distingue les mois de 30 Jours de ceux de 31 jours.
S lace l'index de la main droite à tour e rôle sur ces bosses et ces creux, à Sartir du doigt voisin du pouce, et l'on énomme en même temps dans leur ordre les mois de l'année. Quand la série des quatre doigts est épuisée, on revient au point de départ et l'on continue. Tous les mois qui, dans cette ônumération, correspondent à des bosses, ont 31 jours; les autres en ont 30, sauf février.
calmar. — '^loWnsque.' céphalopode analogue à la seiche, ayant comme elle dix bras et un os intérieur (fig.). Il est commun sur nos côtes, mais vit plus loin du rivage. Le calmar a la forme d'un long cornet à la pointe duquel se trouverait une nageoire en forme de losange; il atteint une grande taille. Dans les provinces méridionales de la France, mais surtout en Italie, il est recher- calmar (longueur, 0"",I2).
ché comme aliment.
caloniel. — Voy. mercure.
calorifères. — Appareils destinés
Calorifère à air chaud, à chaufTer, au moyen d'un seul foyer,
Soupape de sûreté.
Distributeur.
Poêle de 2« étage.
Ventilateur.
Poêle du 1" étage Tuvïu d'ascension
TujaudedescLMii
Chaudière. — Foïc
Calorifère à eau chaude.
un certain nombre de pièces d'une même maison.
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Dans les calorifères à air chaud, le foyer chaull'u de l'air, qui est ensuite conduit par des tuyaux dans les divers aijparteinents.
Dans les calorifères à eau chaude, le foyer chaulie une vaste chaudière, qui communique avec des réservoirs situés i dans toutes les pièces; le tout est entièrement rempli d'eau. Quand le feu est allumé, il s'établit une circulation dans l'appareil . l'eau la plus chaude monte constauiment, tandis que la froide dcscoiid pour venir séchautrer à son tour.
Dans les calorifères à vapeur, le foyer fait bouillir l'eau d'une chaudière et envoie la vapeur dans des tuyaux qui traversent toutes les ijiéces à chauller.
calvitie. — Chute naturelle des cheveux, survenant progressivement, et souvent sans cause apparente. Cette absence de maladie déterminée ne fait que rendre la guérison plus difficile.
L'habitude de porter les cheveux très courts arrête quelqiiefois leur chute ; ou réussit plus souvent encore en maintenant la tête rasée i)endant plusieurs mois, et la frictionnant avec des pommades excitantes renfermant de l'acétate de plomb et de la teinture de cantharides.
cambouis. —
Graisse noirâtre, impure, qui sert à lubrifier les axes des machines et les essieux des voitures.
de l'Océan; il souffre également du
Rameau de cameline portant «os fruiU.
(hantiMir de lu plante, 0-,60j.
caméléon. — Voy.
lézards.
cameline. — Plante oléagineuse de la famille des crucifères; elle est annuelle; sa tige ne dépasse pas 60 centimètres {fi9-)- On la cultive dans le nord de la France pour ses graines, dont on retire une huile propre à l'éclairage et à la peinture.
camélia. — Arbrisseau importé du Ja])on, et cultivé en France pour la beauté de ses fleurs (fig.). En France il supporte la pleine terre sur les côtes
Camélia ;haiitcur en pleine terre, ♦ à 3 mètres).
froid vif et de la trop grande chaleur.
camomille. — Plante de la famille des coïiijjosées qui croît spontanément dans les champs (^<;.); elle est aussicul-
Camomille (hauteur, C">,tO).
tivéedans les jardinî;. Les fleursson; employées en infusion comme stomaciiiques, toniques, et aussi contre les fièvres de printemps.
campa jsnol. — Le campagnol est un petit mammifère row.ffpwr présentant de grandes analogies avec le rat. C'est un animal essentiellement nuisible qu'on rencontre en Europe, en Asie et dans l'Amérique septentrionale.
On en connaît un grand noîubre d'espèces ditTérentes, ayant toutes à peu I près les mêmes moeurs et le même rc- I gime. Ces animaux sont si malfaisants qu'à différentes époques de l'histoii'!
dos pavs entiers ont été dévastés par eux. En 180-2, plusieurs départements