‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 9 sur 418 · ACT · texte numérisé non relu

ACT

uii régime sévère, adoucissant, avec privation de vin, de café, liqueurs ; préparations mercuriellcs, pommades soufrées. La couperose est la forme la plus bénigne de l'acné.

aconit. — Belle plante vivace {t-enoneulacées); les fleuis forment un joli épi jaune ou bleu (fig.). Pousse spontanément dans les montagnes de France, cultivée pour la beauté de ses fleui.s.

Aconit (hauleiir, l"»).

Toutes ses parties, mais surtout les racines, renferment un principe vénéneux. On en retire l'aeonitine, on en fait la teinture d'aconit, employée en médecine contre rhumatismes, maladies fébriles, affections du cœur et des voies respiratoires. Dans les empoisonnements par l'aconit, on emploie des vomitifs, puis des boissons mucilagineuses et acidulées.

acore. — L'aeore, ou jonc odorant.

ou roseau, est un"" p'antc trJs répan-

Acore odorant ^iuuteu^, Ito).

due dans les marais de France (fig.). La racine est comestible ; elle est employée

en médecine comme excitante, sudorificjue et stomachique. C'est avec l'aeore qu'on donne à \'eau-de-vie de Dantzig son goût particulier. On cultive l'aeore dans les jardins, sur le bord des pièces d'eau.

acotyléclone. — Voy. cnrptogame.

acoustique. — Partie de la physique qui s'occupe des sons'. — Ou

Exliémilé ^i introduire dans i'o reille.

..Embouchure.

Cornet acoustique.

nomme cornet acoustique (fig-) "u instrument destiné à faire con^rgcT les vibrations sonores sur le tympan des personnes dures d'oreille. — Les

Sifflet. Eiiibouduirt'.

.Sifflet

Tuyau acoustique. — Se compose d'un long tuyau poilaiit, à chaque extréuiité. une embouchure munie d'un sifflet ; le sifflet sert d'avertisseur; pour parler et écouter, on enlève le sifllet.

tuyaux acoustiques (fig.) sont des tuyaux de gramie longueur servant à porter le son au loin; uu embout est placé à chaque extrémité ; on parle dans l'un et on écoute par l'autre.

actinie (grec: actjw, rayon). — Genre d'animaux marins (zoophytes ou rayonnés). Corps cylindrique, avec un pied musculeux permettant le déplacement ; tentacules très colorés, disposés régulièrement autour de la bouche, ce qui fait ressembler l'animal à une fleur

AER

AER

Actinie. — Exemple :

anémone* de mer.

{anémone de mer) (fia); vivent de mollusques, tic vers, de fnis;tn<-.'s. Se trouvent sur les côtes, atlacbés aux rochers.

(grec : aden,g\A^\dc). — Inflammation des ganglions lymphati- (jues vulgairement nommés jilandes' ; cette inflammation est due 0 r d i n a i rement à une écorehure, une blessure do lai)eau,surle trajet des vaisseaux lym- I)hatiqucsqui aboutissent au ganglion.

Une écorehure à la main fait gonfler les ganglions de l'aisselle. Souvent l'inflammation conduit aune suppuration ; il faut donc ne pas négliger de la faire soigner par le médecin.

aérage. — L'air pur est nécessaire à la vie. L'air confine, vicié par l'acide carboni((ue et les émanations animales, est très nuisible. Il faut donc aérer. Le renouvellement de l'air dans les appartements devrait être d'au moins 10 mètres cubes par personne et i)ar heure.

L'inclinaison île la flamme montre l'a p p c 1 d'air.

Onvertnre iiilcSrieiiredu tuvan d'appel. ■ U

Ouvprlure exlérienredu tuyau d';.pp,l. A

duisent des vents coulis (fig.). Le mieux est de pratiquer des conduits spéciaux pour la ventilation, et de ne lais.ser entrer l'air extérieur qu'après en avoir élevé latempérature au moyen de la chaleur même du foyer. En été, on peut ventiler les ateliers par une

d'ap-

l'eu délerminaiil l'appel d'air.

Bouche extérieure, fermée après l'allu- B mage.

Ouverture d'appel.

Ventilation par une cheminée— I."air \m(: de rappai'li'nicrit s'ecliappe pir le tuyau de la cheminée, par suite du tiraf^e. L'air pur de l'extérieur pénéire par le tuyau d'apoel A, et se répand dans l'apparlenient par l'extrémilé B.

Malhcureusonient on compte uniquement sur l'aéTaiion par les fentes des portes et des fciièlres, ce qui n'est pas assez; il faut donc ouvrir le jikis souvent et le plus longtemps possible. La nuit, on doit ouvrir toutes les portes de communication des pièces les unes avec les autres.

A ces moyens naturels de «««tf^at/on, ilfaudraiten ajouter d'artificiels. En hiver, les cheminées sont d'excellents ai>I>arcils de ventilation, mais ils pro-

Ventilation par une cheminée d'appeL — Le feu étantallumé, on ferme la bouche B. L'air intérieur est alors appelé en A par le tirage, et se répand au dehors par C.

cheminée d'appel, dans 1 intérieur de laquelle on entretient un peu de feu {fig.). Dans les grands établissements, les appareils de ventilation sont souvent très compliqués (voy. air confiné).

aérolithe (grec: aèr , air; lithos, pierre). — On voit souvent dans le ciel, pendant la nuit, un point lumineux qui se déplace rapidement et disparaît:

c'est ce qu'on nomme nneétoile filante.

On pense que les étoiles filantes sont de petits corps planétaires circulant autour du soleil ; quand ils pénètrent dans l'atmosphère terrestre, le frottement contre l'air les rend lumineux.

Les étoiles filantes sont abondantes surtout vers le 10 août et le 12 novembre. — Les grosses étoiles filantes se nomment bolides.

Quand ces astéroïdes s'approchent trop de la surface de la terre, ils sont attirés par elle et tombent sur le sol avec une grande vitesse ; on entend parfois alors des détonations comme si la pierre, trop chauffée, avait éclaté. Les bolides qui tombent sur le sol se nomment aérolithes ou pierres météoriques.

On reconnaît les pierres tombées du ciel à leur aspect et leur composition chimique ; elles renferment toutes du fer en grande quantité, puis du nickel, du chrome, du phosphore et divers silicates. Le plus gros aérolithe connu a été trouvé au Gi'oënland ; il pèse 2.j,000kilog. et consiste essentiellement eu fer météorique.

AER

AGA

aérostat (grec : aèr, air ; statos, arrêté). — IJnbaHon très léger, rempli d'un gaz moins dense que lair, s'élève dans l'atmosphère comme un bouehon

Hontgoliière. — Les premier* aérostats «laienl ponDés à Voir chaud.

Airostat. — On f:iiiifle maintenant les aérosttits arec du gus d'éclairage ou du gaz hydrogène.

dans l'eau, conformément au principe d'Archimède. La première expérience a été faite en 1783 par les frères Mongol-

plus léger que l'air) ou au gaz hydrogène (14 fois plus léger que l'air) (/?.'/■)■ Un aérostat, gonfle de lOCO mètres cubes d'hydrogène, peut soulever un poids de 1 100 kilogrammes,enveloppe, nacelle et aéronautes compris.

Direction des aérostats. — Abandonné à lui-même, l'aérostat suit la direction du vent.

L'aéronaute ne peut que monter ou descendre en jetant du lest ou en laissant partir du gaz. Pour la première fois, en 1884, deux officiers français, Krebs et Renard, ont pu diriger un aérostat et revenir à leur point de départ; leurs ex- sç périences ont éti'fai- tes au parc de Cha- Ballon captif. — Le? lais, à Meudon (Sei- ballons captifs des ne-et-Oise). Leur «"fan'j ^<>"' f,»""*ballon a la forme H^etySa^^X d un gros cigare ; il drogéne.

est long de 50 mètres.

A l'avant de la nacelle est une grande hélice, mise en mouvemeut dans l'air à l'aide d'une machine motrice électrique actionnée par une pile ; à l'arrière est un gouvernail ifig.)-

Hacelle. — La nacelle, allachée sous l'aéroitat, porte Vaéronaule, ses instruments d'acrostation, et ses appareils à observalions scienliBques.

fier, fabricants de papier à Annonay.

Les aérostats, d'abord nommés montgolfières, peuvent être gonflés à l'air chaud ifig.), au gaz d'éclairage (2 fois

Ballon dirigeable de Krebs et Renard.

On peut ainsi donner au ballon une vitesse de 9 mètres par seconde, qui lui permet de remonter tout vent moins rapide que 9 mètres. Par un vent plus fort on peut encore se diriger en tirant des bordées. Mais la machine s'épuise vite ; elle ne peut pas fonctionner plus de deux heures.

agami. — Grand éckassier originaire de l'Amérique méridionale. Il y a été domestiqué et sert pour ainsi dire

AGA

de cliion de garde; il surveille et même I protège la bassecour contre les oiseaux de proii»

(Uy.).

aiB^aric. — Voy.

champignons.

a^sato. — Pierre siliceuse (voy.

silice) colorée de nuances vives et délicates, généralement variées dans le même échantillon ; elle est susceptible d'un beau poli. On s'en sert pour la joaillerie et lorncmentation; on en fabrique des cachets, des boucles d'oreilles, des tabatières. On y grave des sujets artist!<{ues; les agates gravées ont une grande valeur; à cause de leur dureté et de leur inaUérabilitè, elles peuvent se conserver indéfiniment. Les agates les moins fines sont employées à faire de belles bilb-s pour les enfants, et des mortiers qui servent à pulvériser les matières dures. La cornaline est une variété d agate. "Le jaspe, très commun en Italie, est aussi une agate; il est employé dans la décoration pour pierre d'ornement, et surtout pour la composition des fameuses mosaïques de Rome et de Florence.

agave. — Plante monocotylédonr ayant le port de l'aloès, cultivée dans

18 — AGE

fait l?rmenter. Des feuilles, on extrait uno matière textile (pite ou, impropre

ment, aloès) avec laquelle on fait des cordes, des sacs, de la pâte à papier.

â^e des animaux. ~ On a peu

de moyens de reconnaître l'âge des animaux! Chez les insectes, les batraciens, on a les métamorphoses; chez les oiseaux et certains mammifères, des changements de coloration. Pour les mammifères, on a des indices dans l'examen des dents, des cornes, des sabots, du pelage (voy. cheval). Certains animaux vivent quelques heures; d'autres (poissons, mammifères) atteignent parfois des centaines d'années.

âge des végétaux. — La durée de la vie des végétaux est très variable. Il y a des plantes annuelles, d'autres bisannuelles. Les plantes yivaces poussent chaque année une tige qui disparaît, tandis que la racine

Agave (luiileur totale, 10°>).

les régions chatides de l'Amérifjue et de l'Europe (fig.). Les feuilles atteignent 3 mètres de longueur. On en retire une liqueur sucrée (vin de Pulque) qu'on

If de la Baye-de-Routot (Eure). — la circonférence du tronc est de lJo>; son ;lge est évalué à l,tOO ans.

continue à vivre. Les plantes ligneuses ont une tige plus ou moins ramifiée, qui augmente de taille pendant de nombreuses années (fig.) : certaines vivent plus de vingt siècles (chênes, platanes, tilleuls, châtaigniers, ormes, cèdres, et surtout baobabs et séquoias des régions tropicales).

Il est aisé de déterminer l'âge des arbres did tijlédones. Le nombre des années est égal ati nombre des couches ligneuses concentriques que présente la section transversale de la tige. Cependant on peut se tromper, car deux couches peuvent parfois se foraier la même année; et d'autre part les cou-

AGE

— lu

AGE

ches ne sont pas toujours bien distinctes (/?.'7->-

Coape transversale d'un tronc d'arbre.—

<:Daqiie couche *iicces?ive marque une

âges de rboniiue. — Les âges sont les périoiles naturelles et successives li'^ la vi>; humaine :

1* Première enfance, jusqu'à deux ans, tet-iiie habi'ui'l Je la première deatition (voy. dentsi;

2* Seconde enfance, jus(ju a sept ans. début de la S'^conde dentition;

3' Troisième enfance, jusqu'à quatorze ans.

Pendant ces trois périodes, accroissement continu en poids et en taille (voy. croissance): sensibilité au froid et à l'huciidité : nécessité d'une alimentation bien réglée, d'un travail modéré, d'un sommeil prolongé. Les jeux au grand air sont alors préférables à la gj-mnastique proprement dite. Les maladies a craindre sont : troubles digestifs, croup, coqueluche, ophtalmie purulente, méningite, convulsions, vers, rachitisme, scrofule, rougeole, scarlatine, oreillons, danse de St-Guy.

4* Adolescence, jusqu'à 22 ou 24 ans.

La croissance s'achève, les formes s'accentuent, la barbe pousse. Nécessité d'une alimentation abondante, d'un sommeil réparateur ; gymnastique, équitation, escrime, natation, pour accroître le développement des forces.

L'excès de travail intellectuel prédispose à la fièvre typhoïde et aux maladies nerveuses. On doit redouter aussi les angines, les fièvres éruptives, l'anémie:

ô* Age viril, jusqu'à 45 ans. Maximum de force, d'activité physique et morale ;

0» Age de déclin, jusqu'à 60 ans.

C'immeneement de diminution des forées physiques ;

7» Vieillesse, détérioration progressive des organes ; diminution de la taille, du poids, des forces, de l'appétit : sommeil irrégulier ; la peau se

ride, les cheveux et les dents tombent, les sens deviennent plus obtus ; afTaiblissemeut des facultés intellectuelles.

A craindre les maladies des voies digestives, des organes de la respiration, les maladies inflammatoires. Nombreuses précautions à prendre ; le vieillard doit se garder du froid et de l'humidité ; grande sobriété, habitudes régulières, exercices modérés ;

8* Décrépitude sénile, dernier degré de la vieillesse, anéantissement progressif de l'être physique et moral. Cet état est relativement rare, car on meurt bien plus souvent de maladie que de vieillesse.

âges préhistoriques. — On divise les âges préhistoriques en âge de pierre, âge de bronze, âge de fer.

h' âge de pierre commence à l'apparition de l'honime sur la terre, à lé-

Hache en silex taillé. — A, vue de face; B, de proUl; C, même hache emmanchée à un morceau de bois de chêne.

poque tertiaire, avant les derniers grands changements du globe ; se prolonge si avant que l'on voit l'usage du silex, dans l'Europe centrale, arriver jusqu'au moment de la domination romaine. Pendant cette longue période les animaux et les plantes éprouvent de profondes modifications. On voit d'abord l'ours des cavernes, le rnam mouth, le renne, l'aurochs et successivement tous nos animaux domestiques actuels. Les instruments en silex {fig.), d'abord grossiers , affectent successivement des formes tris variées; ils se polissent.

Les poteries axjparaissenî.

d'abord mal cuites, puis plus parfaites.

"L'âge de bronze arrive, avec des haches qui gardent la forme des haches de pierre (fig.), puis des outils et des armes variés.

Enfin l'âge du fer ne remonte pas au delà de l'époque historique.

Ces trois âges ne se sont pas succédé, ils ont, dans des régions diverses, existé tous les trois à la fois.

A(tR

AKt

aj^outi. — Maiumifére rongeur analogue au lièvre, abondant dans l'Amérique du Sud (fig.). Fait de grands

Agouti (hauteur, ©".so;.

dégâts dans les jardins et les plantations de cannes à sucre. Ou mange sa chair; on utilise sa fourrure.

agriculture (latin : aper, champ; cullor, qui cultive). — Art de tirer de la terre, le jjIus économiquement possible, la plus grande quantité possible de produits utiles à l'homme, et dans les conditions qui con\-iennent le mieux à sa consommation. Dans l'agriculture, il y a une partie essentiellement pratique, soumise à des lois scientiiiques qui constituent ce qu'on nomme Yagronoïiiie. La pratique de l'agriculture est presque arussi ancienne que le monde.

A Vagrlculture proprement dite, ou culture des champs, il faut rattacher Vhortieulture, la sylviculture, l'arborirulture, lavitieulture, la zootechnie, l'économie rurale, ou science de l'exploitation des propriétés foncières cousacrées à la culture. Nous ne parlons pas de la physique, de la chimie, de la mi'cani(iue, de l'art vétérinaire, et de tant d'autres sciences qui, sans être des sciences agricoles, ont cependant de nombreuses applications en agriculture.

agripannie. — Plante de la famille des labiées, commune en été sur les bords des chemins, dans les bois montueux i/ig.). Utilisée en médecine contre les maladies d'estomac et les maladies de cœur.

nelli', pour raisonner ses procédés d'exploitation et se rendre compte de leurs motifs, de leurs avantages et de leurs inconvénients.

agrostide. — Plante vivace de la famille des graminées ; redoutée comme mauvaise herbe dans les champs cultivés {agrostide de chien,

Agrostide vulgaire ;iiauleur. 0<n,30).

agrostide jouet du vent). Plusieurc espèces constituent un excellent fourrage {agrostide vulgaire ifig.) et agrostide blanche), h'agroslide 7iébuteuse est cultivée dans les jardins sous le nom de capillaire (certaines fougères portent aussi le nom de Capillaire').

aîele. — Oïseaurapace diurne{fig .] ; grande taille, vol puissant, grande force musculaire : on a vu des aigles emporter des agneaux et des enfants.

On en trouve dans toutes les régions montagneuses du globe, et particulièrement de la France. '\'it isolé, paicouple, nichant dans les rochers, sur

agronomie (grec :

agros, champ ; noruos.

loi). — Théorie de l'agriculture; cette sciencf cherche à établir les ^.

lois de la production des matières organiqu.s, végétales ou ani- Agripaume maies, en empruntant (h.iuteur, Oœ.bo;. le secours de toutes les autres sciences. L'agriculteur devient un agronome lorsqu il renonce à suivre aveuglément une pratique traditiuu-

Aigle royal (li)ngueur, l" .

une aire de branchages qui lui sert toute sa vie. Se nourrit de proies vivantes. Pond 2 œufs ; incubation 50 jours. Nombreuses espèces. Animal essentiellement nuisible à cause de

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