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castor. — Le castor (fig.) est uu mammifère rongeur, de grande taille; sa longueur peut atteindre 1 mètre, avec une queue de 0*,33 ; il pèse jusqu'à 25 kilos; trapu et vigoureux, tête large, jambes courtes et palmées.
La queue est grosse, large, plate, écailleuse : une véritable truelle qui sert à l'animal à faire ses constructions. Les incisives sont très fortes et très proéminentes. Sous la queue, l'animal possède deux grosses glandes qui sécrètent une humeur fortement odorante, employée en médecine sous le nom de castor enm.
Les castors habitent tout le nord de l'Amérique, la Sibérie, la iÇorvège, l'Allemagne, la France; mais les castors de France, fort peu nombreux <bassin du Rhône), vivent solitaires et ne construisent pas de huttes; ils j vivent dans des terriers qui représen- | tent assez exactement, à lintérieur,une maison à trois étages avec cave et grenier; une ouverture au-dessoi s du niveau de leau et une audessus. Dans II s
régions du Nord, et en particulier Castor ('""s-'ucui du au Canada et en "■•?-' ""•*'*)•
Sibérie, le castor
est beaucoup plus abondant: sesmœurs sont très intéressantes. Il vit par couples dans des terriers pendant la belle saison; mais à l'approche de l'hiver, les animaux se réunissent en bandes nombreuses pour construire des liuttes. Un ruisseau un peu profond étant choisi, la bande commence par établir une digue pour arrêter les eaux et former ainsi un étang profond :
oette digue est solidement étaldie, à l'aide de branches entrelacées coupées en amont et descendues à l'aide du courant; ces branches sont consolidées par des pierres cimentées à l'aide d'un enduit épais et solide. La digue a 3 ou 4 mètres de large à la base ; chaque année elle est consolidée par l'apport de nouveaux matériaux, et elle linit par se couvrir dune végétation vigoureuse. Après ce grand travail, chaque famille construit une hutte, ou répare celle de l'année précédente. La hutte, de forme ovalaire, est aussi en branchages bien cimentés; elle a 2 mètres de diamètre intérieur, avec deux étages, l'un au-dessus du niveau de l'eau, et l'autie, au-dessous, ce dernier sert de magnsin pour les provisions d'écorce. Tout cela est fait avec les dents, les pattes et la queue.
Le castor est herbivore; il se nourrit des racines de certaines plantea aquatiques , et surtout d'écorces de saule, de peuplier, d'aune, de frêne, de bouleau. Il a des habitudes plutôt nocturnes que diurnes. Chaque année, la femelle met bas trois ou quatre petits.
Le castor est chassé avec ardeur, surtout au Canada. C'est qu'il fournit plusieurs produits précieux. La peau est l'objet d'un commerce important : on l'emploie comme fourrure et pour la fabrication des chapeaux; son pelage est d'un brun roussàtre uniforme, tirant plus ou moins tantôt sur le noir, tantôt sur le blanc : les poils sont longs et soyeux, cachant un duvet moelleux, d'une extrême fîness''. La chair est excellente, surtout celle de la queue.
Enfin le castoreitm, retiré des glandes anales, a iine grande valeur : on l'emploie en médecine. La chasse que l'on lait aux castors diminue j)rogressivement et assez rapidement le nombre de ces précieux rongeurs.
catalepsie. — Maladie caractérisée par la suppression absolue de la volonté et par l'aptitude qu'ont les membres de garder avec rigidité les attitudes qu'on leur donne ; elle résulte de troubles nerveux. Les attaques surviennent sous les influences les plus diverses (excès de table, chagrin, coup). Tantôt l'accès arrive progressi-
Catalepsie. — Le malade peut rester, pendant loule la durée de l'accès, dans la position la plus extraordinaire.
vement ; d'autres fois il arrive si rapip dément que le malade devient tout à coup immobile, dans la ijosition où il se trouvait i/ig.); la sensibilité est abolie, mais le malade continue à voir et à entendre. Après un temps plus ou moins long (des minutes ou des mois), l'accès prend lin subitement. On traite les accès par les substances qui excitent la peau; et la maladie, en dehors des accès, par le calme moral et les médicaments qui calment le système nerveux. On a observé, surtout au moyen âge, de véritables épidémies do catalepsie (voy. hypnotisme).
CAU