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maintenu à la surface, le tout formant une immense poche qui barre la rivière : celte poche doit être ouverte du côlt5 de l'aval, de façon à recevoir le poissson qui remonte le courant. Deux ou trois batteurs, armés de gaules et placés à 1 00 mètres au-dessous du filet, remontent alors le courant en battant l'eau; le poisson, ctTrayé, remonte et entre dans répervier. Quand les porteurs sentent, aux mouvements du filet, que plusieurs poissons ou une grosse pièce y sont entrés, ils laissent tomber les plombs qu'ils tiennent à la main, et retirent 1 engin.

On peut aussi traîner l'épervier sans batteurs, mais la pêche est alors moins fructueuse. On peut également traîner l'épervier en restant dans un bateau, mais cette méthode est moins bonne et plus difficile. Voy. aussi gille.

épilation. — On enlève, dans certaines maladies, les cheveux ou la barbe à l'aide d'une pince. Mais bien des personnes ont le tort d'employer des préparations chimiques pour déterminer la chute de poils qui déparent leur visage. Les compositions dépilatoires sont généralement ou dangereuses ou sans etTet. Le mieux est de ne pas les employer du tout. Aussi ne donnerons-nous aucune recette de composition dépilatoire, le médecin ayant seul qualité pour donner des prescriptions sur ce sujet dans des cas exceptionnels.

épilepsîe. — L'attaque d'épilepsie, (ou haut mal, mal caduc) commence brusquement, par une perte de connaissance instantanée; au début le corps est rigide, la face est pâle, puis surviennent des convulsions violentes, les dents sont fortement serrées , une écume souvent sanglante sort de la bouche, les poings sont fermés. Puis, au bout de quelques minutes, les convulsions cessent, la respiration se rétablit et enfin le malade revient à lui, inconscient de ce qui s'est passé, et ne tarde pas à s'endormir. A son réveil, il ne conserve aucun souvenir de son accès.

L'attaque d'épilepsie se distingue aisément de l'attaque d'apoplexie*, oh le malade est immobile, et de l'attaque de nerfs*, oh le malade pousse des cris nombreux et répétés.

Un préjugé barbare fait éloigner de l'épileptique toutes les personnes qui seraient en état de lui porter secours. Combien de fois, dans les rues d'une grande ville, ne voit-on pas un épileptique se meurtrir le corps dans ses accès, se briser le front sur le pavé, tandis qu'un cercle de spectateurs, se tenant à distance, le considère sans qu'aucun d'eux s'avance ! |

Les soins ;\ donner sont simples.

Pendant l'accès, il faut tout simplement empêcher le malade do se blesser par suite de ses convulsions, en le plaçant sur le dos, la tête un peu élevée, et le maintenant doucement ainsi pendant les quelques instants que durent ces convulsions. En même temps on enlèvera la cravate, on détachera la chemise, on aspergera la figure avec de l'eau froide. Il est inutile et même dangereux de chercher à faire boire le malade.

épinards. — Les épinards sont de digestion facile. On les prépare comme l'oseille. On les sert ordinairement accompagnés de croûtons frits. Beaucoup de personnes préfèrent les épi-

Ëpiuard.

nards sucrés, qu'on sert aussi avec des croûtons. Dans ce cas on les fait cuire à l'eau salée, on les égoutte et on les met à la casserole avec du beurre, un peu de farine, du lait, du sucre. Puis on laisse mijoter pendant une demiheure.

On peut faire réchauffer les épinards à jdusieurs reprises ; ils n'en sont que meilleurs.

épizooties. — Sont considérés parla loi comme maladies contagieuses des animaux : la peste bovine dans toutes les espèces de ruminants ; la péripneumonie vontafjieuse dans l'espèce bovine ; la clavelée et la gale dans les espèces ovine et caprine; la fièvre aphteuse dans les espèces bovine, ovine, caprine et porcine ; la mocre, le farcin, ladourinn dans les espèces chevaline etasine; la rnr/e et le cliarboii dans toutes les espèces.

Toute personne ayant la propriété ou la garde d'un animal atteint ou soupçonné d'une maladie contagieuse doit en faire sur-le-champ la déclaration au maire de la commune; les vétérinaires ont la même obligation relativ^ement aux animaux qu'ils soignent. L'animal atteint ou soupçonné doit être immédiatement

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isolé juscjuau moment de la visite du vétérinaire désigné par le maire. Le préfet, informé des résultats de la visite, statue sur les mesures à prendre, mesures qui peuvent entraîner l'isolement et la marque de tous les animaux de la localité infectée, l'interdiction de cette localité, l'interdiction du transport et de la circulation du bétail, la désinfection des écuries, étables. voitures, etc., ayant servi aux animaux malades.

Le préfet peut ordonner aussi que les animaux malades soient immédiatement abattus.

L'exercice de la médecine vétérinaire dans les maladies contagieuses des animaux est interdit à quiconque n'est pas pourvu du diplôme de vétérinaire. La vente des animaux atteints ou soupçonnés est interdite. La chair des animaux morts ne peut être livrée à la consommation.

Il est alloué aux propriétaires des animaux abattus, dans le cas de la peste bovine ou de la péripneumonie contagieuse, des indemnités qui sont, selun les cas. de la valeur entière des animaux abattus, ou des trois quarts ou de la moitié de cette valeur. La demande d'indemnité doit être adressée au ministre de l'agriculture dans le délai de trois mois à dater du jour de l'abatage.

Des mesures sanitaires sévères peuvent être prises pour empêcher l'introduction en France d'animaux étrangers atteints de maladies contagieuses.

Les infractions à la loirelative aux épizooties peuvent être punies d'amendes allant jusqu'à 2 000 francs, et d'un emprisonnement pouvant aller jusqu'à trois ans, selon les cas.

épongées. — On ne peut avoir de bonnes éponges qu'en y mettant un prix assez élevé. Les éponges à bon marché sont en général d'autant moins bonnes qu'elles sont plus blanches, car elles ont été blanchies par des procédés chimiques rapides, qui ont altéré les tissus.

Les éponges neuves, à moins qu'elles ne soient de très belle qualité, renferment souvent des matières calcaires qui les rendent très rudes. On les fera disparaître en lavant à grande eau, à plusieurs reprises, puis en laissant sjjourner pendant une heure dans de l'eau additionnée d'un dixième d'acide chlorhydrique. Enfin on lavera à grande eau.

Nettoyage des éponges. Les éponges de cuisine deviennent très grasses à l'usage, et prennent une fort mauvaise odeur. On les lave en faisant séjourner pendant deux heures dans une dissTjlution chaude de cristaux de soude, que l'on agite de temps en temps, puis pendant 24 heures dans une autre dis-

srilution de cristaux de soude, froide.

On termine en lavant longuement dans d- 1 eau additionnée d'un dixième d'acide cli/orlojdrique, puis dans de l'eau ordinaire.

On traite de même les éponges de toilette, mais en employant des dissolutions moins concentrées. Si l'éponge de toilette est très fine, on ne doit pas attendre, pour la nettoyer, qu'elle soit devenue très sale. Il vaut mieux, de temps en temps, la laver avec soin dans de l'eau très chaude, dans laquelle on a e.vprimé du jus de citron.

épuisette. — Voj-. pèche a la

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