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troupeaux. Complètement domestiqués, ils rendent à Ihomme, dans les contrées sèches, les plus grands services; ils marchent très vite, portent . de lourds fardeaux et supportent parfaitement bien la fatigue. Dociles par crainte, ils sont cependant vindicatifs et souvent violents.
Le chameau d'Afrique ou dromadaire Ifig.) porte sur le dos une grosse Los.se. Sa taille est de 1"»,50 à 2m,30. 11 en existe de nombreuses variétés; les animaux des steppes sont grands et élancés, ceux des régions cultivées sont lourds et pesants ; le premier est agile, le second très fort. Le chameau du désert peut rivaliser de vitesse avec le cheval. On voit des chameaux faisant 200 kilomètres en douze heures : aucun cheval ne soutiendrait une pareille course. On peut, avec un seul chameau, faire 650 kilomètres en quatre jours. Dans les pays de montagnes, l'animal est d'une petite utilité, car il ne sait ni monter ni descendre les côtes.
La chamelle porte douze mois, et met bas un seul petit qui peut travailler à l'âge de deux ans, mais n'a toute sa force qu'à cinq ans. Indépendamment des services qu'il en obtient comme bête de somme, l'homme retire encore du dromadaire des produits importants; il mange sa chair, boit son lait et utilise sa peau et ses l'oils. Sa flente sert de combustible.
Le chameau d'Asie à deux bosses
sert au grand commerce intérieur de
l'Asie : c'est par lui um' se Ciit ]•■ tratic
Chameau (hauteur, 2>°,30}.
Le chameau d'Asie^ à deux bosses, est surluiit
une bète de somme.
ifig.) a le corps plus gros que le dromadaire et les jambes plus courtes.
Il a d'ailleurs les mêmes mœurs. Son Mllure est lourdt ; il n'est guère employé comme bète de selle; mais les ïartares, les Mongols et les Chinois s'en servent comme bète de somme. 11
Le chameau h deux bo-ses, ou à une bosse, sert à effectuer les transports à travers ledéserts de l'Asie et de l'Afiique.
entre la Chine et la Russie; il peut supporter un froid rigoureux.
Le lama est de la même famille.
ehaniferops. — Palmier nain qui croît abondamment en Algérie, en Tunisie et dans le sud de l'Espagne, oii il
Chamaerops (hauteur, 2 mètres).
cccup'des espaces immenses (/?gr.). On le cultive en serre comme plante ornementale. Avec les feuilles on fait des paniers et des nattes; les fruits sont conieslibles.
chamois. — Voy. antilope.
chanioiserie. — La chamoiserie est un procédé de tannaf/e ' dans lequel la matière tannante, le tannin, est remplacée par de l'huile de poissun mélangée avec un peu d'acide phéniS que. On fabrique le cuir chamoisavec les peaux de cerfs, d'élans, de chevreuils, d'agneaux, de moutons, de veaux, de bœufs. Ce cuir est mou, élastique; on en fait des vêtements de chasse, des culottes, des vestes, des bretelles, des ceinturons et des baudriers pour la troupe. Le cuir mordoré, employé pour confectionner les bottines lines de dames, est un cuir chamoisé.
Le tannage des fourrures, c'est-àdire des peaux qui doivent conserver
GHA
CHA
leurs poils, se fait par les méthodes employées en chamoiserie.
champignons. — Les champi- (inons forment un groupe très nomnreux de plantes cryptogames. Ils ont des formes et une taille très variables, les uns microscopiques, les autres pesant plusieurs kilos. Mais ils se res- .serob^nt tous en ce qu'ils n'ont ni feuilles, ni tiges, ni racines ; ils n'ont pas non plus de chlorophylle'. Ce sont des végétaux parasites, qui se développent sur les animaux ou sur les végétaux vivants, de même que sur les matières organiques en voie de décomposition. Les champignons se reprodui- •sent par des corpuscules infiniment petits, qu'on appelle spores; ces sjjores prennent naissance à la surface du champignon, ordinairement sous la partie renflée appelée chapeau. Quand elles sont arrivées à maturité elles tombent, sont entraînées par le vent, puis germent sous l'influence de la chaleur, de lairetde l'eau. La plupart des espèces demandent beaucoup d'humidité ; il n'y a pas de végétaux dont l'évolution et la multiplication soient aussi rapides. Quand des spores sont tombées sur un terrain favorable, elles donnent d'abord naissance à un duvet blanc, formé de filaments très longs, et excessivement minces ; l'ensemble de ces filaments porte le nom de mycélium, o\i blaiic de champignon :bientC}t on voit pousser de place en place de petits corpuscules blancs, renflés en massue, qui grossissent rapidement pour former les champignons.
Le rôle des champignons dans la nature est immense ; ils font partie des principaux agents de destruction des matières organiques. Beaucoup d'espèces sont des parasites redoutables pour les plantes cultivées ou utiles. La rouille du blé, la carie du seigle, la ma/adie de la pomme de terre, l'oïdium de la vigne..., sont provoqués par des champignons parasites ; la muscarine des vers à soie, le muguet des enfants sont aussi l'œuvre des champignons.
Les moisissures vertes qui se développent sur les oranges, les confitures, les pruneaux, la levure de bière, qui vit dans le jus sucré des raisins, des pommes, et transforme le sucre en alcool et en acide carbonique, sont des champignons.
Parmi les champignons de grande taille, quelques-uns sont comestibles {agarics, bolets, truffe .morille). L'emploi des champignons dans l'alimentation hamaine remonte à la plus haute antiquité. La plupart des champignons comestibles sont cueillis dans les lieux ou ils croissent naturellement, le plus
souvent dans les bois ou les prairies ; un seul, le champignon de couche, est soumis à une culture régulière. Mais, à côté des champignons comestibles, un plus grand nombre est susceptible de causer des empoisonnements qui ont souvent une issue fatale. Les es-
Sèces comestibles sont souvent peu ili'érentes des espèces très vénéneuses.
Comme il n'existe aifcun caractère permettant de distinguer très sûrement les bons des mauvais, on ne doit consommer les champignons des bois qu'avec la plus grande réser\'e, en laissant de côté toutes les espèces suspectes. On devra surtout se garder d'ajouter foi aux indications tirées de la coloration que peut prendre, au contact des mauvais champignons, une cuiller d'argent, une bague d'or, un morceau de moelle de jonc ou un oignon. On peut cependant consommer sans danger tous les champignons, même les vénéneux, si on a eu soin de les couper en morceaux, de les laisser infuser pendant trois ou quatre heures dans de l'eau vinaigrée ou fortement salée, puis de les laver largement à l'eau froide et enfin à l'eau bouillante.
Les champignons sont consommés tantôt frais, tantôt conservés par dessiccation ou par privation du contact de l'air.
Nous donnons ci-dessous la liste îles principaux champignons comestibles.
Il serait inutile d'entreprendre la description ou de donner la représentation des espèces vénéneuses; elles sont parfois si voisines des espèces comestibles que les connaisseurs eux-mêmes, les ayant sous les yeux, ont parfois de la peine à les en dill'érencier.
Ûavaire. — Charnu, fragile, divisé en rameaux qui s'élèvent verticalement.
La plus grande espèce a reçu divers noms (barbe-de-bouc, pied-de-coq, buis- •sort...), elle est d'un jaune pâle; croît dans les bois. Toutes les variétés en sont d'un goût délicat, et présentent cet avantage, de ne ressemeler à aucun champignon malfaisant tfig.).
Morille. — Chapeau charnu, ovoïde, globuleux, avec des nervures laissant des creux au fond desquels sont les spores. Se trouve surtout dans les bois ; goût délicat, se conserve aisément ([uand elle a été ramassée par un temps sec ifig.).
Hydne sinué. — Chapeau roux clair, charnu, convexe, à bord sinueux, garni en dessous d'aiguillons fragiles. Chair assez bonne. "Très abondant sur les collines ombragées; séché, il se conserve aisi'ment i/ig.).
Fistuline. — Charnu, mollasse, d'un lirun rouge, portant au-dessous des tubes très grêles. Croît au pied des
PRINCIPAUX CHAMPIGlIoNS COMESTIBLES
Morille comestible-
Cùwaite CcrcUloide^
3cfîe>i Jironzc
Fistuline
ChaniereUe C0niestiljl& ;
Bolet œmesiilrle
-^«^^'-^ JPpl oronac
Champigrwn. comestîHe Jjarcc oroncfe- Truffe du. Gard
CHA
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cli'"iies, et y est attaché latéralement [lar iiu pédicule très court. Tient surlout en automne. Nommé souvent foiede-bœuf, la>igue-de-bwtf,g(u-de-chène.
Saveur agréable; dimensions parfois i-onsidérables, espèce alimentaire très utile (fig.).
Bolet. — Chapeau charnu, convexe, arrondi, avec un pied très gros. Audessous du chapeau sont des tubes faciles à détacher de la substance charnue du chapeau. Ce groupe présente des espèces très nombreuses, les unes comestibles et d'un goût extrêmement délicat, les autres, très voisines, qui sont vénéneuses. Les principales variétés comestibles sont : le cep noir, très estimé, le cep ordinaire, ou bolet coiiiestible, beaucoup plus abondant; croît en été et eu automne dans les bois et les lieux couverts ; varie beaucoup jiar sa forme et ses dimensions; mais toutes les variétés en sont délicieuses; on en fait une grande consommation, à l'état frais ou conservé, dans presque toute la France ; malheureusement plusieurs espèces vénéneuses voisines peuvent donner lieu à de graves méprises (/?</.).
Chanterelle. — Chapeau charnu ou membraneux, relevé au-dessous par di's plis. Champignon sans danger, car il ne ressemble à aucune espèce dangereuse; se trouve dans les lieux frais et ombragés. Chair blanche, cassante, d'un goût piquant. A beaucoup de noms vulgaires : gyrole, chevrette, giraudet. Mousseline, crête-de-eoq
^/ig-)-
Agaric. — Feuillets minces, portant les spores, fixés à la face inférieure du chapeau, rayonnant du centre à la
brunissant; il croît en {.atomne dans toutes sortes de terrains ; noms vulgaires nombreux : paturon, champignon des prés, boule de neige, champignon de couche ; cultivé il devient plus charnu, mais moins savoureux ; devient acre et irritant quand il est vieux. La culture se fait surtout dans les endroits obscurs (caves, carrières); sur des couches de fumiers on étend des blancs de champignon (voy. plus haut), et l'agaric pousse rapidement, h'agaric mousseron est analogue au précédent ; se rencontre vers la tin du printemps dans les prés montagneux, dans les bois, les friches; croit par groupes composés dun assez grand nombre d'individus ordinairement rassemblés en cercle. Chair très d.'licaie ; se vend desséché à Paris. L'oronge comestible \/ig.) est également très délicate ; forme ovoïde, entièrement enveloppée d'une membrane blanche en sortant de terre ; mais bientôt ce voile se déchire ; chapeau d'un jaune orangé, sans taches ;
Groupe d'agarics come'ttblcs, tels qu'on \e? rencuiilre sur les cuucbes.
-irconférence ; chapeau quelquefois recouvert d'une enveloppe à la naissance du champignon. Beaucoup d'espèces très estimées, d'autres dangereuses. Les meilleures espèces sont les suivantes : h'agaric comestible (ftg.) est cultivé dans toute l'Europe; chapeau arrondi, d'un blanc jaunâtre, ecaillcux, feuillets d'abord roses, puis
Champignonnière. — La culture de Vagaric I comestible, ou rliii»)}iii)no}i de couche, se fait dans les endroits obscurs, sur des couches de fumier.
au-dessous, feuillets larges, d'un jaune 1 dor; le pied est entouré à sa jjartie I supérieure d'un anneau large et rabattu; se trouve en été dans les bois peu couverts; l'oronge est peut-être le plus fin des champignons, mais plusieurs espèces très voisines sont fort dangereuses.
Truffe (fig.). — C'est un champignon souterrain, charnu, compact, dont les spores sont renfermées dans l'épaisseur du tissu, et germent lors de la destruction de celui-ci, pour la reproduction de l'espèce. Forme plus ou moins arrondie, chagrinée à sa surface; d'une couleur noire à la maturité, avec des veines blanches à l'intérieur. On a aussi des variétés grises, violettes, blanches. La grosseur peut dépasser celle du poing, odeur très forte. Se trouve à une profondeur de 15 à 20 cen-
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timètres; au printemps c'est un tubercule très petit, rougeâtre ; pendant lété Je champignon grossit et est blanc; vers la fin de l'automne la truffe se colore et acquieit l'odeur qui la caractérise. Les diverses variétés de truffes se trouvent dans plusieurs de nos départements: Aube, Haute-Marne, Gôte-d'Or, Dordogne, Charente, Gard, Drôme, Isère, Yaucluse, Hérault, Tarn, Jura. Ardèehe, Lozère. Les truffes les plus estimées sont les truffes noires du Périgord. Les truffes viennent j)ar groupes épars, dans les bois plantés de chênes et de châtaigniers; elles se plaisent surtout dans les terrains légers, sablonneux,dans les endroits bien aérés, mais ombragés par de grands arbres. La truffe prospère surtout dans le voiuage du chêne, qui la protège de son ombre. Les écorces et les l'euilles de cet arbre favorisent aussi sa reproduction et lui donnent un parfum plus exquis. On recherche les truffes à l'aide de chiens ou de cochons, qui sont guidés dans cette chasse par leur odorat. Depuis quelques années on cultive la truffe dans les départements (les Basses-Alpes, de Vauduse et de la Drôme. Pour cela, on sème, dans un terrain calcaire et léger, des glands ramassés sur un sol producteur de truffes ; ces glands portent sans doute avec eux quelques spores qui se développent, et on arrive a avoir deg récoltes abondantes quand les chênes sont devenus assez grands pour produire 1 ombi'e sous laquelle prospère le e'.iampignon.
chandelle. — Les chandelles destinées à l'éclairage, aujourd'hui bien délaissées, sont faites de suif de bœut ou de mouton. Au centre est une mèche de coton. La chandelle est malpropre parce qu'elle fond très facilement ; elle fume et sent mauvais. Aussi lui pr('.
fère-t-on la bougie.
chanvre. —
Plante originaire de l'Asie, aujourd'hui cultivée dans un grand noml re de régions tempérées et tropicales.
C'est une herbe annuelle, droite, (jui, dans certaines variétés (chanvre de Chine, aujouril'hui cultivé ou Algérie), peut atteindre deGà7 mètres de hauteur. La plante estdioîque, c'est-à-dire qu il y a des i^icds mâles
ifif).), dont les fleurs n'ont que des étamiues, et des pieds femelles (/?^.),dont les fleurs n'ont que des pistils, et qui sont seuls à porter les graines. En France, la culture du chanvre est surtout répandue dans les départements de Sarthe, Maine-et-Loire, Isère, Meurthe-et-Moselle, Puy-de-Dôme, Hauti- Marne, Somme, .\.isne, lUe-et-Vilainr.
Finistère. Les usages du chanvi-e sont importants, car il nous donne un produit enivrant, une huile, et une matière textile.
Produits enivrants. — La tige, les feuilles, les fleurs du chanvre sécrètent
Port du clianvre commun (liant. ,â iiiètre»;.
Tige mâle du chanvre portant les fleurs a élamiiivs.
une matière gommeuse. abondante surtout dans les pays chauds. Avec cette matière gommeuse on fabrique i divers produits qui sont susceptibles de provoquer une sorte d'ivresse nerveuse, dans laquelle toutes les sensations agréables ou désagréables sont considérablement exaltées. Ainsi dans l'Inde on fait avec les tiges et les fleurs des espèces de gâteaux aromatiques ((ue l'on fume dans des pipes ; on en lait aussi une boisson. Le haschich est une préparation grasse des feuilles de chanvre, usitée chez les populations arabes.
Huile de chènevis. — Les graines du chanvre peuvent être données en nour-
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riture aux volailles. Elles contiennent le quart de leur poids d'une huile ({u'on nomme huile de chèncvis. Cette huile, très siccative, est employée en peinture.
Matière textile. — La fibre textile est, comme celle du Un', comprise entre le hois et 1 ecorce; on l'extrait par les mêmes proce'dés que celles du lin (voy. ce mot). Le til de chanvre est beaucoup plus grossier que celui de lin, mais aussi plus résistant. Il sert à faire d'excellentes toiles de ménage, de grande durée. Il doune d'excellent lil a coudre, du til pour cordonnier; ou
Tige femelle du chanvre portant les fleurs à pistils, et les Iruits (ou chènevish
en fait les toiles à emballage, à torchons, à voiles. La fabrication des ficelles et des cordes destinées à tous les usages consomme plus de la moitié du chanvre récolté en France.
chapellerie. — La chapellerie est une industrie de grande importance.
Les chapeaux de feutre sont faits en poils de castor, de lièvre, de lapin, de chameau, etc. Bien mélangés les uns aux autres, puis comprimés, les poils forment un tissu nommé feutre, solide, assez rigide et imperméable à l'eau.
Les chapeaux en poils de castor sont les plus estimés, puis viennent ceux en poil de chèvre.
Les chapeaux de soie sont constitués
par une carcasse en feutre rendue plus
résistante par un vernis ; sur cette car-
î casse est une coiffe en peluche de soie.
Les chapeaux de paille se fout avec
j la paille du froment, du seigle, du riz,
avec diverses pailles et diverses feuilles
de plantes exotiques.
charançon. — Petit insecte co- Icoplijre à tète prolongée sous forme de rostre très allongé. Longueur totale 3 millimètres ; couleur brune. La larve
(grosseur naturelle.)
Charançon (erossi). Il ronge l'intérieur des grains de olé. On éloigne cet ennemi en remuant souvent les las de blé.
est un petit ver blanc, à tête jaune, sans pattes. Au printemps la femelle s'introduit dans les tas de blé et dépose un œuf dans chaque grain ; à l'éclosion la larve ronge le grain et le vide entièrement.
Bientôt la larve est de enuc insecte parfait, et pond à son tour. De la sorte i^lusieurs générations se succèdent dans un été, causant d'énormes dégâts. Pendant l'iiiver, les charançons se cachent dans les trous des murs ou des plancliers. Pour éviter la présence des charançons, il faut tenir les greniers dans un grand état de propreté ; si un tas de blé est envahi, grain de blé il faut le faire moudre (grossi et onvcri/ de suite. Les pertes causées à l'agriculture par le charançon sont considérables. La famille des charançons renferme un grand nombre d'esijéoes, i\\x\ attaquent les graines ou les fruits {fig.).
charbon. — Ce mot a i)lusieurs sens. Il désigne surtout les différentes variétés de carbone * plus ou moins impur ,cjui sont employées comme combustible. Ces variétés sont naturelles ou artificielles. Les variétés naturelles sont la tourbe', le lignite'. la houille', l'anthracite'. Les principales variétés artificielles sont le toke', le charbon des cornues, le charbon de bois, les charbons agglomérés.
Le charbon des cornues se trouve comme résidu à la partie supérieure
pour uioiitrciun charançon qui le rongé.
GKA
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lies cornues qui servent à la fabrication du gaz d'éclairage ; il est pur. dur, lourd, d'un gris d'acier; il est peu employé comme combustible , mais intervient dans la composition de plusieurs piles électriques, parce qu il est assez bon conducteur de l'électricité.
Le charbon de bois [fig.) provient de la combustion incomplète du bois dans des meules ou dans A&s, fours spéciaux. Le bois, incomplètement brûlé, abandonne un grand nombre de produits volatils utilisables (acide acétique, esprit de bois, créosote, jjhénol, etc.) et il reste comme résidu le charbon de bois. C'est un combustible assez coûteux, mais commode parce qu'il brûle aisément, sans flamme ni fumée.
Fabrication du charbon de bois par le procédé des meules. — La meule esl figurée ouverte, pour inonlrer sa disposition intérieure.
Sert Cumme combustible dans l'économie domestique et l'industrie; entre dans la composition de la poudre; est employé dans la construction de filtres pour eau potable, à cause de la propriété qu'il a de retenir les impuretés ([ui rendent infectes les eaux croupies : c'est pour la même raison un agent <le conservation efficace; ainsi de la viande, enterrée sous un lit de charbon pulvérisé, se conserve longtemps sans altération; enfin, en médecine, il est bon pour le pansement des plaies gangreneuses et des ulcères.
Les charbons agglomérés, actuellement si employés pour le chauiTage, sont constitués" par des poussières de diverses sortes de charbon, et principalement de houille, comprimées avec du goudron.
charbon. — En médecine vétérinaire on nomme charbon, ou tumeur charbon neuse, une maladie virulente à laquelle sont sujets presque tous les animaux, et principalement les ruminants. Elle produit une altération profonde du sang, avec perte des forces et développement de tumeurs à la surface du corps. Cette maladie, épidémique et contagieuse, fait souvent mourir en quebfues jours ou nu'me en quelrrues heures tous les animaux
d'une étable; elle est le résultat de l'action de certains microbes Elle apparaît surtout quand les animaux sont dans de mauvaises conditions liygiéniques, qu'ils maugent de mauvais fourrages et boivent des eaux croupies.
Le traitement auquel no soumet les animaux malades est presque toujours impuissant; mais l'administration prend des mesures très rigoureuses pour arrêter la contagion quand la maladie s est déclarée dans une contrée. La viande des animaux morts du charbon ne peut être mangée. La maladie est très contagieuse pour l'homme, chez lequel elle prend le nom de pustule maligne.
On doit à Pasteur la découverte d'un mode de vaccination (voy. virus), qui a permis de mettre les troupeaux à l'abri du charbon. Par une méthode particulière de culture, Pasteur est parvenu à préparer un virus atténua du charbon, renfermant des microbes di'générés qui, inoculés aux bestiaux, leur communiquent un charbon bénin, qui leur confère une immunité en vertu de laquelle le charbon mortel n'a plus de prise sur eux. Aujourd'hui la vaccination charbonnetise par le virus atténué se fait partout ; c est par centaines de mille qu'on compte les animaux qui y ont été soumis; depuis cette découverte, les épidémies qui ravageaient les troupeaux de moutons de la Beauce, et les troupeaux
Une vaccination spéi-lal»^, due à Pasteur, préserve les bestiau.Y de la uialadie nmrtelle du charl/on.
de vaches de l'Auvergne, tendent à disparaître. L'opéra'ion se fait en deux fois ; une première inoculation est pratiquée avec un virus très atténué, qui ne donne aux animaux qu'une fièvre très légère; la seconde est pratiquée douze a quinze jours plus tard, avec un virus plus actif, qui tuerait un certain nombre d'animaux, s'ils n'étaient déjà préservés en partie par l'inoculation précédente (fig.).
charbon. — En agriculture, le charbon est une maladie des céréales.
CHA
CHA
qui Jt?truit les épis. Elle est «lue au dôve-
Le chardonneret.
Charbon des céréales. — A, avoine charbonnee; B, fleur cbarlioniiée, grossie. Le charbon se développe sur la fleur elle-même, et la rend (térile.
loppemeul d'un champiguou parasite.
chardon. — Plante de la famille des composées, qui croît en abondance dans toutes les contrées chaudes et tempérées de l'ancien monde, et constitue parfois un véritable fléau pour I agriculture. Quand il est jeune, il est brouté par les ânes, les chevaux et les vaches; plus dur il peut encore être •onsommé si on lui fait subir un écrasement préalable.
Plusieurs plantes ont reçu le nom de chardon, qui ne sont pas, on réalité, du même genre : par exemple le chardon à foulon ivoy. cardère).
chardonneret. — Oiseau passereau; longueur tolale, 0iii,i5.
Très bel oiseau, aux couleurs vi- V c s , aux formes élégantes, bon chanteur.
La femelle a des coubnirs plus îernes.ïrès ■•i^ramun en
Trance dans les champs, les jardins, li's vergers. Il niche dans les vergors, bur les pommiers, poiriers, ormes,
Nid de chardonneret.
: chênes verts, et construit son nid avec beaucoup d'art. Œufs tachetés de brun rougeàtre; deux ou trois couvées de quatre à cinq œufs. Durée de l'incubation, 13 jours. Détruit beaucoup do vers et de che-
I ni lies pour nourrir ses petits. En dehors de l'élève des petits il mange surtout des graines, mais comme il s'adresse de préf'-rence à la ' r a i n e du •hardon, plante nuisible, il nous rend encore là des services. C'est donc nn oiseau utile. Le chardonneret tarin, un peu plus petit et un i)eu moins bien coloré, est également utile. En hiver les chardonnerets vivent en grandes bandes (fig.).
charlatanisme. — -\u point de vue de la santé, principalement, on ne saurait avoir assez en métianee le charlatanisme sous toutes ses formes.
Evitez d'avoir all'aire aux sorciers, rebouteurs, empiriques, détenteurs diremèdes secrets, amis charitables qui ont toujours un conseil à donner et un traitement à ordonner. N'oubliez pas.
en particulier, que la phrase si souvent répétée : « Si cela ne fait pas de bien, cela ne peut toujours pas faire de mal », est une absurdité qui a déterminé l'aggravation d'un grand nombre de maladies.
En un mot n hésitez jamais à demander (et à suivre) les conseils du médecin. Et tâchez de choisir un médecin qui, lui non plus, ne soit pas un charlatan; car les diplômes ne mettent pas toujours a l'abri du c h a r 1 a t anisme, surtout dans les grandes villes.
charme.
— .\rbre de faible grandeur , dont l'écorce est lisse et fine i/ig.). Il est
.commun
' dans les fo-
I rets de plai-
I nés etdecol-
, Unes du centn.' et du nord de la France;
Charme (hauteur, 10 uièires).
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CIIA
qui I
il résiste bien au froid. Son hoi; est lourd, est trt-s rechercha comme combustible; il donne un très bon charbon. Son grain est fin, mais il est trop altérable pour être employé comme bois de construction.
Au contraiie. on le recherche pour la confection des outils (maillets.
rabotSjVisde bois.
manches , bobines) ; on s'en sert aussi , une fois teint , pour imiter lébène et le neur a frnitd., charme, palissandre. Dans les jardins on en fait les charmilles.
Cbarpie. — La charpie doit être faite avec de la toile de lil à. moitié usée, bien souple et bien blanche ; il faut la conserver à l'abri de toute humidité, de toute mauvaise odeur, et éviter de la tasser sur elle-même. Elle est employée pour panser les plaies et le.s ulcères; le plus souvent on l'imbibe ou on la recouvre d'un topique (eau, alcool, solution médicamenteuse, onguent...), ou simplement d'une substance antiseptique.
charrue. — Instrument de labourage. Les figures ci-jointes indiquent la disposition de cet instrument et le nom de ses dilférentes parties.
La charrue brabant-double se compose de deux corps de charrue superposés et tournant autour de \'âge commun G. Chaque corps de charrue comprend un contre A pour trancher la terre, un soc B pour ouvrir le sillon,
r. -iïe.
F Vis de réglage.
,' ' D, rasetle.
i -V, coutre.
Soc B.
Charrue Brabant-donble.
£, crochet d'attelage.
(j, mancherons.
Sep ou talon E~"^g
1, avant-liaïu. F
Crochet d'attelage.
Charrue ordinaire perfectionnée.
CHA
CHA
et un ee>'«o/rC pour renverser la terre. | moins vii,'oureux, plus varié dans son Cette disposition permet de renverser | pelade. On le trouve partout où il y a la terre toujours du même côté, ce 1 des hommes civilisés. C'est le seul qu'on ne peut obtenir avec une charrui» | membre de la famille des félins qui
vive volontairement dans nos maisons; Crochet , | encore y conscrve-t-il une grande in-
d'atlelage. Age. Versoir?.
Battoir. — C^tie petite charrue est destinée à pa-'^iT l'nlr» les liçnes des plantes en vegétaliun (telles qne pommes de lerre), de façon à rejelrt- la lerre au pied des planter. Les deux versûirs qui sont à droite et à gauche du «oc peuvent s'écarter ou se rapprocher à \olonté, suivant l'intervalle qui sépare les lignes de végétation.
ordinaire. Pour cela, il suffit que le laboureur, lorsqu'il a terminé une raie, ristourne le corps de la charrue.
chat. — Le chat est un félin de petite taille. On ne le trouve à l'état sauvage que dans l'ancien continent, i
Chat sauvage i/ig.). — Il est plus ^and que le chat domestique. Longueur O^./O; queue 0">,32; hauteur au garrot Om.tt; poids 7 à 8 kilos. Son | pelage est brun, avec des ondes transversales plus foncées, le dessous pâle ;
La gueule da chat, uionli-ant les dents.
dépendance. Il est fort, très leste, a des sens très développés et une assez
La patte du chat au repos : les oncles sont reii- Irés et ne touchent pas terre ; ils ne s usent pas.
La patte du chat à l'attaque: les ont'les sont al-
Cbat sanvage (longueur, sans la queue, 0<°,"0).
queue très velue, oreilles raides, annelées de noir. Oa le rencontre dans presque toute l'Europe, m.iis il est très rare en France, et absent des régions froides de la Suède et de la Russie. Il habite les grands bois et vit solitaire ; il chasàe uniquement la nuit, poursuivant les oiseaux, le liè\Te, le lapin et surtout les souris : on l'a vu attaquer les chevreuils. Il est très nuisible dans les parcs et les faisanderies. La femelle porte neuf semaines et met au monde cinq petits. Sa fourrure est belle, mais assez rare.
Chat domestique (/ig.). — Plus petit,
grande intelligence, dont il donne à chaque instant les preuves. Les chattes ont ordinairement deux portées dans l'année ; la gestation est de 55 jours :
1 e nombre des petits est de 5 ou 6 parportée. Le chat domestique nous rend un très grand service en chassant de nos demeures les rats et les souris.
La quantité de rats et de souris qu'un chat peut détruire est considérable.
Cet animal mange aussi beaucoup d'insectes. Il se contente, à la rigueur, de la nourriture de l'homme.
Cnat domestique longueur, sans la queue, Oo'.SÔ).
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Le nombre des variétés de chats est jieu considérable. Le chat angora a une grande taille, un poil long, fin, très fourré: sa couleur est blanche, jaune ou grise ; il est intelligent, mais mauvais chasseur. Le chat de man
Chat angora.
n'a presque pas de queue. Le cJiat chinois est remarquable par sa bi-lle fourrure et ses oreilles pendantes.
châtaigne d'eau. — Voy. mâcre.
ehâtaij^nier. — Grand arbre voisin du chêne, dont les fruits, nommés
Vieux châtaignier (liAiiteur, 20 niélrcs).
châtaignes ou marrons, sont secs et entourés d'une enveloppe verte épineuse. Sous cette enveloppe se trouvent deux fruits (châtaignes), ou un seul fruit, alors plus rond (marron). Ces fruits constituent un aliment sain, qui entre pour une part importante dans ralimcutatiou des populations pauvres
du Limousin, de la Creuse, du Péri gord... Le châtaignier pousse bien dans les terrains secs et pierreux.
Son bois ressemble beaucoup à celui d u c h è n e blanc; il l'tait fort estimé autrefoi s. Avec les branches des jeunes taillis do châtaignier on fait des ouvrages ae vannerie grossière.
chat-biiant. — Oiseau rapace nocturne, gris sur le dos, avec taches blanches, foncé sous le ventre (/(^.). Longueur, 0"',40. Habite les grands bois ; pond, dans les nids abandonnés des J)uses. dis pies, quatre œufs blancs.
Fruit du châtaignier.
Chat-huant et son nid (longueur de l'oiseau, Om.W).
Très utile, comme tous les nocturnes ; détruit un grand nombre de petits mammifères rongeurs, rats, souris, mulots, écureuils : détruit aussi uni»^ quantité innombrable d'insectes nuisibles.
chatouillement. — On ne saurait s'élever avec assez de force contre labsurde habitude qu'ont certaines personnes de chatouiller les enfants pour les faire rire. Il résulte du chatouillement une excitation générale qui amène fréquemment des convulsions (même chez les grandes personnes, et bien plus facilement encore chez les enfants). Les cas de mort du.-> à un chatouillement prolongé ne sont malheureusi^ment ])as 1res rares.
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chaudière. — Voy. machine à vapeur.
chauffagre. — Les hommes primi-
Mis se chautl'aient avec des feux alluii.-s en plein air, puis dans les •avernes ou les huttes qu'ils habitaient: la fumée sortait simplement par la porte. Les Grecs et les Romains, pourtant si civilisés, ne connaissaient pas les cheminées. Aujourd'hui le chaull'age lies appartements se fait par des cheminées', des poêles' ou des calorifères '.
rbaulaj^e. — Le chaulage, c'està-dire l'adjonction de chaux à une terre végétale sablonneuse et légère, donne à cette terre plus de solidité et arrête un peu l'écoulement des eaux : pratiqué dans une terre forte et argileuse, le chaulage rend cette terre plus légère, plus perméable à la chaleur, à l'air et à l'eau. Le chaulage est donc utile dans les terres fortes comme dans les tt-rres légères. Dans la Mayenne, les Deux-Sèvres, la "Vendée, la chaux a transformé en campagnes fertiles les landes les plus incultes. Pour chauler, on met la chaux vive en petits tas stir le terrain, on recouvre d'un peu de terre, et on laisse la chaux se déliter par l'elfet des pluies et tomber en poussière. On la répand alors à la pelle à la sur;'ace du sol.
chauves-souris. — Les chauvessouris portent le nom scientifique de chéiroptères, qui signifie mains transformées en ailes. Malgré leurs ailes, ce sont des mammifères, car elles ont deux mamelles, qui sont placées.
poils. Le pouce seul est libre, et 'erminé par une robuste griffe, à l'aide de laquelle l'animal peut se cramponner sur le sol, pour marcher, ou s'accrocher aux arbres, aux murs. Ces membres antérieurs, ainsi développés, font paraître l'animal beaucoup plus gros qu il n'est, car son corps est en réalité fort petit. Les chauves-souris sont encore remarquables par des oreilles garnies de pavillons très amples et des narines largement ouvertes.
Au repos, les chauves-souris sont ordinairement suspendues, la tête en bas, par les griffes des pattes postérieures. Pour prendre leur vol, elles n'ont qu'à se laisser tomber et à battre i immédiatement des ailes. Elles ont i les trois sortes de dents, et souvent i des abajoues, comme les singes, pour y entasser leur nourriture. Ce sont I des animaux crépusculaires, qui ' sortent dès le coucher du soleil; ils
L'aile de la chauTe-sonris est soutenue par le> iliiiïl'' all'.iiiês des oieiubres antérieurs, et p.tr le» membre- postérieurs, dont les doigis restent petits el libres.
fomme celles des singes, sur la poitrine. Elles ont le corps trapu, la tète épaisse, une bouche très large. Les membres antérieurs sont transformés en ailes, par suite de l'allongement de quatre des doigts qui les composent et de la réunion de ces doigts par une grande membrane garnie de
Vespertillon, ou chauve-souris cûmtnuiic le France (entergure, On.âO).
sont aidés dans leur chasse par une ouïe très délicate et un odorat très sen- ' sible. Leur vue est assez mauvaise.
Les chauves-souris aiment les pays chauds; on en rencontre peu d'espèces dans la partie septentrionale de l'Europe ; mais le nombre en est plus grand en Italie, en Grèce, en Espagne :'dans les parties chaudes de l'Asie les animaux volent le soir par bandes innombrables. Suivant les espèces, elles se nourrissent de fruits, d'insectes, quelquefois même de vertébrés et de sang qu'elles sucent à des animaux plus grands. Les espèces insectivores, qni sont extrêmement voraces, sont très utiles à l'homme par le grand nombre d'insectes qu'elles détruisent. Les plus grandes chauves - souris françaises mangent chaque jour les hannetons par dizaines et les petits insectes par centaines.
Pendant l'hiver, les chéiroptères se I réfugient dans les grottes, les caves, sous les toits, et tombent dans un ! sommeil léthargique qui dure jusqu'au 1 printemps, et pendant lequel la tem- I pérature de leur corps s'abaisse coa-
GHA
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sidérablement. La gestation de la chauve-souris dure de cinq à six se- .aaines. La portée est de un ou deux petits. Ces petits, en naissant, n'ont point de poils et sont incapables de voler, mais ils grandissent rapidement.
Les espèces de chéiroptères habitant nos climats sont toutes extrêmement utiles par leur chasse aux insectes. Les principales espèces sont les suivantes : Roussettes. — Ce sont les seules chauves-souris frugivores. Elles sont remarquables par leur grande taille ; certaines espèces ont Û°',4.5 de longueur sur 1"',65 d'envergure. Ou les trouve dans les forêts épaisses de l'Afrique orientale et de l'Asie méridionale. Le soir elles s'abattent en nombre considérable dans les plantations, dévorant les fruits, bananes, oranges, figues, raisins, et causant de grands dommages. On mange leur chair, qui est délicate, et on utilise leur peau.
Oreillards ifig.). — Ils sont insectivores ; ont des oreilles très grandes. La longueur du corps peut atteindre 0'",10, et 1 ■ e n V e rgure 0",25. Se trouvent dans toutes les parties du monde, sauf en Asie; en Europe, on 1 n trouve surtout en Allemagne. Ils vivent près des habitations; se nourrissent de papillons nocturnes, de cousins, d'éphémères, et d'autres insectes plus ou moins nuisibles.
Vespertillons (fig.). — C'est à ce genre qu'appartiennent surtout nos chauves-souris de France. La plus commune chez nous est la pipistrelle, qui ne dépasse pas Qm.SO d'envergure.
Une espèce plus grande, la nodule, est moins répandue. La plus grande chauve-souris de France est le mur in, avec 0'°.45 d'envergure.
Rhinolopbes. — Les rhinolophes, ou fers-à -cheval, se distinguent par l'existence, autour des narines, d'un cartilage affectant la forme d'un fer-àcheval. Le petit fer-à-cheval n'a pas plus de 0°i,20 d'envergure; on le rencontre dans toute l'Europe; le grand ', fer-à-eheval, de 0>n,35 d'envergure, se trouve en France dans un grand nombre de grottes.
Vampires. — Ces chéiroptères, de
Oreillard d'Europe au repo? (L'animal est suspendu par le? pattes) (envergure, O^iSô^.
grandeur moyenne, ont 0">,40 d'envergure ; ils habitent l'Amérique du Su(f et la partie méridionale de l'Amérique du Nord. Ils vivent dans les forêts, et se nourrissent de fruits juteux, d'insectes et surtout du sang qu'ils sucent aux animaux. Quand ils sont poussés par la faim, ils sucent même le sang des hommes endormis.
Les blessures qu'ils font ainsi n'ont aucune gravité.
chaux. — Combinaison d'ojcygéne avec un métal, le calcium, qui n'a aucune importance par lui-même. La chaux se prépare en énormes quantités en chauû'ant fortement de la pierre calcaire dans les fours spéciaux nommés fours à chaux; le calcaire, ou carbonate de chaux, est décomposé; son acide carbonique se dégage dans l'air et la chaux reste seule.
La chaux ainsi préparée, ou chaux vive, est un solide blanc, caustique, très avide d'eau. Quand on l'arrose
Gueulard.
Four à chanx. — La pierre calcaire est introduite dans le fovr par le gueulard. Dans le foyer on entretient un feu vif ; au-dessous e?l le cendrier el le carneau pour l'entrée de l'air.
d'eau elle se fendille, augmente de volume, s'échauffe beaucoup et donne la chaux éteinte. La chaux éteinte, délayée dans beaucoup d'eau, fournit un liquide blanc, ou lait de chaux.
-abandonné à lui-même, le lait de chaux produit un dépôt blanc, et un liquide limpide, eau de chaux, qui tient encore un peu de chaux en dissolution. La chaux vive, abandonnée à l'air, absorbe peu à peu l'humidité, et tombe en poussière, on dit qu'elle se délite.
Les usages de la chaux sont importants. On s'en sert en médecine comme caustique; l'industrie l'utilise dans le tannage des peaux, la fabrication du sucre, celle des chlunires décolorants et désinfectants; l'agriculture s'en sert comme amendement, etc. Mais le principal usage de la chaux est la fabrication des mortiers' et des ciments '.
cheminée. — Le mot cheminée
CHE
CHÈ
a Jeux sens. Ou bien il s'applique au tuyau par lequel s'en vont la fumée et les gaz résultant de la combustion ; c'est dans ce sens qu'on peut din^ que tout appareil de chauU"age communique au dehors par une cheminée. Ou bien il s'applique au foyer ouvertqui se trouve dans l'appartement, foyer dans lequel on fait liruler le combustible {fig.).
La cheminée proprement dite, cest-à-dire le tuyau qui va à l'extérieur, doit, pour donner un cheminée ordinaire. —
bon tirage, être Laîr de rai.(idrU'iiient.
altiré par le lirase, entre par l'ouverture du foyer, s'échaulTe, monte dans le luyau, et s'échappe par I orifice supérieur, en entraînant les produits lie l.i combustion.
assez étroite et assez haute ; si .lie est trop large elle fume presque sûrement.
Quant au foyer ouvert (ju'on nomme aussi cheminée, il doit avoir une ouverture
Bmïie montrant la direction du lirajre.
Ventouse répandant l'air chaud dans l'appartement.
l'ri^e d'air exf'
Cheminée à ventouses. — Le lirasre se fait comuu* dans nue cheminée ordinaire, par l'ouverture du f.iverel le tuvau. Mais, en même temps, de l'air est puisé à ^extérieur par une ouverture spéciale, vient se chauffer en circulant dans une boite qui entoure le foyer, et se répand ensuite dans l'appartement par deux ventouses latérales.
qui ne soit pas trop grande. Avtc j.es cheminées, la seule chaleur utilisée est celle qui rayonne par l'ouverture du foyer; une cheminée
chaull'e donc peu, tout en brûlant beaucoup de combustible. Par contre elle ventile parfaitement bien les appartements, en attirant dans le tuyau et portant au dehors 1 air de l'appartement, pendant que l'air extérieur entre par les fissures des portes et des fené très. Des cheminées perfectionnées, malheureusement trop peu employées, chauffent beaucoup mieux tout en ventilant aussi bien.
chêne. — Grand arbre de la famille des cupuliféres, dont les espèces sont fort nombreuses; onze de ces espèces croissent sjjontanément eu France et en Algérie, présentant chacune plusieurs variétés. Le bois du chêne a une grande valeur comme bois de construction, de charpente et bois de travail, car il réunit toutes les qualités qu'on trouve séparées dans les bois d'autres espèces. C est aussi un des meilleurs bois de chaull'age.
L'écorce, très riche en tannin, sert à fabriquer le tan employé dans la préparation des cuirs (voy. tannage).
Les principales espèces qu'on trouve dans les forêts de Franchi sont les suivantes :
Le chêne pédoncule peut atteindre 4.5 mètres de hauteur, et un diamètre considérable ; on le rencontre ordinairement dans les pays de plaines et dans les vallées, surtout dans le nord, l'est et le sud-ouest de la France.
Le chêne rouvre *fi<j.) est presque
Chêne rouvre (hauteur, 30 luétres).
aussi grand; on le rencontre plutôt dans les régions montagneuses, les collines et les plateaux; il peut \'ivre
GHE
CHÊ
une hau-
sur les montagnes leur supérieure à 1 000 mètres. Sa forme est trapue et ses rameaux sinueux; son bois est moins nerveux, moins élastique que celui du précèdent.
Le chêne tauzin se trouve principalement dans l'ouest de la France ; il redoute le froid; son écorce est riche en tannin.
Le chêne vert, ou yeuse (fîg.), se rencontre dans le midi et l'ouest; sa taille est peu élevée (20 mètres en France, 30 mètres eji Algérie). Il est très sensible au froid. Sou bois est
Gland
Chêne vert ou yeuse (hauteur, 20 métrés).
fort recherché pour le charronnage.
les manches d'putils, les dents d'engrenage. Comme combustible, c'est peutêtre le meilleur de tous les bois. Son écorce, très riche en tannin, est très recherchée pour le tannage.
Le chêne-liége {fig.) croît surtout sur le littoral de la Méditerranée (Corse, Algérie), oii il constitue des forêts très étendues; sa hauteur ne dépasse pas 20 mètres: mais son tronc, gros et court, a jusqu'à ô mètres de tour. Son bois, lourd et compact, est un bon combustible; il est recherché pour le charronnage. L'écorce a une très grande épaisseur, et ou l'exploite pour en retirer le liège. Quand cette écorce a acquis une épaisseur suffisante on l'enlève, en ayant grand soin de ménager l'écorce intérieure, qui donnera naissance à une couche nouvelle. On relire le liège tous les huit ans et l'on
peut, sur chaque arbre, répéter 1' ration jusqu'à lage de loO ans
ope- . Le
Chêne-Uège (hauteur, 20 mètres;.
lii>ge obtenu est d'autant plus fin que l'arbre est plus vieux.
chenille. — Larve des insectes 'lépidoptères, ou papillons. Sortie de l'œuf, elle croît
Chenille du ver à sole (en
haut, le cucon, la crjsalide et le papillon).
pertes ; elles vont jusqu'à anéantir des récoltes entières; aussi la poursuite des chenilles, ou échenillage, qui se fait par divers procédés, doit-il être un des soucis de l'agriculteur. La chenille du mûrier (ver à soie) est au contraire une espèce très utile. (Voy.
papillons.)
cliénopodées. — Famille dû plantes très voisines des polygonées:
le fruit n'a pas trois angles comi"e celui des polygonées; il est globuleur;.. Exemples : la betterave, l'épinanî.
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chevaine. — Poisson d'eau douce présentant les caractères généraux de la carpe; corps plus élancé, fusiforme, légèremeut comprimé : écailles festonnées ; la taille atteint 60 centimètres et le poids 4 kilos. Se trouve dans toutes les rivières d'Europe.
Chair molle, grasse, assez peu estimée.
cheval. — Le cheval (fig.) est un mammifère de l'ordre des jumentés et
plaines et les steppes. On les trouve en Asie, en Afrique, eu Amérique, en
Crinière.
Croupe.
Sabjt.
I« cheval (hauteur uiujenne au garrot, l^ôï).
Preniiêre phalange. --— fr!
Pied da cheval. ~ ku peint de i aualoiiiiqu<r, le pied du rbeval jusqu'ju-dessus ou tarse.
de la famille des sol ipèdes fvov. jumentés I. Il se distingue des aut^res solipèdes par sa crinière tombante, par la petitesse des oreilles , et par sa queue •(ui est garnie de crins dès la base.
De plus il porte à chaque membre, à la face interne, une fxcroissance cornée dite ^^hàtaigne Lacoloration - du cheval varie considérablement. Il en est de même de la taille. Nous parleron s d'abord des chevaux sauvages, puis des chi;vaux domestiques.
Chevaux sauvages. — Ils vivent en grandes troupes dans les pays de
S<pielette dn cheval
Australie et même en Europe (si l'on nomme chevaux sauvages tous les chevaux qui vivent en liberté en Russie, aux Iles Britanniques, en Norvège et même en France, en Camargue et dans les dunes de Gascogne).Du restti la plupart de ces chevaux sont des chevaux domestiques redevenus sauvages; même les chevaux des steppes de la Haute- Asie proviennent peutêtre de chevaux autrefois domestiques.
D'ailleurs presque tous les chevaux sauvages sont faciles à dompter. Ils sont courageux, et se défendent si biea
CHE
— lOtJ
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des carnassiers que rarement on les 1 dresser, il rend aux Tartares de
voit périr par leurs dents. Les chevaux grands services.
sauvages ont généralement des formes I Le cimarrone(ou cheval despampac)
Frontal . .
(Eillère.
Bride . . .
Muserolle. ,.
Mors. . . .-
Gourmette Sous-barbe. • ,
Sou?-gori;e- .
Martingale. -
Attelle
Collier ''
Brancard ...•'' Fausse martingale Trait
Croupière.
C'ileron.
Branche à fourche de la croupière.
Les harnais da cheval
moins élégantes que les chevaux do- 1 de l'Amérique du Sud, grand et fort, fa^
mestiques. Citons les suivants :
Le tarpan d'Asie {ftÇ-) de taille moyenne, de pelage clair surtout en hiver. 11 vit en grandes Landes, et s'élève jusqu'au sommet des plus
cile à dompter.
Le m ustang du Paraguay, véritable animal domestique qui vit à l'état de liberté. On le tue pour sa graisse
Tarpan d'Asie
hautes montagnes ; c'est un animal très méfiant et très courageux. Difficile à dompter.
Le cheval des steppes (fig.) de Tartarie, très fort, très vigoureux, vivant aussi en très grandes bandes. Facile à
Cheval des steppes.
et i)our consommer sa chair.
Les chevaux errants de Laponie, de Xorvège, des Iles Britanniques, de la Camargue, des dunes de Gascogne sont aussi des chevaux presque sauvages.
CHE
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