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4. On a une excellente lessive à détacher en taisant dissoudre 30 grammes de savon blanc par litre d'eau chaude, laissant refroidir puis ajoutant, pour chaque litre de dissolution, 250 grammes à.'essence de térébenthine et 300 grammes d'ammoniaque. Le tissu est plongé pendant 12 heures dans ce'te lessive, puis frotté vivement et rince à grande eau.

5. Pour le dégraissage complet des tissus de soie, voyez soie.

Nettoyage des taches de graisse. S'il &'agit d'enlever seulement quelques taches de graisse, un nettovage complet est inutile; il sufrtt de "frictionner la tache avec une substance capable de dissoudre le corps gras (huile, beurre, graisse) sans altérer la couleur du tissu. Le choix de la substance à employer est parfois délicat lorsqu'il s'agit d'étotfes de soie (voy. ce mot); on a plus de ressources pour les étoffes de laine, surtout quand elles sont de couleur foncée.

La benzine est ordinairement employée. On brosse soigneusement l'étoffe polir enlever la poussière, et on frotte doucement, à plusieurs reprises, avec une flanelle imbibée de benzine. On opère de même avec les autres liquides qui peuvent remplacer la benzine.

La benzine a l'inconvénient de répandre une odeur désagréable qui persiste parfois pendant deux ou trois jours. La plupart des eaux à détacher du commerce sont constituées principalement par de la benzine dont on a cherché, plus ou moins habilement, à masquer l'odeur. La benzine rectifiée du commerce, beaucoup moins coûteuse, donne d'aussi bons résultats et sent à peine plus mauvais.

h'essence de térébenthine, parfaitement bien rectifiée, s'emploie comme la benzine et dans les mêmes circonstances.

On frotte ensuite avec une flanelle imprégnée d'alcool pour enlever l'excès d'essence et atténuer ainsi la mauvaise odeur, plus persistante avec l'essence de térébenthine qu'avec la benzine.

Un mélange , à parties égales , d'e.îsence de térébenthine et à'essence de citron , parfaitement rectifiées , enlève également fort bien les taches laissées par les corps gras.

D en est de même d'un mélange de sulfure de carbone et d'alcool, qui répand une odeur très fétide, mais peu persistante. Ce dernier mélange, très volatil, doit être employé loin du feu et de la lumière d'une bougie, qui risqueraient d'en déterminer l'inflammation, même à distance.

Enfin, on trouve dans le commerce un grand nombre de savons à détacher; on les emploie en mouillant un peu la tache (après l'avoir bien brossée ) , puis en frottant avec le savon et en frictionnant

atfec une brosse douce, enfin en lavant à plusieurs reprises avec une éponge légèrement mouiUée. Ces savons ne doivent pas être employés avant un essai préliminaire sur une étoffe analogue à celle que l'on veut détacher, car ils altèrent souvent les couleurs.

"V'oici, en outre, une recette d'eau à détacher qui s'emploie de la même manière que la benzine, mais plus abondamment. Dans 1 litre d'eau chaude, on fait dissoudre ioO grammes de saron blanc, 33 grammes de cristaux de soude, 33 grammes de fiel de bœuf. On laisse refroidir, on filtre et on conserve en bouteille fermée. Cette composition est emplovée pour les habits d'homme très tachés ; on la passe avec une brosse, puis on enlève avec de l'eau.

Les collets d'habits, quand ils sont très sales, se dégraissent par friction avec de l'ammoniaque étendue de cinq fois son volume d'eau. On enlève avec un couteau la mousse qui se forme, et on frictionne de nouveau, à trois ou quatre reprises. Puis on lave à l'eau, avec une éponge.

Nettoyage de taches diverses. Les taches dues à l'action des corps gras sont les plus fréquentes, et aussi les plus faciles à enlever. Beaucoup d'autres substances occasionnent des taches d'autant plus graves qu'elles décomposent la couleur, ou même altèrent les hbres du tissu.

Taches d'acides. Les acides forts détruisent le tissu quand ils sont concentrés ; c'est ce qui arrive, par exemple, avec l'acide sulfurique et l'acide azotique. Mais si l'acide est étendu d'eau, ou s'il s'agit d'un acide faible, comme le vinaigre, le jus des fruits acides, etc., il se produit seulement une tache rouge qu'on fait disparaître, dans un grand nombre de cas, en versant quelques gouttes d'ammoniaque étendue d'eau. Sur le linge, un peu d'eau de /ate^ produit le même effet, quand un simple savonnage n'a pas suffi.

Taches d'alcalis. Les taches, plus rares, résultant de l'action des alcalis caustiques {potasse, soude, chaux) seront lavées avec un peu de vinaigre (étendu, si la nuance de l'étoffe est délicate) ; puis on enlèvera l'excès de vinaigre avec de l'eau. La dissolution étendue d'acide citrique convient encore mieux.

Taches de boue. On lave doucement à l'eau, puis on frotte avec du jaune d'œuf, et on lave de nouveau. Si la tache a altéré la couleur, on essaie de la raviver en ajoutant à l'eau de rinçage un peu de vinaigre.

Taches de bougie. On gratte doucement et on brosse, pour enlever la plus grande partie de la bougie. Puis on pose

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sur la tache un morceau de papier de soie, et on i-hautfe en promenant sur le papier uiif cuiller d'argent renfermant quelques rharbons incandescents. On réussit tout aussi bien par friction avec une flanelle imprégnée d'alcool ou d'eau dif Coloi/iie.

Taches de café, de chocolat. On frotte, avec d'autant plus de iiri'cautions que la teinte de létolfe est plus délicate, avec du jaune d'œuf délayé dans l'eau tiède; si la tache persiste on frictionne à l'alcool.

Taches de cambouis. On enlève d'abord, à laide d'un couteau, tout ce que l'on peut enlever. Puis on frictionne à l'essence rfe térébenthine., et ensuite à l'eau, à plusieurs reprises. Si la t«che résiste, on la frotte longuement avec un peu de iainiloiix. et on reprend le traitement à l'essence. Avec la soie, il vaut mieux remplacer l'essence par la benzine.

Taches d'encre. Il est essentiel de traiter les taches d'encre quand elles sont récentes. On lave avec de r«a« vinaigrée fortement, puis on frotte avec du savon, on rince, et enfin on dépose sur la tache un peu d'eau acidulée d'un vingtième d'acide chlorhydrique ; on rince de nouveau. Les taclîes anciennes sont traitées de même, mais il est difficile de les faire disparaître complètement sans altérer la couleur, quand on aune étoffe teinte.

Les tissus blancs sont traités par une dissolution concentrée d'aci^e oxalique.

qu'on verse sur la tache, sans frotter. Puis on rince. Si l'étotfe est de lin. de chanvre ou de coton, on traite parl'enu de Jncel. puis par de l'eau acidulée par un peu d'acide chlorhydrique. Sur la soie teinte, les taches d'encre sont à peu près impossibles à enlever.

Les taches produites par l'encre d'imprimerie sont traitées comme les taches de cambouis.

Taches de graisse de voiture, de goudron. On les. traite comme les taches de cambouis.

Taches de fruits. On les traite comme les taches d'acides, ou. s'il s'agit de fruits rouges, comme les taches de vin.

Taches de liqueurs. Le plus souvent les taches sont dues uniquement au sucre contenu dans la liqueur : l'eau suffit à les faire disparaître. S'il reste quelque rhose, on frotte à l'alcool.

Taches de rouille. Les taches de rouille sur le linge disparaissent généralement sous faction de l'acide oxalique, employé comme pour les taches d'encre. Quand l'acide o.valique échoue, on mouille la tache avec une dissolution de sulfure de potassium, puis, presque immédiatement après, on ajoute une

goutte diacide chlorhydrique pur, étendu de son volume d'eau, et, aussitôt, on lave à l'eau de savon, puis à l'eau ordinaire. Si la tache parait encore, on recommence.

j Pour les tissus colorés, on recouvre la tache de crème de tartre finement pulvérisée, on ajoute quelques gouttes d'eau pour humecter la poudre, on abandonne I.) minutes, puis on enlève la poudre et on lave à l'eau.

, Taches de ssuig. On lave doucement

^ la tache à l'eau froide.

' Taches de sucre. On lave à l'eau.

Taches de sueur. On lave avec l'aynmoninque étendue de 10 fois son volume d'eau. .Si la tache résiste, on lave dans une dissolution faible d'acide oxalique.

Dans tous les cas, on termine par un rinçage à l'eau.

Taches d'urine. Même traitement que pour les taches de sueur.

Taches de peinture. On les traite comme les taches de cambouis.

Taches de vernis. On les traite comme les taches de cambouis.

Taches de vin. Sur les étoffes non teintes on opère par soufraye*, puis on lave à l'eaude Jatel étendue. Si le tissu est de lin, de chanvre oa de coton, on

, peut employer l'eau de Javel sans soufrage ; sur chaque tache on met un peu d'eau de .Javel concentrée, puis on lave tout de suite à l'eau.

Ces taches s'enlèvent, comme d'ailleurs la plupart des autres, d'autant plus facilement qu'elles sont plus ré-

, centes.

Les étoffes teintes ne peuvent être traitées ni par soufrage, ni par l'eau de

: Javel. Il faut laver à l'eau de savon tiède, ou à l'ammoniaque étendue d'eau ;

i mais les taches résistent souvent à ce traitement.

délégués cantonaux. — Ces

I délégués, dont les fonctions sont gra- [ tuites, ont pour mission d'inspecter, en , se conformant aux règlements, les écoles 1 primaires de chaque canton. Ils sont ; nommés par le conseil départemental ', de l'instruction primaire.

délit. — D'après le code pénal on nomme délit toute infraction à la loi , pénale qui est passible de peines correctionnelles et qui est jugée par les tribunaux civils statuant correctionnellement. Le délit est passible de peines plus ou moins o^raves selon sa nature, selon aussi qu il a été commis avec l'intention de nuire, ou qu'il résulte seulement d'une imprudence. La pénalité est également modifiée par les circonstances" du délit, circonstances qui peuvent atténuer dans une limite plus ou moins large la culpabilité de

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