UGNE
dégradation civique. — La
dégrmation civique, peiuc perpétuelle, peut être la conséquence d'une autre peine (voy. pénalité); mais elle peut être elle-même une peine spéciale, infligée dans certains cas, par exemple à des fonctionnaires prévaricateurs.
Les conséquences de la dégradation civique sont les suivantes : 1° Destitution et exclusion de toutes fonctions, emplois ou offices publics ; 2" privation du droit de vote, d'élection, d'éligiljilité et, en général, do tous les droits civiques et politiques, et du droit de porter aucune décoration; 3° incapacité d'être juré-expert, d'être employé comme témoin dans des actes, et de déposer en justice autrement que pour y donner de simples renseignements; 4» incapacité de taire partie d'aucun conseil de famille et d être tuteur, curateur, subrogé tuteur au conseil judiciaire, si ce n'est de ses propres enfants et sur l'avis conforme de la famille ; o° privation du droit de port d'armes, du droit de servir dans les armées françaises, de tenir école ou d'enseigner, et d'être employé dans aucun étalilissemcnt d'instruction à titre de professeur, maître ou surveillant.
dégradation de monuments.
— La dégradation des monuments publics est un délit passible d'un emprisonnement d'un mois à deux ans, et d'une amende de 100 à 500 francs.
dégradation militaire. —
Peine appliquée par les conseils de guerre aux militaires condamnés pour , crimes aux travaux forcés, à la déportation, à la détention, à la réclusion, au bannissement.
La dégradation militaire , une fois prononcée, reçoit son exécution infamante devant les troupes en armes.
Ses conséquences sont la dégradation civique et, en outre, la privation du grade et du droit d'en porter les insignes et l'uniforme, la déchéance de tout droit à pension et à récompense pour les services antérieurs.
dégraissage. — Vne foule de procédés peuvent être employés pour enlever les taches de toutes sorte.s qui ont été faites sur les tissus, ou pour raviver les nuances altérées. Chaque procédé a fes avantages et ses inconvénients dans chaque cas déterminé ; aussi
l'art du dégraisseur exige- t-il une longue pratique.
Dégraissage complet. Les étoffes très sales de lin, de chanvre, de coton, de laine, de soie doivent être soumises à un dégraissage complet.
Quand le tissu peut aller à la lessive, comme cela a lieu pour les tissus blancs de lin, de chanvre et de coton, le lessivage suffit, à moins q\i'il n'y ait quelque tache de nature spéciale, comme celles dont nous parlons plus bas. Ces taches devront alors être enlevées à part.
Le linge de couleur de même que les tissus de laine ne peuvent aller à la lessive. Un simple savonnage à l'eau plus ou moins chaude suffit en général pour les nettoyer complètement (voy. blan- CHissAGE^et nettoyage de la laine). Si ce savonnage no suffit pas, ou si le savon est susceptible d'altérer la couleur, il faut employer quelque autre moyen, dont le choix est parfois délicat. Dans tous les cas, on fera bien de faire un essai préliminaire sur un petit morceau du tissu.
Voici quelques-uns de ces moyens.
1. Après le savonnage ordinaire, opéré comme il est indiqué au mot hlauchissa(/e, ou à nettoyai/e de la laine, bien rincer, puis frotter partout le tissu, seulement numide, avec du sacon à détacher. Frictionner doucement avec une brosse, et rincer à l'eau. Ce savon à détacher se trouve partout; il est constitué par du bon savon blanc dans lequel on a incorporé de la benzine, de l'essence de térébenthine et de la bile de bœuf.
2. Délayer un fiel de bœuf dans deux litres d'eau chaude (non bouillante), et y laver l'étoffe : puis rincer à grande eau. Ne pas employer ce procédé quand la nuance de l'étoti'e est claire ou mauvais teint.
3. Faire bouillir, dans une quantité d'eau plus ou moins grande, selon la quantité de l'étoffe, un peu de racine de saponaire ou de racine de luzerne, ou à'écorce de bois de Panama. Après une heure d'ébuUition, passer à travers un linge et frotter l'étoffe dans la décoction encore chaude ; puis laver à grande eau. Ces substances se trouvent chez les droguistes, à bon marché, mais on peut préparer soi-même, à la campagne, une provision de sajionaire ou de luzerne; il suffît de prendre les racines do ces plantes, de les faire sécher vivement au soleil, pendant plusieurs jours, de les brosser pour enlever la terre, de les couper en petits morceaux et de les conserver dans un endroit sec. Pour la décoction, on prend une forte pincée par litre de liquide, plus ou moins selon la force de la Icssive.que l'on veut obtenir.
DÉG