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cataplasmes. — Bouillies épaisses, iiiueilagineuses, aromatiques, caliiiiiutes, huileuses, chaudes, tiédes ou froides , que l'eu applique sur les plaies, les ulcères, les parties douloureuses du corps. Les l)a.ses les plus habituelles du cataplasme sont la farine de lin et la fécule; on y ajoute souvent diverses substances médicamenteuses. Il faut éviter de mettre des cataplasmes de farine de lin sur la figure.
cataracte. — Opacité du cristallin ou de son enveloppe (voy. œil), qui empêche les rayons lumineux d'arriver jusqu'à la rétine. On peut avoir la cataracte en naissant; plus souvent elle se développe rapidement dans un œil à la suite d'un coup ; plus souvent
Opération de la cataracte. — Section de la cufiiéc pour U sortie du crislalliii.
encore, l'opacité du cristallin est progressive, et sans cause apparente, surtout chez les vieillards; dans ce dernier cas, les deux yeux sont''généralement atteints, l'un après l'autre. La maladie ne peut être guérie que par une opération chirurgicale qui a pour but d'enlever le cristallin malade, et de faciliter la formation d'un cristallin nouveau.
catarrhe (latin : eatarrhus, écoulement). — Maladie caractérisée par une sécrétion exagérée des membranes muqueuses , accompagnée ou non d'inflammation ; elle peut être aiguë ou ehroni(^u('. Le mot est surtout employé pour designer la sécrétion exagérée de la muqueuse nasale (catarrhe nasal ou coryza ') ou de la muqueuse des bronches (catarrhe bronchique ou bronchite ').
cauchemar. — Le cauchemar, ordinairement caractérisé par un sentiment d'étouflement, accompagné de rêves pénibles et d'hallucinations, est causé par une mauvaise digestion, des troubles dans la circulation du sang, une surexcitation morale. L'améliora-
tion de la santé générale, physique et morale, peut seule rendre le cauchemar moins fréquent. Au moment de l'accès, il convient de réveiller le dormeur et de le distraire jusqu'à ce que son anxiété ait disparu.
caustique (grec : causticos, brûlant). — Substance qui a la propriété de détruire les parties sur lesquelles on l'applique. Les substances servent à cautériser la peau, à faire disparaître les excroissances, à modifier les plaies, etc.; les plus employés sont : potasse caustique ou pierre à cautère, ammoniaque concentrée, chlorures d'antimoine et de zinc, acides suïfurique, azotique, azotate d'argent ou pierre infernale, sublirae corrosif. La médecine utilise un grand nombre de préparations caustiques complexes.
cautère. — Ce mot sert souvent à désigner la substance caustique avec laquelle on opère une cautérisation, ou bien un instrument métallique que l'on fait rougir au feu et dont on so sert jjour brûler une tumeur, une plaie. On nomme aussi cautère un petit ulcère que l'on ouvre volontairement sur le bras ou sur la jambe j^our déterminer une suppuration artificielle que l'on maintient aussi longtemps que l'on veut. On établit le cautère en perçant la peau avec un bistouri, ou en la rongeant avec de la potasse caustique; puis, on détermine et on maintient la suppuration en mettant chaque jour dans la plaie un petit pois sec qui empêche la cicatrisation. Les cautères, dont on use peu aujourd'hui, sont cependant encore employés dans le traitement des maladies nerveuses et des maladies des organes de la respiration.
cautérisation. — Opération qui a pour but do détruire un tissu vivant par l'action du feu ou d'une substance caustique. On l'emploie, par exemple, pour arrêter une hémorragie, pour enlever une excroissance de chair, pour guérir une plaie, etc. La cautérisation, et particulièrement la cautérisation rapide par le fer rouge, est très employée en médecine et aussi dans l'art vétérinaire.
caviar. — Voy. esturgeon.
cédratier. — Arbre du genre citronnier ' cultivé aux Indes, dans l'Europe méridionale, aux îles Açores.
Les hivers de France sont trop froids pour lui, mais on le cultive en Corse avec grand profit ; la récolte des fruits s'y fait en novembre. Ce fruit est gros, car il pèse jusqu'à 3 livres, oblong, à écorce épaisse, chagrinée, à odeur