‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 76 sur 418 · GAM · texte numérisé non relu

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'il? l'ouest (le la France ont eu toutes leurs récoltes ruinées par une invasion lie campagnols.

Les eainpagaols habitent des terriers ilaiis le5i(uels ils entassent plus de nourriture (baies, fruits, graines,) qu'ils n'eu peuvent manger. Ces terriers sont ereus's pendant la nuit; ils ont un Kiaiid jiombre de galeries. La femelle lait jilusieurs portées par an: sa fécondité est plus grande encore que celle lie la femelle du rat. En compensation du mal qu'ils nous font, les campagnols ne nous fournissent aucun produit.

Les espèces en sont fort nombreuses.

Le rat d'eau a une longueur de 20'".

avec 10 centimètres de queue. Il est d'un brun sombre. Il babite l'Europe occidentale.

Le campagnol des neiges se trouve seulement dans les Alpes, aux altitudes élevées. Il ne descend jamais dans les régions habitées.

Le campagnol des grèves, dont le corps a seuleuieiil 10 centimètres de longueur, est commun en France et dans presque toute l'Europe. Il babite les forêts, les buissons, les parcs. Il en est de même pour le campagnol ■ '(ffest''.

Le campagnol vulgaire, commun dans le nord de la France, est petit (lon- riieur,0«>,10M/i<7.). Il habite les endroits l'couverts; il fait de grands ravages dans les champs cultivés; il mange aussi des graines et des fruits. La

Campagnol vulgaire (longueur du corps, O», 10).

femelle a six portées dans l'année.

L'homme serait impuissant à le combattre s'il n'était aidé dans la lutte par les grandes pluies, les fortes gelées. Les chiens, les cochons, le ébat, la fouine, les oiseaux de proie en détruisent de grandes quantités.

campanalacées- — Plantes dicot;/tedo/ies ' (/aniojietales ayant h'S (■aractères suivants : calice "à 5 divisions, adhérent à l'ovaire; corolle régulière à 5 di^-isions: 5 étamines, 1 style, I stigmate, capsule le plus souvent ;t trois loges, s'ouvrant sur le côté ; graines attachées à l'angle interne des loges. Ce sont des plantes herbacées.

à suc laiteux. Les espèces de cette famille habitent surtout les pays tempérés; plusieurs sont comestibles ou employées en médecine ; d'autres sont oi'nementales. — Exemples : raiponce gantelée, diverses ca »npan m ?es des jardins.

campanule. — Plante de la famille des campanulacées : plusieurs espèces

Fleur de Campanule (haut, de la plante, 0*,60).

se rencontrent dars les champs ou sont cultivées comme ornementales (fig-).

campèche. — Bois de teinture rouge fourni par une plante de la famille des papilionacées; il est employé dans la teinture.

caïuphre. — Substance odorante qu'on retire du laurier-camphrier (fis-), grand arbre de la Chine, du Japon, de Sumatra et des îles de la Sonde. C'est un solide incolore, odorant, à saveur chaude, insoluble dans l'eau, combustible. Depuis un grand nombre de siècles, le camphre est employé en médecine comme stimulant et antispasmodique. J/eau sédative renferme du camphre, de l'alcool, de l'ammoniaque. A cause de son odeur, le camphre est bon pour éloigner les

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insectes des fourrures et des lainages.

Laarier camphrier (bailleur, 15 mètres).

Il entre dans la composition du cclluloide '.

canal. — Cours d'eau artificiel

creusé dans le Lut de donner un écou-

REPRESENTATION THEORHjL'E DES ÉCLUSES

Ecluse !

1. Le bateau se présente à l'entrée de l'écluse dont les portes A et B sont t'ermées.

lement aux eaux d'un marécage, ou

2. Les vannes de la porte A ont été ouvertes ; l'écluse s'est remplie, on a ouvert la porte A et le bateau a pu entrer. Le bateau entré, on a fermé la porte A.

d'amener des eaux dpstinées à l'irrigation, ou enfla d'établir une voie navi-

gable de communication entre deux régions. Dans les premiers de ces canaux on n'a souvent qu'à laisser 1 eau suivre la pente du canal que l'on a creusé. Dans les canaux de navigation on cherche à éviter tout courant, pour que la navigation soit aussi

Ecl uso

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3. On a ouvert les vannes de la porte B; l'eau de l'écluse s'est abaissé au niveau de C. A ce moment, on a ouvert la porte B et le bateau a pu continuer sa marche.

facile dans un sens que dans 1 autre.

.\lors on compose le canal d'une série de biefs horizontaux, sans courant, qui vont en montant ou en descendant, de chacun au suivant, et qui communiquent entre eux par des écluses ivoy. vases communiquants) [fig.).

canard. — Oiseau palmipède analogue à l'oie, mais plus petit.

Canard sauvage (fig.^. — Il a de très b'iles colorations ; longueur 0",30, envergure 1",10. Oiseau de passage originaire des pays du Xord, dans lesquels il passe l'été et où il niche ; dans les régions arctiques, les canards se rassemblent en quantité prodigieuse sur les rivières et les côtes ; aumoraent de la ponte, on trouve .•• • /

des nids à chaque pas. Ils nous arrivent en novembre , allant en colonnes triangulaires, avec un vol puissant et élevé. Ils demeurent dans nos marais jusqu'à ce que les grands froids les chassent davantage vers le Sud; quelques-uns s'établissent chez nous pour tout l'hiver. Le passage des canards qui reviennent vers le Nord a lieu en février ou mars. Les quelques canards qui restent accouplés dans nos pays nichent dans les mares des épais taillis ; 8 à 14 œufs ; trente jours d'incubation. Les petits vont à l'eau aussitôt nés. On connaît dans nos pays plusieurs espèces de canards sauvages : le

Canard sauvage

(.'ueiir, 0",30).

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canard sauvage ordinaire, le pilet, le A-owc/fe(, plus petit, le canard miloiiin, plus gros. Les canards sauvages sont ues gii)iers estimés.

Canard domestique {fig.)- — Le canard sauvage s'apprivoise aisément ; il est la souche de nos canards domestiques, dont les variétés sont nombreuses. Le canard domestique ordinaire est un peu plus grand que le canard sauvage ; couleurs moins vives. Le canard de Rouen est plus gros. Le canard musqué ou canard de Barbarie nous \ient de l'Amérique méridionale ; il est très gros, de belle coloration ; son bec est rouge, traversé par une bande noire et

Canard domestique (longueur, O^.iO).

entouré do caroncules à sa ba.se. Le mâle, croisé avec le canard ordinaire, donne le canard mulard, très beau, mais infécond. Ces métis sont très estimés dans les départements du sudouest, où on les engraisse en grande quantité.

L'importance du canard comme oiseau de basse-cour est presque égale à celle de l'oie. La chair est plus fine, le foie encore plus estimé. L'élève du canard ne peut se faire que si l'on a de l'eau en abondance.

cancer (latin : cancer, crabe). — Maladie très grave, presque toujours mortelle, consistant en une fumeur qui devient la cause d'une infection générale de l'organisme. La tuméfaction des parties qui avoisinent le cancer s'étend en des prolongements qui ne sont pas sans analogie avec les pattes d'un crabe : de là l'étymologie du mot cancer. Outre les progrès incessants de la tumeur elle-même, qui désorganise les tissus du proche en proche, le cancer détermine nue infection générale du sang, qui est fatalement suivie de mort.

On ne connaît aucun remède général ou local qui soit susceptible de guérir ni même de ralentir les progrès du cancer. L'ablation chirurgicale peut seule enrayer la maladie. Si elle est faite dès le début, avant l'infection de l'organisme, elle peut être suivie d'une guérison radicale. Mais ordinairement, après quelques mois ou quelques années de répit, une nouvelle tumeur

apparaît, résultat de l'infection primitive, et cause d'une infection nouvelle.

Le cancer n'est pas contagieux. Il survient souvent à la suite d'un coup, ou d'une irritation quelconque ; l'hérédité y prédispose. Il existe un grand nombre de variétés de cancer. Le cancer peut être à l'intérieur (cancer de l'estomac, du foie, de l'intestin, de la langue), ou à l'extérieur (cancer de la lèvre, et surtout du sein).

cancrelat. — Voy. blattes.

canne à sacre. — Grand roseau de la famille des graminées, probablement originaire de l'Inde, dont la culture se repandit progressivement dans les îles de Chypre, de Candie, de Morée, en Sicile et à Madère. Dès le commencement du xvie siècle, aussitôt que fut découverte l'Amérique, on transporta la canne à Saint-Domingue, puis dans l'Amérique du Sud et enfin dans l'Amérique du Nord. Dans ces pays fertiles, la nouvelle culture devint bientôt

Récolte de la canne à sucre &ux Antilles (haut, de la plante, 5 nièlres).

si prospère que les sucreries .se construisirent par centaines.

On cultive la canne à sucre par boutures; elle atteint une liauteur de 3 à (5 mètres et un diamètre de 0",03 à 0-,09 i/lg-)- La tige présente des nœuds, dans l'intervalle desquels se trouve une sorte de moelle spongieuse qui renferme le jus sucré. Les cannes, pour prospérer, exigent un climat chaud, une terre très fertile. La maturité a lieu, suivant les cultures et le climat, de neuf à quinze mois après la plantation des boutures. Pour faire la

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réc'.olLo 011 coupe la jjlauLe à une petite distance du sol et ou porte immodiatonient les roseaux à la sucrerie, car la renneutatiou se produirait très rapidement. La récolte faite, les cannes repoussent de pied et donnent une récoite nouvelle l'année suivante. Plus la température est chaude, plus les [dants de cannes peuvent durer longtemps. A la Louisiane, on replante tous les trois ou quatre ans; aux Indes, tous les quinze ans.

cannelle. — Ecorce provenant de

Cannellier de Ceylan (hauteur, 10 mètres).

divers arbres cultivés dans les régions tropicales. La cannelle la plus estimée.

cette écorce dans le commerce en feuilles minces, enroulées sur elles-mêmes, d'une couleur jaune pâle, d'une saveur aromatique, piquante, un peu sucrée.

La cannelle est emijloyée en cuisine comme aromate, en médecine comme tonique. Elle doit ses propriétés à une essence qu'elle renferme, l'essence de cannelle (fig.).

canon. — Le canon est larme de l'artillerie {ftg.) ; il est en acier et de calibre plus ou moins considéralile, selon l'usage auquel il est destiné. On fait aujourd'hui des canons de marine, pesant plus de 100 tonnes, lançant à plus de 12 kilomètres des projectiles pesant 600 kilogrammes, avec des charges de poudre qui dépassent 300 kilogrammes.

Les canons actuels se font généralement en acier fondu : ils sont portés par un a/fiit Xqui permet de les tourner dans toutes les directions, en se servant d'un levier L; on pointe la pièce sur le but à atteindre a l'aide d'une manivelle M qui permet d'élever et d'abaisser la bouche à volonté. Autrefois les canons se chargeaient par la bouche B; aujourd'hui ils se chargent parla Cîf^aisé' C. Cette niodification constitue un énorme perfectionnement ; la chambre dans laquelle on introduit l'obus et la charge est un peu plus large que le calibre du canon ; l'obus éprouve ainsi, inondant qu'il sort, un frottement intense contre les ijarois, ce qui empêche toute fuite de gaz et par conséquent augmente la force de projection ; dans cette sortie il est guidé par les rayures intérieures du canon.

■Vll'ùt. Saljol liVnrayage.

Canon de campague de 80 n.iUimctrcs de iliaiiiotre à la bouche.

cannelle de Cei/lan, provient ilu cannellier de Ceylan, aiiro de 10 mètres de hauteur qu'on cultive entre les tropiques des deux coutinents. On trouve

qui lui communiquent un mouvement de rotation et assurent la justesse du tir. La difficulté réside pour ces canons dans la construction d'une culasse mo-

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bile, qui assure uue fermeture hermé- | cpe l'on nomme le volet. Le volet est tique et soit d'une solidité à toute 1 tixo au canon par une charnière autour

Pièce d'artillerie de montagne uiontée à dus de mulet.

■■preuve. Les culasses (fig.) de lartil- 1 <le laquelle il peut tourner. Pouç fermer lerie française ne laissent rieu à d'^irer I le canon, ou saisit le levier L de la

Vis de culasse.

Culasse ouverte.

sous ce rapport. La culasse mobile est i main droite, on fait tourner le volet maintenue dans un cercle d'acier V. | autour de sa charnière et l'on engage-

^'~ - Logement de l'éluupilli'.

Culasse .1 moitié fermée.

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la culasse mobile clans le canon. On i est ainsi solidement fixée à la pièce. pousse ensuite la vis de culasse F, qui Le canon est fermé. Pour ouvrir, on in'ul glisser librement à travers le | fait le mouvement inverse.

Pièce de canon el »<>ii uvaiil-Uaiii

volet V . Lorsque la vis de culasse 1 La culasse mobile est percée d'un est poussée à fond, on la fait tourner I trou E dans lequel on introduit un

Canon de 24 centimètres d'ouverture pour la défense des côtes. Lance des obus de 120 kg à 10 km.

vers la droite. Dans ce~mouvement les 1 tube nommé éloupille. L etoupille, qui filets F de la culasse mobile s'engagent I remplace l'ancienne mèche, sert à

Avant-train.

Arrière-train.

Caisse aux .nstruments.

Coffre à iiiutiiliuii

Caisson de manition et son avant-irain.

dans des filets semblables creusés à 1 raettrele feuàla(/ar^ousse(voy. obusi. l'intérieur du canon. La vis de culasse I Pour les déplacements, les canors

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de campagne sont fixés à un avanttrain, ce qui en fait une véritable voiture à 4 roues. L'avant-train renferme 30 obus. Le reste des munitions est enfermé dans les caissons (fig.).

Les canons de montagne (fig.) se transportent à dos de mulet ; les canons ih' marine et ceux destinés à la défense des côtes sont à poste fixe (fig.).

cantharide. — Insecte colcoptbrc rf^rnarquable par" ses métamorphoses. La jeune larve, munie de trois paires de pattes, et armée de fortes mandibules, vit en parasite dans le nid de certaines abeilles, dont elle dévore les œufs ; après une première mue, la larve se nourrit de miel ; elle passe ensuite l'hiver à l'état de ehry-

forêts de l'Amérique, des Indes et du (iabon, par des procédés très grossiers. On perce l'écorce de l'arbre, et on

Màh: Femelle.

Cantharide (longueur de la femelle, 0',018}.

salide, sans prendre de nourriture. An ; printemps l'insecte devient parfait et | sort du nid de l'abeille.

On ne trouve en France qu'une seule espèce de cantharide, la cantharide officinale, ou mouche d'Espagne, d'un beau vert doré, longue de 0"',02 (fig.). La femelle pond ses neufs dans la terre ; à l'éclosion les larves s'introduisent dans les nids d'abeilles. La cantharide oflicinale, abondante dans le midi de la J'rance et surtout en Espagne, vit en -bandes sur les frênes, les lilas, les troènes, qu'elle dépouille de leurs louilles. On utilise en pharmacie, pour fiire les vésicatoires, la poussière obtenue en pulvérisant le corps séché de l'insecte. On récolte les insectes le matin, quand ils sont encore endormi.s, en secouant les arbres sur lesquels ils se tiennent. On les ramasse avec des gants, on les tue en les exposant à des vapeurs de vinaigre bouillant, puis on les fait sécher et on les conserve en vase clos. La poudre, appliquée sur la peau, produit une vésication énergique.

caoutchouc. — Le caoutchouc ou gomme élastique se retire du suc de certaines plantes équatoriales ; ces

£lantes sont d'ailleurs très diverses.

l'extractiou se fait, dans les immenses

Réculte du caontcbouc.

attache une petite tasse sous l'incision le suc s'écoule pendant quelques heures (fig.). Le suc des divers arbres est réuni dans un baquet, dans ce baquet

Uaoutcbouc ornemental (/icus elastica).

on plonge une pelle de bois, que l'on retire aussitôt, puis on la fait sécher dans la fumée d'un feu de bois vert ; quand la première couche est sèche, ou plonge de nouveau la pelle, et ainsi

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