Qui me nomme me romfl (le silence
3. Quelle est à la fois la chose la plus indifférente, la meilleure et la pire du monde (l'o;) ?
4. Du repos des liumains implacable ennemie. J'ai rendu mille amants envieux de mon sort: Je me repais de sang, et je trouve ma vie Dans les bras de celui qui recbcrchc ma mort.
j Le mot est puce.
5. A quiconque se présente Je dis toujours la virile ; Qui ne la trouve pas plaisante N'a qu'à me mettre de cote.
Le mot est miroir.
6. Je suis la sombre enfant d'un père lumineux. Toujours plus haut 1 telle est mon altière devise. Mais avant d'obéir au souffle de la brise, [veux. Je fais souvent verser des pleurs k de beaux
Le mot est fumée.
7. Je suis la plante la plus utile à l'homme. Je n'ai pas de nom particulier. Je croîs pendant plusieurs années, et cependant ma longueur est toujours celle d'un pied. Je ne porte ni fleurs ni fruits, et je porte ce que chacun aime le mieux.
Le mot est \a plante des pieds.
Cet exemple nous conduit aux exemples des énigmes en calembours, véritables calembredaines amusantes, dont il serait aisé de donner des milliers d'exemples plus ou moins baroques.
8. Quels sont les chiens les mieux habillés du monde? — Les chiens de Hambourg, car ils sont Hambourgeois (en bourgeois).
9. Quel est le jour de l'année qui rappelle le cri du chat? — La mi-août.
10. Quel est le plus ancien des animaux? — Le mouton, puisqu'il est laine (l'ai né).
H. J'ai mille écus (j'ai mis Vécu) de
ENR
ENS
côté pour mes vieux jours; combien aurai-je? — Trois francs.
12. Quel est le nez le plus gros? — C'est un beau désordre, puisque, d'après le poète, un beau désordre est un effet de l'art (un nez fait de laivl).
Nous donnons au mot devinettes d'autres exemples de ce genre de plaisanteries.
enlèvement de mineurs. — Quiconque aura, par fraude ou violence, enlevé ou fait enlever des mineurs, ou les aura entraînés, détournés ou déplacés, ou les aura fait entraîner, détourner ou déplacer des lieux ou ils étaient mis par ceux à l'autorité ou à la direction desquels ils étaient soumis ou confiés, subira la peine de la réclusion. Si le mineur est une jeune fille âgée de moins de 16 ans, la peine est celle des travaux forcés ;i temps.
enregistienient. — La loi veut que la plupart des ncles facte de vente, contrat de mariage, contrat d'association, etc., etc.) soient enregistrés, c'està-dire transcrits sur un registre public qui constate leur existence et leur donne une date certaine. Cette formalité de l'enregistrement est soumis à un droit, dit droit d'enregistrement, qui procure au Trésor un revenu considérable.
Suivant la nature des actes, les droits d'enregistrement sont fixes et alors peu élevés, ou proportionnels au montant des actes.
Les délais accordés par la loi pour l'enregistrement des actes est de 4 jours pour les actes dressés par les huissiers, commissaires-priseurs, commissaires de police, etc.: de 10 jours pour les actes des notaires résidant aans la commune où le bureau d'enregistrement est établi, et de 15 jours pour les actes des autres notaires; de ïO jours pour les actes judiciaires et administratifs. Les testaments déposés chez les notaires ou reçus par eux doivent être enregistrés dans les 3 mois qui suivent la mort du testateur. Les baux à ferme, à loyer, rédigés sous seing privé.... doivent être également enregistrés dans les îi mois. Les autres actes sous seing privé ne sont pas forcément soumis à l'enregistrement, mais il ne peut en être fait usage en justice, ni par-devant notaire, sans qu'ils aient été enregistrés.
Personnel de l'administration de l'en- -registrement, des domaines et du timbre. L'enregistrement des actes et le payement des droits est confié à une administration qui dépend du ministère des finances, et est en même temps chargée de la question des domaines ' et de l'impôt du timbre* ; de là son nom d'arf-
ministmtioyt de l'enregistrement, des domaines et du timbre. Au point de vue de l'enregistrement, il y a dans chaque arrondissement et dans les cantons importants un receveur chargé de l'enregistrement et des recouvrements.
On entre dans l'administration, en qualité de surnuméraire, entre 18 et 25 ans; un diplôme de bachelier est exigé pour être admis au concours, qui porte sur le français, les mathématiques, le dr'bit. les finances. Le surnumérariat dure 2 ou 3 ans (- examens sur le service pendant la durée) ; le traitement de début est de 1 600 francs à peu près. Les conservateurs des hypothèques*, qui dépendent de cette administration, peuvent avoir des traitements supérieurs à oOOOû francs, constitués à l'aide de remises qui dépendent de l'importance du bureau.
Les receveurs de i enregistrement sont également rétribués à raison de lenr travail.
enseignement primaire. —
D'après les programmes officiels, l'enseignement primaire public comprend, en France : l'instruction morale et civique, la lecture et l'écriture, la langue et les éléments de la littérature trançaise: la géographie, particulièrement celle de la France: l'histoire, particulièrement celle de la France jusqu'à nos jours : (juelques notions usuelles de droit et d économie politique ; les éléments des sciences naturelles, physiques et mathématiques, leurs applications à l'agriculture, à l'hygiène, aux arts industriels; travaux manuels et usage des outils des principaux métiers; les éléments du dessin, du modelage et de la musique ; la gymnastique : pour les garçons, les exercices militaires; pour les filles, les travaux à l'aiguille.
Cet enseignement primaire public est donné : 1» dans les écoles maternelles et les classes enfantines; 2° dans les écoles primaires élémentaires ; 3' dans les écoles primaires supérieures et dans les classes d'enseignement primaire supérieur annexées aux écoles élémentaires, dites cours complémentaires; i" dans les écoles manuelles d'apprentissage. Les écoles maternelles sont établies dans les centres de population assez importants; elles reçoivent les enfants, garçous et filles réunis, âgés de 2 à 6 ans ; elles sont dirigées par des institutrices ; le programme des études y est forcément des plus élémentaires.
Les classes enfantines, annexées aux écoles maternelles ou aux écoles primaires élémentaires, reçoivent les enfants des deux sexes, de 4 à 7 ans; elles sont dirigées par des institutrices.
ENS
ENS
Les écoles primaires élémentaires reçoivent les onianls de 6 à 13 ans; les unes sont spéciales aux garçons, les autres spéciales aux filles ; enfin il y en a qui sont mixtes. L'enseignement y est divisé en : cours élémentaire, cours moyen, cours supérieur, dans lesquels les" programmes s'élèvent progressivement, tout en restant élémentaires.
D'après la loi, il doit y avoir dans toute commune au moins une école primaire élémentaire. Quand l'école est unique, elle est mixte; dans le plus grand nombre des communes, il y a des écoles distinctes pour les garçons et pour les filles. Tout élève qui a suivi régulièrement les classes d'une école primaire élémentaire peut obtenir le certificat d'études primaires élémentaires*.
Enfin les écoles primaires supérieures, établies seulement dans les communes les plus importantes, reçoivent les enfants âgés de plus de 12 ans, munis du certificat d'études primaires élémentaires. C'est là que se termine l'enseignement dont nous avons indiqué plus haut les matières. La durée des études \' est de 2, 3 ou 4 ans. Dans beaucoup de communes où il n'y a pas d'école primaire supérieure, des cours complémentaires sont annexés à l'école primaire élémentaire. Les élèves qui ont suivi les cours d'une école primaire supérieure peuvent obtenir le certificat d'études primaires supérieures*.
Pour les écoles manuelles d'apprentissage, voyez ce mot.
Dans les écoles publiques l'enseignement est donné par des instituteiws* et des inalitutrices * laïques, paj'és par l'Etat. Ces instituteurs et institutrices sont nommés par le préfet, sur la proposition de l'inspecteur d'académie; ils sont sous l'autorité immédiate des inspecteurs primaires. Des inspecteurs généraux de renseignement primaire ont la haute surveillance des écoles. Voy.
aussi CONSEIL dêpartementjVL de l'enseignement PRIMAIRE et DÉLÉGUÉS CA:N- TONAVX.
Gratuité et obligation. L'enseignement primaire est gratuit dans toutes les écoles publiques de France. Dans les écoles primaires supérieures et dans les cours complémentaires de garçons et de filles, on admet des élèves payants comme pensionnaires {prix de pension, de 400 à 500 francs; et comme demipensionnaires. L'Etat fonde et entretient des bourses nationales dans les établissements d'enseignement primaire supérieur de garçons et de filles. Pour la concession de ces bourses, il est tenu compte du mérite de l'enfant, constaté par un examen portant sur toutes les matières ùo l'instruction primaire élé-
mentaire, des services rendus à l'Etat par les parents, de la situation de fortune, du nombre des enfants et des charges de famille des parents.
Les dépenses de l'enseignement primaire public sont à la charge de l'Etat pour le traitement du personnel, des départements ou des communes pour les bâtiments et certaines allocations supplémentaires.
L'enseignement primaire est obligatoire pour les enfants des deux se.xes âgés de 6 ans révolus à 13 ans révolus; il peut être donné soit dans les établissements d'instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles.
Les enfants qui ont obtenu le certificat d'études primaires sont dispensés du temps de scolarité obligatoire auquel ils étaient tenus. •
Le père, le tuteur, la personne qui a la garde de l'enfant, le patron chez qui l'enfant est placé, doit, 15 jours au moins avant l'époque de la rentrée des classes, faire savoir au maire de la commune s'il entend faire donner à l'enfant l'instruction dans la famille ou dans une école publique ou privée; dans ces deux derniers cas il indique l'école choisie. Chaque année le maire donne la liste de tous les enfants âgés de 6 à 13 ans et avise les personnes qui ont charge de ces enfants de l'époque de la rentrée des classes. En cas de nondéclaration, 15 jours avant l'époque de la rentrée, de la part des parents et autres personnes responsables, il inscrit d'office l'enfant à l'une des écoles publiques et en avertit la personne responsable. L^ne commission municipale scolaire est instituée dans chaque commune pour surveiller et encourager la fréquentation des écoles.
Les enfants qui reçoivent l'instruction dans la famille doivent, chaque année, à partir de la fin de la deuxième année d'instruction obligatoire, subir un examen qui porte sur les matières de l'enseignement correspondant à leur âge dans Tes écoles publiques. Si l'examen est jugé insuffisant et qu'aucune excuse ne soit admise par le jury, les parents sont mis en demeure d'envoyer leur enfant dans une école publique ou privée dans la huitaine de la notification, et de faire savoir au maire quelle école ils ont choisie.
Lorsqu'un enfant qui fréquente une école s'est absenté 4 fois dans le mois, pendant au moins une demi-journée, sans justification admise par la commission scolaire, le père, le tuteur ou la personne responsable est invité à comparaître à la mairie devant ladite commission, qui lui rappelle le te.xte de la loi ai lui explique son dtvcir. 2o, cas
ENS
ENS
de récidive dans les 12 mois qui suivent la premièi'e infraction, la commission scolaire ordonne l'inscription pendant la jours ou 1 mois, à la porte de la mairie, des nom, prénoms et qualité de la personne responsable, avec Tindication du fait relevé contre elle. En cas d'une nouvelle récidive, la commission ou, à son défaut, l'inspecteur primaire doit adresser une plainte au juge de paix. L'infraction est considérée comme une contravention et peut entraîner condamnation aux peines de simple police (amende de I à lo francs, emprisonnement de I a 5 jours;.
Ecoles privées. Outre les écoles primaires publiques, il y a les écoles privées. Tout Français "âgé de il ans accomplis peut exercer la profession d'instituteur primaire, public ou privé, s'il est muni d'un hievet de caparité*. Tout instituteur qui veut ouvrir une école privée doit préalablement déclarer son intention au maire de la commune où il désire l'établir, et lui désigner le local qu'il a choisi. Si le maire juge que le local n'est pas convenable, pour raisons tirées de l'intérêt des bonnes mœurs ou de l'hygiène, il forme, dans les 8 jours, opposition à l'ouverture de l'école et en informe le postulant. Le postulant doit adresser les mêmes déclarations au préfet, à l'inspecteur d'académie et au procureur de la République. L'inspecteur d'académie, soit d'office, soit sur la plaintedu procureur de la République, peut former opposition à l'ouverture d'une école privée, dans l'intérêt des bonnes mœurs ou de l'hygiène. Les oppositions sont jugées par le conseil départemental dans le délai de 1 mois: l'instituteur peut en appeler de la décision du conseil départemental au Conseil supérieur de l'instruction publique.
Pour tenir un pensionnat primaire, il faut être âgé de 25 ans au moins. Tout individu condamné pour crime ou délit contraire à la probité ou aux mœurs, tout individu ])rivé de ses droits civils, tout individu auquel ont été interdites les fonctions d'instituteur, ne peut tenir école.
Les contraventions sont passibles dune amende de 100 à l 000 francs, avec fermeture de l'école. En cas de récidive, l'amende peut être portée à 2000 francs et le coupable peut être condamné à la prison (6 jours à 1 mois). Les inspecteurs des écoles publiques ont le droit d'inspecter les écoles privées au point de vue de la moralité, de l'hj-giène, de la salubrité. Des pénalités frappent les chefs d'établissements privés qui refusent de se soumettre à la surveillance de l'Etat ; la plus grave de ces pénalités est la fermeture de Técole.
Personnel de l'enseignement primaire.
Pour le Y^T^onnel de l'enseignement primaire, voy. institctecks, institutrices. ÉCOLES NORMALES PRIMAIRES, INSPECTEURS I>E L'INSTRUCTION PRI- MAIRE.
enseignement privé. — Il
existe des établissements libres d'enseignement primaire, d'enseignement secondaire et d'enseignement supérieur.
Nous avons dit à quelles conditions doivent satisfaire ces établissements.
■S'oy. ENSEIGNEMENT PRIMAIRE. ENSEI- GNEMENT SECONDAIRE . ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR.
Depuis que l'enseignement primaire des écoles publiques est devenu complètement gratuit, le nombre des écoles primaires privées a beaucoup diminué.
Par contre, les établissements privés sont nombreux et assez florissants dans l'enseignement secondaire. Les principaux établissements privés laïques de Paris sont le collège Sainte- liarbe, l'Ecole alsacienne. Les principau.\ établissements religieux sont le collège Stanislas (avec des professeurs la'iques de l'Université), ïécole de la rue de Madrid. X école de la rue de Vaitgirard, ïécole Sainte-Geneviève, l'école .Saint- Charies d'Iéna.
Les prix de la pension, de la demipension et de l'internat sont notablement plus élevés dans ces établissements que dans les lycées et collèges.
Pour les jeunes filles, les établissements privés sont encore plus nombreux. Les principau.x à Paris sont le collège Sévii/né (laïque), le pensionnat du Sacré-Cœur (congréganistej, la -Maison des Oiseaux 'congréganiste;.
Dans l'enseignement supérieur, les élablissements privés sont relativement peu nombreux. Ce sont ;
L'Institut catholique de Paris faculté de droit, école de hautes études scientifiques et littéraires; ; l'institut catholique de Toulouse (école supérieure de théologie, faculté des lettres, école supérieure des sciencesj : faculté catholique d'Angers (droit, lettres, sciences) ; faculté catholique de Lille (droit, lettres, médecine, pharmacie, sciences, théologie.hautes études industrielles, hautes études agricoles) ; faculté catholique de Lyon (droit, théologie, lettres, sciences) ; faculté catholique de Marseille (droit).
enseignement secondaire.
— \^ enseignement secondaire comporte trois branches : l'enseignement secondaire classique des garçons, l'enseignement secondaire moderne des garçons et l'enseignement secondaire des jeunes filles.
Il est donné dans les lycées et collèges ' de garçons et de jeunes filles, dans
ENS
ENT
quelques élablissements particuliers, commeleprytanéemilitaire''delsLFléche, et dans des établissements libres dont les plus importants sont, à Paris, le collège Stanislas, le collège Sainte-Barbe et l'Ecole alsacienne. Voy. enseignement PRIVÉ.
L'enseignement classique des garçons comprend l'étude du français, du latin, du grec, des langues vivantes (allemand ou anglais), de l'bistoire, de la géographie, de la philosophie, des sciences mathématiques, physiques cl naturelles, du dessin, de 1 hjgiène, de la gj'mnastique. Le couronnement des études est le baccalauréat de l'enseignement classique.
L'enseignement moderne des garçons comprend l'étude du français, deslangues vivantes, de l'histoire, de la géographie, de la philosophie, des éléments du droit, des sciences mathématiques, physiques et naturelles, de la comptabilité, du dessin, de la gymnastique. Le couronnement des études est le baccalauréat de l'enseignement moderne.
Les lycées peuvent aussi renfermer des classes préparatoires aux principales écoles du gouvernement (polvtechnique, normale supérieure, Saint- Cyr, centrale, navale, Institut agronomique).
L'enseignement secondaire des jeunes filles comprend l'étude du français, des langues vivantes, de l'histoire, de la géographie, de la morale, des sciences matbématiques, physiques et naturelles, de l'hygiène, de l'économie domestique, du droit usuel, du dessin, des travaux de coulure, de la musique, de la gymnastique. Le couronnement en est un diplôme (le fin d'études secondaires.
Tout Français âgé de 25 ans peut ouvrir un établissement libre d'instruction secondaire, s'il est bachelier ou muni d'un brevet spécial de capacité, et s'il a fait un stage d'au moins cinq ans comme professeur ou surveillant dans un établissement d'instruction publique ou libre. Le postulant doit déclarer son intention à 1 inspecteur d'académie qui peut, de même que le préfet et le procureur de la Répunlique, se pourvoir devant le conseil académique et s'opposer à l'ouverture de l'établissement, dans l'intérêt des mœurs publiques ou de la santé des élèves; le postulant peut, en cas d'interdiction, en appeler au Conseil supérieur de l'instruction publique.
Celui qui ouvre un établissement sans remplir les conditions exigées peut être poursuivi en police correctionnelle et condamné à une amende de lOo à 1 000 fr.; en cas de récidive, l'amende peut aller à 3 ÛOÙ francs et être accompagnée de prison (I.S jours à 1 mois); danstous les cas l'établissement est fermé.
Toute personne attachée à un établissement d'instruction libre peut, pour faitsxrraves de désordre intérieur, d'incondnite, d'immoralité, être soumise par le conseil académique à la réprimande, à l'interdiction à temps ou à toujours, sauf appel devant le Conseil supérieur de l'instruction publique. Voy. professeurs, LYCÉES, collèges, etc.
enseignement secondaire des jeunes filles.— Voy .certificat d'aptitude, enseignement secondaire.
enseignement supérieur. —
^.'enseignement supérieur comprend les Facultés et Ecoles supérieures d'instruction publinue; un certain nombre de grands élanlissements scientifiques ou littéraires et d'écoles spéciales, dont le siège est à Paris ; le personnel de l'administration et de l'inspection acadé mique, qui dépend de la direction de l'Enseignement supérieur.
Voy. facultés, écoles préparatoires a l'enseignement supérieur des sciences et des lettres, collège
de FRANCE, muséum D'hISTOIRE NATU- RELLE, ÉCOLE PRATIQUE DES HAUTES ÉTUDES, ÉCOLE DES CHARTES, ÉCOLE DU LOUVRE, ÉCOLE DES LANGUES ORIENTALES VIVANTES, ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE.
ÉCOLE DE ROME, ÉCOLE d'aTHÈNES.
enseignement supérieur
des sciences et des lettres
(écoles préparatoires). — Ces écoles, dont les cours sont ordinairement faits par les professeurs des lycées, ne préparent à aucun examen et ne délivrent aucun diplôme. Elles constituent cependant des centres d'études complémentaires qui rendent des services dans les villes qui les possèdent (Alger, Chambéry, Nantes, Rouen).
L'école d'Alger délivre des diplômes spéciaux. Voy. langues vivantes.
enterrements. — Voy. morts.
entorse. — 'L'entorse est un accident assez grave pour exiger l'inter-
Massage d'une entorse par le incdecin.
vention du médecin. En attendant son iirrivée on mettra la partie malade.
ENT
ENT
pied ou main, dans de l'eau aussi frovle que possible, et on l'y laissera tant qu'on pourra le supporter (jusqu'à trois et quatre heures). Si l'on est onligé de retirer de l'eau le membre malade, on l'entourera de compresses d'eau vinaigrée, souvent renouvelées.
Si l'on est dans l'obligation de transporter le malade, on aura soin d'envelopper la partie atteinte (pied ou main) dans des feuilles de ouate et d'appliquer par-dessus des bandes de carton, de façon à former un appareil pouvant immobiliser la partie malade et la préserver des chocs.
entraînement. — On nomme entraineme)it, en terme de sport, un ensemble de pratiques ayant pour but de rendre le plus complètement et le plus promptemeut possible un homme ou un animal aptes à supporter un travail donné. Un homme entraîné est un homme qui s'est fait momentanément un tempérament particulier; il a acquis une conformation nouvelle qui lui donne des aptitudes spéciales.
En quelques semaines un homme vigoureu.\ peut, en se soumettant à une certaine réglementation de l'exercice, et à certains soins accessoires du corps, acquérir une puissance et une résistance dont on ne l'aurait pas cru capable au premier abord. De là, pour tous ceux qui veulent prendre part à un concours (aviron, lutte, boxe, course, marche, saut,...) avec quelques chances de succès, la nécessité de s'entraî- : ner avec beaucoup de soin.
Les pratiques de l'entraînement sys- !
tématique sont très rigoureuses: elles sont fondées sur un travail musculaire d'une intensité croissante, sur un régime alimentaire particulier et sur des pratiques d'hygiène spéciales.
Nous ne pouvons entrer ici dans l'examen détaillé des pratiques de l'entraînement systématique. D ailleurs ces pratiques n'intéressent que les sportsmen, à qui ce livre ne s'adresse pas.
Dans le langage courant on attache au mot entraînement un sens moins particulier. Par entraînement, on entend un accroissement de vigueur et une résistance plus grande à la fatigue, résultant uniquement d'une vie active, de la répétition quotidienne d'un certain exercice physic^ue, sans qu'il soit nécessaire d'y ajouter les pratiques d'hygiène et les observances de régime que recommandent les entraîneurs de profession.
C'est ainsi que l'amateur qui a vécu pendant plusieurs mois à la ville, d'une vie trop sédentaire, est incapable de faire sans fatigue une longue course, ou de manier l'aviron avec vigueur.
; Mais s'il fait chaque jour une bonne I promenade, progressivement allongée, j d'un train de plus en plus rapide, il devient, avi bout de quelques semaines, I capable de franchir une distance rela- ; tivement considérable.
I Le touriste qui veut entreprendre un ; voyage à pied, uon pas dans le but de battre un adversaire redoutable, mais simplement pour voir du pays et prendre un exercice agréable, n'a donc aucun besoin de se livrer à un entraînement méthodique. Il n'a qu'à se promener beaucoup, de façon à prendre progressivement l'habitude de faire sans fatigue 25 ou 30 kilomètres par jour; il accomplira ses promenades d'abord sans être chargé, puis en ayant sur le dos un sac dont il augmentera progressivement le poids.
L'entraînement, ainsi mené à bien pendant lo jours ou trois semaines, sera continué et amélioré pendant le i voyage lui-même, qui devra comporter I au début des étapes relativement courtes, de 23 à 30 kilomètres au plus. Après une semaine de voyage, les j étapes, progressivement augmentées, ' seront aisément portées à 40 kilomètres, et. exceptionnellement, à 50. 60 et même 70 kilomètres, selon les circonstances et la vigueur du touriste.
Les précautions hygiéniques à prendre pendant cet entraînement, et plus encore pendant le voj'age. sont simples: alimentation réconfortante, mais sans excès; privation presque absolue de liqueurs alcooliques ; grande modération dans la quantité de boisson absorbée chaque jour (éviter de boire en abondance de l'eau, de la bière) ; massage, ablutions, frictions au moins deux fois par jour.
entrées. — Voy. menu.
entremets. — Voy. menu.
entrepreneur. — L'entrepreneuilie Ijâlimenls est celui qui se charge de l'exécution des travaux de toute nature que nécessite la construction des bâtiments, quels qu'en soient l'usage ou la destination. h'entrepre?ieur de travaux publics se charge de l'exécution de grands travaux à effectuer pour le compte de l'Etat, des départements et des villes, des grandes administrations, des sociétés publiques et privées, tels que les routes et les chemins de fer. les ponts, les canaux, les ports, etc., et au nombre desquels peuvent se trouver des bâtiments.
L'entreprise des bâtiments et des travaux publics se donne souvent à l'adjudication, d'après un cahier des charges et un devis dressé par les ingénieurs ou les architectes.
On nomme marclié la convention,
EPA
EPE
d'ailleurs très variable, intervenue entre le propriétaire et l'entrepreneur y)Our l'exécution d'un ouvrage. D'après ce iiiarc/ié, l'entrepreneur doit fournir seulement son travail ou son industrie, ou bien il doit aussi fournir la matière première.
Quand l'entrepreneur fournit la matière première, c'est lui qui supporte la perte si la chose vient à périr avant la livraison. Si l'entrepreneur ne fournit pas la matière première, il ne supporte la perte que si elle arrive par sa faute.
Ij' architecte et l'entrepreneur qui ont établi l'édilîce à prix fait sont responsables pendant 10 ans de la perte qui résulte d'un vice de construction.
L'architecte et l'entrepreneur qui ont entrepris une construction à forfait ne peuvent demander aucune augmentation de prix, à moins de modihcations dans les plans, approuvées par le propriétaire. Mais le propriétaire peut résilier, s'il lui plail, le marché à forfait, à la condition d'accorder à l'entrepreneur et à l'architecte une indemnité suffisante.
Le marché est dissous par la mort de l'architecte ou de l'entrepreneur, et le propriétaire doit payer aux héritiers une somme correspondant aux travaux eifectués.
L'entrepreneur est responsable des ouvriers qu'il emploie.
Les architectes, entrepreneurs, ma-
éperlan (pêche). — L'éperlan ne se prend pas à la lierne. Dans la basse
Êperlan longueur, 0'",20;.
Seine, entre Rouen et le Havre, on le
£perlaus frits.
prend avec la sen»e*, l'êpervier*, le gille*.
épervier (jeu). — Comme tous les jeux de course, Vépervier (ou la passe) est un excellent e.xercice. qui développe à la fois la vigueur musculaire et 1 aptitude à bien respirer. Il n'exige de matériel d'aucune sorte, et ne demande
Le jeu de l'épervier.
çons, et autres ouvriers, qui ont édifié, réparé ou reconstruit un bâtiment, ont le droit d'être payés avant les autres ••'réanciers du propriétaire sur le prix de cet immeuble.
épagneul. —
CHASSE
Voy.
qu'un espace assez grand. On y trace deux camps, en forme de rectangles et séparés par un intervalle proportionné à Fâge des joueurs de 30 à 80 mètres). Deux joueurs (les éperniers) se placent entre les deux camps. Tous les autres sont réunis dans un des camps; il s'agit
EPE
EPE
pour eux de passer d'un camp à l'autre
sans tomber aux mains des l'perviers.
Les éperviers crient : En chasse !
Aussitôt chaque joueur doit quitter son
Épervier.
camp pour courir vers l'autre. Quiconque, au passage, est touché par un des éperviers, est pris. Puis, sur un nou-
deux, et cherchent à saisir les joueurs qui passent en courant d'un "camp à
I autre. Toutnouveauprisonniers' ajoute à la chaîne qui l'a pris. S'il a été touché par l'un des éperviers, il s'ajoute à la chaîne la moins nombreuse.
Quand les prisonniers sont au nombre de vingt, ils forment une seule chaîne qui se déploie sur la largeur du terrain pour arrêter les coureurs au passage; les éperviers, postés derrière la chaîne, cherchent à saisir ceux qui ont pu passer entre les mailles de ce filet humain.
II est permis aux coureurs de rompri; la chaîne pour passer, mais sans user de violence. Les deux bouts de la chaîne ont seuls le droit de faire des prisouniers avec les éperviers.
On est pris quand on est touché par la main de l'ennemi ailleurs qu'à la tète, à la main ou au pied. Quand il ne reste plus personne à prendre, la partie est finie.
épervier f pêche). — h' épervier, engin de pèche, est un vaste cône de filet, ou, pour mieux dire, un rond do filet qu'on soulève par le centre. La circonférence en est garnie intérieurement de poches destinées à maintenir
Comment on lance l'épervier.
veau cri de : £n chasse! les joueurs repassent du second dans le premier, et ainsi de suite.
Dès qu'ils sont au nombre de quatre, les prisonniers deviennent des auxiliaires pour les éperviers ; à cet efl'et, ils se prennent par la main, deux à
le poisson pris sous le filet ; ces poches sont alourdies par une couronne do balles de plomb dontle poids total varie, selon la grandeur de l'épervier, entre 10 et 20 kilogrammes.
Pour pêcher à l'épervier, on lance cet engin sur l'eau par un mouvement
EPE
EPE
tel qu'il s'étende dans l'air, prenne sa forme naturelle et tombe sur l'eau en une large nappe qui gagne rapidement le fond, emprisonnant les poissons qui n'ont ]ias eu le temps de fuir.
La manœuvre de l'épervier est fatigante et en même temps assez difficile. On opère de la manière suivante : une forte corde est fixëe au centre; on attache par un nœud coulant cette corde à son poignet gauche, et, après l'avoir brassée dans la main, on ramasse les plombs les uns contre les autres en
On relève alors les poissons, on détache les herbes qui ont pu être entraînées, on s»rt les pierres et on tord pour enlever une partie de l'eau, de manière à être moins mouillé par le coup suivant.
Quand on manœuvre l'épervier. soit de la rive, soit de la pointe d'un bateau, il faut avoir un vêtement sans boutons ; un bouton accroché peut faire tomber le pêcheur à l'eau.
On lance l'épervier soit de jour, soit de nuit, mais toujours sur un "fond uni, sans grosses pierres, sans herbes, sans
Comment on retire l'épervier de l'eau.
soutenant le filet. On prend environ le tiers du filet à gauche et l'on jette cette partie sur l'épaule gauche en l'y étendant et en ayant soin de tenir le coude élevé pour l'empêcher de glisser ; l'épaule étant chargée, on prend alors dans la main droite, par-dessous, la plus forte moitié de ce qui reste, en laissant pendre en tablier la plus petite moitiédevant soi. et, aprèsavoirbalancé le fllet de gauche à droite, on lance et on lâche tout en avançant les bras.
L'épervier s'étale alors et va, ouvert, au fond de l'eau. Quand il est bien au fond, il faut le ramener et. avec lui, le poisson capturé. Pour cela, on tire à sol la corde doucement, en la faisant osciller de droite et de gauche ; puis, quand les plombs sont réunis au fond de l'eau, on lire le tout verticalement.
racines ni troncs d'arbre. L'n épervier lancé étourdiment sur des racines ne jieut plus ensuite être retiré sans avaries graves.
Tantôt on lance à l'aventure, dans tous les endroits satisfaisant aux conditions que nous venons d'énumérer, dans lesquels on suppose qu'il peut y avoir du poisson ; tantôt on lance aux places qui ont été convenablement amorcées à l'avance. Voy. appâts.
Dans les rivières peu profondes et de petite largeur, on fait des pêches abondantes en traînant l'épervier. Deux pécheurs, entrant dans l'eau, se placent à .3 ou 4 mètres l'un de l'autre, tenant chacun à la main une poignée de plombs. De cette façon les deux tiers du pourtour de l'épervier reposent sur le fond de l'eau, et l'autre tiers est